Interview

L’Ambassadeur Mussie Hailu, directeur régional de l’United Religions Initiative (URI) pour l’Afrique, est à Maurice pour la remise de l’Africa Peace Award de cette instance à la présidente de la République de Maurice, Ameenah Gurib-Fakim (ndlr : qui a eu lieu hier, 28 avril, à la State House, à Réduit). Dans cette interview, il affirme que « le dialogue intrareligieux et le dialogue interreligieux constructifs sont importants pour la paix et la cohésion sociale entre les communautés et entre les pays ». Pour lui, il ne suffit pas de développer les activités économiques pour pouvoir atteindre les objectifs que l’Union africaine s’est fixés dans le cadre de son agenda 2063 mais de promouvoir une culture d’intégrité, et le respect des valeurs en parallèle.

Notre invité de ce dimanche est l’architecte Gaëtan Siew, par ailleurs président du Construction Industry Developpement Board (CIDB), de la State Land Development Company (SLDC) et pilote du projet « Smart cities ». Dans l’interview qu’il nous a accordée, jeudi dernier à son bureau, il revient sur les questions et controverses  concernant les smart cities.

Fraîchement élu à la tête de l’Association of Inbound Operators Mauritius (AIOM), Fabien Lefébure dépeint un tableau plutôt florissant de la situation des tours opérateurs à Maurice. Une situation qui sera toutefois entachée, dit-il, si le gouvernement persiste avec les récentes mesures avalisées par le Conseil des ministres concernant le transport des touristes et qui mettent, selon lui, les activités du secteur des réceptifs en danger avec des conséquences qui peuvent mener à des pertes d’emploi. Or, dit-il, c’est un surplus de licences de taxis, distribuées à outrance par les gouvernements successifs à leurs partisans pour des raisons électoralistes, qui crée la disparité dans le secteur.

Earth Scientist et président de Dodo Alive, fondation des Pays-Bas, le Dr Kenneth F. Rijsdijk bénéficie depuis 2006, avec un groupe de scientifiques étrangers et mauriciens au sein du Dutch Research Programme, du soutien du gouvernement mauricien, du ministère des Arts et de la Culture, du National Heritage Fund (NHF) et du Mauritius Museum Council, pour collecter des données et mener des recherches sur Mare-aux-Songes et le système de dunes voisin du Chaland/La Cambuse.

Actuellement à Maurice pour animer des séminaires sur le dialogue social, le tripartisme et l’unité syndicale et par ailleurs délégué par le Bureau International du Travail pour mettre sur pied un Conseil des Syndicats, Insa Ben Said Dia, spécialiste principal en Éducation ouvrière du BIT et posté à Pretoria, déclare dans cet entretien que le respect du tripartisme, « c’est un peu là où il y a eu panne » à Maurice. Une fois arrivé dans le pays, dit-il, « je me suis rendu compte qu’au niveau du dialogue social et au niveau des organisations des travailleurs, il y avait un problème ». Pour lui, si la grève est un moyen de mettre la pression, « elle doit être l’arme finale, la dernière qu’on utilise quand il n’y a pas d’issue ». Il ajoute que « l’État ne doit pas imposer. Le but des consultations c’est d’épuiser toutes les possibilités pour arriver à une paix sociale dans le pays ».

Notre invité de ce dimanche est Alain Wong, ministre de la Fonction publique et — depuis la démission forcée de Raj Dayal — le suppléant au ministère de l’Environnement. En tant que ministre de la Fonction publique, il a été au four et au moulin cette semaine avec la publication du rapport du PRB et surtout les réactions qui ont suivi. Dans l’interview qu’il nous a accordée vendredi après-midi à son bureau, il revient sur ce rapport, sur son action à l’Environnement, sur des questions d’actualité et le congrès que le PMSD tient aujourd’hui à Rose-Hill.

Gérard Sanspeur, nommé président du Board of Investment l’an dernier, occupe depuis la semaine dernière les fonctions de Senior Advisor au ministère des Finances. Il a déjà dans le passé occupé les fonctions de directeur du BOI et du Port Franc. Il a aussi occupé les fonctions de secrétaire général de la MCCI. Il est très familier à la coopération régionale et a été consultant international pour plusieurs projets en Afrique et dans la région. Dans un entretien accordé au Mauricien, il évoque la volonté du Premier ministre et ministre des Finances de présenter un budget 2016-2017 qui se démarque totalement du précédent. Il préconise la réintroduction de la notion de project approach pour tous les projets d’investissement à Maurice.

Le concept nappy déclare la guerre aux produits chimiques et adopte le look naturel pour les cheveux. Cette mode véhiculée notamment par les stars afro-américaines a été bien adoptée à Maurice. Le Collectif Fudge’ Hair organise ce samedi son premier événement en vue de mieux faire connaître ce concept et réunir les personnes intéressées. Anouchka Massoudy, l’une des fondatrices du collectif, nous en parle.

Notre invité de ce dimanche est Dan Maraye, expert comptable et observateur attentif de l’évolution socio-économique et politique du pays. Dans l’interview qu’il nous a accordée vendredi matin, il passe en revue tous les sujets qui ont occupé la une de l’actualité politique ces derniers jours.

Répondant aux questions du Mauricien lors d'une rencontre avec la presse hier à l'hôtel Hilton, où il séjourne, l'illusionniste Gus souligne que la magie ou l'illusion est « plus qu'une simple activité de divertissement » et qu'elle « peut être utilisée ailleurs, comme dans le business ». Selon lui, « il y a un vrai travail de fond à faire en utilisant le principe des illusionnistes pour l'appliquer au business ».

Inciter les Mauriciens à se lancer dans le volontariat. C’est l’objectif premier de Volunteer Mauritius. Pour son Chairman, Menon Munien, sa mission va au-delà d’un simple regroupement d’individus. La formation et l’encadrement des personnes intéressées, la structure de l’organisation, l’amélioration de la qualité des activités liés au volontariat sont importants pour que le projet s’épanouisse. Tout en se disant optimiste sur l’avenir de notre île, il invite les Mauriciens à s’unir, à travailler, à réfléchir ensemble comme des patriotes pour construire l’île Maurice de demain.

Notre invitée de ce dimanche est Mme Michaelle Jean, secrétaire générale de la Francophie, qui vient d’effectuer une brève visite à l’île Maurice dans le cadre d’une tournée dans l’océan Indien. Elle a accepté de répondre à nos questions, vendredi soir.

Baba Israël, Kiriakos (connu comme Yako 440), Jonathan (connu comme Duv) et Sean Nowell sont les quatre artistes américains formant le groupe Soul Inscribed, qui était à Maurice du 10 au 17 mars, sous le “American music award program”.

Le Mauricien a assisté à une interview de la Chancellor de l’African Leadership University (ALU), Graça Machel (voir biographie en encadré), par la Pr Pamela Gillies, Vice Chancellor de la Glasgow Caledonian University. C’était jeudi dernier, à l’occasion de l’African Leadership College Grand Opening Celebration Gala Dinner à l’hôtel Maritim, à Balaclava, en présence de la présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim, entre autres. Graça Machel parle du projet de Fred Swaniker (jeune entrepreneur co-fondateur de African Leadership Academy) qui vise à offrir des opportunités aux Africains à travers l’éducation.

Notre invité de ce dimanche est Ajay Gunness, le secrétaire général du MMM. Dans cette interview réalisée vendredi soir à son domicile, le SG du MMM qualifie l’action du gouvernement d’échec total, passe en revue des sujets d’actualité et explique pourquoi le MMM ira seul aux prochaines élections, avec Paul Bérenger comme candidat au poste de Premier ministre.

Ayant travaillé plus de trente ans en Angleterre, le Dr Rajat Goswamy, directeur de Harley Street Fertility Centre, à Floréal, vient de faire l’acquisition d’une nouvelle technologie en matière de traitement de l’infertilité : le ‘Time Lapse Photography’, permettant une meilleure sélection des embryons et de meilleures chances de grossesses. Selon le médecin, « un couple sur six rencontre des problèmes d’infertilité. Plus de 50% d’entre eux ont besoin d’avoir recours à la FIV ». Le sujet est-il tabou parmi les Mauriciens ? « Autrefois, les gens se résignaient en sachant qu’ils ne pouvaient avoir d’enfants. Aujourd’hui, quand ils savent que quelque chose peut être fait, qu’ils peuvent avoir leur propre enfant, ils sont prêts à en parler » observe notre interlocuteur.

Je souhaitais pouvoir offrir aux lecteurs de Week-End une grande  interview de Tahar Ben Jelloum, l'écrivain français d'origine marocaine, lauréat et membre de l'Académie Goncourt, qui vient d'effectuer une série de conférences à Maurice. Je pensais pouvoir le rencontrer dans le cadre d'un rendez-vous bien organisé dans un lieu clos pour lui poser des questions sur l'actualité en France et dans les pays arabes et la littérature et rebondir sur ses réponses. À la place, j'ai dû me contenter d'une conversation à plusieurs temps, souvent interrompue, devant le Bookcourt de Bagatelle, vendredi apres-midi. Voici  le  résumé du parcours du combattant que j'ai dû emprunter pour réaliser mon "interview" de Tahar Ben Jelloum. 

Écrivain, poète, chroniqueur ainsi que membre et lauréat de l’Académie Goncourt, Tahar Ben Jelloun est à Maurice depuis jeudi dernier pour une série de conférences. Hier, pendant la journée, il est intervenu à l’Open University sur le thème “Le racisme et ses nouveaux avatars”. Et à la Résidence de France en début de soirée, c’est sur le thème “Que peut la littérature ?” qu’il a élaboré. Dans un entretien accordé au Mauricien à l’Open University, Tahar Ben Jelloun souligne la différence entre la littérature et la chronique, qui traitent souvent de sujets d’actualités. Pour lui, « la littérature travaille en profondeur l’imaginaire des gens alors que la chronique est quelque chose d’immédiat, qui sert à s’exprimer sur le vif ».

« On ne change pas une formule gagnante », nous a déclaré le président de la MTPA, Arnaud Martin, avant son départ pour l’Allemagne pour rejoindre la délégation dirigée par le Premier ministre adjoint, Xavier-Luc Duval, à la Foire de Berlin. Pour lui, la clé du succès réside non seulement dans une approche collégiale mais surtout dans la promotion de la marque Maurice à laquelle la MTPA consacre l’essentiel de son budget. La campagne de promotion cette année se poursuivra autour des principaux thèmes clés, à savoir l’attractivité, la visibilité et la qualité de la destination. La connectivité s’ensuit automatiquement, estime-t-il.

Ancien diplomate, spécialiste des relations internationales, Jean-Christophe Victor enseigne la géopolitique et présente « Le Dessous des cartes » sur Arte.TV. à l’invitation de l’ambassade de France à Maurice, Jean-Christophe Victor vient de donner une série de conférences sur la géopolitique. Il a accepté de répondre à nos questions.

Adil Ameer Meeah fait partie de ceux qui s'opposent au transfert du Parlement, du Prime Minister's Office (PMO) et des ministères à Heritage City. Dans un entretien accordé au Mauricien, notre interlocuteur attire l'attention sur les risques économiques et sociaux d'une telle démarche. « Il ne faut pas tuer Port-Louis », affirme-t-il, avant d'estimer que cela aura des conséquences déplorables sur la vie de nombreuses familles port-louisiennes.

« La baisse du prix des produits pétroliers constitue une manne absolue pour Maurice », reconnaît le vice-Premier ministre et ministre des Services publics Ivan Collendavelloo dans un entretien accordé au Mauricien. Il précise que le CEB a réalisé des profits de Rs 1,7 milliard en 2014 et de Rs 2,6 milliards en 2015. De plus, le CEB dispose de liquidités estimées à Rs 3,8 milliards. Ivan Collendavelloo insiste sur la nécessité de ne pas gaspiller ces profits et refuse toute idée de baisse de 15% des tarifs, qui ne bénéficierait, selon lui, qu'aux grosses entreprises. Il insiste sur la nécessité d'investir cet argent dans des outils de production.

La semaine dernière, le ministère de l’Énergie avait organisé un atelier consultatif sur la stratégie d’action de Maurice concernant la politique pour la promotion des énergies renouvelables. Les seules voix discordantes entendues étaient celles des représentants de la People’s Cooperative Renewable Energy Coalition. Michel Chiffonne, le porte-parole, nous explique leur colère envers les engagements non respectés de l’Alliance Lepep concernant les énergies renouvelables ainsi que la politique d’Ivan Collendavelloo, « qui va à l’encontre de ses promesses électorales ».

Notre invité de ce dimanche est le révérend Wavel Ramkelawan, candidat de l'opposition aux dernières élections présidentielles seychelloises. Dans cette interview réalisée cette semaine dans l'archipel, il nous livre son analyse de la situation politique et sociale de son pays. Il affirme également qu'après presque quarante ans de parti unique, les Seychellois sont prêts au changement politique qui se fera lors des prochaines élections, que ce soit lors du troisième tour des présidentielles ou lors des prochaines législatives.