Interview

À l'occasion du 50e anniversaire de l'organisation des élections générales ayant mené à l'indépendance, le 7 août 1967, et dans la perspective de la célébration du 50e anniversaire de notre indépendance le 12 mars prochain, nous avons rencontré cette semaine le leader du MMM, Paul Bérenger, dont la carrière politique est étroitement liée à l'histoire de Maurice indépendante. Au cours de l'interview qui suit, il soulignera que l'indépendance est née dans des circonstances difficiles, rappelant les bagarres raciales et la coalition répression, avec une incursion inévitable pour souligner que Maurice célébrera l'année prochaine ces 380 ans d'histoire et que l'Isle de France a connu une première indépendance en 1796. Il conclut en disant que « le plus grand cadeau » que l'on puisse offrir au pays pour ses 50 ans d'indépendance serait l'organisation d'élections générales.

La clinique Fortis Darné, créée en 1953 par le Dr Darné, célèbre actuellement son 64e anniversaire. Dans l'entretien qui suit, la COO de l'institution, Unnati Negi, parle des progrès accomplis par la clinique au fil des années et, surtout, depuis le partenariat avec Fortis Healthcare. Elle dit être convaincue que la clinique « peut devenir une référence dans l'océan Indien ».

En visite à Maurice la semaine dernière, le secrétaire général de l'United Nations World Tourism Organisation (UNWTO) conseille aux autorités mauriciennes d’équilibrer leur produit touristique et de « ne pas se limiter aux touristes de plages ». Selon Taleb Rifai, Maurice a en effet le potentiel nécessaire pour développer un tourisme intérieur. À ce titre, il souligne, dans l'entretien qui suit, la valeur que représente la mosaïque culturelle et ethnique de Maurice avant d'ajouter que Rodrigues peut, de son côté, miser sur son authenticité pour sa promotion touristique.

Notre invité est le Senior Counsel Antoine Domingue. Dans l’interview réalisée hier matin, il passe en revue les travaux de la commission d’enquête sur la drogue et livre sa lecture de la situation politique et sociale du pays. Comme à son habitude, Me Antoine Domingue tient des propos sans langue de bois, qui devraient susciter des réactions.

Joseph Buisson Léopold est parmi les trois jeunes députés de l’Assemblée nationale à avoir récemment participé à un programme de familiarisation en Inde aux côtés de trente autres jeunes parlementaires de plus de quinze pays d’Afrique.

Depuis quelques jours, le président du Syndicat des Pêcheurs, Judex Rampaul, arpente les couloirs du ministère de tutelle en vue de trouver une réponse à sa question. Ayant appris que trois coopératives de pêche ont obtenu l'allocation pour l’achat de bateau semi-industriel, en vue d’aller pêcher hors du lagon, il exige de connaître leur identité, et ce pour « une question de transparence ». Ce faisant, il affirme surtout vouloir s’assurer que ce qui est destiné aux pêcheurs « ne soit pas attribué à d’autres ».

L’Assemblée de Dieu de Maurice vient de célébrer ses cinquante ans d’existence le mois dernier. En un demi-siècle, cette association religieuse, partie de strictement rien, compte aujourd’hui 144 églises à travers Maurice et revendique plus de 100 000 fidèles. Dans l’interview qu’il nous a accordée cette semaine, le pasteur George Leste, président de l’Assemblée de Dieu, raconte son parcours qui suit le cheminement de son association, un parcours jalonné de multiples obstacles. Son souhait pour les cinquante du mouvement : que cette association, qualifiée de secte au départ, soit légalement reconnue comme une religion.

Le front commun des syndicats du transport prévoit une grève de la faim la semaine prochaine pour protester contre le manque de garantie quant à leurs conditions de service après l’arrivée du métro. Gessyika Frivet, secrétaire du front et de l’Association Travailleurs Transport Autobus, explique les raisons de cette démarche. Elle dénonce le fait que le ministre du Transport, Nando Bodha, « n’a pas jugé utile d’écouter les travailleurs » de ce secteur pour connaître leurs inquiétudes. Elle regrette également que l’Alliance Lepep ait « changé de langage » sur ce projet après les élections.

La directrice exécutive de la Mauritius Family Planning and Welfare Association (MFPWA), Vidya Charan, soutient dans l’entretien qui suit que « si nous voulons vraiment encourager les couples à procréer, il faut les aider ». Selon elle, les autres membres de la famille, « dont les grands-parents devraient, sans qu’ils se sentent prisonniers, soutenir les couples dans cette tâche car, à la fin, c’est la famille qui sortira gagnante ». Elle répond ici aux questions liées à la population mauricienne vieillissante et au taux de fertilité qu’il faut augmenter afin d’avoir une population équilibrée.

Eric Mangar, manager du Mouvement Autosuffisance Alimentaire (MAA), estime que la sécurité alimentaire de la population est « menacée, car nous vivons dans la logique d'un système alimentaire mondial ». D’un  côté, dit-il encore, « nous produisons sur le plan local, mais de l’autre, l’importation est libéralisée et coûte moins cher », avec pour conséquence que « les consommateurs n’ont alors d’autre choix que de privilégier l’importation ». Selon lui, un grand travail d'éducation et de sensibilisation est nécessaire auprès de la population.

Notre invité de ce dimanche est Ram Seegobin, un des responsables du parti politique Lalit et observateur social. Au cours de l’interview qu’il nous a accordée vendredi, il passe en revue l’actualité politico-économico-sociale du pays et partage son analyse sur certains sujets.

Le leader du Mouvement Travailliste Mauricien (MTM) considère, dans une interview accordée au Mauricien, que la population attend les élections générales « avec impatience ». La raison principale est, selon lui, que les Mauriciens considèrent en général que sir Anerood Jugnauth et Pravind Jugnauth ont « conclu un deal sur leur dos ». Ce qui fait, dit-il encore, que si ce dernier est légalement Premier ministre, il ne l'est toutefois pas légitimement. À son avis, il n'est en outre pas impossible que le Premier ministre opte finalement pour des élections générales  plutôt que d'élections partielles.

Dhanesh Maraye, présenté comme candidat du PMSD, est un jeune professionnel de 42 ans. Il fait partie de ces jeunes qui se lancent dans la politique avec la volonté de participer au « wind of change », au renouvellement de la classe politique. Après avoir fait sa scolarité primaire et secondaire à Maurice, il a étudié la comptabilité en Grande Bretagne. Il est expert-comptable spécialisé en finances et dirige sa propre entreprise.

Notre invité de ce dimanche est une des victimes de l’affaire BAI-Bramer. Dans l’interview qu’il nous a accordée vendredi après-midi, Jean-Bruno Paquien décrit le parcours du combattant qu’ont été obligés de faire ceux qui avaient investi dans les produits de la BAI-Bramer avant sa fermeture brutale par le gouvernement, en avril 2015.

Astrid Dalais prépare actuellement avec Guillaume Jauffret Porlwi by Nature, la troisième édition de ce rendez-vous des arts qui draine chaque année des dizaines de milliers de personnes sur la capitale. Elle revient ici sur cet événement, ce que nous enseigne son succès populaire, et plus généralement sur ce qui pourrait contribuer à faire des arts et de la culture un nouveau pilier économique et un ferment de développement pour le pays.

Le début du nouvel examen du Primary School Achievement Certificate (PSAC), le mois prochain, fermera définitivement le chapitre du CPE. Les candidats prendront part les 29 et 30 août à deux matières, soit d’histoire/géo et de sciences. Ramesh Manrakhan, un des premiers officiers du Mauritius Examinations Syndicate, et qui a également occupé le poste de directeur de cet organisme, a été témoin de toutes les péripéties et controverses entourant le CPE . Dans l’entretien qui suit, il livre ses réflexions sur l’admission au collège, liée aux résultats des examens de fin d’études primaires, et ne cache pas sa préférence pour un système privilégiant la régionalisation, initié par l’ancien ministre Steven Obeegadoo et entré en vigueur fin 2002. « On a grandement résolu le problème d’admissions au collège depuis 2002 », dit-il, tout en concédant que la pression sur les « high demand schools » est toujours forte.

C’est un nom qui fait partie intégrante de la musique l’océan Indien. Vallen Pierre-Louis traîne derrière lui une expérience de plus de 30 années de carrière, qui l’a conduit de succès en succès. Il est le cofondateur du groupe Mannyok qui portera très haut les couleurs du drapeau national lors de la 8e édition des Jeux de la Francophonie qui se tient actuellement à Abidjan, en plus d’être finaliste de la 6e édition du Prix Musique de l’Océan Indien. Scope s’est entretenu avec l’homme derrière le tube à succès Ti Pier Louis, qui s’exprime sur la richesse musicale de son île Rodrigues.

Notre invitée de ce dimanche est le Dr Suzanne Chazan-Gillig, docteur en anthropologie à Paris V et ayant travaillé dans l’océan Indien. Après des travaux sur la société malgache, elle a passé six ans à Maurice pour des recherches sur le thème « Migrations, échanges et industrialisation dans la mondialisation des marchés ».

Ivor Tan Yan, activiste social et syndical du Mouvement Premier Mai porte de multiples casquettes : négociateur de la Federation of Progressive Unions (FPU), secrétaire de l’Observatoire de la Démocratie, Head de Young Professional YAC (Youth Against Corruption) et porte-parole du Kolektif Say No to Petroleum Hub.

Dans une interview accordée au Mauricien en marge de l'élection partielle annoncée au No 18 (Belle-Rose/Quatre-Bornes), le candidat désigné du Parti travailliste (PTr), ex-ministre et ex-député rouge, Arvin Boolell, observe que cette partielle « provoquera des élections générales anticipées ». Fort d'une longue expérience en politique, il affirme être « une passerelle » entre les jeunes et les moins jeunes au sein de son parti.

Nita Juddoo, candidate du MMM à l'élection partielle dans la circonscription Belle Rose-Quatre Bornes, s'est engagée dans la campagne électorale dès cette semaine après la validation de sa candidature par la régionale du MMM dans la circonscription n° 18. Âgée de 47 ans, cette native de Quatre-Bornes a grandi à la rue Ollier. Elle a fait ses études secondaires au Couvent de Lorette de Rose-Hill jusqu’à la Form 3 avant de se rendre à Paris où elle a entrepris sa scolarité jusqu'au Baccalauréat. Après un bref passage à Maurice, elle s'est rendue en Angleterre pour des études de droit. Elle détient une licence en communication. Mariée, elle a deux  enfants et a travaillé un moment à la MBC comme news editor puis au ministère du tourisme, avant de partir pour le Canada. De retour au pays, elle a travaillé chez AXYS pendant deux ans et demi. Elle s'adonne actuellement en freelance à la traduction juridique.

Coûteuse pour les contribuables, l’élection partielle annoncée au N° 18 (Belle-Rose/Quatre-Bornes) donnerait cependant « un avant-goût des alternatives offertes pour 2020 », estime Alexandre Barbes-Pougnet, président du Ralliement Citoyen pour la Patrie (RCP), qui briguera les suffrages dans cette circonscription. Dans une interview accordée au Mauricien, ce jeune juriste « engagé depuis toujours », et qui s’est joint à un parti depuis 2015, soutient que des élections générales anticipées déboucheraient sur « un vote précipité pour les anciennes formations ».

L’avocat Nilen Vencadasmy est connu pour avoir été président de l’Ong PILS et l’un des avocats de Rezistans ek Alternativ dans la plainte contre le Best Loser System. Depuis quelque temps, il s’est engagé à la réalisation d’un projet politique avec le mouvement Nou Repiblik. Il s’exprime sur la démarche de ce groupe de réflexion et sur une éventuelle participation à la partielle de Quatre-Bornes. Il partage également son opinion sur le défilé d’avocats devant la commission d’enquête sur la drogue et souhaite que des actions soient prises à la lumière du rapport de cette commission. Il invite également à ne pas jeter le blâme sur l’ensemble de la profession car, « comme partout ailleurs, il y a des brebis galeuses parmi les avocats ».

Ancien membre du MMM, Farhad Dowlut, qui a adhéré au MSM depuis les élections municipales de 2005 et qui est aujourd’hui maire de Vacoas/Phoenix pour une période de deux ans, observe que « l’affaire MedPoint avait pour seul but de nuire au plus jeune leader de Maurice (Pravind Jugnauth, Ndlr) ». Dans l'entretien qu’il a accordé au Mauricien dans le cadre de son investiture, il évoque ses priorités pour la ville et inscrit son mandat dans une politique de continuité. De même, il dit accueillir favorablement le projet métro express.