Interview

Le 22 septembre, le conseil d’administration du MIoD, que vous présidez, a décidé de mettre fin aux fonctions du CEO en évoquant des « désaccords » et des « différends » tout en reconnaissant le travail qu’il avait accompli.
— Le communiqué disait que le conseil d’administration reconnaissait qu’il avait pris certaines initiatives réussies.

La semaine d’avant, le conseil d’administration du Mauritius Institute of Directors (MIoD) publiait un communiqué pour annoncer qu’il s’était séparé de son CEO, Juan Carlos Zara, en poste depuis seize mois. Trois jours plus tard, l’ex-CEO envoyait un email aux membres du MIoD pour dire que le conseil d’administration avait décidé de le renvoyer sans même lui donner la possibilité de s’expliquer. Quelques jours plus tard, le conseil d’administration publiait un deuxième communiqué pour annoncer la nomination d’un CEO par intérim et répondre à l’email de Juan Carlos Zara. Pour essayer de comprendre cette affaire, qui est loin de correspondre à la définition générale de la bonne gouvernance, nous sommes allés à la rencontre de l’ex-CEO et de l’actuelle présidente du conseil d’administration du MIoD, Heba Capdevila-Jangeerkhan.

« Si la Cour internationale de Justice donne raison à Maurice dans l’affaire des Chagos, ce sera un argument de poids pour notre île », soutient Me Hervé Lassémillante, vice-président de la Commission des Droits de l’Homme et défenseur de la cause chagossienne depuis 1995 auprès de feu Fernand Mandarin. Tout en disant bien accueillir l’effort du gouvernement sur le dossier des Chagos, le conseiller légal du Comité social Chagossien se dit « persuadé que Maurice est sur la bonne voie ». Pour lui, « la bataille des Chagos, c’est une bataille pour les droits de l’Homme mais c’est aussi le droit de tous les Mauriciens ».

Le vieillissement de la population affecte aussi le secteur agricole et une solution sur laquelle travaille actuellement le gouvernement est l’importation de main-d’œuvre étrangère. Roopesh Bheekarry, Manager au Small Farmers Welfare Fund (SFWF), estime que cette démarche est pour le court et le moyen terme, mais que « la solution à long terme est la mécanisation des opérations aux champs ». Il encourage les agriculteurs à adopter les nouvelles technologies et à accélérer le processus de mécanisation. « Nous leur montrons les différentes solutions qui existent et qu’ils peuvent introduire dans leurs plantations et dans leurs fermes », dit-il dans cet entretien.

Au milieu des nouvelles peu reluisantes dont nous nous sommes abreuvés malgré nous au quotidien, le père Philippe Goupille nous parle de ces choses qui sont porteuses d’espoir : des enfants issus de milieux défavorables avec des rêves plein la tête mais aussi de cette cohabitation entre les diverses religions qui continuent de subjuguer les étrangers malgré les dérapages ponctuels. « Notre société traverse sa crise d’adolescence. Avec ses révoltes, ses égarements », observe l’ancien secrétaire de Jean Margéot. Selon lui, « une instabilité politique et sociale pourrait expliquer une certaine violence ». Il dit être d’avis qu’il nous faut des “role models”,  « des personnes qu’on peut admirer pour leur intégrité et leur intention de servir les autres, se servir eux-mêmes et non être servis ».

Daley Thompson, ancien champion de décathlon, était à Maurice dans le cadre d'un stage de fitness et de motivation avec une vingtaine de ses compatriotes, des Anglais bien évidemment. Considéré comme l'un des plus grands décathloniens de tous les temps, il a à 59 ans un physique bien conservé et s'est converti en coach de fitness et gourou de la motivation. Week-End a profité de sa visite pour le rencontrer à l'hôtel Le Résidence à Belle-Mare. L'anglais s'est livré à cœur ouvert sur son métier à travers lequel il a connu la gloire et les critiques.

Dans l’interview qui suit accordée au Mauricien, le président de la Federation of Civil Service and Other Unions (FCSOU), Narendranath Gopee, retrace son parcours de syndicaliste.

L’Université de Maurice revoit sa stratégie et amorce des changements profonds au niveau de sa structure. Le but est non seulement d’accroître sa visibilité mondialement, mais également de se conformer à la demande du marché. L’accent sera davantage mis sur la recherche, sans pour autant compromettre l’éducation. Selon Sanjeev Sobhee, Professeur et pro vice-chancelier (Academia) de l’Université de Maurice, ce ne sera plus du « business as usual » car il est temps de revaloriser l’institution.

Elle rêvait de devenir un jour la nouvelle Miss Mauritius. Candidate à l’édition 2017 de ce concours de beauté, Donna Diana Kim Soo, ex-candidate de Miss Mauritius 2017, une professeure d’art, a toutefois vécu une véritable désillusion. En compagnie de quatre autres candidates, elle a décidé de se retirer du concours. Sans langue de bois, elle revient sur une organisation non respectueuse des horaires, un concours mal planifié, et les dépenses encourues par les candidates elles-mêmes par manque de sponsors.

Milan Meetarbhan, juriste et ancien représentant de Maurice auprès des Nations Unies, considère, dans un entretien accordé au Mauricien, que le pouvoir discrétionnaire concernant la fixation de la date des élections devrait être conféré à la Commission électorale. Il estime également que les conditions sont réunies pour prendre des initiatives diplomatiques trilatérales sur les Chagos sans attendre que la Cour internationale de Justice donne son avis consultatif sur les conditions dans lesquelles l’archipel a été excisé du territoire mauricien. Auteur d’un livre intitulé Constitutional Law of Mauritius lancé le 22 août dernier, il plaide pour la création d’un comité de sages qui serait chargé de mettre à jour la Constitution de Maurice 50 ans après son adoption par le parlement britannique. Cette modernisation et non pas remplacement de la Constitution devrait, selon lui, se faire en consultation avec les parties prenantes et surtout la population mauricienne.

Il a 31 ans, fait de la musculation et se présente comme un joueur professionnel, un punter, dit-il. C’est à ce titre qu’il a fait la connaissance d’un directeur de compagnie, d’un avocat et de l’ex-ministre de la Justice pour monter une opération de paris sur internet. C’est tout au moins ce qu’il a affirmé mercredi dans un affidavit long de plus d’une centaine de paragraphes et de plus d’une trentaine d’annexes. Le contenu de cet affidavit a obligé le Premier ministre à demander à l’ex-ministre de la Justice de soumettre sa démission, jeudi après-midi. Quelques heures auparavant, grâce à un confrère, nous avions pu rencontrer Hussein Abdul Rahim. Voici sa version de l’affaire qui occupe la une de l’actualité depuis lundi dernier.

Dans le cadre des célébrations du tricentenaire de la Grande Loge Unie d’Angleterre, l’institution qui gouverne la franc-maçonnerie d’obédience anglaise dans le monde, la loge de l’Amitié de Maurice a organisé une série d’activités. Dont un open day dans son temple situé à Phoenix, ainsi que la visite de Graeme Mac Kenzie, l’Assistant Grand Maître du district de l’Afrique du Sud du Nord, dont Maurice fait partie de la juridiction. Nous sommes allés à la rencontre de ce dignitaire pour essayer d’en savoir un peu plus sur la franc-maçonnerie qui, selon lui, « n’est pas une société secrète, mais une société avec des secrets. » Contrairement à ses frères maçons mauriciens qui aiment bien donner d’eux et de l’institution dont ils sont membres une image sérieuse et secrète, Graeme Mac Kenzie projette, lui, l’image d’un frère totalement décomplexé. Dans ses propos comme dans sa tenue. C’est en effet en tee-shirt et short qu’il a commencé l’entretien et ce n’est qu’après qu’il a revêtu sa tenue officielle avec ses insignes pour esquisser un pas de danse, comme un chanteur de variétés.

L'actualité politique donne lieu depuis un certain temps à une atmosphère d'attente par rapport aux élections générales. Cette question occupe une place croissante dans les conversations autour des récentes affaires politico-financières.

Le président de l'Association pour la population et le développement (APD), Sangeet Jooseery, se dit contre la démarche des autorités et de certaines Ong d'encourager les couples à avoir plus d'enfants. Selon lui, « ça n'est pas la solution » au problème de vieillissement de la population. « Il nous faut aussi un système solide de sécurité sociale qui pourra soutenir nos retraités », argue-t-il dans l'entretien qui suit, où il revient sur l'immigration pour pallier le manque de main-d'œuvre. « We must think globally and act locally », souligne-t-il. 

« On veut en finir avec les dynasties ! ». C’est principalement ce qui motive l’avoué Kaviraj Bokhoree à poser sa candidature au No 18. « Cette élection partielle sera déterminante pour l’avenir du pays. Si des partis traditionnels parviennent malheureusement à faire élire un des leurs, cela sera un jour très triste pour la démocratie » estime-t-il. Par ailleurs, l’avoué de Castel, qui n’oublie pas « ses origines modestes », prend l’engagement de ne pas toucher son salaire de député si d’aventure il est élu.

Le Conseil des Syndicats (CDS) a un nouveau président en la personne de Dewan Quedou, président du MTUC. La présidence du CDS est assurée sur une base rotative pendant un an. Dewan Quedou rappelle que c’est en 2011, suite à un constat du BIT que la prolifération des syndicats affectait les négociations en faveur des employés, que le CDS a vu le jour.

Le Festival de cinéma Île Courts célèbre sa dixième édition du 10 au 15 octobre prochain, avec une programmation anniversaire spéciale, une présence comme à l’accoutumée dans différents espaces publics du pays et toujours la passion chevillée au corps de ceux qui l’organisent.

L’anthropologue, chercheur et social scientist Pavi Ramota estime que la politique « est une bonne chose qui ne peut être dissociée des autres éléments de notre vie ». Mais, dit-il, la politique partisane « s’immisce trop dans notre vie et on le voit bien à Maurice ». Le pays va à la dérive et il y a, considère notre interlocuteur, beaucoup à faire pour trouver un bon équilibre entre le développement économique et social.

C’est une double retraite que va prendre Arnaud Dalais dans les prochains jours. Tout d’abord, comme président de Business Mauritius et ensuite comme Chief Executive du groupe CIEL. Dans l’interview qu’il nous a accordée jeudi dernier, il fait le bilan de sa présidence et partage son analyse de la situation économique et sa conviction que Maurice est encore capable de se réinventer.

« Pendant les deux ans que j’ai présidé le Conseil d’administration de la MBC, jamais ni le Premier ministre ni le VPM ni personne n’a fait pression sur moi ». C’est ce que déclare Shirin Aumeeruddy-Cziffra, actuellement présidente du Public Bodies Appeal Tribunal (PBAT). Elle souligne qu’elle avait accepté le poste à la tête de la MBC en 2000 « uniquement si on me garantissait que je pouvais agir en toute indépendance ». Tout en estimant qu’elle n’est pas en mesure de faire une évaluation de ce qui se passe à la MBC aujourd’hui, elle déclare que la loi au sujet de ce que doit être la chaîne de télé nationale est là. « Je crois que quand il y a des choses extrêmement importantes, on ne peut faire l’autruche parce qu’en plus, nous sommes dans une démocratie où il y a des journaux, des radios privées et les réseaux sociaux ». Notre interviewée s’exprime aussi sur le PBAT et l’évolution de la femme.

Figure emblématique du groupe Lataniers, il avait jusqu’ici mené son combat à travers la chanson engagée. En se jetant dans la partielle au N° 18, Nitish Joganah franchit une nouvelle étape. Dans l’entretien qui suit, il s’explique sur cette démarche. Pour lui, cette partielle a une dimension nationale et il invite à donner une correction aux partis traditionnels. Parlant de la chanson engagée, il est d’avis qu’elle est toujours présente, mais sous de nouvelles formes. Il regrette toutefois que les artistes ne veuillent pas assumer ce rôle. Il précise également que pour lui, le plus important à cette élection n’est pas de se faire élire, mais de faire passer son message.

Notre invité de cette semaine est un Mauricien qui est directeur de communication et de marketing du Fonds de Solidarité Africain (FSA), basé au Niger. Dans l’interview qui suit, il revient sur son parcours, explique la raison d’être du FSA et partage son expérience de jeune Mauricien travaillant en Afrique.

L'ancien président de la République Kailash Purryag considère, dans une interview accordée au Mauricien, que 50 ans après l'accession du pays à l'indépendance, « il est temps de revoir de fond en comble le fonctionnement du parlement » afin qu'il puisse jouer pleinement son rôle législatif aux côtés des deux autres piliers de l’État, à savoir l'exécutif et le judiciaire. Il préconise également l'introduction d'un Public Interest Litigation Bill, d'un Freedom of Information Bill et d'une loi sur le financement des partis. Pour lui, le 50e anniversaire de l'indépendance est surtout « l'occasion de raviver la flamme de l'histoire et du patriotisme » dans le pays.

Après cinq mois depuis qu'il est en poste, le président du conseil d'administration de la Mauritius Housing Company (MHC), Deepak Balgobin, voit grand pour cette organisation et mise sur les 100 000 fonctionnaires que compte le pays pour réaliser ses ambitions.