Interview

Le président de la Mauritius Chamber of Commerce and Industry (MCCI), Ganesh Ramalingum, estime qu’il faut toujours accompagner nos entreprises dans leur production parce qu’elles contribuent énormément au développement du pays.

La présidente mondiale de la Jeune chambre internationale (JCI) pour l’année 2013 était à Maurice il y a peu au terme d’une tournée dans la région de l’océan Indien. Durant son bref séjour, elle a rencontré le président de la République, le Premier ministre et a visité plusieurs projets de la Jeune chambre économique de l’île. Elle estime que la JCI est une école idéale pour les jeunes leaders qui offre aux jeunes âgés entre 18 et 40 ans la possibilité d’ouvrir leur esprit et de penser de façon globale. L’engagement au sein de cette organisation qui se fait sur une base volontaire, peut s’avérer difficile mais « l’important n’est pas ce qui est difficile mais la différence entre ce qui a du sens et ce qui n’en a pas ».

Historien français, spécialiste de l’Afrique, le professeur Bernard Lugan vient d’effectuer un bref séjour à Maurice. Invité par L’Écho Austral, il a donné une conférence à l’intention des entrepreneurs et des chefs d’entreprise mauriciens souhaitant investir en Afrique. Nous avons profité de son séjour pour lui poser quelques questions sur l’Afrique, la colonisation et l’esclavage. Voici un résumé de cette interview très animée.

En bon observateur de l’économie mauricienne, le directeur de Bonny Air Travel, Jeenarain Soobagrah, offre des pistes de réflexion sur les problèmes que connaissent les PME. Selon lui, il conviendrait d’abord de développer l’artisanat pour le secteur touristique. Mais aussi de jouer davantage la carte de l’exportation tout en créant des sociétés coopératives pour les « petits » métiers.

« La TEC (Tertiary Education Commission) doit veiller au grain à la qualité de l’éducation dispensée. » C’est, en substance, l’avis d’Armoogum Parsuramen au sujet des controverses suscitées actuellement par des institutions tertiaires privées.

Patrice Allet a récemment été nommé à la tête du diocèse adventiste de Maurice. Le temps d’un entretien, il nous parle de ses priorités. Il dit souhaiter, dans le contexte de la crise mondiale notamment, « travailler sur l’image d’une Église connue pour sa compassion ».

Le secrétaire général du MMM a célébré la semaine dernière ses trente ans de service continu comme député de la circonscription N°20. Loin d’envisager sa retraite, Rajesh Bhagwan se dit prêt à s’engager dans la bataille en vue des prochaines élections générales, tout en regardant avec satisfaction le chemin parcouru. « Au MMM, le leader donne à chacun l’espace nécessaire pour opérer. Ceux qui font leurs preuves progresseront. J’ai fait mes preuves. J’ai planté, j’ai arrosé et mes plantes ont fleuri », raconte-t-il. Rajesh Bhagwan préconise également un code d’éthique pour les ministres, les parlementaires, maires et députés ainsi que les directeurs des corps para-étatiques et des compagnies d’État.

Le président de l’Association of Mauritian Entrepreneurs (AME), Deo Santchurn, estime que Maurice devrait devenir une nation d’entrepreneurs, pas une nation de commerçants. « Il y a très peu de vrais entrepreneurs à Maurice », dit-il, dans cet entretien, suivant les difficultés que les entrepreneurs doivent surmonter ; d’abord, à la concurrence chinoise, ensuite au marché restreint qu’est le pays et à la baisse du pouvoir d’achat des consommateurs.

La MCCI Business School a organisé cette semaine des journées portes ouvertes afin de familiariser les étudiants mauriciens intéressés à faire des études supérieures en langue française.

Le traducteur japonais, Yoshikazu Nakaji, était en visite à Maurice la semaine dernière. Il a animé une conférence publique aux côtés d’Issa Asgarally, pour parler entre autres de la traduction des œuvres de JMG Leclézio. Dans une interview accordée au Mauricien, il parle de son travail de traducteur. « Le traducteur est lecteur avant d’être traducteur… l’affinité avec l’œuvre et avec l’auteur est capitale : on ne peut traduire que ce qu’on aime », explique-t-il. Cet amoureux de la littérature estime qu’une œuvre est en devenir même après sa parution. Il lève également le voile sur l’âme japonaise et parle des catastrophes qui ont ébranlé les Japonais 11 mars 2011. « Après la catastrophe du 11 mars, notre subconscient n’est plus le même… Nous avons ressenti la terrible force imprévisible de la nature et la fragilité de notre existence. » Concernant le nucléaire, il a cette phrase troublante : « Il faut plusieurs dizaines d’années pour abolir une centrale. Dans le monde entier, nous disposons de quelque chose qui dépasse notre contrôle. C’est effroyable. »

Après la célébration de la Journée internationale de la Jeunesse lundi, Selven Govinden, président de l’association Free Art, qui regroupe de nombreux jeunes, nous fait part de ses ambitions et de ses rêves pour le pays. Outre la sauvegarde de l’environnement, il souhaite être témoin d’une réforme agraire avec la création de potagers collectifs. Cependant, « cela ne peut se faire sans l’implication des jeunes », soutient-il.

Dhanjay Jhurry est à la tête de l’ANDI Centre of Excellence for Biomedical and Biomaterials Research (CBBR) dont il est l’initiateur en compagnie d’une équipe de chercheurs mauriciens depuis février dernier. Habité par sa passion de la recherche, il a réussi à établir un équilibre difficile entre l’enseignement universitaire et la recherche. Nommé National Research Chair in Biomaterials and Drugs Delivery, il est en mesure désormais de se consacrer entièrement à la recherche, plus particulièrement aux applications des polymères dans la médecine et la thérapeutique. Il est également à la direction des thèses des doctorants. Dans cet entretien qu’il nous a accordé, il parle du cheminement du centre qui a depuis été désigné par l’ANDI et le COMESA comme « Centre of Excellence ».

Notre invité de ce dimanche est le Dr Vasant Jogoo, «a freelance consultant in sustainable development, with a special interest in low-carbon development and land-use strategies.» Après avoir exercé en Afrique et en Europe il est revenu vivre à Maurice il y a quelques années. Ce qui lui a permis de suivre «l’évolution» du projet Maurice Ile Durable (MID), qui est le sujet de l’interview qu’il nous a accordée.

Un peu plus d’un an après sa nomination, le vice-chancelier de l’Université de Maurice (UoM), le professeur Ramesh Rughooputh, vient d’être démis de ses fonctions. Il réagit à ce renvoi, qu’il qualifie d’injustifié, en répondant à nos questions, hier après-midi, à son domicile.

Mieux connaître les us et coutumes des esclaves, des premiers esclaves libérés, leurs rites, leurs habitudes alimentaires, les maladies dont ils souffraient, leur pays d’origine, c’est le travail auquel s’est attelé l’équipe de l’archéologue mauricien Krish Seetah de l’université de Stanford aux États-Unis qui a effectué des fouilles archéologiques au cimetière du Morne.

Le nom de Sadasiven Gaston Valayden est étroitement associé au théâtre. Toute une génération se souvient de son rôle dans Li de Dev Virahsawmy. Depuis, il a fait un long chemin ; il s’est engagé dans la voie de la dramaturgie et toutes ses pièces ont eu un accueil favorable des Mauriciens. Sa pièce The Madogs of Diego connaît une carrière internationale et a été jouée à l’île de la Dominique, à San Francisco et sera présentée à partir de la semaine prochain au New York International Fringe Festival. La pièce est présentée comme « A Fascinating Story of Colonialist Exploitation » sur le programme officiel du festival. Gaston Valayden nous en parle dans cette interview.

Le lagon de Trou-aux-Biches, parmi ceux de l’île à connaître d’intenses activités nautiques, touristiques et de pêche, est doté depuis vendredi dernier d’une ferme de coraux, un projet environnemental impliquant des partenaires locaux (villageois, pêcheurs, opérateurs touristiques) visant à la réhabilitation du site en coraux et, à terme, à améliorer la santé et la biodiversité de l’écosystème marin local.

À l’invitation de Mgr Ian Ernest, évèque anglican de Maurice, le révérend David Ravinder Salvaraj vient d’effectuer un court séjour chez nous. Né en Inde, le Révérend Salvaraj a fait des études en théologie à Singapour, en Inde, en Grande Bretagne, aux États-Unis et en Thaïlande.  Lors d’une interview réalisée jeudi dernier, le révérend Salvaraj a accepté de répondre à nos questions sur la situation socioéconomique et politique actuelle de l’Inde.

La Banque centrale opère depuis 2005 une centrale de crédit qui enregistre tous les crédits conclus par les personnes physiques ainsi que les éventuels défauts de paiement relatifs.

Le Dr Nelvina Packiry Poullé est spécialisé en endocrinologie, une branche de la médecine qui a trait au fonctionnement des hormones dans le corps. Elle nous explique qu’« il est possible de prévenir le développement du diabète, qui est un dysfonctionnement hormonal entraînant un manque ou une résistance à l’insuline ». « 90 % des diabétiques sont obèses », nous dit-elle. « Et le plus alarmant, c’est que le diabète est de plus en plus diagnostiqué chez les enfants et les jeunes adultes. »

Quelque 300 familles de la Cité la Cure, à Port-Louis, risquent d’assister dans quelques jours à la destruction de leurs longères situées sur un terrain privé, vu qu’un ordre d’éviction a été émis récemment dans cette optique.

La Vie a le goût du bonheur, chantait Gérard Lenorman dans Les Jours heureux. On pourrait en dire autant du nouveau récipiendaire du Chevalier de la Légion d’honneur, le Père Henri Souchon, qui se dit « un homme heureux ».

Le juge Eddy Balancy apporte un éclairage, dans une interview qu’il nous a accordée sur différents sujets qui ont placé le judiciaire au centre de l’actualité. Sans se référer à la déclaration qu’a faite le Premier ministre, Navin Ramgoolam, à l’Assemblée nationale, il assure qu’il n’y aura aucun embarras pour le juge à appliquer une loi votée par le législateur.

Le Dr Charles Mercier-Guyon était à Maurice la semaine dernière dans le but d’aider l’unité du PMO responsable de la sécurité routière, dirigée par Ben Buntipilly, à élaborer les mesures en vue de mettre en place les procédures sur le dépistage de drogue au volant, celles de l’examen médical de l’aptitude des conducteurs et finalement l’organisation d’un observatoire de la sécurité. Dans une interview qu’il nous a accordée avant son départ, il insiste sur l’importance du respect du code de la route, évoque les raisons qui provoquent les accidents de la route et parle des mesures de prévention et de réglementation pour réduire le nombre d’accidents.