Interview

L’Australie est très intéressée à utiliser Maurice comme plateforme financière et commerciale vers l’Afrique, a déclaré Susan Coles dans une interview accordée au Mauricien en marge de la célébration de l’Australia Day 2017. Elle a annoncé également que le Queen’s baton relay en vue des Jeux du Commonwealth prévus en Australie en 2019 passera par Maurice en avril prochain et a en outre invité le Premier ministre Pravind Jugnauth à effectuer une visite officielle en Australie.

Azim Currimjee, président de la Mauritius Chamber of Commerce and Industry (MCCI), la plus vieille institution du privé à Maurice, trouve des signes positifs dans le récent réaménagement du cabinet ministériel et espère qu’il débouchera sur une période de stabilité. Le secteur privé, souligne-t-il, est rassuré quant au leadership du gouvernement. Anticipant un taux de croissance économique d’au moins 3,8 % pour cette année, Azim Currimjee se dit optimiste quant au développement de l’économie nationale à condition que les gros chantiers annoncés soient mis à exécution avec l’efficacité voulue. Il insiste, cependant, que les entrepreneurs doivent pouvoir évoluer dans un environnement politiquement stable.

Marie Pricie Anjela Spéville, jeune professionnelle, se jette dans la bataille électorale pour les régionales à Rodrigues sous la bannière de l’Organisation du Peuple de Rodrigues (OPR). Elle est convaincue de la cause politique défendue par son parti et se donne comme objectif, pour le scrutin du dimanche 12 février, de réaliser une première, soit se faire élire à La Ferme, région considérée comme le fief de l’opposition, notamment du Mouvement Rodriguais. Depuis le début de la campagne, elle est sur le terrain pour se battre.

Après la démission de Roshi Bhadain de toutes les instances du MSM et de l’Alliance Lepep, le conseiller municipal de Quatre-Bornes Samad Gunny a décidé de le suivre et de quitter le MSM. Il annonce qu’il sera un conseiller indépendant et explique les raisons derrière cette décision.

Notre invité de ce dimanche est Alain Wong, ancien ministre de l’Environnement, ancien membre de la direction du Parti Mauricien Social Démocrate et — jusqu’à samedi après-midi —, député siégeant en indépendant au Parlement. Sa démission des instances du PMSD suit d’un mois celle de son ex-parti du gouvernement. Dans cette interview réalisée à son domicile, jeudi après-midi, Alain Wong explique les raisons qui l’ont poussé à démissionner de toutes les instances du PMSD il y a dix jours. Il réagit aussi à la campagne de dénigrement sur internet qui a suivi sa démission de la basse-cour bleue.

Le Dr Ramachandra Bheenick, médecin généraliste exerçant aujourd’hui dans le privé, est d’avis que le ministre de la Santé a tout à fait raison de vouloir mettre de l’ordre dans le système de double pratique chez les spécialistes. Pour lui, appliquer des sanctions plus sévères n’est pas réalisable car « on va devoir sanctionner le médecin, le superviseur, les gens du ministère, toute la profession ». « Il n’est pas vrai de dire qu’il y a un manque de médecins dans le privé », insiste-t-il encore.

« Si le ministère dit qu’il a des preuves que des médecins du secteur public sont en train d’exercer dans le privé à l’heure où ils devraient être à l’hôpital, pourquoi ne prend-il pas des sanctions puisqu’il est l’autorité concernée ? » C’est ce que lance le Dr Bhooshun Ramtohul, spécialiste en orthopédie et consultant à l’hôpital du Nord dans le sillage de la polémique sur la double pratique des spécialistes dans les hôpitaux et dans le privé. Le président de la Government Medical Consultant in Charge Association estime que la solution à ce problème est de maintenir la double pratique tout renforçant la réglementation afin que seuls les coupables paient les pots cassés. Il souhaite par ailleurs un dialogue entre le ministère et les syndicats.

Le dirigeant du Ptr Arvin Boolell a, dans une interview accordée au Mauricien cette semaine, souligné l'importance de la constitution d'une plateforme républicaine de l'opposition afin de contrer ce qu'il estime être « un régime totalitaire ». Toutefois, cette plateforme ne devrait pas empêcher les partis qui la composent de se rendre seuls aux prochaines élections générales. Un éventuel gouvernement d'unité nationale ou une coalition entre certains partis « pourraient être créés par la suite afin d'assurer l'unité du pays », selon lui. L'ancien ministre des Affaires étrangères souhaite par ailleurs que les Chagos fassent l'objet d'un forum international qui réunirait toutes les parties prenantes, dont les Chagossiens, les représentants de la société civile, les syndicalistes, les académiciens, mais aussi des chefs d'Etat, dont Narendra Modi. Il recommande que ce forum soit organisé avant les débats prévus à l'Assemblée générale des Nations unies sur la résolution de Maurice sollicitant l'aval de l'Onu pour porter le dossier des Chagos devant la Cour internationale de justice.

Daniel Gérard, président de l'Association mauricienne de handball ne sera pas candidat à sa succession en tant que président de l'Association mauricienne de handball (AMH). Il nous avait révélé cette décision vendredi dernier et nous l'a confirmé au cours d'un entretien réalisé lundi au gymnase de Phœnix.

Bernardin Izor est un Rodriguais comme les autres, avec pour seule et unique fierté son travail. Âgé de 55 ans et éleveur de son état depuis son adolescence, il a vécu un véritable traumatisme en juillet dernier avec l’épizootie de fièvre aphteuse, qui a dévasté le cheptel bovin, ovin et porcin de Rodrigues et jeté le désarroi au sein de la communauté des éleveurs. Le cas de cet éleveur de Plaine-Corail se distingue des autres dans la mesure où l’abattage de 37 de ses bœufs et de 52 de ses moutons a tiré la sonnette d’alarme sur la dimension épidémique de la fièvre.

Avec la mise en pratique du Nine-Year Schooling cette année, les enfants qui entrent en Grade 1 passent par le School Readiness Programme. Cette initiative a pour but de faciliter la transition du préscolaire au primaire.

Notre invité de ce dimanche est Ram Seegobin, syndicaliste, porte-parole de Lalit et observateur attentif de la société mauricienne. Dans cette interview, réalisée vendredi matin au bureau de Ledikasyon Pu Travayer, il nous livre son analyse de la situation politique mauricienne. Avec une grosse part consacrée au dossier de la revendication de Diego Garcia par Maurice.

En ce début d’année, Le Mauricien reçoit dans ses colonnes Jane Ragoo, syndicaliste et présidente de la Confédération des travailleurs du secteur privé (CTSP). Elle nous parle de ses attentes pour 2017 : la révision des lois du travail pour mieux faire respecter les droits des travailleurs, l’introduction d’un salaire minimum national et l’institution d’un Portable Severance Allowance Fund. Elle s’élève contre ces « comités disciplinaires bidons » et contre la répression patronale, entre autres, qui freinent, selon elle, la syndicalisation des travailleurs du privé. Par-dessus tout, elle plaide pour davantage de respect des droits des travailleurs de la part du gouvernement de l’Alliance Lepep.

Lucie Lejeune est arrivée en septembre dernier pour assurer la direction culturelle de l'Institut français de Maurice (IFM), avec Jean-Marc Cassam Chenai comme directeur de l'établissement et conseiller culturel de l'ambassade française à Maurice.

Notre invité de ce dimanche est le Dr Monzer Kahf, spécialiste en économie et finances islamiques. Né en Syrie, le professeur a poursuivi ses études aux Etats-Unis où il réside et dont il a acquis la nationalité. Depuis quelques années, Monzer Kahf est enseignant en “Islamic Finance and Economics” à la Hamad Bin Khalifa University du Qatar. Notre invité vient d’effectuer une courte visite à Maurice à la demande de l’Al Barakah Multi-purpose Co-operative Society Limited de Rose-Belle qui pratique les principes de la finance islamique. Au cours de l’interview qu’il nous a accordée jeudi dernier, le Dr Kahf a répondu à nos questions sur la finance islamique et sur la situation au Moyen-Orient, plus précisément en Syrie.

L'anthropologue et expert en géopolitique, Jean-Christophe Victor, a disparu subitement le 28 décembre dernier. Nous l'avions rencontré au cours de son séjour à Maurice en février et vous proposons ci-dessous un entretien que les circonstances ne nous ont pas permis de publier à cette période. L'auteur de l'émission, Le Dessous des Cartes, avait donné deux conférences qui ont connu un grand succès d'affluence, l'une à l'IFM sur « L'état du monde qui vient » et l'autre à la résidence de France sur « Un monde vivable pour tous : que faire après la COP 21 ? ». Il avait aussi rassemblé suffisamment d'éléments pour consacrer une de ses émissions à Maurice, qui a été diffusée la première fois en mai sous le titre « Île Maurice : au-delà de la carte postale ». « L'espace des mondes polaires », le musée qu'il évoque ci-dessous, ouvre finalement début février, dans le Jura en France.

Greenpeace a manifesté de l'intérêt pour le projet d'un bateau pour les Chagos à la suite de l'appel lancé fin de l'année dernière par les dirigeants de Lalit, a indiqué Lindsey Collen, dirigeante de Lalit, dans un entretien accordé au Mauricien. Cette dernière, qui fait partie du paysage politique mauricien depuis près d'un demi-siècle, jette un coup d'œil sur la situation politique de Maurice et s'interroge sur les raisons profondes qui ont pu motiver le départ du PMSD du gouvernement. Elle exprime également son inquiétude par rapport à ce qu'elle appelle « la dilapidation des terres fertiles par la bourgeoisie locale » tout en insistant sur l'importance de la culture des produits agricoles, qui peuvent être traités dans des usines de transformation, créatrices d'emplois. Elle tire enfin la sonnette d'alarme contre la création des Smart Cities qui, selon elle, donne lieu à une « recolonisation de Maurice ».

Consultant en communication politique, Lecturer à l’Université de Maurice et président de l’Association pour la population et le développement (APD), Sangeet Jooseery livre ses impressions sur la situation politique dans le pays. Pour lui, la population a d’autres préoccupations, économiques surtout, que de songer à celui qui sera appelé à remplacer sir Anerood Jugnauth aux fonctions de chef du gouvernement.

Produire quelque 400 000 tonnes de sucre sur une superficie de 50 000 hectares sous canne. Tel est l'objectif fixé par le gouvernement en ce qui concerne la production sucrière. Toutefois, selon le ministre de l'Agro-industrie, Mahen Seeruttun, il convient de dépasser le sucre pour voir l'industrie dans son ensemble et tenir en considération son rôle dans la production énergétique ainsi que dans la production d'éthanol et de rhum, sans compter son importance au niveau de l'environnement. « J'ai demandé au bureau des statistiques de voir comment on peut quantifier ces différents produits sortant de l'industrie cannière afin de connaître son poids dans l'économie mauricienne et de situer ce poids réel dans le PIB », explique le ministre dans un entretien accordé au Mauricien.

Le président de la Fédération des travailleurs unis (FTU) s’élève contre certaines pratiques dans les fonds de pension privés. Selon lui, il n’est « pas normal » que la contribution de l’employeur soit déduite du « lump sum » de l’employé. Il fait un parallèle avec la pension de l’État, où les contributions des deux parties sont comptabilisées. Il réclame plus de transparence et la mise sur pied d’un mécanisme de contrôle tripartite. Atma Shanto évoque également les dossiers importants du monde du travail en 2017.

Pour respecter la tradition, notre première interviewée de la nouvelle année est la présidente de la République. Au cours de cette interview, réalisée vendredi matin au château du Réduit, Mme Ameenah Gurib-Fakim fait le bilan de son action en 2016 et donne sa version sur certaines controverses qui l’auront marquée.

Ancien président de la République, parlementaire, Lord-Maire et conseiller municipal, Cassam Uteem a dirigé un certain nombre de missions d’observation dans le cadre des élections à l’étranger.

En visite à l’occasion de la conférence sur la Route maritime de la soie dans l’océan Indien, le ministre malgache des affaires étrangères estime que le coût du transport aérien entre les îles de l’océan Indien est trop élevé. La circulation entre les îles de l’indianocéanie, en conséquence, est contrariée, constate-t-il, en préconisant une stratégie globale en matière de connexion aérienne.

Notre invitée de ce dimanche est Paula Atchia, présidente de l’ONG Mauritius Mental Health Association (MMHA). Elle vient d'annoncer que, comme beaucoup d’ONG, celle qu’elle préside va être obligée de cesser ses activités en janvier faute de fonds. A travers l’interview que vous allez lire, Paula Atchia fait un plaidoyer pour que le gouvernement donne les moyens aux ONG de continuer à faire leur travail pour les plus démunis de la société mauricienne, nos handicapés physiques et mentaux.