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Les vacances pour les petits du primaire tirent bientôt à leur fin. Profitant de ces quelques jours de liberté avant de se retrouver entre les quatre murs de leurs classes, où leurs yeux seront rivés vers le tableau blanc et leur imagination en veilleuse pour se concentrer sur des devoirs et les examens, les enfants d’Anoska jouent allégrement dans les rues de leur cité. Loin des aires de jeux des centres commerciaux et des activités ludiques payantes qui leur sont inaccessibles, des petits garçons s’amusent à faire la course en poussant une roue usée à l’aide d’une bouteille en plastique aplatie. À ce jeu, certains sont imbattables. Leurs cris et leurs rires traduisent l’innocence de l’enfance. Ils n’iront pas jouer ailleurs que dans les impasses de leur cité.

La compétition de danses folkloriques en bhojpuri organisée par le collège Hindu Girls a été remportée par le Gaëtan Raynal State College, qui est reparti avec un “cash prize” de Rs 10 000 et des “shields”. La Mahatma Gandhi Secondary School de Flacq a pris la deuxième place et le troisième prix a été décerné au Camp de Masque State College. Les autres finalistes – à savoir le Bon Accueil State College, l’Imperial College, le couvent de Lorette de Curepipe, la MGSS de Solférino, le Queen Elizabeth College et l’Universal College – n'ont pas démérité, rendant plus difficile la tâche du président du jury, Vikram Jootun, qui a eu fort à faire afin de départager les participants.

Du 11 août au 14 octobre, le Blue Penny Museum commémorera les 150 ans de la mort de Charles Baudelaire à travers une exposition. Elle portera sur les poèmes relatifs au passage du poète dans l’océan Indien en 1841. Rencontre avec Emmanuel Richon, le régisseur de cette rétrospective.

Jamais sans ses bottes noires, quitte à botter le postérieur de ses détracteurs. La philosophie de Gaëlle Bazire est simple : live and let live. Avec ses dreads, ses piercings et ses 17 tatouages, elle arbore un look aux antipodes du stéréotype féminin. La fashion designer de 29 ans est à l’image de sa griffe, Shämeless. Adepte du je-m’en-foutisme et adoratrice de la culture décalée, elle vogue vers l’inconnu et vit au jour le jour.
Scope vous propose cette semaine le portrait d’une nana un brin rebelle, qui n’a que faire du qu’en-dira-t-on…

Ce Mauricien a décroché le Golden Award du Best Wedding Photographer for Mauritius, aux côtés de deux autres professionnels, parmi 340 finalistes internationaux. Entre autres distinctions, le Best Wedding Photography Wedisson Award. Un répertoire de photographes de mariage les plus talentueux.
Jean-Jacques Fabien compte parmi les meilleurs mondiaux. Un écrivain de lumière, sensible aux émotions instantanées.

Le Plaza, figure emblématique de Rose-Hill, rejaillit de l’ombre. Pour marquer les cent ans du scénographe Serge Constantin, l’énigmatique théâtre, berceau des plus grands barytons et comédiens de l’océan Indien, se livre à nous. Trois coups de brigadier : le rideau rouge se lève sur le Plaza…

Depuis plusieurs années, Bernard Lehembre dessine au fil de ses investigations les contours de Maurice à travers des personnages et des récits qui ont marqué son histoire artistique, culturelle et politique. Le biographe met cette fois en lumière les facettes de Serge Constantin. L’auteur s’est retroussé les manches, s’est documenté, a fureté jusque dans les poubelles de l’atelier de son sujet, disposé dans le grenier du Plaza, pour en ressortir avec 44 cahiers de son journal intime, datant de 1947. Des écrits insoupçonnés qui dévoilent les dessous d’un individu, avec ses qualités et ses faiblesses.

Le National Parks and Conservation Service (NCPS), qui opère sous l’égide du ministère de l’Agro-industrie et de la Sécurité alimentaire, a présenté un “draft management plan” pour le parc national de Rivière-Noire avec l’aide technique et financière de la Global Environment Facility (GEF) et de l'United Nations Development Programme (UNDP). Ce plan, disponible sur le site Web du ministère, est présenté comme un témoignage de la reconnaissance par le gouvernement de l’importance de ce parc national pour le patrimoine mauricien.

Un camp de vacances pour diabétiques... Une initiative qui a fait ses preuves et qui, après 11 ans, se poursuit. Cette année, c’est à Senlis-Sur-Mer, à Riambel, que l’équipe de T1 Diams a posé ses bagages. Lors d’une journée portes ouvertes jeudi, ces jeunes atteints de diabète ont démontré qu’ils pouvaient être autonomes. Luxmi Danharry, Senior Diabetes Educator, indique que ce camp de sensibilisation vise à offrir une éducation thérapeutique aux enfants diabétiques de type 1 et à briser cette mentalité selon laquelle un diabétique ne peut vivre normalement.

Voici un projet de revalorisation de la langue créole en ligne avec une rubrique matinale que Jacques Maunick anime sur une radio privée “Lalang pena lezo” : la réalisation en direct de quatre émissions dominicales les 6, 13, 20 et 27 août 2017, de 13 h à 14 h. Les auditeurs seront appelés à partager, transmettre en direct les expressions créoles d’antan qui font partie du patrimoine local. Elles seront ajoutées à la liste de Jacques Maunick. Cette compilation fera l’objet d’un manuel avec les traductions françaises et anglaises. Des expressions créoles comme : Kas kolé, Kas konté, Dilo lor bredsonz, Zak dan tante, Zako marié en bas pié pimen, Bat lamok, Golet kas mason, etc. 100 à 500 expressions seront choisies pour le livret (un manuel d’expressions ‘idiomes’ en créole en voie de disparition). Selon Jacques Maunick, cet exercice aidera à préserver ces ‘idiomes’ et les faire découvrir, ou redécouvrir à la jeune génération. Ce sera un hommage au patrimoine immatériel du pays. Cette version de créole phonétique ne sera pas un ouvrage universitaire, mais une reconnaissance de la transition du créole patois au statut de langue.

Discrètement à Maurice, quelques personnes ayant suivi des cours initiant au chamanisme s’autoproclament «chamans». On les rencontre via Facebook et ils vous promettent guérison et bienfaits. Cette «méthode de guérison», l’une des plus anciennes de l’histoire humaine, qui enseignerait que tout dans l’univers est interconnecté et qui ouvrirait les portes sur d’autres niveaux de réalité, nous la connaissons vaguement, et elle évoque pour nous ces Amérindiens qu’on voit dans des westerns ou dans des émissions sur les Incas et Mayas d’une civilisation antique... Nous avons voulu en savoir plus. Et après une recherche sur le Net, un long temps d’errance virtuelle d’abord, où nous avons côtoyé des chamans qui pratiquent le charlatanisme et des charlatans qui pratiquent le chamanisme, nous sommes enfin tombée sur Tupaq Sonqo, homme de la tradition andine, un natif de Cuzco, situé au coeur de la Vallée Sacrée des Incas (qui abrite les plus beaux vestiges de cette civilisation) dans la Cordillère des Andes, au Pérou. Un authentique Amérindien, qui est aux antipodes des chamans style New Age qui vous proposent des potions magiques. D’une grande simplicité, cet homme qui parle le français à la perfection pour avoir vécu en France, s’est entretenu avec nous par le truchement de Skype. Il donne des conférences souvent en France et en Belgique et se dit «homme-médecine» au lieu de «chaman». Avec lui on remonte dans une culture multiséculaire, loin de la mondialisation, et qui vous plonge dans une civilisation qu’on croyait enfouie à jamais sous la végétation touffue des forêts amazoniennes.

Au lendemain d’avril 2015, mois effroyable pour la cité Anoska à 16e Mille, c’est le branle-bas dans certains ministères. Notamment l’Intégration sociale et l’Egalité des Genres. Avec le meurtre d’Eleana Gentil, une adolescente de la cité, le pays encore sous le choc apprend que les autorités ont décidé de s’occuper de la région, jusque-là plutôt marginalisée. Mais les actions n’ont pas suivi les intentions. Aujourd’hui encore, Anoska, que des ONG peinent à aider dans la durée, est une cité qui patauge dans la précarité.

La pelouse du Domaine de Gros-Cailloux est un lieu bien connu maintenant des amis des animaux. Depuis l’ouverture du site il y a quatre ans, les chiens de race y sont à l’honneur à l’occasion du Dog Show organisé par Espace Maison et Jardin. Cette année, le site situé entre Canot et Petite-Rivière, a connu une affluence exceptionnelle :
 petits et grands, qui affectionnent ces fidèles compagnons, sont venus nombreux pour découvrir et apprécier les chiens de race et assister au concours de beauté canine...

Sebastiano Dessanay est compositeur et contrebassiste. Son opéra contemporain The Cry of the Double Bass est une œuvre musicale et théâtrale basée sur le livret de Mike Carter, sous la direction du plasticien et chorégraphe Riccardo Buscarini. Sebastiano Dessanay nous livre dans cet entretien ses expériences musicales et une approche moderne de l’opéra où toutes les disciplines possèdent une valeur artistique. Un exemple de l’art comme “construction” ou “composition” d’éléments tirés de l’actualité de la vie sociale par un artiste.

C’est à Paris qu’elle a fait des études d’art qui lui ont permis d’acquérir les bases des médiums traditionnels : dessin, peinture. Cependant, au fil des ans, son projet artistique s’est affiné et la Nature en est devenue l’objet de réflexion central, en accord avec son parcours personnel. Audacieuse, et des idées plein la tête, Joanna La Gesse ouvre son univers peuplé de plantes sauvages et de fleurs à qui veut y entrer. Elle décline (acrylique sur canevas et papier) sur la nature l’espace de liberté qu’elle a conquis. A chaque fois, elle pousse un nouveau pas, un peu plus loin et recommence le jeu des déclinaisons, d’une série à l’autre.

Deux Mauriciens ont représenté Vivo Energy Mauritius à l’édition 2017 du Shell Smiling Stars qui s’est tenue récemment à New York.

Le concert que donnent l’Ensemble 415, Katrin Caine et Jean-Michel Ringadoo, au Plaza, dimanche après-midi, à 16 h 30, vient symboliquement célébrer l’achèvement de la première étape des travaux de rénovation de ce patrimoine culturel et historique. Il faut s’en réjouir comme le proposent Opera Mauritius et la Société musicale. Il montre aussi l’impatience que les artistes, les producteurs et le public peuvent éprouver à l’égard de ces lieux si indispensables de vie sociale et de festins artistiques, que sont les théâtres et salles de spectacle vivant

De « sixième fail » à businessman accompli, Ameen Shaik Mohedeen, 62 ans, a développé le business de production de pistaches salées de couleur rouge que lui a légué son père en une petite entreprise florissante qui propose aujourd’hui une gamme de 25 variétés de snacks aux Mauriciens. « Je suis heureux de mon parcours, j’ai bien travaillé, je n’ai pas perdu de temps. Je vais maintenant laisser le soin à une de mes filles d’agrandir et de développer le business avec de nouveaux emballages, et, peut-être de nouveaux produits », déclare cet entrepreneur, qui donne de l’emploi à plus d’une soixantaine de personnes. Il dit attendre que la SMEDA et Enterprise Mauritius se manifestent envers sa PME qu’il souhaite développer en une entreprise moderne.

Véronique Zuel, Jean-Michel Ringadoo et l'Ensemble à cordes 415, animé par Guy-Noël Clarisse, ont fait un séjour éclair au Ghana fin juillet pour donner deux concerts, dont un dans la capitale. Une expérience enrichissante à tout point de vue dans un pays où la musique classique est le plus souvent une découverte. Elle a été marquante cette fois-ci.

Le 31 août 2017 marquera les 150 ans de la disparition du poète de l'horreur et de l'extase Charles Baudelaire. De nombreux événements seront organisés en France à cette occasion, comme cela avait aussi été le cas il y a dix ans pour les 150 ans de la parution des Fleurs du mal, ce recueil avant-gardiste ayant révolutionné la littérature française. Nous ne serons pas en reste à Maurice, cette terre où il fit escale en septembre 1841. Le musée du Blue Penny lui consacre ainsi une exposition du 11 août au 14 octobre axée sur ce séjour mauricien.

Le conservatoire François Mitterrand a donné vendredi dernier un concert hors du commun, parce qu’il associe un couple inhabituel, les rythmes métalliques ou boisés des percussions, aux envolées mélodiques les plus complexes et sophistiquées dont un orgue est capable. L’organiste du conservatoire, qui enseigne son art ici depuis cinq ans, Alain Domecq, a traversé les époques avec le percussionniste Dario Ramdeal, passant de Bach aux morceaux composés par l’organiste lui-même…

La biographie du peintre et scénographe Serge Constantin sort la semaine prochaine. La semaine suivante, la rétrospective qui lui est consacrée prendra place dans l'espace d'art nouvellement rénové du Plaza. Suivront ensuite une exposition sur ses estampes et sa maîtrise de la gravure à l'IFM, puis une autre sur le thème de la ville dans son art, à l'Institut d'art contemporain de l'océan Indien, à Port-Louis. Des ateliers, des modules pédagogiques, une conférence et même un timbre permettront de célébrer comme il se doit un des monuments de la peinture mauricienne et les 100 ans qu'il aurait eus s'il n'avait pas disparu en 1998. Un volet essentiel de l'histoire de l'art mauricien est en passe de se dévoiler au plus grand nombre.

Il était une fille, en talons aiguilles. Qui s’est autorisée à penser des choses et à les écrire un 1er août 2007. Voilà qui ne nous rajeunit pas, depuis ma première chronique du temps qui passe.  Émotions sur papier blanc. Confidences couchées entre quatre lignes. Je titrais jadis “À la recherche du beau sujet”. Dix ans après, je titrerai volontiers : “À la recherche du beau patronyme”. Comment fait-il bon s’appeler en 2017 dans la République de Maurice ?

“On ne naît pas femme, on le devient.” Cette célèbre phrase de Simone de Beauvoir a façonné toute une génération de jeunes femmes, dont Nirvana Varma. Féministe, un peu centriste, la jeune femme s’assume pleinement. Âgée d’une vingtaine d’années seulement, elle s’est lancé le pari fou d’imposer dans ce monde phallocentrique le magazine Le mont de Vénus...