L'historiographie mauricienne à l'ère coloniale a été largement dominée par les chroniqueurs d'origine française et britannique. Toutefois, cela n'a pas empêché à un petit nombre de Mauriciens de souche non-européenne, dont Pandit Atmaram Vishwanath, Aunauth Beejadhur, Kalla Ramaswami Pydayya, Kissoonsingh Hazareesingh, Jay Narain Roy et Moomtaz Emrith de s'aventurer sur ce terrain miné à l'époque où l'île Maurice était sous tutelle britannique. Le premier nommé a écrit "Mauritius ka Itihas" (Histoire de Maurice, 1923), le deuxième "Les Indiens à l'île Maurice" (1935) en français, le troisième "Indians in Mauritius" (1936), le quatrième "A History of Indians in Mauritius" (1950), le cinquième "Mauritius in Transition" (1960) et le dernier "The Muslims in Mauritius" (1967) en anglais. De ces historiens faisant cavaliers à part, Pandit Atmaram Vishwanath n'était pas, à proprement parler, un citoyen mauricien.