Politique

Le leader du Ptr, Navin Ramgoolam, a annoncé hier après-midi son intention de réclamer des dommages d'un montant de Rs 225 millions pour les 9 “cases” logées contre lui et qui ont été rayées. « To bez Rs 224 M ar mwa pour reclam twa Rs 225 M », a-t-il lancé en précisant qu'il s'agit d'une somme symbolique. Le leader rouge s'adressait à ses partisans, réunis au quartier général du Ptr, où il est arrivé peu avant 14h, soit après la fin de son interrogatoire par la police, qui aura duré trois jours.

Si Alain Wong a décidé de quitter le PMSD, c’est qu’il en avait « ras-le-bol », a-t-il confié au Mauricien ce matin. La goutte qui a fait déborder le vase, poursuit-il, c’est le traitement qu’il dit avoir subi de la part de son ancien leader, Xavier-Luc Duval, vendredi lors du bureau politique du parti. « Les bassesses» endurées durant le week-end, poursuit-il, l’ont conforté dans sa décision de quitter la basse-cour bleue. Outre ses confidences, c’est sur WhatsApp qu’Alain Wong a expliqué sa démission.

Selon le maire de Quatre-Bornes, Atmaram Sonoo, et le président de la Stall Holders and Operators Association of Quatre-Bornes Market, Vikash Mahady, c’est le ministre de la Bonne gouvernance et député de la circonscription, Roshi Bhadain, qui a désamorcé le bras de fer perdurant depuis presque trois mois entre la municipalité et les maraîchers.

Animant une conférence de presse samedi au siège de son parti à St-Jean, Quatre-Bornes, le président du Mouvement Patriotique a, entre autres, déploré « l’instabilité » qui règne dans le pays. Alan Ganoo a en outre estimé que Xavier-Luc Duval n’aurait pas dû se précipiter pour occuper le fauteuil du leader de l’opposition après la cassure du PMSD d’avec le gouvernement de l’Alliance Lepep.

Avec le meeting de présentation des candidats de l’opposition du First Past The Post, samedi, à La Ferme, le vent semble souffler dans les voiles du Ti-Bato du Mouvement Rodriguais de Nicolas Von Mally. C’est l’impression qui se dégage parmi les dirigeants de l’opposition sur la base de la mobilisation des partisans du MR et du Front Patriotique Rodriguais, requinqués sur la base de l’entente intervenue avec Johnson Roussety, candidat dans le chef-lieu, Port-Mathurin, soit la région No 5, pour le scrutin du 12 février. Le test de confirmation devra intervenir vendredi prochain, soit à la veille du Nomination Day, avec le meeting du MR à Port-Mathurin présenté comme le tournant de la campagne.

  • Nandanee Soornack : l’appel interjeté contre le rejet de l’extradition probablement entendu par la Cour de Cassation à Rome le vendredi 3 février
  • Les déplacements de Madam Ou Kone ki Mwa en Slovénie le 23 février 2015 intéressent les enquêteurs du Central CID

Presque une centaine de semaines après l’opération Lakaz Lerwa Lion, avec la saisie par le Central CID de trois Vaults contenant des coupures bancaires d’une valeur de Rs 220 millions à River Walk, l’ancien Premier ministre et leader du Parti travailliste Navin Ramgoolam a été de nouveau convoqué aux Casernes centrales dans la matinée. Le principal dossier de cette nouvelle séance d’interrogatoire Under Warning porte sur la « Source of Funds » de ces Rs 220 millions, dont les Rs 110 millions sous forme d’Unused Dollar Notes de 100 dollars US, montant qui avait transité à la Commerz Bank de Francfort, entre autres. Navin Ramgoolam, qui est accompagné de son panel de conseils légaux, dont Me Gavin Glover, Senior Counsel et Me Showkat Ooozeer, Senior Counsel, devait être confronté aux conclusions d’un exercice de Money Trail avec la confirmation officielle, que ce soit de la Banque de Maurice ou des banques commerciales, que ces coupures de 100 dollars avec des numérotations successives n’ont jamais été mises dans le circuit bancaire avant leur découverte le vendredi 6 février 2015. Des développements sont également attendus sur le front de la demande d’extradition de Nandanee Soornack avec l’appel interjeté par les autorités mauriciennes entendu par la Cour de la VIe Division de la Cour de Cassation à Rome le vendredi 3 février prochain, soit littéralement le deuxième anniversaire de l’arrestation de Navin Ramgoolam, jour pour jour.

Une foule remontée s’est manifestée ce matin à l’arrivée de Navin Ramgoolam aux Casernes centrales. L’ex Premier ministre et leader du Parti travailliste était convoqué au CCID pour un nouvel interrogatoire sur les Rs 220 M saisies à son domicile en février 2015.

Les invités présents à la célébration d’anniversaire à Rose-Hill, dimanche dernier, ont été choqués par la réaction du Deputy Prime Minister et leader du Muvman Liberater, Ivan Collendavelloo.

La France et Maurice, deux “pays amis” soucieux de parfaire leurs relations, devraient volontairement et d’un commun accord demander à la Cour Internationale de Justice (CIJ) de se prononcer pour savoir lequel d’entre nos deux États exerce la souveraineté sur l’île Tromelin. C’est ce que suggère Paul Bérenger, ancien Premier ministre et leader du MMM.

L’accord de cogestion de Tromelin, qui est en discussions entre Paris et Port-Louis depuis juin 1990, et qui attend ratification par l’Assemblée nationale française, est présenté comme un « arrangement pragmatique sans régler la question de la souveraineté sur Tromelin et ses eaux », soit une superficie de 280 000 kilomètres carrés de Zone économique exclusive (ZEE).

Le début de la semaine écoulée a vu une véritable levée de boucliers sur la scène politique en France contre l’accord de cogestion sur Tromelin, île mesurant un kilomètre et demi de long et 700 mètres de large, soit une superficie couvrant un peu moins d’une dizaine de terrains de football du Stade de France.

À 28 jours du scrutin pour le renouvellement de l’Assemblée Régionale de Rodrigues, le ton de la campagne est donné. Avec le retrait du Front Patrotique Rodriguais (FPR) à la lumière d’une entente avec le Mouvement Rodriguais et Johnson Roussety se présentant sous la bannière de ce dernier parti dans le chef-lieu de Port-Mathurin, région No 5, le choc s’annonce frontal entre l’Organisation du Peuple de Rodrigues (OPR) de Serge Clair et le MR de Nicolas Von Mally.

Il y a une limite à tout. Pa tou zafer ki nou kapav laisse faire. Mo pena lintention laisse zot intimide moi.” Ainsi s’est exprimé leader du PTr à l’issue du premier Bureau politique des Rouges de 2017 où la situation dans le pays a été passée en revue. Pour Navin Ramgoolam, “la vendetta politique continue”. Il s’agit de “complot”, et déclare qu’il ne sera pas étonné qu’il soit arrêté une nouvelle fois en début de cette semaine. Néanmoins, il ajoute que cela ne lui inspire aucune crante et qu’il a foi dans la justice.

Après l’adjointe au maire, Arline Kœnig, à Quatre-Bornes, mercredi, et le lord-maire adjoint, Chris Dick, à Port-Louis, vendredi, l’opération-destitution des responsables politiques du PMSD dans les mairies se poursuivra mercredi prochain à Curepipe où c’est, cette fois, nulle autre que la seule maire bleue à part entière, Nathalie Gopee, qui se verra déchue de ses responsabilités par ses anciens alliés MSM et ML au sein de l’alliance sociale. La boucle aura alors été bouclée car dans les deux autres mairies, à savoir Vacoas/Phœnix et Beau-Bassin/Rose-Hill, aucun élu du PMSD n’assumait encore le poste de maire ou d’adjoint au maire.

Si le PMSD a été destitué dans les mairies, il ne compte pas se laisser faire et passera à l’offensive avec des motions de blâme contre le MSM. C’est ce qu’a déclaré le leader de l’opposition, Xavier Duval qui tenait sa première conférence de presse de l’année, vendredi dernier, à l’heure même où siégeait le Conseil municipal de Port-Louis pour révoquer Loic Dick de ses fonctions d’adjoint maire. Moins d’un mois après avoir quitté le gouvernement, Xavier Duval est des plus virulents contre l’Alliance Lepep et dénonce “un flou total” sur le plan politique. S’il a aussi été question de la démission de la députée Marie Claire Monty des instances du PMSD, dont le leader des Bleus est d’avis qu’il ne s’agit pas “d’une grande perte”, cette conférence de presse a aussi été l’occasion pour Xavier Duval de revenir sur le dossier DP World, dont le rejet cette semaine par le gouvernement est “à 100 % approuvé par le PMSD”.

On ne sait pas si Marie-Claire Monty a choisi un vendredi 13 pour faire le grand saut qui n’a finalement surpris personne, dans la mesure où l’on sait qu’elle lorgnait un poste ministériel, mais ce qui est certain c’est que son action ouvre la saison des jeux de positionnement sur le plan politique. À l’instar de ce que l’on désigne comme le mercato dans le milieu sportif où les joueurs font l’objet d’un “asté-vendé” parfois au prix fort.

L’ancienne ministre du PMSD et députée du No 4 Aurore Perraud est pressentie pour assumer la présidence du Public Accounts Committee (PAC), succédant au député du MMM Veda Baloomoody. Le bureau de la Speaker, Maya Hanoomanjee, serait déjà en présence d’une communication officielle du leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, au sujet de la nécessité de procéder à des changements dans les responsabilités au sein de l’opposition.

Le couperet est tombé hier au conseil municipal de Port-Louis avec la destitution de l’adjoint au maire Loïc Chris Dick par 21 votes contre 9. Sous le coup de l’émotion et de la tristesse, Loïc Chris Dick dira : « C’est un jour sombre. On n’a rien à me reprocher, j’ai toujours pensé aux citadins. Je ne suis pas un nominé politique mais un élu, sinon j’aurais démissionné. À neuf reprises, j’ai remplacé le lord-maire, il n’a rien à me reprocher. Pour moi, cette motion de censure est une mainmise sur la démocratie nationale. Les Port-Louisiens n’ont pas besoin de cette motion de censure qui est un crachat sur le vote de mandat. »

« Dans les semaines à venir, nous présenterons des motions de blâme pour démontrer que le MSM est là illégitimement », a déclaré le leader du PMSD, Xavier-Luc Duval, hier en conférence de presse. Il se prononçait sur les motions de blâme émises par le MSM à l’encontre des conseillers bleus. Xavier-Luc Duval a ajouté que ceux-ci ont attendu ces motions de blâme avant de partir car « nous avons été élus par l’électorat ». Sans le PMSD, a soutenu le leader de l’opposition, « jamais le MSM ne se serait trouvé dans les municipalités ».

Le Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, dirigera la délégation mauricienne au sommet des chefs de l’Union africaine qui aura lieu à Addis Abeba les 30 et le 31 janvier prochain. SAJ devrait profiter de cette occasion pour inviter les chefs d’État présents au sommet économique de l’Union africaine qui aura lieu à Maurice du 20 au 22 mars.

La polémique initiée à l’Assemblée nationale en France autour de l’accord de cogestion de Tromelin par Maurice, avec un projet de loi inscrit à l’agenda pour le 18 courant, interpelle le gouvernement et a également gagné les rivages de l’île de la Réunion. Ainsi, tout semble indiquer que la question de la souveraineté de Maurice sur Tromelin devait être évoquée lors des délibérations du jour du Conseil des ministres.

Alain Tolbize, président de la Rodrigues Government Employees Association (RGEA) et un des principaux animateurs du Kolektif 7 Oktob, ayant mené la contestation contre la réforme, fait un tour d’horizon de la situation politique à Rodrigues en ce début de campagne électorale.

L’arrangement électoral au sein de l’opposition en vue du scrutin du 12 février à Rodrigues a fait l’objet d’une annonce conjointe du leader du Mouvement Rodriguais (MR), Nicolas Von Mally, et de Johnson Roussety, du Front Patriotique Rodriguais (FPR).

Navin Ramgoolam, qui a rencontré la presse hier à l’issue de la première réunion du bureau politique du Ptr pour cette année, a relancé l’idée d’un front commun. « Front commun ne veut pas dire alliance », a précisé le leader des rouges, ajoutant que tous ceux qui veulent donner un coup de main à son parti sont les bienvenus.