Politique

Le député du MMM Veda Baloomoody a été le seul député de l’opposition à prendre la parole hier. Il a estimé que la décision de mettre l’administration du bureau du DPP sous la tutelle de l’Attorney General constitue une remise en cause de son indépendance.

Le ministre des Affaires étrangères Étienne Sinatambou, qui est intervenu hier soir dans le cadre des débats sur le discours-programme, a justifié la décision du gouvernement de mettre l'administration du budget du bureau du DPP sous la tutelle de l'Attorney General Office. Le ministre se dit en désaccord avec Veda Baloomoody, qui estime que l'indépendance du DPP est en cause. Il a ainsi rappelé que la Constitution n'a pas été amendée pour revoir la responsabilité du DPP. Et d'observer que le rapport Mckay date de 2006. L'actuel leader de l'opposition a été lui-même Premier ministre entre 2003 et 2005, dit-il. « Pourquoi, à cette époque, celui-ci n'avait pas considéré que la gestion du budget du bureau du DPP par l'Attorney General Office était illégale ? Pourquoi ce qui était bon avant 2006 ne l'est plus aujourd'hui ? » demande-t-il, accusant l'opposition d'émettre des critiques pour « marquer des points ».

Lors d’un point de presse tenu à l’Hôtel du gouvernement hier, l’Attorney General (AG) Ravi Yerrigadoo, tout juste rentré au pays, a tenu à s’expliquer sur la décision du Conseil des ministres de transférer le bureau du Directeur des Poursuites Publiques (DPP) sous l’égide de l’Attorney General’s Office, qui a suscité plusieurs réactions depuis vendredi. S’il participera effectivement à une rencontre du Bar Council cet après-midi pour faire la lumière sur les raisons qui ont motivé cette décision gouvernementale, il maintient que « le DPP continuera à jouir de son autonomie en matière de poursuites ».

Le porte-parole du PTr, Arvin Boolell, a dans une déclaration au Mauricien ce matin réclamé la démission des trois ministres dont les noms sont cités par deux étrangers dans un affidavit juré en Cour le 26 février.

Le ministre de l’Agro-industrie, Mahen Seeruttun, a souligné sa volonté de donner au secteur agricole mauricien ses lettres de noblesse. « Il faut que ce secteur améliore sa part de contribution au PIB du pays. En Inde, la part dans le PIB se situe autour de 22 %. Je trouve inacceptable que la part de ce secteur au Produit intérieur brut de Maurice se situe à environ 3 %. Et cela va en diminuant d’année après année », dit-il.

  • Le Senior Chief Executive, actuellement posté au ministère de la Santé, pourrait comparaître devant le tribunal en cours d’après-midi
  • Reprise bientôt de l’audition de l’ex-ministre Kasenally sur les autres dossiers de dilapidation alléguée du patrimoine foncier de l’Éta

Joe Lesjongard et Rafick Sorefan se sont exprimés hier sur les raisons les ayant poussés à démissionner du MMM. Ils dénoncent le fait que « la démocratie est en train de céder la place à la dictature » et regrettent que « l’esprit d’équipe n’y est plus ». Selon eux, le MMM est devenu aujourd’hui « un fan-club autour du leader ». Ils ont toutefois conservé le flou autour de leur avenir politique.
Accompagnés de Jean-Claude Barbier, qui a pour sa part été expulsé du MMM la semaine dernière, les deux démissionnaires ont présenté des excuses aux militants pour ce qu’ils ont « subi lors des dernières élections ». Expliquant leur démarche, ils affirment qu’il y a un « malaise profond » au MMM et n’excluent pas la possibilité que d’autres membres leur emboîtent le pas. Joe Lesjongard a aussi assuré que son colistier du No 14, Alan Ganoo, est « sensible » à sa démarche.
Il ajoute que son départ découle d’une « mouvance » qui a commencé lors des dernières élections. « Nous ne voulons plus subir les conséquences des mauvaises décisions qui nous éloignent des valeurs militantes. » Joe Lesjongard évoque également le manque de solidarité et le fait que « chacun cherche son avantage personnel ». De même, il regrette que certains aient « oublié les valeurs », selon lui. « La démocratie cède la place à la dictature et la lutte contre la corruption n’est plus une priorité », dit-il. Pour lui, le MMM ressemble aujourd’hui à un « fan-club tournant autour de son leader ».
De son côté, Rafick Sorefan a rappelé qu’il a quitté le Parti travailliste pour rejoindre le MMM « parce que le parti avait des valeurs comme la lutte contre la corruption ». Toutefois, ajoute-t-il, « tel n’est plus le cas aujourd’hui ». Pour lui, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase est la réunion de l’exécutif de samedi dernier, où « certains n’avaient pas été appelés ».
Selon lui, le leader « mène le parti à sa perte » et il prévoit que ces démissions auront un « effet boule de neige ». Rafick Sorefan regrette également que Paul Bérenger ne « veuille pas passer le flambeau ». Quant à Jean-Claude Barbier, il a dénoncé la manière dont il a été expulsé du parti. « On a envoyé une lettre à la Speaker pour lui dire que je ne faisais plus partie du MMM… Quelle élégance ! » Le député, qui rappelle avoir passé 40 ans au MMM, estime qu’à ce jour, les raisons de cette suspension ne sont pas encore claires.
Les trois députés ont toutefois entretenu le flou sur leur avenir politique. Ils n’ont ni confirmé ni infirmé une possible adhésion au Mouvman Liberater d’Ivan Collendavelloo ou à un autre parti du gouvernement.

Les informations publiées en primeur par Le Mauricien vendredi dernier et dans Week-End dimanche au sujet des fonds transférés à la société Frydu en Suisse et à Wigam Holding , Nicosie, Chypre ont été confirmées. En début d’après-midi, le ministre Roshi Bhadain a fait état de Rs 100 millions (2 129 688 euros) versées sous forme de commissions à la société Frydu, dont la principale actionnaire n’est nulle autre que Nandanee Soonack, proche de l’ancien Premier ministre, Navin Ramgoolam.

Graduellement, les parlementaires qui font leurs premières armes au sein de l’hémicycle commencent à en maîtriser les rouages pour ajouter du “peps” aux échanges, à l’image du député Rughoobur, deuxième député de la circonscription No 6 (Grand-Baie/Poudre-d’Or), qui n’a pas hésité à rabattre le caquet du “vétéran” Shakeel Mohamed au sujet de l’éthique parlementaire (voir détails plus loin). Mais la séance du Question Time d’hier a été marquée par la griffe d’Ivan Collendavelloo. Certes un habitué de l’Assemblée nationale de par son expérience, c’est néanmoins la première fois qu’il chausse des pointures ministérielles au cours de sa carrière politique.

Répondant aujourd’hui à une interpellation supplémentaire à l’Assemblée nationale, portant sur la construction d’un terrain de foot à Bassin Road et le nom du contracteur, le Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, a commenté : « La situation à la National Development Unit est vraiment pourrie. Elle a des dettes d’un milliard et demi de roupies. »Et d'ajouter que le contracteur, Super Builders Co Ltd, « keeps on getting contracts ; it has been a real mess ».

L''exercice de PNQ du leader de l'opposition a été dominé aujourd'hui par l'annonce du VPM et ministre de l'Énergie et des Utilités publiques Ivan Collendavelloo de l'intention de son ministère de recommander au cabinet que le gouvernement abandonne le projet de centrale à charbon CTPower. « Insofar as my ministry is concerned, it intends to recommend to Cabinet that the government does not go ahead with the project », a déclaré Ivan Collendavelloo.

Joe Lesjongard et Raffick Sooreefan ont soumis leur démission du MMM ce matin au secrétariat du parti, rue La Poudrière. Cette démission intervient après un peu plus d'une semaine après la décision de Jean-Claude Barbier de siéger au Parlement en tant qu'indépendant.

Les membres de l’exécutif de la Mauritius Bar Association se sont réunis hier au sujet de la requête de Me Gavin Glover, demandant une assemblée générale spéciale du Bar Council après la décision du conseil des ministres de transférer le bureau du DPP sous l’égide de l’Attorney General. La séance a été ajournée à mercredi et verra la participation de l’Attorney General, dont les explications sur les raisons du transfert sont attendues.

L’ambassadeur de France, Laurent Garnier, a été reçu ce matin par le commissaire de police suppléant, Mario Nobin, aux Police Headquarters des Casernes centrales. Cette rencontre s’est déroulée très tôt, peu après 8 heures et aura duré un maximum d’un quart d’heure. L’ambassadeur de France aura probablement choisi de rendre une visite de courtoisie au nouveau chef de la police, qui a pris ses fonctions depuis jeudi dernier. C’est ce qu’a confirmé le principal concerné au Mauricien à la mi-journée.

La décision prise vendredi par le Conseil des ministres de ramener le bureau du Directeur des Poursuites Publiques (DPP) sous l’Attorney General’s Office continue à susciter des débats. Après une première réunion tenue durant le week-end pour passer en revue cette décision, le bureau du DPP se réunit une nouvelle fois cet après-midi pour décider de la marche à suivre. Tout le personnel se dit prêt à se lancer dans ce combat pour que l’ODPP préserve son indépendance.

Avec une légère accalmie sur le front de l’opération « Lakaz Lerwa Lion » et les Rs 224 millions du jackpot de River Walk, le Central CID s’est embarqué dans une autre enquête d’envergure, en l’occurrence la State Land Saga et la spéculation sur les Pas Géométriques. Ainsi, l’ancien ministre du Logement et des Terres, Aboo Kasenally, était entendu ce matin de manière formelle par des enquêteurs de la Land Fraud Squad sur sept premiers dossiers compilés et soumis officiellement par le ministère des Terres à des fins d’enquête au criminel. Toutefois, après cette première étape de convocations, le Central CID prévoit de s’attaquer à un morceau crucial avec l’audition Under Warning du Senior Chief Executive Nooorani Oozeer, qui était le chef de Cabinet au ministère des Terres avant d’être muté au ministère de la Santé sous le présent gouvernement.

Le Premier ministre adjoint Xavier-Luc Duval a été chargé par le gouvernement de superviser la rédaction des amendements qui seront apportés à la Local Government Act 2011 à la suite des recommandations faites par un comité ministériel.

C'est une affaire de cœur. Eh oui, la polémique tourne autour d'un recrutement au Cardiac Centre, organisme dont la responsabilité première est de réparer les cœurs malades ou brisés. Et c'est une personne qui lui tient vraiment à cœur que le ministre de la Santé, Anil Gayan, issu du Muvman Liberater, a nommé comme directrice de ce centre sans qu'il n'y ait eu un appel de candidatures préalable pour remplir ce poste.

C'est hier que s'est tenue la première réunion de ce qui est présentée comme celle d'une "direction collégiale" et d'une "intelligence collective" du MMM et qui regroupe le leader, Paul Bérenger, les quatre Deputy leaders, Reza Uteem, Pradeep Jeeha, Arianne Navarre-Marie, Deven Nagalingum, le président Alan Ganoo, le vice-président Rajesh Bhagwan, le secrétaire général Ajay Gunness et le trésorier Adil Ameer Meea. Cette structure, séparée du bureau politique et du comité central, devrait se réunir aussi souvent que la situation l'exige, laissait-on entendre à l'issue de cette réunion qui a duré près que trois heures et dont les délibérations, contrairement à d'autres instances, devraient être plus verrouillées que celles que le MMM a connu jusqu'à ces derniers temps où c'était, comme certains l'ont décrit, un vrai "bazar" où tout ce qui se discutait était rapporté et souvent déformé.

Depuis la fin de la semaine écoulée, le barreau mauricien est en émoi. Et pour cause, une décision du conseil des ministres de vendredi ramenant l'Office of the Director of Public Prosecutons sous l'Attorney General's Office. Devant ce move, Me Gavin Glover a cru nécessaire de réclamer une réunion d'urgence du Bar Council pour permettre aux membres de la profession de passer en revue la situation et de prendre position sur ce développement susceptible d'apporter des changements de nuances dans le paysage du judiciaire.

Le conseil des ministres a approuvé hier deux Memorandum of Understanding  qui seront signés  entre les autorités indiennes et mauriciennes durant la visite officielle de Narendra Modi à Maurice le 12 mars prochain.

Ramalingum Maistry, président du PMSD, a été nommé à la présidence de la Mauritius Ports Authority par le conseil des ministres hier. De son côté, Robert Pallamy présidera le conseil d’administration de la Cargo Handling Corporation.

Le traditionnel dépôt de gerbes sur le Samadhi de Sir Seewoosagur Ramgoolam aux Jardin de Pamplemousses pourrait ne pas figurer au programme officiel du Premier ministre indien Narendra Modi, qui sera l’invité d’honneur du gouvernement à l’occasion de la célébration la fête de l’Indépendance et de la République le 12 mars prochain.

Intervenant lors des débats sur le discours-programme à l’Assemblée nationale jeudi matin, le ministre des Arts et de la Culture Santaram Baboo a plaidé pour une revalorisation de la culture.