Politique

Une Double-Barrelled Private Notice Question (PNQ) a été proposée par le leader de l’opposition, Paul Bérenger, au Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, à l’ouverture de la séance du jour des travaux parlementaires. Actualité oblige, les échanges ont été axés sur les retombées du Brexit pour Maurice et les risques de détérioration des relations bilatérales entre Port-Louis et Londres et également avec Washington compte tenu de l’ultimatum lancé par Maurice à la Grande-Bretagne en vue de fixer une date pour le contrôle effectif de Maurice sur les Chagos ; sur ce dernier point, le chef du gouvernement n’a pas mâché ses mots et a réitéré sa détermination d’aller jusqu’au bout avec le recours à la Cour internationale de Justice de La Haye pour une Advisory Opinion contre la Grande-Bretagne au sujet du démembrement du territoire de la République de Maurice avant l’accession à l’indépendance le 12 mars 1968.

Le VPM Ivan Collendavelloo a lancé un appel à toutes les personnes concernées de ne pas faire d’amalgame entre la politique et le social. Il prononçait un discours à l’occasion de la pose de la première pierre du Tiruvalluvar Social Hall à Camp-Levieux. Le vice-Président de la République Panamasivum Pillay Vyapooree, le député Eddy Boissézon, le maire des Villes Sœurs Ken Fong Suk Koon, la présidente de la commission des affaires culturelles Wendy Delord ont également assisté à la cérémonie.

Tout semble indiquer que cette dernière semaine de juin sera un tournant majeur dans l’affaire des Chagos. Le jeudi 30 expirera l’ultimatum imposé par le Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, aux Anglais en vue d’annoncer la date à laquelle Maurice pourra exercer le contrôle effectif sur l’archipel des Chagos. Mais 24 heures auparavant, les membres de la communauté chagossienne, dont le Groupement Réfugiés Chagos (GRC) mené par Olivier Bancoult, ont rendez-vous avec la justice britannique dans leur lutte pour leur retour dans leurs îles natales. La coïncidence historique a voulu que des deux dates se succèdent en mois de 24 heures pour un différend politico-diplomatique anglo-mauricien de 50 ans.

Le MMM a, par le biais de son leader Paul Bérenger, condamné le communiqué conjoint anglo-américain sur les Chagos diffusé jeudi dernier par le Haut-Commissariat britannique et l’ambassade des États-Unis au lendemain d’une rencontre entre SAJ et deux hauts représentants des gouvernements américain et britannique. « L’affaire Chagos refait surface d’une manière bien négative », a affirmé le leader du MMM.
 

Traverser Curepipe ces jours-ci, c’est un peu comme avoir à emprunter les ruines d’Alep, ville syrienne ravagée par les bombardements. Dans l’agglomération, jadis connue comme la Ville lumière, c’est le chaos généralisé. Avec la CWA, c’est fouilles, refouilles et re-re-fouilles depuis plus d’une année sur les principales artères avec ces crevasses qui apparaissent à la moindre averse, ce qui, reconnaissons-le, est loin d’être une exception dans cette région, avec ce que cela représente comme inconvénients pour tous les usagers, automobilistes, motocyclistes et piétons. Les riverains de la route principale, des avenues Brown-Sequard, Gabriel-Froppier, Frédéric-Bonnefin et Célicourt-Antelme, qui sont des artères très empruntées, en ont vraiment marre de ces travaux d’excavation à n’en plus finir.

Londres et Washington, d’un côté, et Port-Louis, de l’autre, se livrent une guerre de communiqués à l’approche de l’ultimatum du 30 juin sur l’archipel des Chagos. La Grande-Bretagne, qui a été sommée formellement de soumettre une date à laquelle l’archipel des Chagos sera retourné sous le contrôle effectif de Maurice, n’a rien trouvé de mieux que de faire appel au Big Brother américain dans une tentative d’intimidation. Mais la riposte du Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, a été sans appel. L’échéance du 30 juin est réitérée, Maurice étant déterminée à saisir la Cour Internationale de Justice de La Haye pour une Advisory Opinion sur le démembrement unilatéral du territoire de la République avant l’indépendance le 12 mars 1968.

Depuis 1990—soit huit ans après que l’Assemblée législative (devenue ensuite nationale) eut réinscrit l’archipel des Chagos dans la définition du territoire mauricien —, la Grande-Bretagne et son complice, les États-Unis, n’ont cessé de menacer d’une détérioration de leurs relations bilatérales avec Maurice afin de décourager toute démarche tendant à saisir le Comité de la décolonisation et l’assemblée générale des Nations unies du contentieux autour de la souveraineté sur l’archipel. Mais de quoi le superpuissant axe anglo-américain, qui a détaché et qui occupe l’archipel, a-t-il peur devant ces instances internationales ?

Commentant hier, d’une part, l’issue du référendum britannique sur le Brexit et, d’autre part, les derniers développements sur le dossier des Chagos, Paul Bérenger, leader de l’opposition et du MMM, a accusé le gouvernement de sir Anerood Jugnauth d’avoir “péché par imprévoyance” depuis les élections générales. “Gouverner c’est prévoir et c’est prévoir le pire”, devait-il soutenir. Le leader des mauves n’a pas manqué l’occasion de rappeler comment certains au gouvernement ont cru nécessaire de le ridiculiser quand il a choisi d’évoquer l’éventualité d’une sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne (UE) dans sa dernière PNQ adressée au Premier ministre, sir Anerood Jugnauth. Citant, entre autres, la chute conséquente du cours de la livre sterling de même que le grand affolement sur les grandes places boursières, le leader de l’opposition soutient que l’impact du Brexit se fait déjà sentir sur l’économie mondiale. Sur cette question de même que sur les Chagos, il s’étonne du mutisme à ce jour du ministre des Affaires étrangères, Vishnu Lutchmeenaraidoo.

La décision de la Banque de Maurice (BoM) de venir avec de nouveaux billets de banque est “purement pour effacer le combat mené par sir Seewoosagur Ramgoolam pour la liberté”. Selon le leader du Parti travailliste, Navin Ramgoolam, qui tient encore le flambeau du parti, la mémoire de ceux qui ont combattu pour l’indépendance du pays doit être préservée.

Lécourse relargué ! Pour mardi, c’est doublement le cas de le dire puisque les travaux à l’Assemblée nationale renouent avec la tradition des questions et, en ligne de mire du premier député de Beau-Bassin/Petite-Rivière, Rajesh Bhagwan, quelques scandales qui ont secoué le milieu des courses hippiques. Trois questions pour le Premier ministre sur ce sujet. Il commencera par demander à Sir Anerood Jugnauth quand il a reçu le rapport de Peter Scotney et Ben Gunn sur les courses hippiques ; s’il déposera une copie du document sur la table du Parlement ; le montant des honoraires payés aux rédacteurs ; les principales recommandations faites sur la création d’une Mauritius Turf Authority et si une copie de l’ébauche d’un Turf Authority Bill a été proposée et la date à laquelle un tel projet de loi sera présenté à la Chambre. Le député du PTr, Osman Mahomed, a, lui, une question sur ce rapport.

Dans le litige, qui oppose le Directeur des poursuites publiques (DPP), Me Satyajit Boolell, à l’Attorney General et l’État, contestant la décision du Conseil des ministres, datée du 27 février 2015, de placer le bureau du DPP sous la tutelle du bureau de l’Attorney General, l’État et l’AG ont soumis leur défense hier, lors de l’appel de l’affaire devant la Master and Registrar de la Cour suprême. Ils réclament le rejet de la plainte du DPP qui conteste la décision du Conseil des ministres, soutenant qu’elle n’aurait pas été logée dans le délai statutaire de trois mois.

L’Anti-personnel Mines and Cluster Munitions (Prohibition) Bill a été voté hier, en l’absence des députés du MMM et du PTr. Ce projet de loi s’avère nécessaire étant donné que Maurice est signataire de la convention d’Ottawa sur l’interdiction des mines antipersonnel et celle des Nations unies sur les bombes à sous-munitions. Le Premier ministre a souligné que Maurice adhère ainsi aux lois humanitaires internationales et se montre solidaire envers les pays affectés par les mines antipersonnel.

Il n’a fallu que 45 minutes aujourd’hui à l’Assemblée nationale pour que le Supplementary Appropriation (2015) Bill soit adopté. Cela en l’absence de l’opposition parlementaire MMM et PTr, qui a boycotté cette séance, tandis que les députés du Mouvement patriotique et la députée indépendante Danielle Selvon, eux, étaient présents.

Le président du Mouvement Patriotique (MP), Alan Ganoo, qui organisait hier une fête des mères aux Gorges de la Rivière-Noire, dans la circonscription No 14, s’est dit confiant hier que le désaccord avec son colistier Joe Lesjongard sera réglé.

Le leader du MMM, Paul Bérenger, a révélé samedi avoir formellement objecté à la nomination de Navin Beekarry à la tête de l’ICAC lorsqu’il a été officiellement consulté par le Premier ministre à ce sujet en tant que leader de l’opposition. « Je dénonce cette nomination », a-t-il lancé. Paul Bérenger a deux raisons pour soutenir son objection, à savoir la performance passée de Navin Beekarry lors de son premier passage à la tête de l’ICAC et la décision de le nommer pour une durée de cinq ans.

Les plaisanciers de la région de Mont Choisy sont en présence d’un document explicatif sur la nature d’un projet d’Aquaparc, élaboré par Kassy Waters International Company Limited, dont le directeur exécutif est Yashley Jootun. Projet qui, comme indiqué par Week-End il ya deux semaines, a fait l’objet d’une présentation devant la TA en mars dernier, en présence de plusieurs représentants des parties concernées.

La décision du DPP (Directeur des poursuites publiques), Satyajit Boolell, de faire appel au Privy Council sur le jugement de la Cour suprême prononcé en faveur de Pravind Jugnauth est favorablement accueillie par Resistans ek Alternativ. Selon le parti de gauche, faire appel était nécessaire. Par ailleurs, le mouvement souhaite un budget « socialiste pour le pays ».

Au-delà du vote britannique sur le Brexit, Paul Bérenger, leader de l’opposition et du MMM, estime que Maurice devrait se préoccuper de l’après-Cotonou. “Maintenant que le gouvernement s’est réveillé de sa torpeur, le pays doit renouer avec son ambition de pays avant-gardiste du groupe ACP”, dit-il. L’objectif étant d’obtenir des partenaires de l’Union européenne (UE) un meilleur deal que celui des Accords de Partenariat Économique (APE) en vigueur. Le chef de l’opposition révèle par ailleurs avoir objecté à la nomination de Navin Beekarry comme nouveau directeur général de l’Independent Commission against Corruption (ICAC). Il reproche surtout à ce dernier d’avoir, à l’époque, prêté foi aux “accusations gratuites” du dénommé Teeren Appasamy. Celles-ci, selon le leader des mauves, s’inséraient dans le cadre d’une “magouille” concoctée pour l’empêcher d’accéder au poste de Premier ministre en 2003.

La ministre Aurore Perraud est revenue à la charge pour annoncer que la réforme du code pénal tiendra en compte la criminalisation du viol conjugal. Les provisions concernant les crimes commis dans le cas de la découverte d’un flagrant délit d’adultère seront par la même occasion revues. Le Protection from Domestic Violence (Amendment) Bill a été adopté hier en troisième lecture après l’intervention d’Aurore Perraud. Seulement quatre orateurs ont pris part aux débats sur le texte de loi, à savoir Ravi Rutnah, Alan Ganoo, Xavier-Luc Duval et Veda Baloomoody, en présence des parlementaires du MMM, qui étaient absents de l’hémicycle la semaine dernière suite à l’expulsion du leader de l’opposition du Parlement.

Le député du Mouvement Patriotique (MP) n’a pas manqué de saluer « le courage » de ceux ayant œuvré avec détermination pour l'introduction de la première législation contre les violences domestiques, votée en 1997, et qui ont fait face, a-t-il rappelé, aux critiques de ceux qui s'y étaient farouchement opposés. « The promoters of the first bill had to stand firm against deep rooted societal prejudices and confront differents types of archaic arguments. Il serait bien de rendre hommage aux précédents ministres responsables des affaires de la famille “who have pionnered the legislation to protect victims of domestic violence” », a dit Alan Ganoo.

Le ministre responsable de l’organisation du Hadj, Showkutally Soodhun, dans une déclaration au parlement hier a soutenu que l’offre faite par Emirates Airlines est plus avantageuse que celle d’Etihad Airways. À la suite des informations recueillies auprès du CEO d’Air Seychelles/Etihad, il en ressort que cette compagnie aérienne peut offrir au maximum 200 places aux pèlerins mauriciens jusqu’à Jeddah entre le 28 août et le 4 septembre alors que le nombre de pèlerins mauriciens devrait s’élever entre 1 040 et 1 500 cette année.

La présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim, participe aujourd’hui à la cérémonie d’ouverture des Journées européennes du Développement à l’invitation du président de l’Union européenne, Jean-Claude Juncker. Cette année, ces journées s’articuleront autour du thème « Objectifs du Développement durable en action : notre monde, notre dignité, notre futur ». Elles sont organisées par la Commission européenne et regroupent chaque année 5 000 participants, issus de 140 pays et représentant 1 200 organisations.

Des 14 728 personnes arrêtées sous une charge provisoire en 2015 et 2016, seules 9 511 ont été poursuivies. C’est ce qu’a révélé le Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, à l’Assemblée nationale ce matin. Il a aussi annoncé que la loi sera amendée pour introduire « des garde-fous » afin d’éviter les abus. Reza Uteem a, lui, demandé de durcir la loi pour ceux reconnus coupables de fausses dénonciations.

Prématuré ! Ce qualificatif est utilisé d’abord par le Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, pour faire comprendre que le moment n’est nullement approprié pour se pencher sur les répercussions d’un éventuel retrait de la Grande-Bretagne de l’Union européenne (Brexit) car le référendum ne se déroulera que le jeudi 23 juin.