Politique

Les habitants du No 18, qui comprend la ville de Quatre-Bornes et ses alentours, se sont réveillés hier matin encore sous le choc de la démission de Roshi Bhadain. « Nou pas ti kroire ki li ti pour démissionné, parceki politicien kose ene ta, pas faire narien ». Au moins il a eu le courage de le faire, disent ces citoyens de la ville des Fleurs qui le remercient « pou donne nou l’occasion dire ceki Mauriciens pensé ceki gouverman ine faire, mais oussi rôle l’oppositon ».

Ça ressemble à de l’évitement systématique. Après la longue pause entre le 16 mai et le 8 juin sous prétexte qu’il y avait un budget en préparation, revoilà un autre renvoi au 30 juin qui confirme que le gouvernement veut avant tout faire l’impasse sur les séances des questions du mardi. Le prochain rendez-vous est donc fixé à vendredi prochain, avec un agenda des plus dépouillés. Et gageons qu’à l’issue de cette séance, ce sera un autre long renvoi au motif que les services du ministère des Finances seront trop occupés à préparer cette fois le Finance Bill.

« C’est un constat assez triste mais l’accession de Pravind Jugnauth au poste de Premier ministre était effectivement prématurée. » C’est ce qu’a déclaré le leader du PMSD, Xavier-Luc Duval, hier lors de sa conférence de presse hebdomadaire, à Port-Louis. Il commentait le jugement dans l’affaire MedPoint permettant au DPP de faire appel au Privy Council pour contester l’acquittement de Pravind Jugnauth. Il a tenu à « féliciter le judiciaire pour son impartialité ». L’ancien Premier ministre adjoint s’est dans ce contexte réjoui que le PMSD ait démissionné du gouvernement pour s’opposer à la « mainmise sur les prérogatives du DPP ». Le leader de l’opposition est aussi revenu sur les PNQ dans le cadre des débats budgétaires, estimant qu’elles « ont apporté leurs lots d’informations et de mensonges ». 

  • L’Union européenne, dont la France et l’Allemagne, le Canada et la Chine parmi les 65 abstentions lors du vote d’hier à New York-
  • SAJ : « No amount of monetary compensation and no agreement to that effect can override these general principles of peremptory international law, not the least the right of self-determination »

Maurice a réalisé, hier, à l’assemblée générale des Nations unies, un coup diplomatique sur les Chagos avec la Request for Advisory Opinion de la Cour Internationale de Justice contre la Grande-Bretagne. Au terme d’un vote pris lors de cette séance plénière consacrée à la résolution de Maurice à cet item (item 87), une majorité de 94 États membres ont soutenu la motion de Maurice dénonçant le démembrement unilatéral de son territoire avant l’accession à l’indépendance le 12 mars 1968. Londres, qui objectait formellement à cette démarche de Maurice aux Nations unies, a dû se contenter de 15 votes, dont ceux des États-Unis, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, du Japon et des Maldives. La Grande-Bretagne, qui est en instance de divorce avec Bruxelles, n’a pas bénéficié du soutien de l’Union européenne, qui s’est abstenue lors du vote. Parmi les abstentions, l’on retrouve la France, l’Allemagne, le Canada et également la République populaire de Chine. Après l’intervention du Minister Mentor et ancien Premier ministre sir Anerood Jugnauth, les représentants d’une trentaine de pays sont intervenus dans le débat pour s’exprimer avec le représentant permanent de l’Inde aux Nations unies, Sted Akbarruddin, affirmant que New Delhi votera en faveur de la Draft Resolution « as part his country’s ceaseless efforts to put an end to colonialism ». La Grande-Bretagne et les États-Unis ont justifié leur opposition en avançant que l’affaire des Chagos relève des relations bilatérales ne nécessitant pas de recours à la Cour internationale de Justice.

Pour Paul Bérenger, en dépit d’une amélioration de l’économie mondiale et de l’aide généreuse de l’Inde, le budget 2017-2018 n’apportera pas de croissance. Malgré « les chiffres et les faits » avancés, dit-il, il n’y a pas de plan relance économique viable dans la durée. Revenant sur les prévisions de la croissance dans le budget 2016-2017, il a fait ressortir que le chiffre de 4,1 % avait été avancé, avant d’être ramené à 3,9 %. Même là, selon lui, le chiffre réel est encore plus bas. « Pour le présent budget, on prévoit un GDP Growth de 4.1 %, qui risque à nouveau de ne pas être atteint ».

Lors de son intervention parlementaire sur le Budget 2017/2018, hier, Nando Bodha a indiqué que les consultants de Singapore Corporation Enterprise Ltd étudieront les offres des firmes indiennes Larsen & Toubron et Afcons concernant le métro express. D’ici trois semaines, a-t-il ajouté, le contrat sera alloué à l’un d’eux. « Tout se fera dans la transparence et le public connaîtra le coût exact de cet ambitieux projet », a avancé le ministre.

Après l’intervention du ministre des Arts et de la Culture, Pradeep Roopun, à l’Assemblée nationale jeudi, les artistes se disent satisfaits de la stratégie annoncée. Toutefois, ils souhaitent que cela se traduise dans le concret et que le ministre trouve les moyens de « surmonter la résistance au changement » à l’intérieur même de son ministère. Ils souhaitent également voir bientôt les amendements à la Copyright Act inscrits à l’agenda de l’Assemblée nationale.

Le président de la Planters Reform Association (PRA), Salil Roy, estime que le Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth, a raté une belle occasion de remettre l’industrie cannière sur les rails. « Le ministre n’a pas montré comment il compte stopper l’abandon des terres par les planteurs, qui s’accentue. Je le redis, nou pa pe tal lamin, nous voulions des mesures de discrimination positive pour que nous puissions continuer à cultiver la canne », dit-il.

L'élection d'un nouveau maire à la municipalité de Quatre-Bornes aura lieu le 28 juin. C'est ce qu'a annoncé le maire sortant, Atmaram Sonoo, vendredi dernier lors du conseil municipal. Il a auparavant animé une conférence de presse pour évoquer son bilan à la tête de la Ville des Fleurs.

Le Committee of Supply du Budget 2017/18, dirigé par le Premier ministre, Pravind Jugnauth, et qui démarre cet après-midi à l’Assemblée nationale, devrait être marqué par des interventions du député Roshi Bhadain pour démontrer les échecs, les failles et lacunes du gouvernement. Toutefois, les députés chevronnés de l’opposition – dont Paul Bérenger, Rajesh Bhagwan, Veda Baloomoody, Shakeel Mohamed et Alan Ganoo, sans compter le leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval – se préparent déjà à acculer les ministres sur les dépenses budgétaires prévues pour le prochain exercice financier ou encore leur bilan au sein du gouvernement. Dès l’entrée en matière, il faudra s’attendre à un feu d’artifice avec le budget consacré à la présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim, et ce en raison de l’Alvaro Sobrinho/State House Connection et des missions à l’étranger. Cet examen en comité du budget pourra difficilement reléguer au second plan les préoccupations au sein des états-majors des différentes formations politiques. Dans la conjoncture demeure la quasi-certitude selon laquelle l’ancien ministre des Services financiers du gouvernement de l'Alliance Lepep démissionnera de l’Assemblée nationale en cette fin de semaine « pour provoquer une élection partielle à Belle-Rose/Quatre-Bornes (No 18) d’ici février 2018 au cas où le gouvernement opterait pour une campagne marathon ».
À 48 heures de la fin de l’examen en comité des Budgetary Estimates 2017/18, coïncidant avec l’échéance de la démission du leader du Reform Party de l’Assemblée nationale, les premières manœuvres politiques sont en vue sur le terrain pour cette partielle, qui aura la valeur d’un test intervenant littéralement à mi-mandat. En attendant que la Speaker de l’Assemblée nationale, Maya Hanoomanjee, soit en présence de la lettre de démission de Roshi Bhadain, les leaders des partis politiques procèdent déjà à des consultations tous azimuts en vue de déterminer la stratégie « la plus optimale » pour traverser cette épreuve électorale.
Dans le camp du gouvernement, la thèse selon laquelle le MSM « pourrait ne pas être de la course » pour contester un siège, qui était le sien jusqu’au 23 janvier dernier, est considérée comme un “Kite Flyer”. D’aucuns affirment que le moment venu, l’alliance MSM/Muvman Liberater n’aura d’autre choix que de s’aligner au départ lors du Nomination Day à Belle-Rose/Quatre-Bornes.

La démission de Roshi Bhadain comme député de la circonscription de Belle-Rose/Quatre-Bornes (N° 18) étant une quasi-certitude, le Mouvement patriotique prendra « une décision collégiale » quant à sa participation ou pas à l’élection partielle qui s’annonce. C’est ce qu’a affirmé le leader du MP, Alan Ganoo, samedi au quartier général de son parti à St-Jean, Quatre-Bornes.

La dernière Private Notice Question (PNQ) du leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, pour la série budgétaire, portant sur les compensations de Rs 4,5 milliards au groupe Bhunjun dans l’affaire Betamax, a fait flamber l’atmosphère au sein de l’hémicycle à la mi-journée. Le ton est monté d’un cran entre XLD et l’Attorney General, Ravi Yerrigadoo. D’emblée, ce dernier devait mettre en garde le leader de l’opposition contre toute infraction aux dispositions de l’Official Secrets Act en révélant sous l’immunité parlementaire des détails des discussions au sein du gouvernement. L’Attorney General s’est gardé de confirmer des détails sur des prises de position du Solicitor General, Me Dhiren Dabee, au sujet de la rupture du contrat de Betamax en janvier 2015.

Le leader du MMM, Paul Bérenger, a déploré samedi le fait que le Premier ministre ait maintenu le flou autour de la publication éventuelle de l'accord conclu sur la sécurité maritime lors de sa visite officielle en Inde. Paul Bérenger, qui se référait à la PNQ de vendredi du leader de l'opposition, Xavier-Luc Duval, estime « malsain » que Pravind Jugnauth « n'ait pas donné de réponse claire et nette » concernant la publication de cet accord. « Sa réponse à la PNQ a causé encore plus d'inquiétudes et de doutes », estime Paul Bérenger, qui demande donc que le rapport soit rendu public, de même que le « Project Plan » aussitôt que les Indiens seront prêts avec les détails de ce dernier document.

C’est un état des lieux fort sombre que Franco Quirin a dressé sur la situation du sport. Lors de son intervention, il a ainsi évoqué la « situation confuse » dans laquelle se trouve le judo et l’échec du caretaker committee qui avait été institué, la situation d’une sélection de football qu’il considère à la dérive, l’Académie de football qui demeure à son avis « un projet fictif » et le manque de considération à l’égard des sélections de beach handball qui préparent la Coupe du Monde -17 ans.

Le député du MMM, Reza Uteem, a demandé hier au Premier ministre si, dans certains cas, à l'instar d'Alvaro Sobrinho et ses proches – qui ont eu accès en 21 occasions au VIP Lounges de l’aéroport –, on procède aux vérifications nécessaires ou si l’accès est approuvé sans discussions. Pravind Jugnauth a indiqué que c’est au secrétaire du Cabinet d’approuver, et ce sur la base de critères précis, mais que, « vu l’expérience du passé, nous sommes en train de revoir cette procédure », et ce dans le but « d’assurer plus de contrôle sur leur utilisation, mais aussi d’assurer la prévention de toute mauvaise utilisation ou abus de ces facilités ».

Le gouvernement le maintient. Pas un sou n’a été payé pour l’homme d’affaires Alvaro Sobrinho lorsqu’il a voyagé dans une berline en Europe l’an dernier, soutient Étienne Sinatambou, ministre de la Sécurité sociale et porte-parole du gouvernement, lors de la conférence de presse hebdomadaire samedi matin.

La présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim, est de nouveau emportée dans la spirale des scandales avec l’Alvaro Sobrinho’s State House Connection. Le dernier épisode en date révélé publiquement porte sur une embarrassante facture de location de limousine de la marque Mercedes Classe S de Rs 522 500 (13 060 euros), qui est restée impayée depuis décembre de l’année dernière. La State House, qui a émis un communiqué officiel, hier, confirme que la note émise par Birbin Limousines en France depuis le 31 décembre n’a pas encore été payée.

Il semble avoir pris sa décision. C’est du moins l’impression qu’il a laissée à l’occasion de son intervention sur le budget dans la soirée du vendredi 16 juin. Roshi Bhadain démissionnera de son siège de deuxième député de Belle Rose/Quatre-Bornes à la fin de la semaine prochaine, à l’issue de l’examen du détail des dotations budgétaires.

Avec la fin de l’examen des dotations budgétaires 2017/28 au niveau du Committee of Supply, intervenant jeudi à l’Assemblée nationale, il faudra s’attendre à voir le député et leader du Reform Party, Roshi Bhadain, soumettre sa démission à la Speaker, Maya Hanoomanjee.

La démission du député et leader du Reform Party, Roshi Bhadain, annoncée pour la semaine prochaine, est prise très au sérieux par le Mouvement Patriotique. Celle-ci a même été commentée en premier, lors de la conférence de presse hebdomadaire du parti, hier après-midi. En effet, selon Alan Ganoo, président du Mouvement Patriotique, Roshi Bhadain démissionnera et provoquera ainsi une élection partielle au N°18.

La 88e réunion plénière de la présente assemblée générale des Nations unies, jeudi, constitue un événement historique dans la lutte de Maurice pour sa souveraineté territoriale sur les Chagos. Lors de cette séance de travail, qui se déroulera dans le General Assembly Hall du QG de l’ONU à partir de 10h (heure de New York), l’item 87 avec la Draft Resolution portant numéro de code A/71/L. 73 au nom de Maurice sera débattu et passé au vote. À la fin de la semaine, la délégation de Maurice, dirigée par le Mentor Minister et ancien Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, qui est déjà sur place, est en présence d’un premier développement diplomatique d’envergure.

Paul Bérenger, leader du MMM, critique les réponses qu’il juge ambiguës du Premier ministre Pravind Jugnauth à la PNQ du leader de l’opposition, Xavier Duval sur Agaléga. Des réponses susceptibles, selon lui, de susciter encore plus “d’inquiétudes” et de “doutes” dans la tête des gens.

  • L’ancien ministre des Services financiers : « It is time to give the people of Belle-Rose/Quatre-Bornes their right to vote. It’s time for this abusive government to go »
  •       Le leader du Reform Party : « The Prime Minister is putting in jeopardy the soundness of the whole system. How is the huge massive debt going to be repaid »

L’ancien ministre des Services financiers et leader du Reform Party, Roshi Bhadain, a tenu parole. Intervenant lors des débats sur le budget, hier soir, il a confirmé que sa démission en tant que membre de l’Assemblée nationale interviendra la semaine prochaine, après l’étape du Committee of Supply des Budgetary Estimates.

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Stephan Toussaint, a plaidé pour un élan de patriotisme pour la réussite des Jeux des îles de 2019. « Nous devons tous travailler de concert pour la réussite de cet événement. Au niveau de la préparation, la machinerie est déjà en place », a-t-il souligné lors de son intervention parlementaire hier soir. Dans ce contexte, il a fait mention de « bonnes nouvelles », concernant la possibilité que certaines compétitions se déroulent à Rodrigues, selon le vœu exprimé par les députés Francisco François et Buisson Léopold.