Politique

Après trois semaines de vacances en Angleterre, le leader de l’opposition a, hier, animé la conférence de presse du PMSD dont l’un des principaux thèmes a été la conduite du député Kalyan Tarolah au Parlement. Choqué, le PMSD en appelle à la démission du Parliamentary Private Secretary (PPS) de la circonscription No 10 et, parallèlement, à celle des autres députés et ministres de l’alliance Lepep, dont Ravi Rutnah, Showkutally Soodhun et Sudhir Seesungkur. Une demande motivée par les agissements des membres du gouvernement qui provoquent un “trop plein” dans la population, estime Xavier Duval. Selon lui, “il y a aujourd’hui un profond sentiment de dégoût dans la population face à un gouvernement de tous les vices.” Pour se tenir à l’écart de ces conduites réphréhensibles, les Bleus plaident pour une loi sur la moralisation de la vie politique, misant, en attendant, sur l’institution d’un comité d’éthique au sein du PMSD.

Les 60 km/h de l’aberration
Les autorités ne savent plus quoi faire pour limiter le nombre de morts sur nos routes. Ils inventent alors toutes sortes d’inepties, comme une limitation de vitesse qui heurte le bon sens et la logique. Comme sur la route Wooton/Quartier Militaire. Si c’est vrai qu’après le rond-point il y a quelques unités industrielles qui imposent un prudent 60 km/h, la même limitation se poursuit jusqu’à Quartier Militaire sur des tronçons qui ne sont même pas habités. Est-ce qu’il y a un vrai travail scientifique sur les limitations de vitesse ? Si, oui, pourquoi changent-ils tous les matins ? Est-ce qu’ils sont appliqués en prenant en considération le caractère accidentogène de certaines localités ? Ce sont autant de questions que se posent ceux qui utilisent cette voie. En espérant avoir une réponse sur la suppression du 80 km/h pour le remplacer par un 60 km/h sur un si long tracé.

Rezistans ek Alternativ a donné le coup d'envoi de sa campagne  pour l’élection partielle dans la circonscription de Belle-Rose/Quatre-Bornes (No 18). Son candidat, Kugan Parapen, a plaidé pour un changement radical de système politico-économique. Il a pris pour cible « l’élite économique », l’ultime responsable de la « pourriture dans laquelle se vautre le pays », dit-il.

Des boulets rouges pour des VVIPs du GM
La conjonction des enquêtes allant de l’opération Dhobi de Klas aux accusations du leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, contre le vice-Premier ministre et ministre du Logement, Showkutally Soodhun, en passant par les allégations de messages électroniques indécents attribués au Private Parliamentary Secretary Kalyan Tarolah, fait que des VVIPs de la majorité principalement ont des démêlés avec les autorités. Last but no Least, un mandat d’arrêt a été émis contre l’époux de la PPS Roubina Jadoo-Jaunbocus, dans l’agression du député du MMM Reza Uteem, le 10 juin 2015. De véritables boulets rouges pour ces VVIPs proches du gouvernement.

Le Premier ministre, Pravind Jugnauth, a réitéré que ce soit dans l’affaire BET365 ou encore le cas contre des journalistes de L’Express, que les autorités mèneront leur enquête en toute indépendance. « Ena lanket ki pe fer. L’ICAC pe fer son lanket. CCID pe fer enn lot lanket. Mo less lanket fer en toute indepandans », devait-il s’appesantir en réponse aux questions de la presse. Il a soutenu que « tou dimounn egal divan la lwa ».

Navin Ramgoolam s’est prononcé hier pour une enquête approfondie sur l’affaire BET365, qui a vu la démission de Ravi Yerrigadoo comme Attorney General. Selon le leader du PTr, cette enquête devrait être menée par une personnalité comme un ex-juge à travers un Fact Finding Committee. Il a toutefois affirmé ne pas être en faveur d’une commission d’enquête.

Les plus anciennes et les “mentors” au sein de la Commission femmes du MMM ont fait de la place le week-end dernier à une nouvelle équipe dirigeante. En effet, la majorité des onze élues samedi dernier lors du renouvellement du comité exécutif sont issues de la Jeunesse militante.

La Commission légale du PMSD, composée des avocats du parti, a tenu à réagir après les récents événements, où le directeur des publications de La Sentinelle et deux journalistes ont dû se présenter au CCID pour un interrogatoire under warning. Le porte-parole, Me Kushal Lobine, a dénoncé le modus operandi de la police, « qui menace l’État de droit » et crie à une campagne d’intimidation du gouvernement et de la police « ki pe rod diviz lapres pou balie skandal okel zot pe fer fas ».

Le Premier ministre, Pravind Jugnauth, rentre au pays aujourd'hui après s'être adressé à l'Assemblée générale des Nations Unies jeudi dernier. Il participera dès demain matin à l'ouverture de la conférence consacrée aux « Harm Reduction and drug policies » au Palms Hotel, à Quatre-Bornes. Dans l'après-midi, il procédera au lancement du programme « Sports for All » à l'école Madho Gopaul, à La Caverne, Vacoas. Enfin, dans l'après-midi de jeudi, il procédera à la pose de la première pierre du Metro Express Depot à Richelieu.

Une fois encore, ce ne sont pas pour les bonnes raisons que Ravi Rutnah s’est fait remarquer. Le député du Muvman Liberater a en effet été au cœur d’une forte polémique qui a enflé dans les médias, sur les réseaux sociaux et dans l’opinion publique pour s’en être pris aux journalistes et à une en particulier, qui l’aurait décrit comme un aboyeur de service.  « Sa femel-la, li’nn deza guet so figir ? Li’nn deza guet limem divan enn miroir ? Eski li vo pou enn femel lisien limem ? » a-t-il lancé, fustigeant les attaques personnelles dont il serait victime de la part d’une journaliste. Week-End fait le point sur cet acte de misogynie ordinaire.

Le président du Mouvement patriotique, Alan Ganoo, a qualifié les événements de cette semaine, l’affaire Yerrigadoo et celle de Rutna, de « jamais vu ». Karuna Munbodh, de l’aile féminine du MP, juge, elle, que les propos de Ravi Rutna sont dégradants pour « celles qui représentent 52% de la population ». Elle réclame, ni plus ni moins la démission immédiate de ce dernier.

Un parfum de campagne électorale flotte du côté des militants de Rezistans ek Alternativ (ReA). Dans sa conférence de presse hebdomadaire, le parti éco-socialiste a dénoncé, une fois de plus, les partis politiques mainstream tout en réaffirmant sa position pro-écologique.

Le gouvernement, qui a dépêché le ministre du Tourisme, Anil Gayan, et Manish Gobin, le nouvel Attorney General, pour animer sa conférence hebdomadaire d’hier matin, souhaitait communiquer principalement sur l’intervention du Premier ministre, Pravind Jugnauth, aux Nations unies et sur le jugement de la Cour sur le litige opposant les Rujubali à l’Etat. Avec la tournure des événements dans l’affaire BET 365 où dans un premier temps l’ancien Attorney General Ravi Yerrigadoo a dû démissionner après avoir fait l’objet d’allégations graves, dont celle d’avoir émis un laissez-passer en faveur d’Abdool Hussein Rahim, l’on s’attendait à ce que le gouvernement commente ce revirement de situation ! Mais en répondant à une question de Week-End à ce sujet, Anil Gayan a opté pour une tirade contre la presse !

Pour le PMSD, il n’y a pas à sortir de là. De ses propres aveux, l’ex-Attorney General a indiqué qu’il avait signé la lettre de caution en faveur de Husein Abdool Rahim et qu’il ne faut pas l’oublier. « Dans toute cette cacophonie, les questions demeurent les mêmes : Ravi Yerrigadoo est-il impliqué dans un betting scam ? Ou a-t-il aidé un better à faire un betting scam ? » demande le secrétaire général des Bleus, Mamade Khodabaccus. Et par-dessus tout le déballage en cours, d’autres protagonistes sont entrés en jeu, note-t-il, évoquant d’autres interrogations, dont celle entourant le rôle qu’aurait joué Roshi Bhadain dans toute cette affaire. Le PMSD, qui prévoit d’autres rebondissements dans cette affaire, se demande également quelle sera la démarche du Premier ministre à son retour des États-Unis face à ce scandale. Le parti réclame ainsi « une enquête approfondie et sérieuse », pas « menti menti », comme dans le cas de Soodhun et les menaces de mort proférées à l’encontre du leader des Bleus.

Paul Bérenger, leader du MMM avoue que dès le départ, le dénommé Hussein Abdool Rahim ne lui inspirait pas confiance. Il estime néanmoins important de différencier l’affaire de la lettre de ‘formal clearance’ signée par l’Attorney General démissionnaire Ravi Yerrigadoo des autres affaires dans lesquelles l’escroc présumé est impliqué, dont celle de sextorsion. Sur la base de la séquence des événements, le chef de file des mauves conclut qu’il n’y a pas eu de complot, comme le prétend dorénavant le dénommé Rahim. “Il est facile de deviner pourquoi ce dénonciateur a fait volte-face”, dit-il.

En mission officielle à New York pour l’assemblée générale des Nations unies, le Premier ministre, Pravind Jugnuath est tenu informé des développements de la Yerrigadoo saga. Il serait en présence d’updates réguliers de cette enquête avec le principal dénonciateur, Mohamad Husein Abdool Rahim accusant Roshi Bhadain d’être derrière un complot contre l’ancien Attorney General, Ravi Yerrigadoo et, par extension, contre le gouvernement. Par ailleurs, pour sa première interventioin en tant que PM à la tribune des Nations unies, Pravind Jugnuath a proposé aux États-Unis un bail à long terme pour la base militaire de Diego-Garcia dans le cadre de l’exercice de la souveraineté de Maurice sur l’archipel des Chagos.

  • À partir du Nomination Day du 4 novembre, les décibels politiques se feront entendre
  •      Les états-majors – du MMM au PMSD en passant par le PTr – misent sur la proximité avec l’électorat de Belle-Rose/Quatre-Bornes

Dans 12 semaines, l’électorat de Belle-Rose/Quatre-Bornes (No 18) fera son choix quant à celui qui accédera au strapontin laissé vacant à l’Assemblée nationale par la démission de Roshi Bhadain. Avec la publication du “Writ” pour la partielle, le No 18 affiche des couleurs en attendant de pouvoir faire monter les décibels. Des spécialistes de campagnes électorales s’accordent à dire que « tapaz eleksyon pu kumanse avek Nomination Day e pa avan ».  Actuellement, la consigne de campagne au ralenti s’explique par les séances de prières pour le Durga Pooja, et rares sont les candidats qui oseront déroger à cette règle. Toutefois, graduellement, les partis politiques prennent leur quartier avec les premières banderoles installées sur la voie publique, dont celles du PMSD et du MMM, affichant un « Tous ensemble avec Nita Juddoo ».

Le Premier ministre, Pravind Jugnauth, qui est intervenu hier soir pour la première fois à la tribune des Nations Unies, a adressé ses plus vifs remerciements aux États membres pour leur soutien aux efforts de Maurice en vue de compléter le processus de décolonisation du pays en exerçant son droit de souveraineté sur les Chagos.

C’est au Mohall Hall de Grand-Bois que les membres de la régionale du MSM s’étaient donné rendez-vous pour marquer l'événement de la nomination de leur député en tant qju'Attorney General. « D’habitude, cet endroit est réservé aux grands événements comme les congrès », disent-ils.

Rezistans ek Alternativ a répondu aux 14 questions posées par SAJ et l’État, qui demandaient plus d’éclaircissements sur sa plainte constitutionnelle pour contester la passation de pouvoirs entre sir Anerood Jugnauth et Pravind Jugnauth au poste de Premier ministre.

À la rentrée parlementaire, le MMM consolidera sa présence au parlement avec l’arrivée de Danielle Selvon, qui siégeait comme indépendante depuis sa démission du MSM. L’adhésion de cette dernière ainsi que celle de Sheila Bunwaree ont été validées par le bureau politique du MMM hier après-midi.

« Il a été l’un des pires Attorney General que Maurice a connu », a estimé le leader du Parti travailliste, Navin Ramgoolam, en parlant de Ravi Yerrigadoo, lundi après-midi. Déclaration faite après une cérémonie de dépôt de gerbes au Samadhi de sir Seewoosagur Ramgoolam, au Jardin botanique de Pamplemousses.

L’Alliance MSM-ML continue à entretenir le suspense sur sa participation ou non à l’élection partielle prévue dans la circonscription No 18 le 17 décembre prochain. Au lendemain de la publication du Writ électoral annonçant la date de l’élection et celle du dépôt de candidature prévu le 4 novembre prochain, le porte-parole de l’alliance gouvernementale, Etienne Sinatambou, a de nouveau affirmé que le gouvernement fera connaître sa décision « en temps et lieu ».

La double enquête initiée par l'Independent Commission Against Corruption (ICAC) et le Central CID dans le sillage de l'opération Dhobi de Klas avec des cas allégués de blanchiment de fonds, devra connaître des développements majeurs au cours de cette semaine. Du côté de l'ICAC, l'examen des détails de l'affidavit et des Exhibits se poursuit avec notamment un autre manuscrit soumis formellement à des fins d'enquête, le Whistleblower Mohamad Hussein Abdool Rahim devant probablement être entendu de nouveau dès la mi-journée. Du côté du Central CID, les hommes de l'assistant commissaire de police Devanand Reekoye devront décider du Timing d'une éventuelle convocation d'Abdool Rahim pour répondre à la série d'accusations d'escroquerie logées contre lui par ses anciens partenaires de gym à Le Suffren en fin de semaine dernière.