Politique

Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, qui est rentré hier après-midi d’une visite officielle au Botswana, s’est entretenu à la mi-journée en tête-à-tête avec le Père Jocelyn Grégoire, président de la Fédération des Créoles de Maurice (FCM). Cette rencontre s’est déroulée au Prime Minister’s Office (PMO) à la demande du président de la FCM, avec pour principaux dossiers à l’agenda des échanges l’Equal Opportunities Acrt, la réforme électorale, la situation des éleveurs de porcs et des pêcheurs.

Intervenant hier au Centre social Marie Reine de la Paix lors d’une rencontre avec la presse, Jack Bizlall a vivement contesté la décision du Premier ministre Navin Ramgoolam de nommer le leader du PMSD Xavier-Luc Duval au ministère des Finances, après la démission de six ministres MSM. Exemples concrets à l’appui, le syndicaliste a également dénoncé le « dysfonctionnement » de certaines institutions à Maurice et lancé une mise en garde contre une explosion sociale comme en Angleterre.

Sur l’échiquier politique, les prochaines 24 heures s’annoncent sous haute tension avec le retour du Premier ministre Navin Ramgoolam d’une visite officielle au Botswana et la première rencontre au Caudan entre les leaders du MMM et du MSM, Paul Bérenger et Pravind Jugnauth au sujet de la réforme électorale. Sont aussi programmés au QG de l’Independent Commission Against Corruption deux jours d’interrogatoire « under warning » de l’ancienne ministre de la Santé Maya Hanoomanjee dans une tentative de conclure ce volet de l’enquête sur le « scandale du siècle » avec le rachat de la clinique MedPoint au coût de Rs 144,7 millions. Un autre aspect extrêmement délicat de cette affaire, l’audition de Zouberr Joomaye, l’intermédiaire entre le leader de l’opposition et l’ex-ministre de l’Industrie Showkutally Soodhun, devra être abordé dans les prochains jours.

Le Premier ministre en visite au Botswana depuis hier sera de retour au pays demain, a appris Le Mauricien de sources officielles. Navin Ramgoolam a participé hier soir à un banquet offert en son honneur par le président botswanais Ian Khama. Il a assisté ce matin à la cérémonie d’ouverture d’un institut de sciences sanitaires.

Avec la cassure de l’Alliance de l’Avenir et le renvoi du MSM du gouvernement à peine 15 mois après les dernières élections générales, le front de l’opposition se mobilise pour pousser à terme le gouvernement dans ses derniers retranchements. 

L’ancien ministre de l’Intégration Sociale et de l’Economic Empowerment a rencontré les employés de la National Empowerment Foundation et de la National Economic and Social Council au siège de la première institution nommée dans la capitale pour faire ses adieux. Laissant ainsi la place au ministre fraîchement nommé, Suren Dayal.

Le Premier ministre qui intervenait hier au Mahatma Gandhi Institute, moins d’une heure après la conférence de presse du MSM, a qualifié le parti Soleil de feu de paille : « Flash in the pan. » Le PM a par la même occasion rappelé que Jim Seetaram, le nouveau ministre de l’Entreprise, du Commerce et de la Protection des Consommateurs, a été élu sous la bannière de l’Alliance de l’Avenir et souligne qu’il a laissé la porte ouverte à l’entrée éventuelle d’une femme à son cabinet dès son retour du Botswana.

Aucun souci à faire pour ma majorité, a lancé le Premier ministre Navin Ramgoolam, au moment de quitter la State House hier à l’issue de la cérémonie de prestation de serment des quatre nouveaux ministres. Il a fait comprendre qu’il y aura de nouveaux développements à son retour du Botswana concernant les deux postes ministériels encore vacants. Aux journalistes qui faisaient des remarques sur la présence de Jim Seetaram parmi les quatre nouveaux ministres lors d’une séance photo avec ces derniers, Navin Ramgoolam a lancé une boutade pour dire : « Ena encore dé derrière ».

Avec la cassure de l’Alliance de l’Avenir consommée, le leader du MSM cible un « very senior minister » du Parti travailliste dans le scandale du siècle du rachat de la clinique MedPoint au coût de Rs 144,7 millions. Pravind Jugnauth s’interroge aussi sur l’impasse pratiquée par l’Independent Commission Against Corruption quant à la responsabilité de l’ancien ministre de la Santé Rajesh Jeetah dans l’étape initiale du projet de National Geriatric Hospital. Si au Mauricien, l’ancien VPM et ministre des Finances confirme une rencontre en tête à tête avec le leader de l’opposition Paul Bérenger cette semaine sur le dossier de réforme électorale, il s’est montré extrêmement acerbe et critique à l’encontre du Premier ministre Navin Ramgoolam pour sa « lenteur chronique » dans le processus de prise de décisions.

La nomination du leader du Parti mauricien social démocrate aux fonctions de ministre des Finances constitue une première dans les annales gouvernementales car jamais depuis l’indépendance un ministre issu du PMSD n’avait accédé à de telles fonctions.

Le leader de l’opposition, qui veut « laisser le temps faire son travail » concernant toute éventuelle alliance avec le MSM dans la conjoncture politique, a mis en exergue le rôle clé assumé par sir Anerood Jugnauth – alors député de l’Independent Forward Bloc (IFB) – à la conférence constitutionnelle à Lancaster House en Grande-Bretagne en 1965. C’était lors d’une cérémonie organisée hier après-midi par le Vitho Centre à La Louise (Quatre-Bornes) pour honorer la mémoire de l’ancien ministre Gunnoo Gungaram, ex-dirigeant de l’IFB et lutteur politique de l’indépendance. Cette association socioculturelle projette de dévoiler prochainement son buste sur son lieu de naissance à Cascavelle.

Le haut-commissaire indien à Maurice a été promu au rang de Foreign Secretary (Ouest) au ministère indien des Affaires étrangères à Delhi.

Depuis quelques jours, la Suisse est représentée à Maurice par un nouveau consul général honoraire. Il s'agit de Adrien Wehrli, un banquier reconverti dans les affaires, naturalisé mauricien et bien connu dans les milieux sportifs.

Quand la politique se mêle des nominations, la notion de "nou bann" reprend le dessus quid de la méritocratie. Des syndicalistes de la fonction publique affirment vouloir voir les choses évoluer et être moins politisées.

Ça bouge dans tous les sens depuis le cataclysme qui a frappé la majorité gouvernementale bleu-blanc-rouge le mardi 26 juillet. L'Alliance de l'avenir a vu son avenir brisé à brève échéance, à peine 15 mois après les élections générales du 5 mai 2010. Après une mort clinique, et avant même le constat de décès définitif fait hier, de nouvelles portes étaient ouvertes et de nouveaux ponts construits.

A la faveur des développements politiques de ces derniers temps, c'est la grande sérénité dans le camp du MMM. "Nous sommes très cool!", affirme le leader de ce parti de l'Opposition parlementaire, Paul Bérenger. Alors que, selon lui, le tandem Ptr/PMSD au gouvernement est "largement minoritaire dans le pays", le MMM se retrouve, d'après M. Bérenger,"bien lao 50%". 

Également au rendez-vous politique de ce dimanche, une sortie de Paul Bérenger cet après-midi à 15 heures, à Cascavelle, pour le dévoilement d'un buste de Gunnoo Gangaram, un ancien député de l'Independent Forward Block, cérémonie à laquelle ont aussi été conviés le Premier ministre, les ministres Anil Baichoo et Sheila Bappoo de même que Pravind Jugnauth.

 

 

Ça bouge dans tous les sens depuis le cataclysme qui a frappé la majorité gouvernementale bleu-blanc-rouge le mardi 26 juillet. L'Alliance de l'avenir a vu son avenir brisé à brève échéance, à peine 15 mois après les élections générales du 5 mai 2010. Après une mort clinique, et avant même le constat de décès définitif fait hier, de nouvelles portes étaient ouvertes et de nouveaux ponts construits.

 

 

Avec la tournure des événements, il semblerait que les élus MSM font la queue au QG de l'ICAC. Avec Maya Hanoomanjee devenue une client régulière, il faudra s'attendre à voir l'ex-ministre Showkutally Soodhun être convoqué dans les jours à venir, alors que le Senior Adviser au ministère des Finances, Sunil Dowarkasing a saisi la Cour suprême en fin de semaine pour réclamer une injonction contre sa convocation dans l'enquête sur le scandale du siècle du rachat de MedPoint.

La solidarité des parlementaires du MSM envers l'ex-ministre de la Santé, Maya Hanoomanjee a pris un sacré coup avec l'inclusion d'un des leurs au sein de la nouvelle équipe ministérielle en fonctions à partir de ce matin.

Le leadership du MSM a fait preuve d'une constance tout au long de la semaine écoulée: se montrer extrêmement avare de commentaires sur l'évolution ou les tractations en cours sur le plan politique. Même après la conclusion de l'exercice de remaniement minitériel, hier après-midi, un porte-parole officiel du MSM, approché par Week-End pour une première réaction au sujet du sort de l'Alliance de l'Avenir, a tout simplement déclaré qu'il faudra repasser "demain" (aujourd'hui). 

Six jours depuis son retour de mission à l'étranger, le Premier ministre, Navin Ramgoolam s'est engagé dans une double sortie, hier, pour marquer le dénouement de la crise politique qui secoue l'Alliance de l'Avenir depuis l'arrestation de l'ancienne ministre Maya Hanoomanjee par l'Independent Commission Against Corruption (ICAC). D'abord, une déclaration à la presse au Prime Minister's Office et ensuite une allocution radiotélévisée à l'heure de pointe, hier soir.

Après une quinzaine de jours flous sur le plan politique au sein de l'Alliance de l'Avenir, après l'arrestation et l'inculpation provisoire par l'Independent Commission Against Corruption (ICAC) de l'ancienne ministre de la Santé, Maya Hanoomanjee, la cérémonie de prestation de serment des nouveaux ministres, ce matin à la State House, et la composition du nouveau gouvernement de 23 ministres au lieu des 25 avec une répartition des nouvelles responsabilités ministérielles, devront permettre de voir plus clair.

Pendant que la République de Maurice attend toujours que débute devant le Tribunal de la Mer de Hambourg le procès qu'elle intente à la Grande-Bretagne contestant la légalité du décret d'un Parc marin protégé (Marine Protected Area), exclusivement britannique, autour de l'archipel des Chagos (revendiqué par Maurice), le gouvernement de Londres semble s'être résolument embarqué dans une vaste opération de charme auprès de la communauté chagossienne.