Politique

Quand la politique se mêle des nominations, la notion de "nou bann" reprend le dessus quid de la méritocratie. Des syndicalistes de la fonction publique affirment vouloir voir les choses évoluer et être moins politisées.

Ça bouge dans tous les sens depuis le cataclysme qui a frappé la majorité gouvernementale bleu-blanc-rouge le mardi 26 juillet. L'Alliance de l'avenir a vu son avenir brisé à brève échéance, à peine 15 mois après les élections générales du 5 mai 2010. Après une mort clinique, et avant même le constat de décès définitif fait hier, de nouvelles portes étaient ouvertes et de nouveaux ponts construits.

A la faveur des développements politiques de ces derniers temps, c'est la grande sérénité dans le camp du MMM. "Nous sommes très cool!", affirme le leader de ce parti de l'Opposition parlementaire, Paul Bérenger. Alors que, selon lui, le tandem Ptr/PMSD au gouvernement est "largement minoritaire dans le pays", le MMM se retrouve, d'après M. Bérenger,"bien lao 50%". 

Également au rendez-vous politique de ce dimanche, une sortie de Paul Bérenger cet après-midi à 15 heures, à Cascavelle, pour le dévoilement d'un buste de Gunnoo Gangaram, un ancien député de l'Independent Forward Block, cérémonie à laquelle ont aussi été conviés le Premier ministre, les ministres Anil Baichoo et Sheila Bappoo de même que Pravind Jugnauth.

 

 

Ça bouge dans tous les sens depuis le cataclysme qui a frappé la majorité gouvernementale bleu-blanc-rouge le mardi 26 juillet. L'Alliance de l'avenir a vu son avenir brisé à brève échéance, à peine 15 mois après les élections générales du 5 mai 2010. Après une mort clinique, et avant même le constat de décès définitif fait hier, de nouvelles portes étaient ouvertes et de nouveaux ponts construits.

 

 

Avec la tournure des événements, il semblerait que les élus MSM font la queue au QG de l'ICAC. Avec Maya Hanoomanjee devenue une client régulière, il faudra s'attendre à voir l'ex-ministre Showkutally Soodhun être convoqué dans les jours à venir, alors que le Senior Adviser au ministère des Finances, Sunil Dowarkasing a saisi la Cour suprême en fin de semaine pour réclamer une injonction contre sa convocation dans l'enquête sur le scandale du siècle du rachat de MedPoint.

La solidarité des parlementaires du MSM envers l'ex-ministre de la Santé, Maya Hanoomanjee a pris un sacré coup avec l'inclusion d'un des leurs au sein de la nouvelle équipe ministérielle en fonctions à partir de ce matin.

Le leadership du MSM a fait preuve d'une constance tout au long de la semaine écoulée: se montrer extrêmement avare de commentaires sur l'évolution ou les tractations en cours sur le plan politique. Même après la conclusion de l'exercice de remaniement minitériel, hier après-midi, un porte-parole officiel du MSM, approché par Week-End pour une première réaction au sujet du sort de l'Alliance de l'Avenir, a tout simplement déclaré qu'il faudra repasser "demain" (aujourd'hui). 

Six jours depuis son retour de mission à l'étranger, le Premier ministre, Navin Ramgoolam s'est engagé dans une double sortie, hier, pour marquer le dénouement de la crise politique qui secoue l'Alliance de l'Avenir depuis l'arrestation de l'ancienne ministre Maya Hanoomanjee par l'Independent Commission Against Corruption (ICAC). D'abord, une déclaration à la presse au Prime Minister's Office et ensuite une allocution radiotélévisée à l'heure de pointe, hier soir.

Après une quinzaine de jours flous sur le plan politique au sein de l'Alliance de l'Avenir, après l'arrestation et l'inculpation provisoire par l'Independent Commission Against Corruption (ICAC) de l'ancienne ministre de la Santé, Maya Hanoomanjee, la cérémonie de prestation de serment des nouveaux ministres, ce matin à la State House, et la composition du nouveau gouvernement de 23 ministres au lieu des 25 avec une répartition des nouvelles responsabilités ministérielles, devront permettre de voir plus clair.

Pendant que la République de Maurice attend toujours que débute devant le Tribunal de la Mer de Hambourg le procès qu'elle intente à la Grande-Bretagne contestant la légalité du décret d'un Parc marin protégé (Marine Protected Area), exclusivement britannique, autour de l'archipel des Chagos (revendiqué par Maurice), le gouvernement de Londres semble s'être résolument embarqué dans une vaste opération de charme auprès de la communauté chagossienne. 

Avec sa déposition éclair, hier après-midi, à l’Independent Commission Against Corruption (ICAC), le leader de l’opposition, Paul Bérenger, est venu jeter un autre pavé dans la mare politique, empêtrant davantage les relations déjà tendues entre le Ptr et le MSM. Le secret de polichinelle autour de l’identité de la source ministérielle derrière les allégations d’une directive venant du Premier ministre, Navin Ramgoolam, pour un deuxième exercice d’évaluation de la clinique MedPoint a été révélé formellement à l’ICAC.

Le MSM a convoqué hier soir une réunion parlementaire d’urgence au Sun Trust pour 9 h 30 ce matin. « Une décision importante sera prise », a-t-on appris au Mauricien hier soir. Aucune précision n’a été donnée quant à l’agenda de cette réunion qui à la lumière des événements politiques récents, pourrait conduire à la rupture entre le MSM et ses deux autres partenaires de l’Alliance de l’Avenir, le Ptr et le PMSD.

Les conseillers municipaux se font rares depuis quelque temps dans les réunions des différentes commissions, d’où parfois un manque de quorum. Un conseiller est « introuvable » à Rose-Hill depuis plus de deux mois et ne se soucie guère d’informer ni ses collègues ni l’institution de son absence. « C’est un air de fin de règne qui plane sur les conseils municipaux… » L’aveu vient d’un conseiller rouge à Curepipe.

Comme le prévoyait l’édition d’hier du Mauricien, l’ancienne ministre de la Santé a passé la journée d’hier dans les locaux de l’Independent Commission Against Corruption pour les besoins de l’interrogatoire dans le scandale MedPoint.

La teneur de la déposition formelle du leader de l’opposition Paul Bérenger à l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) cet après-midi au sujet de l’identité de la « source ministérielle » dans les allégations sur le deuxième exercice d’évaluation de la clinique MedPoint, ne sera pas sans conséquences sur le plan politique.

De nouveaux développements sont intervenus cet après-midi dans le sillage du tug-of-war entre le Premier ministre et leader de l'Alliance de l'Avenir Navin Ramgoolam et Pravind Jugnauth, chef de file du MSM et membre de cette alliance jusqu'à  nouvel ordre. 

Le PM a convoqué depuis 16h30 les parlementaires Ptr et PMSD à Clarisse House pour une réunion d'information sur les derniers évènements au plan politique. Les membres du MSM n'ont pas été conviés à cette rencontre et l'ont appris par voie de presse.

Tout semble indiquer qu'on s'achemine vers une rupture entre le MSM et les deux autres formations de l'Alliance de l'Avenir. 

Notons que le Premier ministre a passé toute la journée à Clarisse House avec ses plus proches collaborateurs. Dans les milieux du PMO, on évoque avec insistance une éventuelle déclaration du chef du gouvernement qui pourrait aussi annoncer un remaniement ministériel.

Plus les heures passent, plus les dirigeants du MSM, cloîtrés au Sun Trust depuis une dizaine de jours, suite à la démission de six ministres du Cabinet, se rendent compte que les jours de l’Alliance de l’Avenir sont comptés. 48 heures après le tête-à-tête entre les leaders des deux principaux partis politiques, Navin Ramgoolam pour le Ptr et Pravind Jugnauth du MSM, très peu d’indications ont filtré quant à la possibilité d’une remise en selle de l’équipe gouvernementale issue des urnes le 5 mai 2010. Pire encore, l’escalade a gagné en intensité au niveau des institutions de l’État, avec l’hôtel du GM s’inscrivant en porte à faux au dernier “move” de la State House pour la composition de la PSC et de la DFSC. D’aucuns affirment que le vendredi 5 à 15 h, quand le leader du MMM Paul Bérenger déposera à l’ICAC, pourrait constituer la date butoir dans le nouveau feuilleton de l’Alliance de l’Avenir.

En un peu plus d’un mois, le Fact Finding Committee institué pour faire la lumière sur le licenciement de l’ex-cadre de la MBC Rehana Ameer s’est réuni huit fois. Après la dernière audition, jeudi dernier, le FFC examine maintenant les transcriptions et les témoignages. Le rapport devrait être prêt dans 15 jours.

Le Premier ministre adjoint, Rashid Beebeejaun, a dans une déclaration à la presse aujourd'hui, souhaité que tout rentre dans l’ordre au sein de l’Alliance de l’Avenir.

La position du leader du MSM et ancien vice-Premier ministre et ministre des Finances Pravind Jugnauth par rapport à l’ICAC, suite à l’arrestation de l’ex-ministre de la Santé Maya Hanoomanjee, est devenue encore plus intenable. En effet, entre son tête-à-tête au plus haut sommet de l’État à la State House et ses consultations politiques en début de soirée avec le leader du MSM, le Premier ministre et leader de l’Alliance de l’Avenir Navin Ramgoolam a fait émettre un communiqué pour réitérer que l’ICAC doit pouvoir travailler « en toute indépendance et en toute sérénité ».

Navin Ramgoolam est sorti de son mutisme depuis la démission des six ministres MSM mardi dernier, suite à l’arrestation et l’inculpation du ministre MSM de la Santé, Maya Hanoomanjee par l’ICAC.  Dans un communiqué  émis lundi après-midi vers 17 heures le PM a réitéré de façon sans équivoque sa confiance dans l’ICAC, ce qui prend à contre-pied la position du MSM qui n’a cessé ces derniers jours de mettre en doute les méthodes de cette institution judiciaire spécialisée dans les cas de corruption.

Le fait du jour, avec le retour de mission à Londres ce matin du Premier ministre Navin Ramgoolam, est la requête du président de la république sir Anerood Jugnauth à celui-ci pour un entretien en tête-à-tête dans le sillage de l’arrestation de la ministre de la Santé Maya Hanoomanjee par l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) et de la démission des ministres MSM du gouvernement. Dans la conjoncture, la démarche de la State House surprend même s’il n’est pas rare que des consultations entre le président de la république et le Premier ministre se déroulent hors du cadre des entretiens hebdomadaires axés sur l’agenda du conseil des ministres.

Au chapitre politique, Paul Bérenger, leader du MMM, précise, qu’à ce stade il n’y a, pour son parti, "pas d’alliance in the making ou de négociations avec quiconque". Même s’il concède que des "contacts", le MMM en a, tant du côté MSM que de celui du Ptr. "Voyons d’abord s’il y a rupture", dit-il. En tout cas, en la présente circonstance et après ce qui est survenu ces derniers jours, le leader du MMM estime qu’une cassure Ptr/MSM "paraît inévitable".