Politique

Le Reform Party de Roshi Bhadain, qui a déclenché la partielle à Belle-Rose/Quatre-Bornes, a aussi été le premier parti à avoir organisé un meeting en amont de cette joute électorale, qui se jouera en décembre prochain. Annoncé pour 17h30, ce n’est qu’à l’arrivée du leader, à 19h, que le meeting a pris de l’ambiance.

La confirmation de la décision de l’Office of the Director of Public Prosecutions de loger une charge formelle sous le Code Criminel en Cour intermédiaire contre le vice-Premier ministre et ministre du Logement et président du MSM, Showkutally Soodhun, est venue accentuer les pressions sur le gouvernement dirigé par Pravind Jugnauth.

Le Parliamentary Gender Caucus a condamné sans réserves hier les propos « insultants et dénigrants » tenus par Ravi Rutnah à l’égard d’une journaliste et qui portent atteinte à la dignité des femmes en général. Les membres présents ont exprimé le souhait que de tels écarts de langage ne se reproduisent pas.

A moins des développements majeurs dans les prochains jours, la reprise des travaux de l’Assemblée nationale du 24 s’annonce des plus chaudes. Le député du MMM, Rajesh Bhagwan, a déposé en début d’après-midi une motion de blâme contre le Private Parliamentary Secretary du MSM, Kalyan Tarolah.

Le ministre des Administrations régionales reconnaît des « manquements » auprès de certains de ses collègues et invite tout le monde à collaborer pour donner un coup de main au Premier ministre. Mahen Jhugroo procédait hier à la pose de la première pierre de la caserne de pompiers de Rose-Belle. Il est d’avis que les ministres et députés doivent avoir un « comportement honorable ».

Le député du Mouvement socialiste militant (MSM) Bashir Jahangeer aurait eu vent qu’un parti de l’opposition veut nuire à sa réputation en rendant public bientôt un montage vidéo et audio, où il aurait supposément séquestré et agressé une femme dans une maison la semaine dernière. Préférant prendre les devants, il a consigné une « Precautionary measure » au CCID dans ce sens.

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Le MMM est disposé à soutenir une motion de blâme contre le PPS Kalyan Tarolah à condition qu’elle soit présentée par le leader de l’Opposition, a annoncé ce matin Paul Bérenger lors d’une conférence de presse organisée à l’hôtel du gouvernement en compagnie des parlementaires de son parti, notamment Aadil Ameer Meea, Veda Baloomoody, Reza Uteem, Rajesh Bhagwan, Franco Quirin et Danielle Selvon, qui s’est joint au MMM récemment.

Vivek Pursun, leader du Mauritian National Congress, sera candidat à l’élection partielle au N° 18. Cet ancien directeur adjoint de l’Outer Island Development Corporation (OIDC) part en croisade contre le gouvernement, qu’il condamne pour ses différents scandales. Il dénonce également les dynasties politiques qu’il compare à la situation de Bollywood où « chaque vedette a placé ses enfants ». Il invite les jeunes à s’engager pour renverser cette situation. Il demande également aux partis de l’opposition de ne pas se tromper d’adversaire dans cette partielle.

Le leader de l’opposition Xavier-Luc Duval soutient qu’il y a un « profond sentiment de dégoût de la population face à un gouvernement de tous les vices ». Commentant le nouveau scandale qui est venu éclabousser le GM avec le cas du Parliamentary Private Secretary (PPS) Kalyan Tarolah, il a évoqué le besoin d’imposer une loi pour la « moralisation de la vie politique ». Animant la conférence de presse du PMSD après trois semaines passées à Londres, le leader de l’opposition a aussi fait un tour d’horizon de l’élection partielle, évoquant un rapprochement MMM/MSM et une « guerre fratricide au sein du PTr ».

Commentant la présentation du projet de partenariat stratégique pour la Central Water Authority (CWA), que les représentants de la Banque mondiale ont animé vendredi pour les parlementaires, le président du Mouvement Patriotique, Alan Ganoo, a exprimé ses « inquiétudes » quant à la sécurité d'emploi dans le cadre de cette Water Sector Reform. Il a également commenté l'actualité, dont les scandales qui continuent d'éclabousser le gouvernement.

Le leader du MMM, Paul Bérenger, a accusé le gouvernement de s’être engagé dans un exercice d’opinion publique afin de privatiser la CWA. Il a fait état de la présentation faite par la Banque mondiale dans le courant de la semaine à laquelle les parlementaires du MMM n’ont pas participé pour une question de principe.

Depuis la semaine dernière, la SBM Tower, l’une des principales banques commerciales du pays, se trouve dans l’œil d’un cyclone affairo-politique. Trois Top Managers, à savoir l’ancien Chief Executive Officer de la banque, Jairaj Sonoo, le Head of Accounting and Finance, Chandradev Appadoo, et le Head of Maintenance and Infrastructure, Kumar Dursun, sont suspendus de leurs fonctions au sein de cette institution bancaire en attendant la mise sur pied d’un comité disciplinaire pour décider de leur sort en tant que responsables de la banque. 

Tant dans l’affaire de la vile insulte proférée par le député ML, Ravi Rutnah, à l’encontre d’une journaliste que dans celle de moeurs présumées impliquant le PPS MSM, Kalyan Tarolah, Paul Bérenger, leader du MMM, dit attendre la réaction de la Speaker, Maya Hanoomanjee, qui sera de retour au pays ce week-end. Le chef de file des mauves exprime, par ailleurs, le « soutien total » du MMM aux journalistes, en général, quant à la protection de leurs sources d’informations. Paul Bérenger dénonce ce qu’il considère être « la lâcheté » du Premier ministre, Pravind Jugnauth, qu’il accuse de reprendre le slogan consacré « pa mwa sa ; lapolis sa » dans l’affaire Bet365.

 
Depuis son retour de New York mardi dernier, le Premier ministre a multiplié les sorties publiques. Atelier de travail sur la drogue, lancement du programme de sport après l’école, pose de première pierre du Metro Express, inauguration du siège d’une banque privée, fête nationale de la République populaire de Chine S’il a fait quelques discours d’appoint en fonction de l’événement auquel il assistait, sans pour autant faire d’annonce inédite, Pravind Jugnauth s’est aussi risqué dans une conférence de presse pour aborder sa participation au 62e sommet de l’ONU mais où il a aussi été question  du nouveau scandale de la semaine , les sextos du député Tarolah, qui ajoute aux démêlés de Soodhun, Seesunkgkur  et Ratna  qui ont sérieusement ternie l’image du GM que tente désespérément de sauver le Premier ministre.

 
Serein et monté à bloc, Kugan Parapen, le candidat de Rezistans ek Alternativ (ReA) au No 18 a démarré sa campagne officielle vendredi soir à Belle-Rose. Devant plusieurs personnes, le jeune homme a une fois de plus fustigé l’élite capitaliste, donnant par là-même le ton de la campagne que son parti et lui comptent mener dans les semaines à venir dans la région Belle-Rose/Quatre-Bornes.

 
« Mwa mo éna enn conduite et enn façon de fer. Mo’nn touzour dir kan mo kozé, mo kozé parski mo oulé être enn exemple. Maintenant mo pa responsable de séki lézot ale fer. Mais selma éna bann zafer ki mo pas approuvé. Éna bann comportement ki mo pas approuvé ditou. Parski monn déjà dans le passé dénonce la manière ki enn PM finn déjà agir. Évidemment mo pa pou approuve bann zafer mem si li tom parmi dimounn ki mo koné. » Propos du Premier ministre hier à l’issue d’un long Bureau politique de plus de deux heures du MSM qui se rencontrait après près de deux mois. Réunion à laquelle n’a pas assisté le PPS Kalyan Tarolah, même si Ravi Yerrigadoo était, lui, présent.

« La presse sera invitée à la présentation de notre candidat dans les jours à venir. » Le Mouvement Patriotique, à travers son président Alan Ganoo, a mis fin à tout suspense quant à sa participation à l’élection partielle de Belle-Rose/Quatre-Bornes. Aucune indication n’a cependant transpiré concernant le nom de la personne désignée. Alan Ganoo a également indiqué qu’il déposera une motion de blâme contre le PPS Kalyan Tarolah suite à l’affaire des « sextos. »

 
C’est peut-être ses fréquents déplacements en cour qui sont en train de lui faire perdre sa lucidité, mais Navin Ramgoolam a fait preuve d’un culot monstre en venant affirmer cette semaine que étaient différents les rapports entre le pouvoir et la presse lorsqu’il dirigeait le gouvernement. Or, l’histoire et les statistiques apportent un bien cinglant démenti à ses prétentions hasardeuses, sinon trompeuses.

Après trois semaines de vacances en Angleterre, le leader de l’opposition a, hier, animé la conférence de presse du PMSD dont l’un des principaux thèmes a été la conduite du député Kalyan Tarolah au Parlement. Choqué, le PMSD en appelle à la démission du Parliamentary Private Secretary (PPS) de la circonscription No 10 et, parallèlement, à celle des autres députés et ministres de l’alliance Lepep, dont Ravi Rutnah, Showkutally Soodhun et Sudhir Seesungkur. Une demande motivée par les agissements des membres du gouvernement qui provoquent un “trop plein” dans la population, estime Xavier Duval. Selon lui, “il y a aujourd’hui un profond sentiment de dégoût dans la population face à un gouvernement de tous les vices.” Pour se tenir à l’écart de ces conduites réphréhensibles, les Bleus plaident pour une loi sur la moralisation de la vie politique, misant, en attendant, sur l’institution d’un comité d’éthique au sein du PMSD.

Les 60 km/h de l’aberration
Les autorités ne savent plus quoi faire pour limiter le nombre de morts sur nos routes. Ils inventent alors toutes sortes d’inepties, comme une limitation de vitesse qui heurte le bon sens et la logique. Comme sur la route Wooton/Quartier Militaire. Si c’est vrai qu’après le rond-point il y a quelques unités industrielles qui imposent un prudent 60 km/h, la même limitation se poursuit jusqu’à Quartier Militaire sur des tronçons qui ne sont même pas habités. Est-ce qu’il y a un vrai travail scientifique sur les limitations de vitesse ? Si, oui, pourquoi changent-ils tous les matins ? Est-ce qu’ils sont appliqués en prenant en considération le caractère accidentogène de certaines localités ? Ce sont autant de questions que se posent ceux qui utilisent cette voie. En espérant avoir une réponse sur la suppression du 80 km/h pour le remplacer par un 60 km/h sur un si long tracé.

Rezistans ek Alternativ a donné le coup d'envoi de sa campagne  pour l’élection partielle dans la circonscription de Belle-Rose/Quatre-Bornes (No 18). Son candidat, Kugan Parapen, a plaidé pour un changement radical de système politico-économique. Il a pris pour cible « l’élite économique », l’ultime responsable de la « pourriture dans laquelle se vautre le pays », dit-il.

Des boulets rouges pour des VVIPs du GM
La conjonction des enquêtes allant de l’opération Dhobi de Klas aux accusations du leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, contre le vice-Premier ministre et ministre du Logement, Showkutally Soodhun, en passant par les allégations de messages électroniques indécents attribués au Private Parliamentary Secretary Kalyan Tarolah, fait que des VVIPs de la majorité principalement ont des démêlés avec les autorités. Last but no Least, un mandat d’arrêt a été émis contre l’époux de la PPS Roubina Jadoo-Jaunbocus, dans l’agression du député du MMM Reza Uteem, le 10 juin 2015. De véritables boulets rouges pour ces VVIPs proches du gouvernement.

Le Premier ministre, Pravind Jugnauth, a réitéré que ce soit dans l’affaire BET365 ou encore le cas contre des journalistes de L’Express, que les autorités mèneront leur enquête en toute indépendance. « Ena lanket ki pe fer. L’ICAC pe fer son lanket. CCID pe fer enn lot lanket. Mo less lanket fer en toute indepandans », devait-il s’appesantir en réponse aux questions de la presse. Il a soutenu que « tou dimounn egal divan la lwa ».

Navin Ramgoolam s’est prononcé hier pour une enquête approfondie sur l’affaire BET365, qui a vu la démission de Ravi Yerrigadoo comme Attorney General. Selon le leader du PTr, cette enquête devrait être menée par une personnalité comme un ex-juge à travers un Fact Finding Committee. Il a toutefois affirmé ne pas être en faveur d’une commission d’enquête.