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Politique

L’ancien Attorney General, Rama Valayden, compte approcher les différentes formations politiques, qui commencent à préparer leurs rassemblements en vue de la fête du Travail, le 1er mai.

Lalit reprend ses activités politiques après les inondations du 30 mars qui l’avaient contraint à les freiner. « Nous avons beaucoup souffert et nous sommes maintenant prêts à rebondir », a affirmé lundi Ram Seegobin, un des membres du parti, à une conférence de presse en son siège à Grande-Rivière-Nord-Ouest.

Le suspense est toujours de mise pour la classe syndicale en ce mardi 9 avril quant à l’adoption ou non des amendements aux lois du travail qui figurent à l’agenda de la séance parlementaire.

La menace de grève que brandissait la General Workers Federation et le Joint Negotiating Panel des semaines durant dans l’industrie sucrière a été mise à exécution ce matin sur les propriétés à travers l’île.

Répondant à une question du député mauve, Reza Uteem sur le World Press Freedom Index et les mesures qu’il compte prendre pour améliorer la liberté de la presse à Maurice, le Premier ministre a déclaré que « Maurice figure parmi les 5 premiers des 49 pays de l’Afrique subsaharienne à avoir la liberté de la presse ».

La Road Development Authority et les contracteurs des travaux de la troisième voie sur la Nationale entre le rond-point du Caudan et le Caudan Waterfront ont été mis en accusation dans les inondations meurtrières ayant coûté la vie à 11 personnes, dont six dans le Caudan Underpass, le samedi 30 mars dernier.

Le leader du Remake 2000, sir Anerood Jugnauth, et Alan Ganoo ont tous deux insisté samedi sur l’institution d’une commission d’enquête afin de situer les responsabilités à tous les niveaux après que les inondations du samedi 30 mars ont coûté la vie à onze personnes et occasionné d’importantes pertes matérielles. Selon SAJ, l’institution d’une enquête judiciaire par le DPP est dans l’ordre des choses et rien n’empêche, dit-il, qu’il y ait une commission d’enquête parallèle présidée par un juge. Alan Ganoo abonde dans le même sens, soutenant que « si le chef du gouvernement n’a rien à cacher, il faut, au nom de la transparence, nommer une commission d’enquête ».

 
Prévu le 2 avril dernier, la grève dans l’industrie sucrière aura finalement lieu ce mardi 9 avril. Les syndicalistes du Joint Negociating Panel (JNP), ont attendu que les amendements soient vraiment à l’ordre du jour du parlement cette semaine avant de decider de leur mouvement.. Ils contestent les amendements aux deux lois du travail .

À l’heure où la confiance en la station météorologique de Vacoas a été ébranlée suite aux inondations meurtrières du 30 mars, le nouveau directeur Mamade Beebeejaun assure que son objectif sera de revoir l’image de la Météo, en essayant de répondre aux attentes de la population et ce, en passant par une meilleure communication. Dans une déclaration au Mauricien, il affirme qu’il se mettra à la préparation d’un plan de travail en vue de redynamiser ce service.

La série d'activités de l'OPR marquant la Journée internationale de la femme, observée le 8 mars dernier, a touché à sa fin hier après-midi avec une marche réunissant plus de 500 rodriguaises. Arborant des t-shirt blancs frappés du slogan fam ki to lengazman, les participantes ont arpenté les rues de Songes jusqu'à Port Sud-Est.

Lorsque la MBC censure les dépêches étrangères

Dans sa tentative de dédouaner les autorités de toute responsabilité dans le drame humain qui s'est produit dans la capitale samedi dernier, la MBC ne recule devant rien pour apporter – sans jeu de mots – de l'eau au moulin du Premier ministre.

Commencée dans le silence, la séance spéciale de ce mardi 2 avril s'est terminée dans un grand brouhaha. En cause, le refus du Speaker d'autoriser une toute dernière question supplémentaire au leader de l'opposition à la suite de sa PNQ sur les inondations meurtrières de samedi dernier. Or, même si elle n'est pas écrite et qu'elle n'est pas explicitement prévue dans les Standing Orders, c'est une tradition généralement respectée par tous les Speakers que d'autoriser l'auteur d'une question d'avoir la toute dernière supplémentaire avant de passer à la prochaine interpellation ou à l'item suivant.

Profitant de leurs connexions politiques avec le gouvernement en place, des agents d'affinités rouge et bleu sont engagés dans une série d'affaires les unes plus ténébreuses que les autres. C'est du moins ce qu'indiquent des dénonciations adressées à l'Independent Commission Against Corruption, à des membres de l'opposition ou encore à la presse. Parmi se trouvent le cas d'Airports of Mauritius Limited (AML), d'un autre corps parapublic avec d'importants projets d'investissements, ou encore les ambitions foncières de l'agent politique Jayraj Woochit, qui a jeté son dévolu sur une portion de State Land sur la plage de Trou-aux-Biches, occupée par la National Coast Guard (NCG).

Sévère réquisitoire de l'ancien président de la République et leader du Remake 2000, sir Anerood Jugnauth, contre le Premier ministre, Navin Ramgoolam, et le ministre des Infrastructures publiques, Anil Bachoo, hier matin, lors d'une conférence de presse très largement consacrée aux inondations du samedi 30 mars dernier à Port-Louis. Pour lui, par son "indécision", Navin Ramgoolam n'est pas apte à diriger le pays et devrait s'en aller. Sir Anerood trouve également qu'il est temps pour Anil Bachoo de partir. "Dans un pays réellement démocratique, un ministre comme Bachoo aurait dû avoir démissionné depuis longtemps", estime-t-il. C'est d'ailleurs ce que souhaite, selon lui, la majorité des Mauriciens.

Après les inondations du mercredi 13 février, les travaux sur le chantier de construction de la troisième voie de l'autoroute, entre le rond-point du Caudan et le front de mer, sont revenus au premier plan avec les débordements meurtriers du samedi 30 mars, ayant fait huit victimes dans le Caudan Underpass et le Port Louis Harbour Front (McDonald's). Comme ce fut le cas pour les inondations du 13 février, où le ministère de l'Infrastructure publique avait "marketed" la thèse de la marée haute pour  justifier les débordements sur l'esplanade Bissoondoyal, le vice-Premier ministre et ministre de l'Infrastructure publique, Anil Bachoo, est monté au créneau, depuis dimanche dernier, pour mettre hors de cause ces mêmes travaux.

La phrase qui tue. C'est ainsi que l'on peut résumer les propos tenus par Xavier Duval à un congrès du PMSD tenu à Plaine-Magnien vendredi soir, lorsqu'il a lancé, à propos de l'action des membres de son parti à Canal Dayot : "Nou ine allé pu alle donne enn coup de main sincère, nou pa ine allé kouma kan Navin Ramgoolam ine montré figir après allé." Cette déclaration a été répercutée par tous les médias, avec les réactions que l'on devine, au point où le ministre des Finances et leader du PMSD a du émettre un communiqué pour soutenir le fait que le Premier ministre "n'a pas hésité à mettre tous les moyens nécessaires en œuvre non seulement pour les aider mais aussi pour éviter qu'une telle catastrophe ne se reproduise".

S'il continue de défendre le No 3 du gouvernement Anil Baichoo, vice-PM et ministre des Infrastructures publiques, Navin Ramgoolam affirme que "nou pa pou kouver personn." C'est ce qu'il a répété aux familles victimes des inondations du 30 mars, lors d'une cérémonie de remise de bons d'achats, à la Government House, vendredi soir. Le Premier ministre abondait dans le même sens, jeudi, face à la presse, à l'issue de l'inauguration d'un atelier de travail organisé par Business Outlook et Time magazine, relatif au "The Business Outlook Leadership Series", au Labourdonnais Hotel. Avec le départ précipité de Balraj Dunputh à la retraite, vendredi, d'autres responsables pourraient également être amenés à prendre la porte de sortie, à en croire ce que soutient le PM, qui insiste sur la nécessité de "rétablir les faits", de "voir si par rapport à ce qui été fait, on aurait pu mieux faire" et aussi d'"agir pour qu'une telle tragédie ne se répète pas."

Intervenant à la conférence de presse d'hier matin, Alan Ganoo, leader de l'Opposition et leader p.i. du MMM, récuse l'accusation venant des rangs du gouvernement à l'effet que l'Opposition tenterait de politiser les inondations meutrières du samedi 30 mars dernier. Selon lui, c'est plutôt le gouvernement qui verserait dans la démagogie. Il parle, à cet effet, de "charité-spectacle" en se référant notamment à la remise de chèques, vendredi, aux sinistrés devant les caméras de la MBC/tv.

Les conseillers de l’opposition Ptr-PMSD à la municipalité de Quatre-Bornes ont quitté hier en début d’après-midi la réunion du conseil, en signe de protestation, suite au refus de la maire, Rooma Meetoo, d’accorder une question supplémentaire du conseiller Vinay Gaya sur le détail des dépenses encourues pour le concert qui a eu lieu le 23 mars dernier dans la cour de la municipalité dans le cadre des célébrations marquant l’anniversaire l’indépendance de Maurice.

Comme les précédents orateurs à un congrès du PMSD à Plaine-Magnien, hier, Xavier-Luc Duval a tenu à exprimer sa plus vive sympathie aux familles des victimes touchées par les inondations de samedi dernier, faisant 11 morts et des centaines de sinistrés dans diverses regions du pays.