Politique

Le secrétaire général du MMM, Ajay Guness, a été désigné hier pour présider le comité de campagne dans la circonscription No 18. L’annonce a été faite hier par Paul Bérenger lors de la réunion de la régionale du MMM pour la circonscription Belle-Rose/Quatre-Bornes.

Le leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, a commenté trois principaux sujets lors de sa conférence de presse de samedi : les propos menaçants du vice-Premier ministre Showkutally Soodhun contre sa personne, les courses hippiques et l’endettement du pays. « Il y a quatre grands perdants dans les menaces de Soodhun : d’abord Soodhun lui-même, le Premier ministre Pravind Jugnauth, le Commissaire de police et l’État de droit à Maurice », a-t-il déclaré.

La conférence de presse animée par le porte-parole du gouvernement, Etienne Sinatambou, a porté ce samedi sur trois thèmes : les amendements à la GRA Act, la lutte contre la drogue et les changements à la National Identity Act. Etienne Sinatambou est également revenu sur les propos de Showkutally Soodhun envers Xavier-Luc Duval.

Les pèlerins participant au Hadj 2017 seront exemptés du paiement du Terminal Expansion Fee et du Passenger Solidarity Fee. De plus, ils ne paieront pas les frais de service pour les passagers.

Les pèlerins participant au Hadj 2017 seront exemptés du paiement du Terminal Expansion Fee et du Passenger Solidarity Fee. De plus, ils ne paieront pas les frais de service pour les passagers.

Rezistans & Alternativ dénonce l’attitude wet du Premier ministre, Pravind Jugnauth, dans le dernier épisode politique en date impliquant le vice-Premier ministre et président du MSM, Showkutally Soodhun. Ashok Subron maintient que la seule sanction possible aurait dû être la révocation. D’autre part, en marge de la campagne pour la partielle à Belle-Rose/Quatre-Bornes (N°18), Rezistans & Alternativ est en quête d’un engagement formel des autres paris politiques pour « verrouiller la porte à toute campagne communale ». D’autre part, le candidat Kugan Parapen a dénoncé les amendements à la National Heritage Fund Act.

Depuis jeudi dernier, le commissaire de police, Karl Mario Nobin, jongle avec un dossier des plus sensibles, soit l’affaire Soodhun, qui a toutes les caractéristiques d’être une hot political potato. Le N°1 de la force policière, qui a un imposant record à son palmarès avec l’arrestation d’un voleur de letchis en cours de matinée et sa condamnation à la prison ferme avant la fermeture du tribunal de Moka le même jour, a préféré se donner du temps pour des consultations à haut niveau au sujet de la démarche à suivre suite à la déposition à charge du leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, contre le vice-Premier ministre et ministre des Terres, Showkutally Soodhun, pour menaces de mort. Et celui-ci s’est déjà permis de faire le déplacement aux Police Headquarters des Casernes centrales pour partager une tasse de thé avec le CP Nobin du temps que des Top Guns de l’ancien empire Rawat devaient être entendus par les limiers du Central CID. Pour les vieux routiers des Casernes centrales, Showkutally Soodhun ne pourra pas échapper à une convocation pour interrogatoire under warning au Central CID. Toutefois, la question qui se pose est si pour le président du MSM ce déplacement ne se résumera qu’à une simple formalité ou s’il donnera lieu à une enquête formelle compte tenu de la gravité du ton et de la teneur des menaces proférées lors de l’Eid Party à Centre-de-Flacq dans la soirée de mardi.

C’est le titre du film d’Alain Resnais L’amour à mort datant de 1988 qui sied le mieux au feuilleton des relations entre Xavier-Luc Duval et Showkutally Soodhun. Parce que, entre la déclaration publique aussi surprenante qu’enflammée « get nou lamour pe vini » faite le 1er mai 2015 pour accueillir l’arrivée du leader du PMSD au rassemblement de ce qui constituait alors Lalians Lepep et le désormais tout aussi célèbre que flippant « Si couma dire mo bodyguard ti donn moi revolver mo touye Xavier Duval dan parlement. Mo touye li. Après samem ki appel djihad. Mo ti pou fer li  », c’est un vrai scénario à rebondissements qui se joue entre le N° 4 du gouvernement, vice-Premier ministre et ministre des Terres et du Logement, et l’actuel leader de l’opposition et du PMSD, Xavier Luc Duval.

“Enn minit en plis li pa ti pu reste avek mwa”, dit le leader du Parti Travailliste et ancien PM, Navin Ramgoolam, à l’encontre du ministre du Logement, Showkutally Soodhun, vendredi soir, à l’issue de la réunion de l’exécutif du parti à Les Salines. Qualifiant les propos de Showkutally Soodhun d’”inacceptables”, Navin Ramgoolam ajoute que ce dernier aurait perdu sa place de ministre s’il était dans son gouvernement, surtout après le communiqué sur la rupture des relations entre Maurice et le Qatar. “Il continue avec ses gaffes et on le tolère. Au lieu de l’arrêter, il prend l’avion”, dit-il.

“Il est honteux que Soodhun soit encore ministre”, s’exclame Paul Bérenger, leader du MMM. Le leader des mauves met cela sur le compte du manque évident d’autorité, selon lui, du Premier ministre, Pravind Jugnauth et fait valoir que le chef du gouvernement a été tout aussi “incapable d’appeler Gulbul, Teeluckdharry et Maunthrooa à la démission.” Pour illustrer cette incapacité de Pravind Jugnauth de s’imposer comme chef de la majorité gouvernementale, Paul Bérenger cite une situation, dit-il passée, inaperçue à l’Assemblée nationale, mercredi, quand le PM s’est longtemps retrouvé seul dans les travées gouvernementales. Il y voit là un signe d’irrespect pour un chef sans envergure.

Bien que le vice-Premier ministre lui ait demandé personnellement d’oublier et de laisser tomber cette histoire et en dépit du mea culpa de ce dernier vendredi à la municipalité de Vacoas/Phœnix, le leader de l’opposition ne compte pas retirer sa plainte contre Showkutally Soodhun. Au contraire, il réclame sa révocation. Outre les propos « trop diffamatoires » à son encontre, Xavier Duval estime que Showkutally Soodhun a eu des paroles « extrêmement graves pour le tissu social et la paix dans le pays ». Il est important que « des sanctions soient prises contre ce genre de personnes qui incite à la haine raciale et la division », estime le leader du PMSD.

Le rideau est tombé mercredi 19 juillet sur la première partie de la session parlementaire 2017 qui a démarré le 28 mars. Les parlementaires ne reprendront le chemin de l’hémicycle que le 24 octobre, cette fermeture devant donner du temps au gouvernement pour décider quelles suites donner à la démission de Roshi Bhadain et de la partielle qui est devenue une obligation au No 18. Deux textes importants ont été votés à la séance de mercredi, The Finance Act qui donne force de loi aux mesures énoncées dans le discours du budget présenté le 8 juin dernier après d’âpres débats et de fortes objections de l’opposition et l’Economic Development Board, organisme qui vise à regrouper les organismes qui font la promotion de Maurice et qui visent à faciliter l’investissement comme le Board of Investment, la SMEDA et la Financial Services Promotion Authority. C’est sur le Finance Bill que les débats se sont prolongés. Après la présentation du texte par le Premier ministre et ministre des Finances tentant d’atténuer les appréhensions de ceux qui ont estimé qu’il y avait trop de lois qui n’ont rien à faire directement avec le budget subissant de profondes modifications et un rappel que Xavier Duval, ministre des Finances, en avait fait autant, les débats ont démarré sur les chapeaux de roue.

« Un langage imagé ». C’est ainsi que le Premier ministre qualifie les propos de Showkutally Soodhun à l’encontre de Xavier Duval. Propos « regrettables » et « pas corrects » qui ont sans doute dépassé sa pensée et qui ne reflètent pas le caractère du VPM, selon Pravind Jugnauth. Laissant le soin à la police de mener son enquête à la suite de la plainte déposée par le leader de l’opposition, il n’a aucune intention de demander à son ministre de démissionner ou de le sanctionner. Mais les membres du MSM sont avertis : ils doivent surveiller leurs propos pour éviter tout sujet à polémique. C’est ce que Pravind Jugnauth a indiqué à la presse hier à l’issue du Bureau politique du MSM, au Sun Trust, où les membres du parti ont passé en revue cette affaire et abordé, entre autres, les élections partielles.

Les élections partielles provoquées par Roshi Bhadain à Belle-Rose/Quatre-Bornes donne du fil à retordre au MSM. Un fort courant pousserait le parti à ne pas y participer, avec une majorité des membres du Bureau politique contre. Mais la décision finale n’a toujours pas été arrêtée, malgré les longues discussions lors de la réunion d’hier à ce sujet. Même si au sein de l’alliance Lepep, on laisse entendre que le gouvernement n’a rien à y perdre, pour certains, ces élections représentent un certain enjeu par rapport à la crédibilité du MSM. D’où les hésitations des décideurs. «En temps et lieu», dit-on, une décision devra être prise.

D’importants changements sont survenus récemment au niveau des transplantations rénales dans le service hospitalier public. Le Dr Surendra Gigabhoy, qui a pratiqué ces interventions pendant de nombreuses années à l’Hôpital Nehru, n’est plus dans ce service depuis quelque temps et a été transféré à l’Hôpital Jeetoo. Afin de ne pas pénaliser la dizaine de patients en attente d’une greffe rénale, le ministère de la Santé vient de signer un accord avec l’hôpital Artemis, basé en Inde et spécialisé dans différentes transplantations d’organes.

Le leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, a d’abord souligné que le Finance Bill comprend 57 amendements à des lois différentes, dont certains sont conséquents. D’où la nécessité, selon lui, d’enlever les parties concernant les amendements à la Gambling Regulatory Authority et la dette publique. Xavier-Luc Duval s’est dit aussi très concerné par les amendements à la loi régissant la Corporate Social Responsibility et la Bank of Mauritius and Banking Act.

Le Finance Bill, prévu en deuxième et troisième lecture à l’Assemblée nationale demain, prévoit entre autres des amendements à la National Heritage Fund Act. Ceux-ci donnent le pouvoir au ministre des Arts et de la Culture de déclassifier un monument classé patrimoine national sous certaines conditions. Les défenseurs du patrimoine montent au créneau pour dénoncer ce « danger ».

À la rue Jacaranda, Pramode Jaddoo nous accueille à son domicile qui par coïncidence appartenait à Lall Jugnauth, ancien magistrat et ancien député de Pamplemousses/Triolet jusqu’à son décès en 1970, ce qui avait donné lieu à l’élection de Dev Virahsawmy contre toute attente à l’élection partielle. Âgé maintenant de 64 ans, cet éducateur spécialisé en économie réalise aujourd’hui un rêve, celui de faire de la politique active en se présentant comme candidat indépendant à l’élection partielle prévue à Quatre-Bornes.

Intervenant hier en début de soirée à la municipalité de Quatre-Bornes, le leader adjoint du Muvman Liberater (ML), Anil Gayan, a affirmé que le gouvernement « n’a aucun enjeu » dans l’élection partielle dans la circonscription de Belle-Rose/Quatre-Bornes. Il intervenait dans le cadre de la campagne de mobilisation du ML en vue de la célébration du troisième anniversaire de la création de son parti, le 30 juillet, au Plaza à Rose-Hill. Anil Gayan a fait une virulente sortie contre la presse, invitant les journalistes « donneurs de leçon » à se porter candidats à cette élection partielle.

La nécessité de « canaliser toutes les énergies » dans le combat contre la drogue a été soulignée hier soir par le Premier ministre adjoint, Ivan Collendavelloo, qui était l'invité d'honneur du dîner annuel de l'Eid-ul-Fitr offert par l'Ahmadiyya Muslim Community of Mauritius à la Darus Salaam Mosque, à Rose-Hill.

Le leader du MMM, Paul Bérenger, a profité de la célébration de la fête Eid hier par la branche Fareed Muttur, à Rose Hill, pour évoquer un épisode dramatique dans la vie du MMM : l'accident du 1er octobre 1971 à Réduit à la suite duquel Fareed Mattur avait trouvé la mort.

« Le combat contre la drogue dépasse la politique. C'est une lutte nationale pour nettoyer le pays et protéger nos enfants », a déclaré samedi le Premier ministre, Pravind Jugnauth, qui participait à un “Eid Gathering” organisé par l'Eid Committee avec la participation du ministère des Terres et du Logement ainsi que celui de la Culture.

Le Mauritius Turf Club est sorti de son silence ce matin par le biais d’un communiqué de presse. Cette missive sur laquelle travaillent les administrateurs depuis qu’ils ont pris connaissance du Finance Bill, qui propose des amendements majeurs à la GRA Act, visant à enlever l’essentiel de ses pouvoirs au Mauritius Turf Club, se veut être une explication des enjeux, une demande d’attente et un appel au dialogue.

En conférence de presse samedi dernier à Port-Louis, le leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, a commenté la situation économique qui règne à Rodrigues et la sécurité dans les immeubles à grande hauteur sur lesquels il a posé deux PNQ la semaine dernière au Parlement, avant de réclamer la démission du président de la Gaming Regulatory Authority (GRA), Raouf Gulbul, et du Deputy Speaker, Sanjeev Teeluckdharry, en marge de la commission d’enquête sur la drogue. Il a aussi officiellement présenté Dhanesh Maraye comme le candidat du PMSD à l’élection partielle qui aura lieu dans la circonscription no 18 (Belle-Rose/Quatre-Bornes).