economie

L’indice du marché officiel, le Semdex, a progressé de 0,4 % le mois dernier, un taux nettement plus faible que celui enregistré en juillet 2017 (+ 2,9 %). C’est ce qu’indique le bilan mensuel des activités sur le marché officiel pour le mois écoulé. Bilan qui fait état de transactions de l’ordre de Rs 1,7 milliard, soit presque le double du niveau atteint en juillet dernier (Rs 885,1 millions).

Une réunion consultative des membres chargés de la préparation de la feuille de route (“Blueprint”) pour le secteur des services financiers s'est tenue hier à l'hôtel Hilton, Wolmar, Flic-en-Flac, en présence du ministre des Services Financiers et de la Bonne gouvernance Sudhir Sesungkur et de James Shipton, directeur exécutif du Program on International Financial Systems de l'Harward Law School. Cette rencontre, qualifiée d'historique par le ministre, a été l'occasion pour ce dernier de réaffirmer la volonté des autorités d'œuvrer pour le maintien de la réputation de Maurice en tant que centre financier de réputation internationale. Une ébauche du “Blueprint” devrait, selon les milieux concernés, être prêt début décembre.

L’extrême vulnérabilité du secteur des exportations inquiète. La performance des exportations pour le premier semestre de cette année, avec une baisse de 10% des recettes par rapport à la période correspondante et le risque d’un déficit commercial frisant la barre des Rs 100 milliards pour cette année ont constitué un déclic, dans le privé comme à l’Hôtel du gouvernement. A ces deux facteurs sont venues se greffer les répercussions de la politique de la roupie forte avec les exportateurs des biens et services tirant la sonnette d’alarme. Du côté de Business Mauritius, et plus spécifiquement dans les rangs de la Mauritius Export Association (MEXA), l’on s’accorde à concéder que « the export sector is in a very extremely difficult situation ». Avec ce cri de détresse de la part des opérateurs engagés dans les exportations de biens et services, le ministère des Finances a institué un comité de haut niveau sous la présidence du secrétaire financier, Dev Manraj, et comprenant des officiels du gouvernement et du secteur privé, pour se pencher sur le secteur des exportations, du sucre au textile en passant par la filière de l’Information and Communication Technologies (ICT). Une première séance de travail a été convoquée pour demain à l’Hôtel du gouvernement, alors que la prochaine réunion du Monetary Policy Committee de la Banque de Maurice, avec probablement la roupie forte à l’agenda, se déroulera mercredi prochain.

Le MV Anna en panne au port de Port Mathurin
Depuis la fin de la semaine, c’est le Talk of the Island à Rodrigues. Le MV Anna, qui assure régulièrement le cabotage entre Maurice et Rodrigues et du même coup l’approvisionnement de l’île en produits de première nécessité et autres, est en panne depuis jeudi. Le problème mécanique a été identifié au niveau du moteur central. Des éleveurs de Rodrigues ont été parmi les premières victimes de cette panne. 57 têtes de bétail avaient été embarquées à destination de Maurice en vue de la fête Eid-ul-Adha. Avec la panne, cette cargaison de bétail a dû être débarquée et retournée dans les fermes. En fin de semaine, les conteneurs de marchandises pour Maurice étaient débarqués. Des techniciens sont déjà, sur place pour des premières tentatives de réparation. Un remorqueur est attendu pour le transfert du MV Anna de Port-Mathurin à Port-Louis. De son côté, la Mauritius Shipping Corporation a apporté des changements au progamme du MV Trochetia en vue d’éviter des pénuries. Le MV Trochetia est attendu à Rodrigues mardi et également le 12.

Le gouvernement du Ghana envisage de relancer la compagnie aérienne Ghana Airways qui, après 57 ans de vols, avait cessé ses opérations en 2005. Pour ce faire, il a sollicité l’expertise d’Air Mauritius et, dans cette optique, un Memorandum of Understanding (MoU) a été signé durant la semaine au siège d’Air Mauritius en présence des représentants des deux parties. Cette coopération détermine l’aide de la compagnie d’aviation nationale, qui dispose d’une expérience de 50 ans, à créer une compagnie nationale pour le Ghana, avec des visées domestiques dans un premier temps, puis régionales et internationales.

Le premier semestre 2017 s'est soldé par des résultats améliorés tant pour les opérations domestiques que pour la banque offshore de la HSBC à Maurice. Au niveau de la Hong Kong and Shanghai Banking Corporation Ltd-Mauritius Branch, les premiers six mois ont été marqués par des profits après impôt de Rs 133,3 millions, contre Rs 115 millions pour la période correspondante de 2016. Les revenus totaux provenant des opérations domestiques se sont élevés à Rs 600,8 millions, contre Rs 610,3 millions pour le premier semestre de l'année dernière. La banque a enregistré une baisse de ses dépenses (de Rs 449,7 millions à Rs 428,4 millions), ce qui lui a permis d'afficher des profits avant impôt de Rs 174,4 millions pour la période janvier-juin 2017, soit une hausse d'environ Rs 17 millions comparativement au niveau dégagé pour les six premiers mois de 2016.

Plusieurs petites et moyennes entreprises (PME) ont enregistré des gains de productivité et de compétitivité à l’issue d’un programme de formation étalé sur cinq mois et conduit conjointement par le National Productivity and Competitiveness Council (NPCC) et Enterprise Mauritius. Les dirigeants de certaines de ces entreprises ont témoigné, hier, au Hennessy Park Hotel, Ébène, des progrès accomplis en termes d’adoption de meilleures pratiques de gestion et de possibilités de développement.

Le président de la Planters Reform Association (PRA), Salil Roy, réclame un partage équitable des revenus obtenus de la mélasse, sous-produit de la canne à sucre utilisé comme matière première dans la production d’éthanol et autres. « Les planteurs subissent un manque à gagner sur le prix de la mélasse. We are being treated most unfairly in the given circumstances where prices are falling », dit-il, avant de demander à la Mauritius Cane Industry Authority (MCIA) et au Control Board d’assumer leurs responsabilités et de bien faire la part des choses.

La Chambre de Commerce et d’Industrie France-Maurice (CCIFM) organisera le mercredi 6 septembre, au Hennessy Park Hotel, une conférence-débat sur le budget 2017/2018 et la Finance Act 2017, texte de loi donnant effet aux mesures budgétaires.

La première édition du French Business Forum, organisée par le French Desk de Rogers Capital, a été l'occasion pour les participants de souligner la nécessité de rassurer les investisseurs français sur le fait que Maurice est « la juridiction idéale pour investir en toute sécurité » en Afrique.

Le groupe SBM est en pleine campagne de promotion de “Depository Receipts” ou certificats représentatifs d'actions émis par Afreximbank, institution financière panafricaine.

L’inquiétude gagne actuellement le secteur d’exportation, en particulier le textile, alors que le déficit commercial s’approfondit et que les exportations ont accusé une baisse de 5 % pour le premier semestre de cette année. En plus de la situation commerciale internationale défavorable, les opérateurs considèrent que l’appréciation de la roupie par rapport au dollar américain affecte sensiblement la compétitivité des produits mauriciens à l’exportation.

Le déficit commercial de Maurice s’est élevé à Rs 45,5 milliards pour le premier semestre 2017, soit environ Rs 10 milliards de plus que le montant enregistré pour la période correspondante de 2016. Selon Statistics Mauritius, les recettes d’exportation ont diminué de 5% pour atteindre Rs 40 milliards alors que la facture d’importation, elle, a augmenté de 10,2% pour se chiffrer à Rs 85,5 milliards.

Le gouverneur de la Banque de Maurice (BoM), Rameswurlall Basant Roi, a été invité à faire partie du Bretton Woods Committee, un réseau regroupant des personnalités du monde politique, du secteur des affaires et des académiciens, dont le rôle est de réfléchir sur les enjeux de la finance internationale, du développement économique et des échanges commerciaux ainsi que sur les moyens à mettre en œuvre pour alléger la pauvreté et assurer la stabilité financière.

La Banque africaine d’Import-Export (Afreximbank) a étalé, hier, devant des représentants de la communauté des affaires mauricienne, toute sa panoplie de produits et services en vue d’accroître les échanges commerciaux intra-africains ainsi qu’entre l’Afrique et le monde extérieur. Participant à cette présentation au siège de la BoM à l’initiative de cette dernière, Mahmood Mansoor, secrétaire exécutif de la Chambre de Compensation du COMESA, a exhorté les exportateurs et importateurs locaux à utiliser ce service de règlement garanti des paiements des transactions commerciales.

L’industrie du thon, principal pilier du Seafood Hub mauricien, se trouve dans une zone rouge. Elle est sérieusement menacée par une pénurie de poissons due au fait que les navires européens et seychellois ne pourront approvisionner Maurice adéquatement à partir d’octobre prochain en raison d’une résolution adoptée par la Commission thonière de l’océan Indien (CTOI).

Le Double Taxation Anti-Avoidance Treaty avec l’Inde, à peine renégocié l’année dernière, revient à l’avant-plan de l’actualité. Répondant aux pressions exercées en Inde pour la réouverture des Bilateral Talks dans le sillage des nouvelles dispositions sous l’Organisation pour le Commerce et le Développement Économiques (OCDE), plus que déterminées à lutter contre l’évasion fiscale sur le plan international,

À peine les répercussions de l’upgrading de Maurice au tableau de notation du Global Forum de l’OCDE se dessinent, le Global Business Sector doit se préparer à affronter une nouvelle offensive sur le plan international. Ainsi, les dernières informations en provenance de New Delhi indiquent que de nouvelles pressions se font sentir en vue de rouvrir des négociations sur le Double Tax Avoidance Agreement bilatéral. La presse économique spécialisée de la Grande Péninsule de ce matin en fait état en parlant de « fresh round of negotiations » pour de nouveaux amendements au traité indo-mauricien. Du côté de l’hôtel du gouvernement, l’on se garde ce matin de confirmer ou d’infirmer ce développement dans le secteur des services financiers mauriciens. Pourtant, avec la décision du Global Forum de revoir à la hausse la notation de Maurice et les derniers commentaires du Fonds monétaire international sous les Article IV Consultations sur les retombées de la Grandfathering Clause de l’accord indo-mauricien, un ouf de soulagement avait été poussé que ce soit dans les rangs des autorités ou des opérateurs dans le secteur.

Les travaux d'extension du terminal de conteneurs dans le port ainsi que les travaux de dragage du canal anglais qui ont nécessité des investissements de l'ordre de Rs 6,4 milliards ont été complétés depuis fin juillet. Le quai a déjà accueilli un premier conteneur maritime transportant 12 000 conteneurs. L'inauguration de ces nouvelles infrastructures devrait avoir lieu le 14 septembre prochain.

L'exercice financier se terminant au 30 juin 2017 a été marqué par des profits après impôt de l'ordre de Rs 515 millions pour le groupe LUX* Resorts & Hotels, soit une progression de 23% par rapport à 2015/2016. La direction prévoit dans le cadre de son plan stratégique « Vision 2020 » de doubler le nombre d'établissements hôteliers actuellement sous gestion pour le porter à une vingtaine.

La dernière édition du Monetary Policy and Financial Stability Report de la Banque de Maurice se veut rassurante pour le secteur bancaire. « Over the year ended December 2016, the banking sector remained adequately capitalised and supported by a gradual improvement of profitability ratios that was attributable mainly to the performance of domestic-owned banks », affirme la Banque de Maurice. Toutefois, l’évolution de l’endettement, que ce soit du secteur public ou corporate, en passant par les ménages, mérite que l’on s’y attarde.

Les revenus touristiques pour le premier semestre de cette année se sont élevés à Rs 29,3 milliards, selon les derniers chiffres publiés par le bureau central des statistiques. La banque de Maurice prévoit que les revenus touristiques pour l'année 2017 pourraient atteindre Rs 58,8 milliards, soit un montant supérieur aux prévisions de Rs 58 milliards faites précédemment. La nouvelle estimation représente une hausse de 5,2% par rapport à 2016, lorsque les revenus s'étaient élevés à Rs 55,9 milliards.

Revenu au pays en 2004 après avoir passé une dizaine d’années en Angleterre dans le domaine de la comptabilité, avec l’idée de poursuivre sa carrière à Maurice, Swabeer Bolaky s’est finalement retrouvé avec une Petite et moyenne entreprise (PME) qui produit aujourd’hui une soixantaine de variétés d’épices pour barbecues, biryanis et grillades, et ce pour tous les goûts. Des projets, l'entrepreneur en a beaucoup, à commencer par exporter ses produits. Problème : « Il n’y a personne au sein de nos institutions pour me guider et me conseiller dans cette démarche », dit-il.

Malgré une hausse de 6,6 % et des recettes de Rs 60 milliards prévues cette année, certains événements peuvent affecter négativement la performance du secteur touristique. De ce fait, la prudence est de mise pour que Maurice demeure toujours une destination de choix.