L'actualité sera dominée ce week-end par les élections régionales à Rodrigues au terme d'une campagne électorale exemplaire. Ces activités autour des élections ont bénéficié d'une large couverture médiatique, qui ont permis aux Mauriciens d'apprécier le bon niveau des dirigeants politiques rodriguais, lesquels n’ont visiblement rien à envier à leurs homologues mauriciens.
Après avoir longtemps évolué à l'ombre de Maurice, Rodrigues s'est engagée dans une lutte en vue de la reconnaissance de son identité propre au sein de la Nation mauricienne dans les années 1976, sous l'impulsion entre autres de Serge Clair. Cette lutte devait connaître son aboutissement en 2002 avec l'accession de l’île au statut d'autonomie. Ce qui permet à Rodrigues de disposer d'une assemblée régionale élue au suffrage universel. Depuis, l'Île a connu deux élections régionales qui ont vu la victoire successive de l'Organisation pour le peuple de Rodrigues de Serge Clair et celle du Mouvement Rodriguais de Nicolas Von Mally. Alors que Serge Clair avait dominé la politique dans l'Île entre 1976 et 2006, les élections de 2006 ont en effet vu l'émergence du MR et de son leader, Nicolas Von Mally.
Si Serge Clair entre dans l'histoire de Rodrigues comme celui qui a permis de donner plus de dignité à la population rodriguaise, Nicolas Von Mally, lui, s'est avéré un digne représentant de Rodrigues à l'Assemblée nationale à Maurice et, pour bien montrer que Rodrigues fait partie intégrante du territoire mauricien, le Premier ministre lui a confié les fonctions du ministre de Rodrigues et de la pêche.
Malgré la présence de quatre partis politiques à l'élection de demain, tous les regards des observateurs s'attarderont sur la lutte politique entre l'OPR et le MR. La lutte s'annonce serrée entre les deux partis. Dans l'éventualité d'une victoire de l'OPR, l'actuel ministre de la Pêche et de Rodrigues sera appelé à cohabiter avec ce parti au niveau du gouvernement régional. Pour le moment, les deux camps affichent l'optimisme. Mais qu’importe les résultats, pourvu que Rodrigues sorte gagnante de cette joute électorale.
A Maurice, c'est la visite d'État du Premier ministre en Inde qui retiendra l'attention. Cette visite intervient à un moment où l'accord de non-double imposition entre nos deux pays fait débat dans la Grande Péninsule. Cette dernière veut avoir toutes les garanties possibles pour s'assurer que les opérateurs économiques indiens n'utilisent pas la plate-forme financière mauricienne contre les intérêts économiques de l'Inde. Navin Ramgoolam, qui sera accompagné d'une importante délégation du secteur privé, aura la tâche ingrate de démontrer que Maurice est non seulement la plate-forme idéale pour l'entrée des capitaux en Inde, mais également pour que les opérateurs indiens puissent investir en Afrique et ailleurs.
Comme l'a fait ressortir le Haut commissaire indien à Maurice, M. Seetharam, l'Inde et Maurice partagent des relations bilatérales uniques et extraordinaires « étant donné la nature de notre histoire et de nos cultures communes ».
Les liens économiques et commerciaux sont en plein essor. L'Inde est devenu, depuis 2007, la plus importante source d'importation pour Maurice. Cette dernière constitue de son côté la principale source d'investissements en Inde. Ces investissements étrangers se sont élevés à quelque 55,2 milliards de dollars entre avril 2010 et avril 2011. Cette visite du Premier ministre sera également l'occasion d'explorer le potentiel de collaboration dans les domaines des infrastructures, du tourisme, de l'hôtellerie, de la santé, de l'éducation, des technologies de l'information, des énergies nouvelles, de la sécurité alimentaire et de l'agro-industrie. Ce sera aussi l'occasion de passer en revue la collaboration entre Maurice et l'Inde en ce qui concerne la lutte contre la piraterie dans la région.
Par ailleurs, alors que les Seychelles et Maurice s'apprêtent à signer en mars prochain un accord sur l'exploitation commune du plateau continental, l'apport de l'expertise indienne pourrait s'avérer capitale dans l'exploration et l'exploitation des ressources marines dans les eaux mauriciennes. Le nouveau haut commissaire indien à Maurice multiplie d’ailleurs les déclarations, disant souhaiter que les relations Maurice / Inde dépassent la dimension purement culturelle et traditionnelle pour s'articuler autour d'un partenariat politique et économique dans la région. Les déclarations et rencontres de Navin Ramgoolam en Inde seront donc suivies avec beaucoup d'attention.
Comments
li bon ki mauriciens coné ki c rodriguais ki coné ki bon pou rodrigues et personnes dotres!!!! nou péna narnien contre étrangers et mauriciens mai rodrigues c nou pays, nou zil, nou fierté.... pareil comment maurice été pou zot. c nou droit pran rodrig en charge a travers lotonomie ki ene pas vers lindépendence...koi ki sa c pa pour 2main. maurice c so devoir developpe tou bane zil dan so républik car li bénéficié zot la mer (zone economic exclusive), lair et la terre. pa blié ki rodriguais paye tax comment zot tou so la vie pou ene niveau de vie moindre comparé a maurice. nou reconnaissance envers maurice pou tou sa bane raisons li présent dan léker rodriguais mais avec modération kanmem. Rodrigues li pa forme parti ek maurice,c pa ene district, c ene lot pays, ene lot zil. Nou RODRIGUAIS avan, et mauricien apré et fier de letre!!!!!
CONGRATZ TO THIS GREAT MAN Mr. SERGE CLAIRE AND HIS TEAM. They deserve to win!!!!!
Vous dites: «au terme d'une campagne électorale exemplaire», mais vous oubliez qu'il y a eu des blessés, des voitures saccagées, une maison lapidée, etc (voir la presse de ce samedi 4 février).