And the winner is....

Il y a des silences qui sont plus éloquents et surtout plus payants que les plus grands discours et les plus bruyantes des envolées. On vient de le constater. Après le changement de fusil d'épaule du leader de l'opposition sur l'affaire MedPoint et tout le ramdam que cela est en train de provoquer, entre l'ICAC et la police, il y en a un qui se frotte déjà les mains. C'est le leader du MSM. L'heure du bilan a sonné. Il faut proclamer le résultat. And the winner is… le MSM et Pravind Jugnauth. Sur toute la ligne.

A défaut de pouvoir attaquer de front les travaillistes et leur leader pour une série d'humiliations subies, ces dernières semaines, du retrait du portefeuille du Commerce de Showkutally Soodhun aux attaques frontales du petit carré remuant des rouges à l'Assemblée nationale, le leader du MSM aurait agi par procuration. Paul Bérenger a fait le travail pour lui. Il peut maintenant conforter sa position au sein du gouvernement.

En attendant qu'une échéance se présente et qu'une occasion lui soit offerte pour assouvir son espoir, jamais dissimulé, de devenir Premier ministre. Il aura cinquante ans cette année, c'est l'âge des réalisations, doit-il se dire. D'autant que sa patience doit être mise à rude épreuve avec ce souhait publiquement affiché de Navin Ramgoolam d'avoir encore quatre ou cinq mandats. Ca doit trépigner au Sun Trust à mesure que les mois s'égrènent.

On peut penser donc ou parier même que les piques plus ou moins perfides à l'égard du MSM de la part de certains travaillistes vont être mises en parenthèse. Fini le "cheap politics" lancé par Lormus Bundhoo à Jim Seetaram parce qu'il se faisait un peu trop insistant auprès du Premier ministre sur les problèmes de circulation à Montagne Blanche ou encore ce rappel du même Parliamentary Private Secretary à l'adresse de ceux qui nourrissent des ambitions premier ministérielles qu'il a "one Prime minister, one vision, one Think Tank".

Finis aussi les "Tom, Dick and Harry" de Nita Deerpalsing pour ceux qui oseraient prétendre, à l'instar de Prakash Maunthrooa, ériger la boîte qu'il dirige en "think tank", les coups de gueule de Rihun Hawoldar en direction de Maya Hanoomanjee pour une histoire de bourse et les désirs de Suren Dayal d'avoir une instance indépendante du ministère des Finances, comme si c'était un service quelconque, pour réfléchir à la stratégie économique du pays et faire des études prospectives.

Hasard du calendrier ou coïncidence, le député, également Government Chief Whip, n'a des questions parlementaires que sur les problèmes de sa circonscription tandis que Nita Deerpalsing et Rihun Hawoldar n'ont rien à l'agenda des travaux de mardi prochain à l'Assemblée nationale. Il paraît que la culture du débat, selon ce qu'en a dit la directrice de communication du PTr à L'express, hier, est subitement tombée en panne.

Cette culture du débat, que le MSM ignorerait selon Nita Deerpalsing, peut être que Showkutally Soodhun voulait lui aussi l'entretenir en exposant les carences de ses prédécesseurs, en révélant à la population qu'elle aura, de longs mois encore, à payer pour le "hedging" foireux de Rajesh Jeetah au coût de Rs 4,7 milliards, en mettant un terme au joujou extravagant du trésorier du PTr, la State Trading Management Company Limited, une compagnie parallèle à la STC. Et on a fait cela pendant qu'on organisait le sabordage du MSIRI pour cause de rationalisation et de non-duplication de responsabilités.

La culture du débat n'existerait que lorsque cela arrange les petites affaires de quelques-uns, d'une poignée de ministrables frustrés qui croient que c'est la présence du MSM qui les a privés d'un maroquin. Avec un tel attachement à cette fameuse culture du débat, les travaillistes auraient dû demander et obtenir que le rapport de Roshi Bhadain sur la STC ou celui du directeur de l'audit soient débattus. Ce ne serait pas mal non plus qu'il y ait un débat sur les terres de l'État ? sur celles qui, par exemple ont été allouées à Rajesh Indur et qui auraient été à la base de sa fin tragique, un empoisonnement au cyanure ; à Heman Bangaleea, qui est plus connu comme "l'homme aux Rs 300 millions" parce qu'il aurait décroché le jackpot, sur un terrain qui lui avait été généreusement offert par le gouvernement de 1996 et qu'il a revendu à un promoteur étranger.

Pour revenir aux conséquences de la tempête politique déclenchée par le leader du MMM, on ne sait pas si, ici aussi, c'est le hasard du calendrier ou une vraie démarche d'apaisement. Une pluie de nominations, qui se faisaient attendre, est tombée ce vendredi. On a appris à l'issue de la réunion du conseil des ministres que pas moins de dix personnes ont été désignées pour occuper des postes dans certaines organisations para-publiques et le MSM n'est pas en reste puisqu'il obtient pour son candidat écarté à la dernière minute de la joute à Quatre Bornes aux dernières élections générales, Yogida Sawminaden, le poste de directeur de la Mauritius Duty Free Paradise et qu'un autre apparenté MSM Ashish Boojeenauth se voit confier la présidence de l'Employees Welfare Fund.

Si le tout dernier épisode des revirements et positionnements stratégiques peut paraître amusant pour certains et que ce folklore qu'est l'échangisme politique bien mauricien risque de durer tant que le système électoral n'aura pas été réformé, il risque de rester quelque chose d'éminemment triste dans toute cette histoire. La vérité sur MedPoint n'est plus que jamais d'actualité.

Il serait vraiment dramatique pour ce pays que la lutte contre la corruption, le népotisme et le gaspillage des fonds publics soit relégué au statut de monnaie d'échange dans de basses manœuvres politiciennes. Ce serait vraiment regrettable. Impardonnable même.
 


Commentaires

One wonders who are these "think tanks" and where is the "culture du débat" ! It all sounds like the "culture of quarrelsome politicians always wanting a bigger piece of cake". And why should be reinforcing their behaviour by providing analysis and making predictions on who gets the bigger piece? In fact we should be denouncing them and threatening to throw them out if they do not get their acts together. The crux of the matter is that none of these politicians favours the reform of the electoral system. They will keep on talking about it, but they will never do it. And this is what unites them all ( including Ramgoolam, Jugnath, Berenger), against the people.

Has something gone amissed?Is Paul Berenger,the current Prime Minister?Has been presiding over the catalogue of scandals/corrupt activities since 2005.including Medpoint?Has Berenger said that his party is joining the MSM to form a new government?Has Ramgoolam and his government resigned?Should a leader of the opposition,turn away and pretend that everything is ok?Including corruption..financial scandals etc.?

Et Ton Paul, pourquoi il foute son nez dans toutes les sauces sans réfléchir.
Il risque de ternir son image,celui du parti et aussi celui du pays.
Qu'il se taise, recule pour mieux sauter.

Tu as parfaitement raison mon cher dan.Mais le probleme est que toutes les politiciens sans exception aucune foutent leur nez dans toutes les sauces et c'est cela leurs specialites.Il arrive des fois que cela ne marche pas et ce sont des choses qui arrive dans la vie comme le cas de notre cher PRB.