Attitudes positives

Ce début de Ramadan et la Fête des Mamans coïncidant, l'heure n'est pas qu'aux célébrations, mais en appelle surtout aux bons sentiments. Période spirituelle très forte, pour nos compatriotes de foi islamique, le Ramadan distille de bonnes pensées et pratiques qui vont de pair en vue d'aider l'homme et la femme à s'élever davantage. Bien entendu, puisque l'on aspire à être meilleur et faire le bien autour de soi, l'on n'attend pas spécifiquement ce mois sacré pour traduire en action les bons principes inculqués et retenus tout au long de sa vie ! Plutôt, on devrait voir en ce mois spécial la conjugaison de toute cette positivité engendrée au fil des jours et des semaines.
De même, fêter nos mères n'est pas une occasion (surtout commerciale) qui n'attend qu'une date par an ! Celles qui nous ont portés neuf mois durant, avec tout ce que cela comporte comme périple physique et psychologique, et qui continuent de décrocher la lune pour que brillent de mille feux les yeux de ces gosses qu'elles ont engendrés, méritent toutes les attentions chaque jour qui passe. De fait, nourrir, cultiver et pratiquer les attitudes positives trouvent leur expression, surtout, on le pense, en ces moments-là.
Il semblerait cependant, à écouter les politiques sur les ondes des radios privées, ces jours-ci en particulier, que cultiver les bonnes attitudes n'est pas vraiment au goût du jour… Surtout quand, se multiplient les scandales et les nouvelles de mauvaise gouvernance (népotisme, favoritisme, pour reprendre la formule chérie des uns et des autres)! Ainsi, plusieurs politiques et même ministres n'ont pu se retenir ces derniers jours, crachant ainsi leur venin. On retiendra, ici, le « zot trouv zis seki pa bon ! » à l'intention des médias, proféré par Yogida Sawmynaden. L'enfant chéri du sérail orange, qui n'aura rien apporté de concret durant son séjour dans le fauteuil à la Jeunesse et aux Sports, rappelons-le, s'en prenait ainsi à un confrère qui sollicitait de lui un commentaire relatif à la nomination de son beau-frère (après son épouse, au tour du frère de celle-ci de défrayer la chronique) sur un board…
C'est un fait, certes, que certains confrères ont parfois du mal à respecter des limites et tombent dans l'exagération; ou s'entêtent à amplifier un détail. Mais de là à trouver que « zot trouv zis seki pa bon », il nous semble que le sieur Sawminaden se prend à son propre piège… Se souvient-il que c'est lui qui avait fait circuler la fameuse photo qui a rendu célèbre une agente politique rouge lors d'une joute municipale ? Et faisant que, du jour au lendemain, grâce à ce cliché mémorable, cette Mauricienne désormais exilée et sirotant la Dolce vita sous le ciel milanais, a échappé au couvert de l'anonymat … Mais n'avait-il pas agi ainsi parce que sur le moment, il avait vu "seki pa bon" et avait fait son devoir de citoyen d'attirer l'opinion publique ? Et, par incidence, secouer le cocotier politique avec les répercussions que nous continuons à enregistrer…
Ce type de déclarations empestant l'arrogance du pouvoir et traduisant l'exaspération, ces jours-ci, plusieurs de nos politiques de l'équipe dirigeante en font un peu à tort et à travers. A notre humble avis, cela révèle surtout une perte de confiance du fait que l'électorat commence à en avoir sérieusement marre des ratages et de la mauvaise gestion du pays !
Autre élément qui a attiré l'attention, durant la semaine écoulée, l'existence d'un centre de traitement destiné aux toxicomanes, situé dans l'est du pays. Un confrère du samedi a rapporté dans ses colonnes que cette structure pratiquait des méthodes pour le moins… spéciales pour "aider" les toxicomanes à se sevrer. Ces pratiques relèvent, selon l'article, toujours, de… maltraitance physique.
Semblerait-il, cet entrepreneur et importateur de plastique de cette région du pays qui a lancé ce centre de traitement et de réhabilitation, serait en procédures d'obtention de permis d'opération. On veut bien croire qu'il est nourri des meilleures intentions du monde, motivé par une envie réelle de venir en aide à des frères et sœurs sous le joug des marchands de la mort. Cependant, on souhaite que les techniciens du ministère géré par le Dr Anwar Husnoo réalisent bien que la punition corporelle est loin d'être un élément de traitement… Enfin, faisons confiance à nos institutions et espérons que tout sera mis en œuvre pour le bien-être de chacun !