Voilà dix jours que le directeur du Central Bureau of Investigation indien a cité Maurice comme un des « paradis fiscaux étrangers » vers lesquels des fonds illégaux totalisant 500 milliards de dollars ont été acheminés sans provoquer la moindre réaction de la part des autorités mauriciennes.
Ces allégations faites en présence du ministre d’État indien V. Narayanasamy, peu après la visite d’État du Premier ministre mauricien en Inde, ont été largement diffusées dans les médias indiens et internationaux. Ce qui n’est pas sans dommages pour l’image de Maurice, qui se positionne comme une passerelle pour les investissements asiatiques vers le continent africain.
La Suisse qui est citée, au même titre que les juridictions Maurice, Lichtenstein et les Virgin Islands britanniques n’ont pas tardé à réagir vivement pour récuser la qualification de « paradis fiscal » et pour souligner que les propos du haut officiel indien sont sans fondement. « There have been several speculations about the amount of wealth held by Indians in Swiss Banks. Such estimates and statistics lack evidence and are uncorroborated », ont affirmé les autorités bancaires suisses.
Qu’attendent les autorités mauriciennes pour donner la réplique aux autorités indiennes ? Pourquoi la haut commissariat mauricien à Delhi ne s’est-il toujours pas fait entendre ? Pourquoi le Global institutional Investors Forum, qui regroupe les opérateurs du centre financier mauricien, n’a pas songé jusqu’à maintenant à faire connaître son point de vue sur la question ? À Maurice, l’opposition s’est saisie du dossier pour en faire un usage politique, estimant que le VPM et ministre des Finances Xavier-Luc Duval aurait dû avoir fait partie de la délégation officielle du Premier ministre.
Le conseil des ministres a annoncé vendredi que le Premier ministre Navin Ramgoolam a soumis une série de contre-propositions aux autorités indiennes à la suite des propositions soumises par les autorités indiennes à la réunion du Joint Working Group indo-mauricien à Port-Louis en décembre dernier. Officiellement tout se déroule bien selon les normes des relations prévilégiées entretenues par nos deux pays.
Reste que le traité de non double imposition continue à faire l’objet d’une véritable guerre des nerfs entre l’Inde et Maurice. Alors que les responsables politiques continuent à se complaire à jouer la carte émotionnelle de Mother India, les responsables indiens refusent de se faire dans la dentelle et s’obstinent à attaquer le centre financier mauricien avec des arguments comparables à des coups sous la ceinture.
Ainsi le Director A.P. Singh du CBI affirme baser ses remarques sur un rapport à sa disposition. Alors monsieur Singh pourquoi ne pas rendre publiques les informations que vous disposez sur Maurice ? Dans les milieux financiers mauriciens, on s’élève contre le fait que les autorités indiennes abusent de la transparence dont fait preuve les autorités financières mauriciennes et d’utiliser ensuite les informations recueillies pour nous attaquer.
C’est pourquoi il est impératif que le directeur du CBI transmet les preuves dont il dispose, soit aux autorités mauriciennes à travers les canaux officiels qui ont été mis en place entre les deux pays dans le cadre des accords conclus, soit qu’ils les révèlent publiquement. Jusqu’ici l’autorité régulatrice mauricienne, la Financial Services Commission, n’a jamais refusé d’agir selon les dispositions de la loi. On a déjà par le passé vu la commission sévir contre des unités qui s’étaient écartées des règlements établis. Il serait étonnant que les mêmes procédures ne soient pas appliquées dans l’éventualité où le directeur du CBI démontre concrètement ses allégations et idendifie les compagnies incriminées. Il en va de la réputation de Maurice.
Comments
Linde depanne lor sa ban pays la mais maurice li non li depanne lor linde et dautre pays pour survivre.Donc Le silence est important du coter maurice.Apres ki Bolom Ramgoolam bis nous kapave attane nous a tous.Pep la merite so 1er minis et so gouvernement.
It is ALL about BLACK money. Sometimes it is also about DIRTY money too. Wake up....
c ene monde de voleurs....lepep bizin revolter!
You should not forget that beggars cannot be choosers.If the Director General of the CBI states that he has evidence that Mauritius is being used as :un paradis fiscal,it is for the country here to refute it as you rightly pointed out as did the other countries with immediate effect.Don't you think that silence means something? India has been, for quite a while, referring to the non-double taxation between the two countries,which should be re-examined according to India.Don't you think that India is showing some restraint because it might have some damning evidence and it does not wish to sever the privileged relationship which tie the two countries?But there is a limit to everything,especially if India feels being the loser.