Le cirque

Est-ce que c’est un gouvernement qui dirige Maurice ou la direction d’un cirque ? La question se pose s’agissant du comportement et des déclarations de certains des membres du gouvernement. Commençons par le Mentor qui, après la fermeture de la BAI, qui a ruiné des centaines de Mauriciens, a avoué que lui et ses « deux » fils — le légitime et l’adopté pendant un temps — avaient retiré leur argent de la BAI. Juste avant la révocation des licences. Dans ce cas, non seulement trois ministres ont commis un délit d’initié, mais le premier d’entre eux s’est flatté de l’avoir fait. Il y eut ensuite la déclaration de l’ex-ministre de la Santé selon laquelle le gouvernement pouvait nommer qui il voulait à la tête des corps paraétatiques et des ambassades. Surtout les petites copines et les proches des ministres. Le silence du ministre de la Bonne Gouvernance de l’époque, occupé à préparer ses shows télévisés, équivalait à une approbation tacite. Ce ministre contribua beaucoup aux morceaux choisis du cirque ministériel par ses déclarations sur la BAI et surtout la nécessité pour le pays de construire une ville nouvelle à la gloire de son père adoptif. Pour montrer son affection pour sa famille adoptive, il n’hésita pas à faire un baisemain qui restera dans les annales comme l’exemple du niveau que certains politiciens peuvent atteindre pour se faire bien voir de leur leader. Quitte à les dénoncer quelques mois plus tard et à les accuser de prendre leurs directives d’une cuisine dont il avait été pourtant un marmiton zélé. Mais comparé à ce que fait et dit publiquement Showkutally Soodhun, ses collègues sont des clowns débutants.
Showkutally Soodhun est un personnage dont on n’arrête pas de se demander comment il peut être ministre et, qui plus est, No 4 du gouvernement. Cet ancien syndicaliste qui hurle plus qu’il ne parle est capable de tout dire et son contraire dans la même phrase. Il se comporte comme le leader autoproclamé de la communauté musulmane et comme l’ambassadeur de l’Arabie Saoudite. Oui, Showkutally Soodhun se comporte comme le représentant de l’Arabie Saoudite au Conseil des ministres mauricien. Les exemples de son allégeance au royaume saoudien sont nombreux, dont la récente émission d’un communiqué pour soutenir l’Arabie Saoudite dans son différend avec le Qatar en prenant, à contre-pied la position de Maurice. C’est dans le cadre de son soutien inconditionnel au royaume saoudien qu’il faut situer le dernier « éclat » de Showkutally Soodhun. C’est parce que Xavier Duval s’est élevé contre le soutien de Soodhun à l’Arabie Saoudite que le No 4 du gouvernement mauricien a déclaré que si son garde du corps lui avait donné son arme, il avait tiré sur le leader de l’opposition. Face à cette menace directe qu’on a pu entendre sur les réseaux sociaux, le commissaire de police n’a pas levé le petit doigt, en dépit du fait que Xavier-Luc Duval a fait une déclaration contre Showkutally Soodhun. Il est vrai que le commissaire de police a une drôle de façon de fonctionner : contre Soodhun il ne fait rien, mais pour Soodhun il est capable de faire beaucoup. Trop même. Comme de faire arrêter et emprisonner un citoyen qui avait posté sur les réseaux sociaux les reçus des séjours de Soodhun à la clinique MedPoint.
Mais il y a pire dans le cirque gouvernemental mauricien. Le Premier ministre a déclaré hier que Soodhun n’aurait pas dû avoir tenu ce langage, mais qu’il n’estimait pas qu’il mérite une sanction et encore moins une révocation, « parski nou koné kouma Soodhun été. » Pour Pravind Jugnauth, qu’un ministre menace le leader de l’opposition de lui tirer dessus pour le tuer n’est qu’un écart de langage ! Pour sa part, le ministre qui dit vouloir régler ses comptes politiques avec une arme à feu a essayé de s’expliquer vendredi, lors d’une cérémonie. Il s’en est pris au leader de l’opposition parce que ce dernier avait insulté le roi Salman d’Arabie Saoudite. Ce qui avait profondément blessé Showkutally Soodhun, No 4 du gouvernement mauricien ! Je vous le répète, ce n’est pas un gouvernement que nous avons à la tête du pays, mais un cirque. Un cirque dont les clowns ne font même pas rire. Face à ce gouvernement et aux frasques tolérés de ses membres qui donnent de plus en plus un air de république bananière à Maurice, on ne peut ressentir qu’un seul sentiment : la honte.


Commentaires

You are right Mr Antoine " La Honte " well said nice piece of journalism.I would say " Unbelievable " the lowest one human being can go !! His behavior is giving us an insight into how his parents has brought him up, he should be ashamed. No 4 he is behaving like that,what will happen if he goes up the ladder to No1, I hate to see that.
Edwin Michel

zan-clod,

Re: Barrez-vous putain mais barrez-vous!!!

wat more to expect from this former hospital gateman? Line blier sa l'epoque cot li ti menotté dans lilit l'hopital par Jugnath Sr. n'est-ce pas ce meme excité qui dans le temps a debarqué avec toute sa meute enragée et menacante chez la famille Glover suite au verdicte de la cour en faveur de cette derniere concernant le bruit du haut-parleur du mosque du quartier de Q.Bornes? pas bizin dir, il etait aussi accompagné de l'autre "ticrapule" (PRB dixit) Mohamed jr., trop content d'ailleurs a se jeter dans la partie, jihad oblige!

50 ans apres, do we deserve this type of vermine. Si bato Patrice bordé dan la rade encore azordi mo sir la queue arriv ziska Mahebourg. Tout le monde veut se barrer de ce trou a rat. Franchement l'independance pour qui, only the lucky few dynasty or to watch a bunch of apes exchanging hysterical,mouth-frothing and fake insults in the assembly only to gather later in the mess sharing a drink, patting each other's back as if to say: on les a bien intubés hein. Et nous qui croyait sincerement qu'ils faisaient honnetement leur travail, povres gopia que nous sommes...

Enfin, vogue la galere!

Tout ceci est bien dit , mais que faisons nous pour nous débarrasser de cette meute de vautours affamés qui pillent et se comportent avec une arrogance jamais vue à Maurice et qui mènent le pays tout droit à la catastrophe. Disons le bien on a affaire à des gens qui savent qu'ils ne leur reste pas beaucoup de temps à sévir et que ce sera les autres qui paieront la casse .