Celle à qui j'ai attribué, avec raison, le titre de « l'homme » de l'année doit être contente. Pour une personne qui n'a jamais été exposée aux médias, faire la une de la presse locale tous les jours depuis le 11 décembre, c'est un exploit médiatique. Pour une personne qui dit vouloir préserver et protéger sa vie privée, quelle mise en lumière et quelle exposition ! Beaucoup de maisons de publicité payeraient cher pour bénéficier d'une telle couverture médiatique qui est, par ailleurs, gratuite. Et je ne fais que mentionner le fait que le nom de la dame a été le sujet de toutes les conversations pour les fêtes de fin d'année. Si j'étais à la place du leader du PTr, je reprendrais le titre de directrice de communications du parti à Nita Deerpalsing pour le donner à Nandini Soornack. Toute nouvelle venue qu'elle soit, elle a déjà donné un aperçu de ses capacités. Elle est capable de changer l'image de marque du PTr et elle a commencé, d'ailleurs, à le faire. La presse se presserait aux conférences de presse du PTr pour découvrir sa nouvelle directrice de communications. Cela changerait des conférences de presse du samedi matin avec longues tirades de Nita Deerpalsing ou, pire encore, celles de Patrick Assirvaden, l'autre cacique du PTr. Il fallait l'entendre, hier matin, défendre la mère de famille qu'est également l'activiste Nandini Soornack, et utiliser le jugement interlocutoire de juge Domah pour attaquer la presse. Ce jugement interlocutoire a fait le bonheur de beaucoup cette semaine. Les qualificatifs pour traiter les deux groupes de presse contre qui un gagging order a été émis ont été repris par le représentant du PTr, qui a, une fois de plus, trouvé que la presse faisait un complot contre l'activiste travailliste. Il s'est délecté des propos du juge, qu'il a cités et récités, et a trouvé qu'il avait donné une gifle à la presse. En fait de gifle, le représentant du PTr est passé à côté d'une autre, plus sonore encore. Celle que le DPP vient d'administrer à la police.
Souvenez-vous. Toute cette affaire, qui a pris des allures de feuilleton télévisé brésilien, a commencé le 10 décembre à Vacoas, dans la cour du collège Maurice Curé. Ce jour-là, pendant le décompte des voix des élections municipales de la veille, l'activiste travailliste Soornack exige et obtient de la police de saisir le téléphone portable de l'activiste MSM Sawmynaden, accusant ce dernier de l'avoir photographiée à son insu. L'activiste MSM est pratiquement arrêté, puis son domicile fouillé, son ordinateur saisi et il est poursuivi pour avoir commis un délit contre l'activiste. Un délit relevant, semble-t-il, de la loi sur les télécommunications. La semaine suivante au Parlement, le Premier ministre revient sur cette affaire, défend l'activiste rouge, attaque l'activiste orange, annonce que des officiers de police qui, selon lui, n'avaient pas accédé assez rapidement aux ordres – de l'activiste rouge – ont été transférés. Ce banal incident entre activistes, survenu dans une cour d'école le jour du dépouillement des votes d'une élection, est transformé en affaire d'État. Et cette semaine, le Directeur des Poursuites Publiques décrète que le dossier d'accusation contre l'activiste Sawmynaden, que la police avait monté avec urgence et fébrilité, est classé avec la mention « no case to answer ». Cette retentissante claque que le DPP a assenée aux responsables de la police désireux de faire plaisir au pouvoir, Patrick Assirvaden ne l'a, évidemment, pas entendue. Comme tous les politiciens, il a la mémoire et la lecture sélectives et n'enregistre que les choses qu'il peut utiliser pour ses conférences de presse du samedi. Il n'est pas au courant de la gifle que le DPP vient d'asséner à la police parce qu'il est totalement focalisé sur les qualificatifs que le juge Domah attribue à la presse. On comprend, il arrive souvent à Patrick Assirvaden d'utiliser les mêmes.
Que Patrick Assirvaden utilise des qualificatifs du juge Domah pour attaquer la presse est pratiquement normal. Les politiciens n'aiment pas la presse et ne ratent aucune occasion pour le faire savoir. Mais on comprend beaucoup moins le fait que le président d'une association de journalistes aille sur une radio privée pour citer lui aussi les qualificatifs du juge contre la presse. Parfois, en voulant trop faire, on peut finir par s'auto-administrer une gifle.
Commentaires
There is no better publicity than BAD PUBLICITY !
C'est Marie qui est plus mari que le MARI volé.
Elle est le Maitre du Maitre
Elle a su se faire de l'argent et de la richesse dans toutes les positions possibles.....
So sad for the first .... ONE. Elle t'a surpassée en toutes choses .....
Even better... oh I forgot. What don't we do for MONEY AND PRESTIGE
MAIS TU AS DÉNIGRÉ ET RIDICULISÉ TOUTES LES FEMMES MAURICIENNES ET TON PROTEGÉ EN T'OFFRANT AU PLUS OFFRANT.
T'ES TOMBÉE SI BAAAAAAAAAAAAAS !!!!
t'AS DÉJà FAIT TA REPUTATION
Mr JCA
On a deja notre "Homme" de l'annee 2013 et c'est une Femme. Est-ce que j'ai le droit de citer son nom?
......Nandanee Soornack
Une claque qui Porte
Ou une Porte qui claque......qu'importe attention au retour de la claque. Bien avant 2015