C’est ce qu’a, en quelque sorte, tenu entre ses mains le ministre des Technologies de l’Information, Tassarajen Pillay Chedumbrum, sous la forme d’une tablette, laquelle contenait son allocution sur le projet de loi qui suspend les prescriptions en attendant que la commission d’enquête y relative rende ses conclusions. Lui-même et son collègue Shakeel Mohamed se sont offusqués qu’interdiction lui ait été faite d’utiliser son matériel informatique. A tort. Puisque bien que nous soyons tous pour la modernité et la transparence, il y a des règles à respecter et des décrets de Speaker à observer. En attendant qu’ils soient revus et adaptés aux nouvelles formes de communication.
Que se passe-t-il aujourd’hui? Le député n’a, à ce jour, même pas le droit d’utiliser son téléphone portable dans l’hémicycle et on ne voit pas comment une tablette, elle, serait à ce stade autorisée. Sinon, un ministre en difficulté pourrait bientôt téléphoner à un de ses fonctionnaires pour obtenir des détails dont il ne dispose pas pour répondre aux questions qui lui sont posées. Que certains veulent à tout prix faire étalage de leurs derniers gadgets électroniques, ça va pour le snobisme. Mais imaginons qu’au cours d’une intervention lue à partir d’une tablette, il était exigé du ministre ou du député, comme le veut la pratique parlementaire, à «table the facts, the figures and what have you», qu’est-ce qu’il fait? Il remet sa tablette au clerk? S’il y a visiblement besoin que les mœurs évoluent dans l’hémicycle, il y a d’abord des amendements à apporter aux Standing Orders. Il faut commencer par là.
Et au lieu de s’attarder sur la forme plutôt que sur le fond, sur le détail plutôt que sur l’essentiel, des choses demeurent en suspens. Comme la retransmission en direct des travaux parlementaires. Pourquoi ne pas commencer avec les radios privées qui pourraient, au même titre que la MBC monopolistique, proposer au grand public quelques tranches intéressantes d’une séance? Il ne faut pas que ce genre de préoccupations primordiales disparaisse des tablettes et que tout un chacun vienne, avec son petit joujou ou son dernier bijou, essayer d’impressionner la galerie.
C’est sur le fond que Tassarajen Pillay Chedumbrum aurait du être plus utile et plus en phase, non pas avec le dernier gadget, mais avec les attentes du public contribuable. On ne sait pas encore ce qu’il est advenu du fameux dossier de la conférence des TIC qui a fait bondir le directeur de l’audit qu’un autre dossier, non moins scandaleux, a surgi, celui de l’attribution sans appel d’offres d’un contrat de plus d’un milliard de roupies pour la fourniture de nouvelles cartes d’identité. Avec un tel budget, on pourrait donner une tablette à chaque étudiant, à compter du CPE.
Une vraie patate chaude, c’est aussi ce qui se passe à la nouvelle foire de Flacq. Après la pagaille d’Abercrombie et la saga des marchands ambulants de Port-Louis, c’est dans l’est que les choses s’animent. Les anciens marchands avaient accepté toutes les procédures pour leur installation dans la nouvelle structure et ils avaient même accepté qu’il y ait un tirage au sort effectué au Mauritius Turf Club pour l’allocation des étals. Même si leurs numéros se déclinaient dans le désordre. Or, lorsqu’ils ont été installés, de nouveaux marchands ont fait leur apparition dans un espace spécialement aménagé à leur intention, celle de la «potato zone». C’est une vraie pomme de discorde et ce n’est pas en réprimant, verbalement s’entend, les protestations des marchands historiques que l’on résoudra le problème. Le conseil de district de l’est a, apparemment, reçu des ordres d’en haut pour accommoder ces vendeurs de pommes de terre mais, en fin de compte, l’équité, la justice et la transparence doivent prévaloir.
Pour rester dans le domaine des administrations régionales, à la veille d’une consultation les intéressant, comment ne pas parler de l’agitation soudaine du ministre de tutelle Hervé Aimée et de quelques responsables locaux? On a droit à tous les excès à la veille d’un scrutin, embauches, asphaltage de rues, inaugurations de tout et de n’importe quoi. Sans compter les déclarations ridicules de quelques élus sur les ondes non seulement de la MBC mais des radios dites privées. Hervé Aimée qui aime invoquer son «own deliberate judgment» a, apparemment, impressionné plus d’un, y compris dans les médias, en rappelant qu’un centre fermé en 2001 a été rouvert cette semaine, en 2012.
On ne sait pas si le ministre Aimée est fort en mathématiques mais il devrait savoir que l’équipe administrative précédente est partie depuis 2005 et que ses amis sont aux affaires depuis sept ans. C’est quand même long pour la rénovation d’un centre et ils en parlent comme si c’était un exploit. Bientôt, ils vous diront que les colonnes rouillées qui s’abattent sur les enfants en plein cœur de Port-Louis, c’est le fait de l’ancienne administration. Qui serait responsable qu’un enfant ait été blessé par la chute d’un pylône devant l’église Immaculée Conception.
Quant aux embauches, l’urgence de recruter s’est cruellement fait sentir à la veille du scrutin régional. C’est à se demander si ce n’est pas pour réparer une «injustice» faite à Ashok Jugnauth, sanctionné pour le même motif, que le leader de l’Union Nationale a été finalement accueilli avec enthousiasme dans les rangs de l’alliance au pouvoir. Et en matière d’embauche, il ne faut pas oublier que nous sommes probablement le seul pays au monde où un des membres de la LGSC, agence de recrutement du personnel des administrations régionales, n’est autre que la fille du ministre de tutelle, et qu’un autre participant s’appelle Leela Devi Auleear, pour ne citer que deux nominés politiques qui y siègent. Comme on le voit, on n’est pas au ras des patates, mais à celui des pâquerettes!
Commentaires
Advance Mauritius, is unknown in our Lexicon .We stick to the past at the expense of progress,and common sense.Who remembers at one time a Policeman could not arrest a crook if he did not have his KEPI on his head.(our British heritage..) so it goes that a minister could not deliver his speech, reading from" a tablet tactile" No wonder that we know who rules our city, for those ,who still do not have a clue , it's "marsan ambulant..." They vote. Trois. zero....At another ,"cite fleurie". URBS FLORIDA its the law of"marsan briani." Well if the lane where I live is tarred,even though at the first flood, all will be washed away, I will still put the same monkeys at the helm, for I would be guaranteed a tempo, to cook meagre meals.
Advance Mauritius, is unknown in our Lexicon .We stick to the past at the expense of progress,and common sense.Who remembers at one time a Policeman could not arrest a crook if he did not have his KEPI on his head.(our British heritage..) so it goes that a minister could not deliver his speech, reading from" a tablet tactile" No wonder that we know who rules our city, for those ,who still do not have a clue , it's "marsan ambulant..." They vote. Trois. zero....At another ,"cite fleurie". URBS FLORIDA its the law of"marsan briani." Well if the lane where I live is tarred,even though at the first flood, all will be washed away, I will still put the same monkeys at the helm, for I would be guaranteed a tempo, to cook meagre meals.
Mo kwar sa zistwar demontrer ki nivo nu parlement ete? Il etait une fois ene minis kan pe lire discours, li meme alle lire "continued on next page, please turn over." Parfois bizin dimander si ti mette ene perroquet, si pas ti pu ena difference! Ki serti tablet, iPad, smartphone ou papier, kan pas sire dimoune la meme pas konne ki li pe dire.