La « rébellion »

Le 30 décembre de l'année dernière, à Terre-Rouge, un incident de la route survient entre un motocycliste et un automobiliste. Le premier dit que l'autre lui aurait fait une queue de poisson dans un virage, ce qui a manqué de lui faire faire une sortie de route. Il ajoute qu'il a alors suivi la voiture pour reprocher au conducteur sa mauvaise conduite. Selon le motocycliste, l'automobiliste lui aurait dit qu'il était un haut gradé de la police et qu'il est sorti furieux de sa voiture pour l'agresser. L'automobiliste a une autre version des faits. Selon lui, le motocycliste l'a injurié et a donné des coups de casque sur sa voiture, ce qui a effrayé sa femme et ses enfants et il nie avoir agressé le motocycliste. Ce qui n'était qu'un simple accrochage entre deux usagers de la route, chacun ayant sa version personnelle de l'incident, prend une autre dimension quand on découvre que le conducteur de la voiture — une berline de l'Etat — est l'adjoint au Commissaire de Police et le chef de la police secrète. Cette dimension autre s'accroît quand des dizaines d'habitants de la localité se regroupent pour protester contre la manière de faire de la police. A tel point que des unités de police — sept disent certains témoins — sont dépêchés sur les lieux pour assurer la sécurité. Des habitants ? Du haut gradé ? Dans un cas « normal » d'accrochage la police ouvre une enquête, interroge les deux protagonistes et enregistre leurs deux versions. Dans ce cas particulier, le motocycliste fait une déclaration contre le chef de la police secrète qu'il accuse de l'avoir agressé. Personne ne sait si la police a interrogé le haut gradé pour agression alléguée. Ce que l'on sait, par contre, c'est que le chef de la police secrète a logé une accusation de « rébellion » contre le motocycliste. Dans ce cas, la police a réagi au quart de tour. Mercredi, dans l'après-midi, la police arrête le motocycliste qui passe une nuit en prison avant d'être traduit en cour, accusé provisoirement de « rébellion » contre les forces de police et doit payer une caution pour être remis en liberté. A première vue dans cette affaire d'accrochage, les deux protagonistes n'ont pas bénéficié du même traitement de la police. La plainte de l'un a été simplement enregistrée. Celle de l'autre a été immédiatement suivie d'une action, c'est-à-dire interpellation, arrestation et mise en accusation. Les esprits chagrins pourraient penser que dans cette affaire la police a accordé un traitement de faveur à un haut gradé.
Mais ce n'est pas tout. Jeudi matin à 6 heures, cinq véhicules transportant des éléments de la police ont arrêté quatre membres d'une même famille. Dont un homme de 74 ans. Ces quatre personnes ont été conduites au poste de police pour donner une déposition sur les incidents du 30 décembre dernier. Selon certains témoignages ces personnes feraient partie de la foule réunie sur la route après l'accident et auraient refusé d'évacuer les lieux comme le leur demandaient des policiers. Dont, paraît-il, des hommes de la police secrète. Au poste de police, les quatre personnes ont été arrêtées et présentées en Cour où une accusation provisoire de « rébellion » a été logée contre elles par la police. Comme le motocycliste, elles ont dû payer une caution pour être remis en liberté provisoire. Il paraît que d'autres habitants qui se sont rassemblés sur la route après l'accident du 30 décembre pourraient être interpellés dans les jours à venir avant d'être accusés de « rébellion ». A ce train, c'est tous les habitants de la localité de Terre-Rouge qui risquent d'être accusés de « rébellion » contre les forces de l'ordre. En attendant que le procès ait lieu, il faudrait que l'on s'interroge sur les raisons qui ont poussé des dizaines d'habitants d'une localité à sortir dans la rue après un simple accrochage entre un motocycliste et un automobiliste. Il faudrait également que l'on s'interroge sur le comportement de la police dans cette affaire. Est-ce une pratique normale de dépêcher plusieurs unités — dont des membres de la police secrète — sur un lieu d'accident ? Est-ce une pratique normale d'envoyer plusieurs unités interpeller au petit matin quatre personnes dont un vieillard de 74 ans ? Avait-on peur aux Casernes Centrales que cet habitant de Terre-Rouge quitte le pays comme le fameux steward d'Air France, passeur de drogue en liberté conditionnelle, que la police avait autorisé à loger dans un hôtel quatre étoiles ?
Dans cette affaire de Terre-Rouge, à première vue, la police n'a pas traité tous les protagonistes sur le même pied d'égalité. C'est ce genre de comportement qui suscite les critiques de la population contre la police et la pousse à se « rebeller ». Le respect que la police réclame de la population ne s'achète pas, ne s'impose pas par le simple port de l'uniforme.
Il se mérite.


Commentaires

LONG LIVE THE POLICE FORCE!
"A Police Officer's Wife"

A special kind of woman: a cut above the rest,
That's A Police Officer's Wife, rating her best.

How many good byes are whispered, joined with a fond embrace?
As duty steals her man, for the danger he must face.

How often have meals been ruined - or tender moments disturbed,
by a call for special duty, sparking loyalty un-swerved?

It's a devil of a job, for an angel like this,
Who......for the love of her man, must forsake that kiss,

She can run a garden tractor; even paint a room in need,
How she can stretch a dollar is a miracle indeed.

She's mother, lover, chauffeur and nurse,
A living symbol of: "for better or for worse."

Rich is the man, reaping his rewards in life,
Who chose to be the other half of

A Police Officer's Wife.

(Author Unknown)

Now we understand why Jean Bruno had no chance as CP! The only riot I have experienced was during the rule of Navin, and it wouldn't be a surprise to witness another one again

Tout ça je vous le dis va mal se finir...

MOI MO PENSE QUI C'EST UN BON INITIATIVE DE LA POLICE, QUAND FAIRE DEGA LOR LA RI BIZIN ALE FAIRE CINEMA DANS LAZOL. ENE PAKE JEUNES CROIRE ZOT BAN HEROS QUAND ZOT FAIRE SA BAN QUALITE ZES LA. BIEN BON. QUAND LA POLICE PREND ACTION LI PAS BON, QUAND LA POLICE PAS PREND ACTION LA OUSSI LI PAS BON. MANKE TRAVAILLE DANS SA PAYS LA.

ALL ANIMALS ARE EQUAL ....but!!!! L'on peut imaginer les fanfaronades de la part de ceux qui sont venue apprehender les "rebelles"...a quatre heures du matin - Ceal prend des allures de Gesta… de Tcheka quand ce n'est pas du tonton macou...quels recours contre cette disparite de traitement flagrant La Human Rights Commission en coma prolonge depuis plus de deux ans...La Police Complaints Bureau ou un un constable ou un caporal ira "interroger un AC… !!!!! le gag de la decennie - l'Ombudsman - il va retirer ses marrons du feu sous pretexte qu'il y a des poursuites penales engagees...Nous sommes tous presumes innocents mais certains plus que d'autres LA RAISON DU PLUS FORT ...si ce n'est toi c'est donc ton frere neuveu et aussi oncle de 70 ans....le plus injuste c'est que la parole d'un AC… et sa meute pesent tellement plus lourd...la preuve la disparite de traitement deja au niveau de "l'enquete"....alors imaginez le reste Jean Marie F RICHARD

This is what daily life in Mauritius looks like. Double standards, corruption and communalism.

Que pense le President du Bar Council?
Que pense les defenseurs de droit de l'homme?
Que pense Me Panglose qui s'etait eleve contre le traitement qu'avait reserve la Police contre Sir Gaetan?
Y-t-il une justice pour les pauvres dans ce pays?