La pétition à Obama: pourquoi il ne fallait pas signer

Il fallait au Groupe Réfugiés Chagos (GRC) d'Olivier Bancoult, et à l'ONG Speak, 25 000 signatures, presque entièrement de citoyens mauriciens, afin de pouvoir adresser une pétition au président des États-Unis, Barack Obama, dans le cadre de la campagne pour sa réélection à la Maison Blanche en novembre prochain, pour qu'il tienne compte de la revendication des Chagossiens de revenir sur leurs terres natales. Beau succès de mobilisation : le GRC a recueilli, au final, plus de 28 000 signatures, soit davantage qu'il n'était nécessaire. Bravo !
Mais, toute aussi dévouée aux combats justes et au respect général des droits humains, ma voix, elle, ne sera pas comptabilisée dans cette démarche. Pour cause, par loyauté envers mon pays, et par méfiance aussi, j'ai refusé de signer. Et je me réjouis du fait que, comme moi, le parti de gauche Lalit n'a pas joué le mort (contrairement aux grandes formations politiques déterminantes) et a ouvertement et très clairement expliqué pourquoi ses membres ne s'y sont pas engagés.
Olivier Bancoult et l'avoué de son groupe, Me Robin Mardemootoo – qui, par coïncidence sans doute, se trouve aussi être le fondateur de l'ONG Speak, l'initiatrice de la pétition – ont tenu, mercredi dernier, à exprimer ce qu'ils appellent leur « reconnaissance de l'élan de la population mauricienne ».
« Un grand bravo aux Mauriciens. Un grand bravo à la communauté chagossienne. Cela nous fait grand plaisir. La majorité des Chagossiens ont eu Maurice comme terre d'accueil, alors que certains sont aux Seychelles. Cette pétition nous a donné l'occasion de montrer l'injustice causée par l'Angleterre et les États-Unis », a déclaré Olivier Bancoult. On aurait pu s'attendre à ce que Bancoult dise « nos compatriotes mauriciens », mais il ne l'a pas fait, et nous sommes, pour notre part, bien placés pour connaître le pourquoi du choix de ses mots. Nous y reviendrons
Dans le résumé que nous faisons du communiqué de Lalit (voir plus loin), ce parti – que nul ne peut taxer d'indifférent ou d'insensible – rappelle que sa position sur la question chagossienne s'est toujours fondée sur trois axes qui ne sauraient être séparés :
« (i) le droit absolu des Chagossiens de retourner vivre dans leur lieu de naissance et à des réparations,
(ii) la nécessité de compléter le processus de décolonisation par la restitution des îles des Chagos à la souveraineté mauricienne, et
(iii) le démantèlement de la base impérialiste américaine sur une partie du territoire de Maurice ».
Sans aucun besoin d'être pris pour un grand révolutionnaire, toute personne censée comprendre le véritable enjeu du conflit anglo-mauricien sur les Chagos, depuis que ce contentieux existe avec le démantèlement illégal de ces îles de notre territoire national, épouse la position de Lalit sur ces trois axes fondamentaux. Malheureusement, nous sommes à l'île Maurice où, le plus souvent, c'est l'émotion qui prime sur le raisonnement. Il s'est passé avec la pétition à Obama presque la même chose qu'avec les consultations populaires. Comme la grande masse qui se désintéresse de la chose politique entre deux élections mais qui, à l'approche des scrutins, se montre la plus zélée à se rendre aux urnes, la majorité des signataires de la pétition l'ont soutenue sans véritablement prendre connaissance de son contenu dans sa totalité, ou de ses implications.
Lalit a fait remarquer, à raison, que les signataires ont donné comme un blanc-seing à l'administration militaire américaine pour gérer les îles des Chagos, jusqu'à aller solliciter la condescendance de Barack Obama pour qu'il autorise les Chagossiens à retourner vivre dans les îles inoccupées de l'archipel, et pour bénéficier d'emplois palliatifs sur la base de Diego Garcia.
Pour notre part, nous nous contenterons de prendre deux exemples frappants de la naïveté dont ont fait preuve des signataires trop enthousiastes. Sur l'encart publicitaire invitant à travers les journaux les Mauriciens à signer la pétition, le GRC et l'ONG de Me Mardemootoo avaient choisi de publier une photo de l'illustre militante chagossienne défunte, Lisette Talatte. Photo sur laquelle elle exhibe fièrement son passeport britannique ! Puis, il y a la photo d'une petite fille, sans doute de descendance chagossienne, mais née à Maurice entre 1968 et 2012 qui, pourtant, réclame le droit de retourner dans ses îles natales des Chagos ! Et aucun média n'a cru bon relever ce détail.
Il y a comme l'impression que le GRC et ses conseillers ont ainsi, subtilement, réussi à faire reconnaître par plus de 28 000 signataires la britannicité des Chagossiens. Et ce, alors que mon pays, la République de Maurice, soutient que si les Anglais ont fini par octroyer la citoyenneté britannique complète aux Chagossiens à la demande de ces derniers, après les avoir maltraités, piétiné leur dignité et "génocidé" leur culture pendant plus de quarante ans, cette citoyenneté-là est basée sur une occupation coloniale continue d'une partie illégalement détachée d'un territoire qui était dans la voie de son indépendance.
On ne va pas refaire toute l'Histoire, parce que chacun sait que le démantèlement des Chagos de l'intégrité territoriale de Maurice a été condamné par la résolution 1514 votée par les Nations Unies en décembre 1960. Et les Anglais affichent le plus grand mépris de cette résolution. Or, non seulement nous savons que, au lieu de rendre les Anglais démembreurs de territoire directement responsables de leurs malheurs, beaucoup de Chagossiens – pas tous, heureusement, mais surtout ceux qui ont choisi de se réfugier à Londres – vouent une haine injuste envers la République de Maurice. Au point de devenir, objectivement, partie prenante de la stratégie de leur propre bourreau !
Je n'ai pas signé la pétition parce que, personnellement trop longtemps associé aux combats du Groupe Réfugiés Chagos – j'ai été celui qui avait encouragé Olivier Bancoult à aller contester l'interdiction que lui imposait le gouvernement britannique de poser les pieds dans son île de Peros Banhos devant la justice britannique elle-même – j'ai pu prendre la mesure de son double langage et du double jeu de ses hommes de loi. Tant ceux opérant à Londres que ceux exerçant ici, sur notre propre sol !
Quand Olivier Bancoult et les membres de son groupe gagnent une joute légale devant une instance britannique, ils rentrent à Maurice, font le tour triomphal des banlieues de Port-Louis avec leur drapeau bleu-orange-noir en se proclamant Chagossiens libres, voulant gérer seuls les affaires de « leurs îles », où ils disent ne pas vouloir que des Mauriciens viennent les contrôler. Lorsqu'ils perdent, ils en appellent à la solidarité mauricienne et pressent les gouvernements successifs à prendre leur parti à la tribune de l'ONU.
Lorsque le Premier ministre, Navin Ramgoolam, demande à Olivier Bancoult de faire une déclaration sans équivoque dans laquelle il reconnaîtrait la souveraineté de Maurice sur les Chagos, le leader du GRC trouve toutes sortes de subterfuges, joue sur la sémantique et botte en touche, prétextant que « la souveraineté n'est pas mon problème, je ne me bats que pour les droits humains de mon peuple ». Mais, sur la couverture de son document intitulé Returning Home, soumis à la Chambre des Communes, il fait flotter l'Union Jack sur un château de sable !
Beaucoup de Mauriciens de bonne volonté qui vivent à Londres et qui cherchent à aider, en toute bonne foi, les Chagossiens qui s'y trouvent et qu'ils considèrent être leurs compatriotes, se plaignent régulièrement d'être cavalièrement traités en retour et leur assistance déclinée.
Basta ! Au fil des années, sans un moment regretter mes engagements antérieurs, je suis devenu encore très méfiant envers les Chagossiens tendance Olivier Bancoult. Surtout depuis que j'ai lu sa déclaration devant un comité de parlementaires britanniques, dans laquelle le leader du GRC avait, sous serment, affirmé que « franchement, nous les Chagossiens, nous souhaitons que the islands (ndlr : les Chagos) remain British ! » Cette déclaration avait été répercutée par le Financial Times, et Bancoult avait prétendu avoir démenti le très sérieux magazine, mais on en avait rien lu de la sorte. Pis, le lundi 15 octobre 2010, dans une interview accordée à notre confrère Jean-Marc Poché du journal Le Mauricien, Olivier Bancoult en avait rajouté une couche : « Viendra un moment où les Chagossiens choisiront entre la Grande-Bretagne et Maurice », avait-t-il clamé. Faudrait-t-il encore plus pour faire douter 28 000 signataires du réel objectif d'une quelconque pétition ?


Commentaires

Ban Chagossien envi Chagos reste pu Anglais, mais zot contin vive dan Maurice ek demande nu l'aide kan zot dan problem enfin l'article la permet nu realise buku zafer. Ti bizin publie sa larticle la bien avant, tro tard aster.

Ça, c'est ce que j' appelle le vrai Journalisme! J'en connais beaucoup qui devrait s' inspirer de Henri Marimootoo, surtout ceux de des radios palabres et les journaux palabres...

Je suis fier d' être Mauricien lorsque je vois des gens comme vous faire un travail de la sorte! Bravo!

mo ti a souhaiter ki mons.le journaliste ti ecrire sa edito lepok ki sa petition la ti encore on, car en temp ki 1 moricien mo vraiment regreter de perde mon temps pual rend ban chagossien sa service de signe zot petition car en retour zot considere zot plis anglais ki moriciens.. bof govt moris bizn juste dmnd bnla 'lev pake' ale vive dans UK.. c plus notre problem..

Divide and Rule....that's how british have ruled their empire and .....again what this article will do. While the article provides are certain rational arguments and outlines a different vision of the Chagos problem, it only will result in more division. I am no expert in the matter but i have witnessed it in the news like all mauritians and getting back the Chagos Islands was always an impossible mission. Yet Bancoult & team achieved some wins. To me they are the example of courage and determination. if that leads them to one day occupy Peros and be independent...and so be it, or at least be able be granted visits. why not ? The chagos people need closure on this and restoration of their dignity. Mauritians should support them as much as we can, not just be selfish and think about territorial aspirations for Mauritius over Chagos. Let's face it, we did a bad deal for our independence and Ramgoolam wants to repair his father's mistake. It's done now and getting Chagos island back is not likely gonna happen ( at least for this century)...maybe far in the future, if global power balance shifts. For now, US have their base there, and UK still a strong power, we won't get anything, but at least we can support the Chagos people to go back to their home.

Excellent piece of journalism here.Once,as a social worker,I had to perform some benevolent acts at Baie du Tombeau in the region where the Chagossian community dwell.We went there to help but Mr Bancoult gathered us beind him and made a speech to the Chagossian community in a view to claiming the credit of our benevolent act.From that time I realised that this man is fighting to become one day the president of chagossians if they managed to return to Chagos.ANoother thing is that Mauritius at that time had given compensation to Chagossians and a piece of land,after accepting this compensation,do they have the right to want to go back to Chagos?Same they did with Britain,got British passport and money and a lot of advantages and now when its over,they fight again to return there.They fought to get British citizenship but returned to Mauritius and continue to benefit from Free Health services,Free transport and Pension.Is it fair?

Avant ou après, moi je vous dis Bravo, Mons. H.Marimootoo...

Osez ne pas suivre aveuglement la queue est un signe de courage et d' intelligence, surtout lorsque c' est vous qui a raison!

Les Chagossiens ont un Hidden Agenda...Attendons-voir...

L'attitude du "Tout ou Rien" est mauvaise conseillère en matière de politique, de diplomatie et de justice internationales. Les valeureux Chagossiens, avec l'aide de la société civile de plusieurs pays, ont accumulé depuis 12 ans toute une série de petits gains juridiques, par étapes, mais Tony Blair a tout bloqué avec son infâme "Order in Council". Le jugement capital fut le tout premier, celui du London High Court en 2000, qui avait invoqué la Magna Carta pour accuser le gouvernbement britannique d'avoir illégalement expulsé des citoyens britanniques (les Chagossiens) d'un territoire britannique (les Chagos). Cela a même inspiré les Acadiens francophones expulsés en 1755 par les conquérants britanniques de l'est du Canada. Comme quoi, sur le temps long de ce combat pour la justice (et les droits inaliénables de Maurice), il y a des avancées et des reculs. Une simple pétition ne règlera pas la question. Ni ne sursoiera-t-elle pas aux résolutions de l'ONU, de l'Union africaine et du Mouvement des Non-alignés sur la question. En attendant la décision de la Cour européenne des droits de l'Homme, la pétition adressée à Washington élargit le débat et élève le profil de cette cause célèbre jusqu'au coeur de l'Empire OTAN-OCDE. Elle n'est pas parfaite, mais c'est mieux que rien. Et, souvenons-nous en bien, le mieux est souvent l'ennemi du bon. J'ai été parmi les premiers à écrire sur le drame des Chagossiens, dès 1983. Lisez ma contribution: "Diego Garcia: The Militarization of an Island" dans le livre African Islands and Enclaves édité chez Sage par le professeur Robin Cohen. Dans le journal montréalais La Presse, j'ai écrit régulièrement sur la question, faisant le parallèle entre les Chagos et les Malvinas/Falklands quand c'était d'actualité, dénonçant l'hypocrisie états-unienne dans la guerre de 1991 contre l'Irak - quand Washington utilisait un territoire qu'il occupait illégalement (les Chagos) pour aller "libérer" le Koweït de l'occupation illégale de l'Irak! Après un demi-siècle d'observation et d'examen des relatiions internationales, les failles de la pétition, mises en lumière et analysées avec rigueur et constance par le parti Lalit, ne me font pas grimper dans les rideaux. Surtout que l'équilibre geopolitique mondial bascule en notre faveur. Ayons confiance en nous-mêmes. Mais souhaitons que le gouvernement de Maurice s'engage franchement et passionnément dans cette lutte, qui nous concerne toutes et tous, et qu'il se montre, enfin, plus pro-actif dans la mêlée. Car sa passivité dans ce dossier constitue toujours une honte nationale, et cela depuis les années 1960.

I`ve sign the petition ,but just wish i hadnt, because at that time i didnt see it under that angle.

Henri marimootoo avant petition kot to ti ete? …

Apres la mort la tisane...Henri Marimootoo vinne dir tout sa la apres le coup. Ki fer li pas finn dir sa avant? Mo mem mo pas ti pou signer...mo croire li finn rate so coup...par expres ou pas, zirste Mr Henri Marimootoo tout seul capav dir nous sa...et ki fer?

Met imP paragraph ek titres ladan do... pa pu ale lir tousala pu ggn sa ki mo p roD

Les Chagossiens ont ete sacrifies pour que l'ile Maurice devienne independante. Pour notre bonheur et notre liberte, leur vie et leur terre furent detruites.

Est-ce que l'Etat mauricien a traine l'Etat britannique et l'Etat americain devant une cour de justice pour crimes envers ses citoyens? Est-ce que l'Etat mauricien s'est battu pour que les Chagossiens retrouvent leur bonheur et la justice?

Non. Un Etat qui ne protege pas ses habitants ni ne les defends, fait honte et ne doit pas s'etonner que des citoyens cherchent leur avenir par eux-memes.

Je le dis haut et fort en tant que Mauricien.

Les Chagossiens ont raison de chercher leur bonheur et la justice la ou ils peuvent les trouver. Ils sont des exiles. Pour ma part, je suis fier de les soutenir et d'avoir signe la petition. Car je suis reconnaissant du sacrifice qu'ils ont subi pour que je sois libre et heureux aujourd'hui.

Bravo Yan
merci pour ton soutien, Beaucoup ne connait pas cette souffrance et cet crime contre l'humanite

Yan,
L'île Maurice n'est jamais devenue indépendante, c'est Maurice qui est devenue indépendante.
Le nouveau débat est peut-être entre les Chagos comme territoire et les Chagossiens comme communauté et/ou comme exilés.
Shafick

A tou dimoune ki fine signe nou petition, reste assurer ki zot pane fer narnie de mal, ziste soutenir ene cause ki juste, ene droit ek ene dignite ene pep ki fine violer pandan boukou lanne, mem Diego file fine mentione li, mo tenir a dire a seki konte petition la, ki nou respecter zot lopinion, me pa blier nou souffrance entant ene pep ki kapav viv lor so later natal kouma tou etre humain, eski ene peche kan nou pe dimane sa droit la. Nimporte ki ti kapav dan plas SAGOSIEN

Henri , nou chagossians nou croire dans nou combats , nou chagossians qui fine souffert , nou chagossians qui fine deraciner arrete mele toi dans nou problems meme to pas ine signer c'est to droit fondamentale sa , mais nou fine gagne nou 25000 signatures qui nou ti p roder. pas vine rode problem r chagossians pense 100 fois avant to agir pas blier qui to ti gagner dans le passer.

Quand to retourner, qui sa pour achieve? Dommage fini faire.. gouvernement bizin donne compensation (par zis dans forme l'argent), sa meme tout zot kav faire aster.

quand ti tire nou qui nou ti achieve mais quand nou retourner aussi nou pou capave achieve nou encore sa li appelle nou la terre natale nous conne nou capaciter nou chagossians

Sabrina Jean,dans ki pays ou ti prend naissance mo soeur?Dans Chagos ou sa Moris?Si ou retourne Chagos,ki ou pou fer labas?Kot ou pou travail?L'hopital ou ena labas?L'ecole?Internet?Telephone?Television?Supermarcher?Lor ki zafer ou economie pou baser?Lors ban dollars americains recu par compensation?Compensation Moris ek Anglais pane assez,es ki compensation americains pou assez?

<"pas vine rode problem r chagossians pense 100 fois avant to agir pas blier qui to ti gagner dans le passer"> mo pas compren sa boute la la? kifer to p dir sa? ki to p gagner? sinon ki pu arriver hein? ces ban menaces ki to p fer en public coumsa la mon ami??? si mauriciens fine aider dan le combat d'olivier bancoult. cest zot droit..et si ena pu re gagne souveraineté cest maurice mem ki pu a la tete..pas olivier bancoult ni ban anglais! pays la na pas pu olivier bancoult sa...li bien bon si li p laguer pu so peuple retourne labas...pas v dir li pu gagne pays la cado lerla

what's the point of such an article now, should have been earlier!!!! 28 000 already signed for what they believed is right..thanks for sharing tho.

Dear Henri. I read your article twice and must admit is very true. My fellow colleagues, tell me that they were also paid some times back. Mr. Bancoult lives and works in Mauritius and so is his other countryman, the old generation i mean. The current generation are Mauritians. They enjoy Mauritius welfare state and should be grateful to.

I am so sad to see that you can see truth with just the tip of an iceberg. No wonder the titanic sank foolishly. So you heard from some people that the chagossians were paid some time back. Did these people also tell you (1) how much it was, (2) after how many years of suffering and alienation it happened or also (3) how many members of their family had already died of poverty, hunger, sadness and bitterness before anything actually started moving? From 1967 to 1982, a lot of injustice and death happened. Your friend Mr Henri, will make it a pleasure to inform you more.
As to whether Mr Bancoult lives and works in Mauritius, is that how you treat people who ARE SOLE RESPONSIBLE for the independence of Mauritius? If it was to happen to a couple of european descendants living in Mauritius at the time and they had to sacrifice themselves, they would be living a way better life than the chagossians today. It will do good to check the documentary made by M6 about how some people are still living on their ancestors inheritance of abundant sugar cane fields even though they come from french descendants and the island was last british before it became independent thanks to the chagossians.
Mr Henri is right that the chagossians are sometimes confused as to who they need to fight so they can get back to their island but let's not forget one main thing: THEY NEED TO GET BACK. Sometimes, out of desperation, people can make mistakes - not that they are making one now. But let us not take our focus off the main point. These people have been abused from all sides. Instead of trying to show all the time what they may be doing wrong, why not try to use some of our "super brain cells" to guide them - even though they might not see it or like today - towards what would benefit THEM and not some other politician who just wants to prove that he can be better than daddy.
Guys please....

Bravo, Henri ! Comme toujours :)

Firsly, this is a good article in which you make and support your various points well. However, there is little that the British government should seek to amend for its wrongdoings. The behaviour of the Chagossians - irrespective of now, then or even in the future - should, for the sake of this argument, stay out. The support of the Republic of Mauritius - and its people from all the islands that make up the Republic - should be on a purely humanitarian level. As they say in Mauritian Creole, "Si to faire bon, Bon Dieu [Atheists, please go along with it] pour donne toi beaucoup plis". Our government spend no real money of its own on the cause (I presume most of the charities supporting the Chagossians are donations), so on a purely HUMANITARIAN level, it's a just and noble cause.

However, I also maintain that the Chagossians should be allowed to go back to the Chagos - it's their right after all - but relocation there will be a huge issue and the Chagos will simply become another poverty trap - even if under the sovereignty of Mauritius (as the islands are not profitable at all). If under British sovereignty of the UK, then things may be different, however, the Chagossian may have something to say about that..

Vous avez raison. O Bancoult a tout compris. Pile on lui rend son ile, il devient chef. Face I'll n'a rien, I'll reste chef de qques centaines de personnes qui ne sont interesses que par une compensation ou passeport britannique accompagnes de £ sterling.

What is the point of sharing your views now?

Wasn't it your JOURNALISTIC duty to INFORM would-be signers who as you claim signed out of emotion rather than reason?

Some introspection is warranted.