La réussite de Donald Trump !

Donald Trump  fait partie des  politiciens qui réalisent leurs promesses électorales, même si cela doit se faire au détriment des intérêts de leurs  pays et de la planète. Au cours de sa campagne électorale,   il avait pris une série d’engagements et, une fois élu, a essayé de les mettre en pratique. Mais comme  l’interdiction de certains musulmans sur le sol américain a été contesté devant une cour de justice et que les constructeurs ne se battent pas pour entreprendre la  construction d’un mur entre le Mexique  et les Etats-Unis, il a dû passer à autre chose. Il  s’est donc attaqué aux mesures prises par décret par Barak Obama, qui n’avait pas la majorité nécessaire pour les faire voter par les élus américains. En ce faisant, Donald Trump  espère réaliser  un de ses principaux  objectifs — que certains commentateurs qualifient de sa principale hantise : faire disparaître les traces de son prédécesseur. L’accord de Paris, la fameuse COP21, est une des initiatives dans laquelle Barak Obama s’est personnellement engagé. Il a aidé à convaincre  les 195 pays participants à la conférence  de 2015 à signer un accord pour limiter le réchauffement de la planète  de  1,5 à 3 degrés d’ici 2100, en prenant chacun une série d’engagements pour atteindre cet objectif. Cet accord, violemment combattu par l’industrie du charbon et du pétrole américains, avait  fait l’objet d’un décret aux Etats-Unis, deuxième plus gros pollueur de la planète après la Chine. C’est de ce traité de Paris que Donald Trump vient de retirer des Etats-Unis, jeudi dernier,  lors d’une conférence de presse entre mégalomanie et populisme dans laquelle,  comme d’habitude,  l’actuel occupant de la Maison Blanche  a dit tout, son contraire et n’importe quoi. Par exemple, que la décision de sortir les Etats-Unis du traité de Paris allait rendre l’air et l’eau américains plus purs ! Il n’a pas dit que cette décision allait également rendre le charbon et le pétrole américains plus purs, mais c’est tout comme !
Donald Trump  avait promis que sa présidence allait contribuer   à restaurer l’image des Etats-Unis et  de refaire de son pays  la première puissance mondiale  qu’il  avait été sans conteste depuis la Deuxième Guerre mondiale.   Il  faut reconnaître que quelque part , Trump  a réussi à tenir sa promesse  mais  négativement.  En effet, en annonçant sa décision de retirer son pays du traité de Paris, Donald Trump a réussi l’exploit de  mettre les Etats-Unis à dos de la très grande majorité des pays de la planète. L’un des rares pays à avoir refusé de condamner ce retrait est la Russie de Vladimir Poutine, que l’on soupçonne d’intervention dans la campagne électorale ayant mené à la victoire de Trump. Si la condamnation contre la décision du président américain est planétaire, il faut cependant souligner que Donald Trump n’est pas soutenu majoritairement dans son propre pays. Selon des politologues, 30 des 50 états américains, des métropoles comme New York et de grands groupes industriels  sont pour le maintien des Etats-Unis dans l’accord de Paris et l’ont fait savoir. Des manifestations ont été déjà organisées contre la décision du président américain qui fait faire à son pays «  un immense bond en arrière »  et lui coûte son rôle  de leader mondial.  Donald Trump n’a que le soutien des industriels qui ont financé sa campagne  et son électorat qui, comme on le sait, était moins important que celui d’Hillary Clinton. Mais est-ce que cet électorat, à qui on avait vendu l’image des Etats Unis retrouvant sa puissance et son leadership sans conteste d’antan, va accepter ce pays  pratiquement mis au ban de la communauté mondiale depuis l’annonce de la décision de son président ? Un président qui par ses déclarations et ses décisions intempestives ressemble de plus en plus à celui qui semblait être un de ses principaux ennemis : le président nord coréen  Kim Jong-un qui fait partie de l’unique dynastie communiste de l’Histoire. Comme le dictateur nord coréen, le président américain n’hésite pas à prendre en otage son pays et ses habitants dans le cadre de  ses stratégies délirantes. Des stratégies qui ont fait de la Corée du nord un des pays mis au ban de la communauté internationale. Donald Trump affirmait qu’il voulait faire  son pays redevenir  «  great again » en appliquant la politique des Etats-Unis avant tout. En moins de six mois, Le président américain  aura seulement  réussi à isoler les Etats-Unis du reste du monde. Et son mandat ne fait que commencer !