DANS NOTRE COURRIER—«Stake Money» inconsistant: le manque de revenus du MTC serait-ils en cause

Investir dans un cheval de course au Champ de Mars, cela relève avant tout de la passion. La mentalité de certains a bien évidemment évolué au fil du temps à l'idée de se faire de l'argent facile dans le giron, mais la chance, le plaisir et l'adrénaline qui vous animent quand vous êtes associés à un cheval de course à Maurice procure une sensation unique et il faut le vivre pour le comprendre.
Le président actuel fait mention que l'un de ses buts majeurs est d'encourager les propriétaires, surtout les anciens, à revenir au Champ de Mars. Mais est-ce que cela vaut vraiment la peine de s'engager dans l'acquisition d'un cheval purement par passion et oublier le prix entourant l'achat et les frais de le faire courir sain ici ? Le propriétaire sait statistiquement qu'un cheval de course peut lui coûter probablement plus cher qu'il en rapportera. Et il est conscient que c'est un risque à prendre.
Toutefois, que nous propose-t-on vraiment, nous propriétaires, pour nous soutenir dans notre démarche d'importer un cheval de course à Maurice? Normalement, le propriétaire se fie en grandement aux 'stakes money' pour récupérer une partie de son argent investi. Le constat est cependant flagrant concernant le prize money offert, qui n'a connu aucune évolution conséquente au fil des saisons. Est-ce qu'un manque de revenus au Club en serait la cause ?
En parcourant la chronique 2016 du MTC, je suis resté perplexe par rapport aux « incomes » que rapportent les paris effectués sur les courses mauriciennes de l'étranger. Une source qui aurait dû logiquement aider le Club à améliorer son état financier et augmenter dans la foulée le prize money alloué chaque année.
Ce qui est intriguant, c'est le chiffre concernant les différents revenus provenant des compagnies de betting locaux contre ceux de l'étranger. C'est assez surprenant que les bookmakers d'ici ont contribué à hauteur de Rs 129 974 481 comme revenus en 2016, le Tote Rs 56 573 678, alors qu'une somme dérisoire de Rs 3 906 060 émane du SAF Tote comme mentionné. Ce qui saute également aux yeux, c'est que cette somme est en baisse contre Rs 4 289 372 en 2015.
Je voudrai prendre l'Afrique du Sud comme exemple par rapport à mes fréquentes visites dans ce pays en tant que business man et propriétaire de chevaux. C'est un fait que la population de parieurs qui misent sur nos courses de l'Afrique du Sud est nettement supérieure qu'à Maurice. Ne parlons pas du nombre de betting outlets qui offrent les paris sur nos chevaux, qui sont incomparables à ceux d'ici.
Il est aussi bon de souligner que la plupart de nos chevaux proviennent de l'Afrique du Sud. Évidemment, les Sud-Africains sont amateurs de nos courses par rapport au fait qu'ils savent déjà la qualité et le potentiel des chevaux importés ici. Et des informations additionnelles sont même disponibles à travers TellyTrack, DStv, Parabol Maurice et le site du MTC studio, entres autres. Ce qui les incite en grand nombre, comme je l'ai remarqué, à miser sur nos chevaux.
Donc, je pose la question aux autorités concernées, aux responsables du MTC, aux propriétaires de chevaux et d'écurie. Comment est-ce possible que le MTC ne récolte que des miettes à travers ces revenus provenant des mises de l'extérieur? Un chiffre qui semble irréel jusqu'à preuve du contraire et qui mérite considération. À bon entendeur…