Peu importe qu'il soit un homme de Ramgoolam, si ça bouge !

La Commission de l'Océan Indien (COI) existe depuis près de trente ans. Elle a, entre autres réalisations majeures, une idée émise au Sommet de ses chefs de gouvernement à La Réunion en 1999, qui a permis à la République de Maurice et La France d'ébaucher un concept, dit innovateur, de cogestion de l'îlot Tromelin, lequel îlot fait, néanmoins, encore l'objet d'une dispute territoriale entre les deux pays. Mais, il n'en demeure pas moins que les projets de cette commission occupent généralement très peu l'actualité. Qu'est-ce qui va changer qui fera qu'on en entendra dorénavant de ses nouvelles ? Poser la question à son prochain secrétaire général, Jean-Claude de l'Estrac, ne pouvait, immanquablement, que déclencher une polémique tant l'homme — il faut lui en rendre le mérite — a toujours cru dans la pertinence de cette organisation vouée au regroupement, à la coopération et au développement de la région indianocéanique.

"C'est vrai", concède d'emblée Jean-Claude de l'Estrac, "que la COI est très peu visible et très peu audible. La COI a durant ces dernières années, et avec l'excellent travail de Callixte d'Offay, engagé des dizaines de projets. Elle a eu une activité intense, mais la faiblesse, c'est qu'elle a très peu communiqué", reconnaît-il.
Selon de l'Estrac, "la COI est une organisation qui gère un portefeuille de près de 100 000 euros, qui emploie une centaine de personnes dont des experts, des chargés de missions dans les domaines du commerce, de la coopération régionale, de la technologie. Beaucoup a été fait dans les secteurs économique, social et politique. Par exemple, la Commission a beaucoup œuvré à l'amélioration des technologies de la pêche, à la protection et la défense des zones côtières, mais elle a également pour mission de s'occuper de la culture, du développement universitaire, des sports et des jeunes. On a aussi toujours eu tendance à croire que la COI ne s'occupe que des hommes d'affaires et de leurs investissements dans la région, mais ça ce n'est pas exact".
Pour faire disparaître cette perception, le nouveau secrétaire général (à compter de 2012) déclare s'engager "à rendre la COI aux peuples de la région". Mais, d'autres défis l'attendent aussi : la mise sur pied de la compagnie maritime commune des îles, une politique volontariste pour atteindre et garantir la sécurité alimentaire des peuples des îles, l'obtention pour la COI d'un statut d'observateur auprès de l'Union africaine, de l'Union européenne et, plus tard, auprès des Nations unies… Cela afin de faire entendre la voix unifiée des petits Etats dans le concert international.
A la question de savoir comment, en l'espace de quelques mois, on passe de la position d'un journaliste opposé à la politique anti-presse du Premier ministre, Navin Ramgoolam, au point de lui intenter un procès en justice pour boycottage publicitaire à celle de "choix amplement justifié", pour un poste aussi important que celui de secrétaire général de la COI, Jean-Claude de l'Estrac explique que, au contraire, "j'apprécie que le Premier ministre ait choisi comme candidat son meilleur ennemi intime. C'est comme ça qu'on devrait diriger une nation".
Pour ceux qui ont été témoins du cheminement public de Jean-Claude de l'Estrac, il ne devrait rien avoir de vraiment étonnant. Il a toujours fait sienne la devise "qu'en politique il n'y a jamais d'ennemis permanents, mais que des intérêts permanents !". Cet homme a comme été fait pour le pouvoir. Jeune reporter à l'Express dans les années 60, il réalisa une interview d'un maire de Beau-Bassin- Rose-Hill (feu Maurice Babet) et déjà on sentait dans son reportage comme l'envie d'être à la place du maire lui-même… Il le devint effectivement quelque sept ans plus tard. Jeune reporter, il rêvait de succéder à son rédacteur en chef (Philippe Forget), il le devint aussi. Journaliste couvrant les activités de Paul Bérenger comme syndicaliste-politicien sur les piquets de grèves dans le Port, il faisait, en sous-marin, de la politique active et il accéda ainsi à la députation, puis au maroquin ministériel.
De l'Estrac, forcé d'abandonner la politique active après une défaite face à son leader, Paul Bérenger, retrouva très vite son poste de directeur général du journal l'Express. Ce qui facilita sa désignation par le Premier ministre d'alors, Anerood Jugnauth, comme président du Media Trust. Organisme qu'il dirigea avec compétence en permettant la formation de nombre de jeunes journalistes.
Sans doute, il se trouvera de méchantes langues pour dire que, à l'image du pêcheur parti à la pêche de la mourgate mais qui ne ramène que de l'ourite, Jean-Claude de l'Estrac visait la présidence de la République, mais n'a fait qu'échouer au secrétariat général de la COI. Mais, on raconte qu'il aime toujours répondre à ceux qui lui prédisaient une bonne fin de carrière comme diplomate à l'Onu qu'il préférait être un requin dans un petit bassin plutôt qu'être un menu fretin dans un océan. Le voilà donc bien servi au sein du petit bassin qu'est la COI ! Peu importe aussi que d'autres langues, encore plus venimeuses, trouveraient en lui "un homme de Ramgoolam à la COI" après avoir été "un homme de Jugnauth" aux élections législatives partielles fratricides de janvier 1994 à Stanley- Rose-Hill.
Il y a une chose dont on peut au moins être certain. De l'Estrac connaît le dossier de la coopération régionale. Avec sa forte personnalité, on peut être sûr qu'il va secouer les cocotiers, sinon même soulever un tsunami de projets qui va, enfin, faire bouger davantage nos îles. Depuis le temps que le président des Seychelles, James Michel, est venu ici lever son verre en nous invitant, l'accent propre aux Dallons (amis) à "a bouz ansam", il était grand temps. Donc, peu importe si ça bouge et que ce soient nos îles qui en profitent !

 


Commentaires

alors comme ca Franmasonerie qui dirige Maurice ? Ce n'est un secret pour personne.

This appointment has nothing to do with merit but Freemason fraternity at the highest level. Jean Claude de L'Estrac et Navinchandra have one thing in common: the use of the gift of the gab to tell lies, damned l... to manipulate the credulous Mauritian population. Tir kozer, pas reste narien ar zotte. Ene zour zotte ava trouver. Marker, Garder!

@Collosse : Well, fidele a ma reputation, je n'accuserai personne " OF TELLING LIES" . I would simply say that our MOST VENERABLE MASTER POLITICIANS ARE BEING ECONOMICAL WITH THE TRUTH. At a time of GLOBAL ECONOMIC CRISIS, ONE SHOULD EXPECT THAT TRUTH WILL BE A VICTIM AND HIGHLY MANUPILATED. To fully appreciate " LA MAINMISE DES FRANC-MACONS" sur L'Ile Maurice, il faut a toute prix lire le livre de SOPHIE COIGNARD : UN ETAT DANS L'ETAT, Contre Pouvoirs maconnique! Vous verrez the 1:1 comparison between Freemasons in France and Freemasons in Mauritius. Then you will understand ex-Gabon President Bongo, Denis Nguesso Sassou et d'autres! What I find most disturbing is : How come our bunch of self-acclaimed journalists who never misses a chance to zoom in on political scandals but remain amnesiastically aloof when it comes to investigating FREEMASONRY IN MAURITIUS. In France we are blessed to have journalists like Sophie Coignard ( Le Point ) and Francois Koch ( LExpresse)who have , against all odds, produced some very useful pieces of investigative journalism , ce que j'attendais d' Henri M, mais Helas !! Pour moi, La Franc- maconnerie n'est qu'un monde secret et parallele, un reseau des reseaux de pouvoir , d'affairistes et des corruptions. Alors a toi mon Cher Henri, d'apporter un peu de LUMIERE ( La vraie, pas celle de Ton Polo !)sur ce qui demeure cache , ou camoufle, discret et confidentiel. I am aware that JCDL himself is a Press Magnate and Medial moghul , de surcroit quelqu'un qui s'autoclamme LE DEFENCEUR, Par Excellence. de LA PRESSE LIBRE ET INDEPENDENT !A CONTRADICTION WITHIN A CONTRADICTION ! For sure , His Chain of Papers, like Murdoch or Berlesconi are NOT SECRET ORGANISATIONS . They simply HAVE MANY SECRETS. This is why I described the Press in Mauritius as : A RIDDLE WRAPPED IN A MYSTERY INSIDE AN ENIGMA. Allez y Henri, fais nous un cadeau et nous ne devons pas attendre Le Noel pour enlever le papiers-cadeau !! A Bon Entendeur , Salut !!

When is a Political Nomination NOT a Political nomination? Quote "qu'en politique il n'y a jamais d'ennemis permanents, mais que des intérêts permanents !". Quel sont donc les interets permanent de JCDL? Ou encore apres " "un homme de Ramgoolam à la COI" après avoir été "un homme de Jugnauth" aux élections législatives partielles fratricides de janvier 1994 à Stanley- Rose-Hill, quand nous verrons "un JCDL de JCDL ? That will be the day. In the mean time, with a little help from mes amis des Loges !!