Cela fait plus de 25 ans que le scénario se répète, année après année. En septembre/octobre les premiers marchands ambulants commencent à s'installer dans les centres-villes. Suite aux protestations des propriétaires de magasins, payeurs de patentes, et des citadins, payeurs d'impôts, les municipalités tentent timidement de déloger les marchands ambulants. Puis un ou des ministres et quelques députés interviennent et on décide « pour des raisons humanitaires » de laisser les marchands ambulants opérer jusqu'à la fin des fêtes. En promettant que, dès le début de l'année prochaine, un comité sera créé pour régler le problème, une fois pour toutes. Et les marchands ambulants se multiplient transformant les centres-villes en souks. Et même s'il est crée comité le comité ne siège pas beaucoup. Et le même scénario se répète en septembre/octobre de l'année suivante. Cela fait plus de 25 ans que grâce à la démission des autorités, toutes tendances politiques confondues, et également grâce aux Mauriciens qui grognent puis laissent faire. Or, les marchands ambulants sont devenus une plaie que les Mauriciens sont obligés de subir. Une plaie parce se sachant protégés ces marchands ambulants s'installent sur les trottoirs des villes pendant les derniers mois de l'année, obstruent les entrées des magasins, gênent les passants et bloquent la circulation. Au fil des années, certains d'entre eux ont crée de véritables chaînes de marchands ambulants, pour ne pas dire des cartels, présents dans toutes les villes et les foires qu'ils ravitaillent avec leurs flottes de vans. Il y bien sûr des petits marchands parmi les ambulants, mais il y a aussi des gros qui savent les exploiter.
Depuis ces plus de vingt-cinq ans, aucun politicien — tous bords politiques confondus — n'a cherché à trouver une solution à ce problème national. Il y eut, bien sûr, quelques déclarations, un ou deux comités crées, beaucoup de promesse faites mais rien de concret. Et tous les ans en septembre/octobre le cirque recommençe. Face à la démission des autorités — qui, comme c'est souvent le cas, ont décidé de ne rien décider —, ce sont les propriétaires de magasins et des taxis de Port-Louis qui ont pris l'initiative : ne pouvant rien attendre des décideurs, ils se sont tournés vers la justice. En 2006, la Market Traders Association et la Taxi Proprietors Union obtiennent de la Cour un ordre interdisant aux marchands ambulants d'opérer dans une rayon de 500 mètres du marché central. Six ans plus tard — oui : six années après ! — constatant que malgré leurs demandes répétées la municipalité et la police n'avaient pas exécuté l'ordre de la Cour les deux associations décident de traîner ces deux instances en justice. Pour éviter le procès, la municipalité et la police réagissent et entament des négociations et finissent par accepter de mettre à exécution l'ordre de la Cour émise — il faut le souligner — en 2006. Et c'est le cadre de cette exécution tardive, que les marchands ambulants contestent… devant la justice, que les inspecteurs municipaux et les policiers ont commencé une série d'opérations pour déloger les marchands ambulants du périmètre des 500 mètres. Des opérations parfois musclées et même violentes, comme en témoignent les photos publiées dans la presse avant-hier et hier.
Sans la démission, pour ne pas dire la lâcheté des autorités dites responsables au cours des vingt-cinq dernières années, le problème des marchands ambulants aurait été solutionné depuis longtemps. Mais il semblerait que, malgré tout ce qu'ils affirment, les politiciens n'ont aucune envie de solutionner le problème. La preuve : le gouvernement a… nommé un comité interministériel pour se pencher sur la question. Un comité de plus, probablement le dixième depuis vingt-cinq ans. De quoi se demander si l'année prochaine, à la même période, je ne serai pas obligé de réécrire tout ce qui précède…
Commentaires
Si c'est pas vos enfants ou petit enfants ki re-ecrirons l'article...LOL
Mo pas konpran kifer toléré apré délozé. Bizin atak problem la depi so la source. Couma ene kiken met ene latab lor trotoir pou fer ene ti comerce, bizin anpes li toutesuite. Fer li konpran ki trotoir pou pietons sa et osi ki li pas cpv gagne tou sans paye ene sou kan lezot p payé. Li mari injuste! Mais en memtan lotorité bizin conseil li couma pou fer so ti comerce dans la légalité. Explik li ki ban critere li bizin respecté etc. Et non pas laisse li pendant ene an et mem plis at apré saisi so ban lartik! A la rue Remy Ollier, Corderie, etc, get ene coup comié étal ban marsan kité le soir lor trotoir. Minicipalité pas ti deza dir ki li pou nepli toléré tousa? Tan ki nou pou ena ban politicien ki fer de la politik 'for their own vested interests', CE PAYS SERA TOUJOURS FOUTU. Sel solition: bizin pran Jugnauth, Duval, Berenger ek Ramgoolam, ale kit zot lor l'ile plate, ale fer zot ban alliance laba. Fine grand temps pou ene nouvelle force lev latet parski l'avenir nou bane zenfan 'at stake'! La postérité pou reproche nou ene zour si nou pas fer nanyen maintenant. Kan ou lir sa raport l'audit la, ou gagne mari laraz ek zot dir ou zot fine rentre dan la politik pou servi lepep!! Erezman que le ridicule ne tue pas! Kan bane dimoune couma Cader Syed Hassen, Nita Deerpalsing ti coumence la politik, ti ena ene lueur d'espoir vu zot intelligence. Mais mo pas konpran couma zot cpv continié reste dan ene parti, de surcroit gouvernemental,cot rapport l'audit accablant. Mo pas p dir vine ban transfuge mais ena couraz pou demisioné et dire haut et fort ki zot pas fine rentre dan la politik pou cautionne ban gaspiyaz. Lor la mo tir sapo avec Jack Bizllal et Jocelyne Minerve ki na pas fine hesité pou kit le MMM kan zot fine trouvé ki parti la p dévié. Sa ki apel ban politicien sincer!
bonjour jean claude , depuis 30 ans que je viens a maurice tous les ans ce sont les memes sujets : marchands ambulants et 2 mois plus tard les reserves d eau douce....bien a toi
Morisiens, Morisiennes, aret acheter marchadises avec marchands ambulants, probleme la pou resoud par li mem.
Nou blame lezot ( politiciens, police, judiciare etc), mais c nous ki creer probleme la.
Bonjour,
Bizin saluer l'initiative de l'ancien Lord Maire de Prot-Louis, qui a eu le courage de transférer les marchands de la Rue La Poudrière, sur le Ruisseau du Pouce. When Sidick Chady recovered this 'Ruisseau', and when the MMM came into power, they didn't use this covered area.
BATTER RENDER PA FER MAL... Kan ti construire Hawkers Palace, le même scénario, Pane servi ca pou cas ban marchand Ambulants.
Un autre problème, la foire de fin d’année a la rue Magon, a la Plaine Verte.Location des stand jusqu’à Rs 25,000 pour la durée de la foire.
MERCI a l'ancien Lord maire, Luc Marie qui durant son Mairat a pris l'initiative de caser tout les marchands ambulants au CHAMP DE MARS.
Probleme chiens errant plus vieux ki problem Marsan
Ambulan
Depi 50 ans zit pas capav eradic chiens errants...et pourtant Li chien an pas voter.....
Moi a votre place Jean Claude, l'annee prochaine je ferai Ctrl+A, Ctrl+C ensuite Ctrl+V sur le contenu de cet article et je le re-publierai.
First, I blame the PM Navinchandra Ramgoolam being also Minister of the Interior for the situation. He should be cited for contempt of court for refusing to enforce a decision of the Supreme Court. Secondly, with or without enforcement, the problem can be solved if people refuse to buy anything from the 'marchands ambulants'.