Le couac national monumental qui a paralysé l’île durant toute une journée, hier, 13 février, aura irrémédiablement des répercussions immenses sur notre économie. Et par ricochet, en cette période déjà difficile, sur notre panier à ration ! Une journée de productivité, littéralement, et sans jeu de mots, à l’eau ! Essentiellement à cause d’un dysfonctionnement majeur de nos institutions et de diverses agences de l’État. Par manque de prévisions, pire, de vision ! Notre pays va inévitablement et très rapidement faire les frais de cette journée perdue.
Certes, il convient de comprendre que c’est dans un souci d’éviter de risquer des vies humaines que les décisions de fermer les bureaux et de renvoyer les employés et les fonctionnaires ont été prises. Il va sans dire qu’il vaut mieux encourir des pertes financières que celles de vies humaines ! De précédentes pluies torrentielles, il y a quelques années, nous ont appris ces leçons.
Cependant, ce que l’on ne peut comprendre, c’est pourquoi ces décisions ont été prises aussi tardivement, semant la panique générale qui en a résulté. Avec une circulation qui a duré des heures, dans les deux sens, évidemment. Mais pire : les services essentiels comme les banques, l’alimentation et la distribution à grande échelle, avec les supermarchés et les restaurants, ainsi que les stations-service qui, aux alentours de 14 h, avaient fermé boutique ! Et ajoutées à cela, les files interminables de travailleurs, attendant nerveusement et avec une patience illimitée les transports en commun, tandis que ces mêmes bus étaient encore plus rares. Pourquoi y avait-il moins de bus sur les routes, hier, à ces heures-là, d’autant que la grande masse des étudiants n’était pas présente, elle ?
Et le pire est venu, aux alentours de 10 h 15, quand l’opérateur mobile national, couvrant la grande masse des habitants du pays, a carrément jeté l’éponge ! En effet, tous les portables de Mauritius Telecom/Orange n’ont plus accusé de réception, et ce, pendant presque cinq heures. Et cela, alors que la compagnie rivale et privée, elle, n’a enregistré, aucun problème durant toute la journée ! Le comble…
Car des milliers de Mauriciens ont fait, hier, l’expérience d’une journée, et surtout, en pleine panique générale, de l’importance de la communication. Impossible de communiquer à moins que ce soit via des numéros fixes ! Quand on est en voiture ou dans les bus, en plein « peak time » du matin, on imagine la pagaille !
Maurice était donc coupée en diverses parties. Plusieurs zones du pays, de l’autoroute menant à Port-Louis à la région sud du pays, étaient isolées géographiquement et infrastructurellement. Un peu partout dans l’île, on se croyait en plein scénario d’un des pires films que l’on peut imaginer. Sauf qu’on y était, véritablement, en pleine catastrophe ! Et alors que l’alerte de pluies torrentielles était en vigueur, quelques minutes à peine, après, dans nombre de régions de l’île, une grande accalmie était notée ! C’est dire l’incompréhension et la colère qui a résulté parmi de très nombreux Mauriciens.
Ce matin, un des doigts accusateurs a été pointé vers la station de météo nationale, centre névralgique dans ce contexte précis, pour sa « lenteur à communiquer les éléments d’information susceptibles à l’État de prendre les décisions adéquates », a déclaré le ministre de l’Éducation, Vasant Bunwaree, sur les ondes d’une radio libre.
Mais il n’y a pas que la station de météo. Il y a, à notre sens, tout l’appareil d’État qui n’est pas prêt à prendre ses responsabilités devant de telles éventualités. Et pourtant, il y a quelques années, Maurice a connu sa saison de pluies torrentielles. Des task force avaient été mises sur pied. Serait-ce que ces comités ont chômé à défaut de l’imprévisibilité des conditions climatiques qui n’ont pas vu de pluies torrentielles, ces dernières années ?
Plusieurs élus, ministres, députés, entre autres, sont montés au créneau, depuis hier, pour dénoncer les failles de notre système. Souhaitons que des leçons seront tirées pour que notre pays ne vive plus jamais ce fatidique 13 février !
Commentaires
a ki la faute si la pluie plis ki nou habitier enan? ki L' aMerik ti capave fere pou empeche SANDY ?
ENE bon ou mauvais lidee ki nou ferme lecole ek lisine pou empeche malheure?
ki sane la parmi nou journalistes experts pou vine explike phenomene global warming so leffet lor climat?
dan ki pays dans le monde cotte dimoune plis passe le temps pou blame lezot pou seki arriver zotte : ki li pla pluie , cyclone , pena lacaz acose nou oule lezot range lacaz gratis , pena largent parski nou fine fini tou dans amiser , la boisson , , zenfants fail lecole ek lexamen parski nou pa envoye zotte lekol ek nou pa interesser zott eprogres ..... sirment tou faute pouvoir sa .. pa vrai....?
note aux decideurs sur 10 points-----0 = ungraded
That's rich coming from ministers and elected parties. It's their jobs to deal with such issues and put in place a system that works. Whose fault is it Again.!!! God , I mean Navin, because we had a drought and he's made us have water.
How ungrateful of us.!!!