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Quels Mauriciens?

Le Premier ministre l’a placée au centre des célébrations du 45ème anniversaire de l’indépendance : en déclarant « Soyons Mauriciens avant tout » dans son message officiel à la nation du 12 mars, c’est bien la question de l’identité que le chef du gouvernement a remise sur le tapis. Sans toutefois aller plus loin dans cette voie. Juste en affirmant prendre l’engagement d’amener « une réforme électorale moderne », parce qu’il croit dans « l’identité mauricienne ». Pour intéressante qu’elle soit, cette prise de position ne lui en aurait sans doute pas moins valu un retentissant « C’est un peu court ,jeune homme »,  lancé par Cyrano de Bergerac...
Comme tout homme politique digne de ce nom, Navin Ramgoolam a sans aucun doute flairé l’importance que cette question n’a cessé de prendre ces derniers temps. Face à l’appel aux Nations unies décidé par Rezistans ek Alternativ et le Blok 104, (qui regroupe, rappelons-le, des citoyens ayant choisi de remettre en question l’obligation faite aux Mauriciens de déclarer leur appartenance ethnique pour pouvoir être candidats aux législatives), le gouvernement a balbutié. Et il y a trois semaines, à l’expiration du délai fixé par les instances onusiennes pour que le gouvernement dise clairement ce qu’il avait l’intention de faire au sujet de ce système décrié, c’est finalement une sorte de délai supplémentaire qu’ont demandé les autorités mauriciennes, parlant de réforme électorale à venir.
Nous n’y échapperons pas. Il y a là un train qui est en marche, et le gouvernement ne peut demeurer en marge. Restera toutefois à harmoniser le message et les prises de position. Et cela nécessitera plus que de succincts effets d’annonce. Car le chantier est vaste. Et sensible.
Parler d’identité n’est jamais simple. Car cela fait appel autant  à des ressentis qu’à des notions d’une grande complexité. L’identité est une question affective et émotionnelle autant qu’elle est intellectuelle et conceptuelle.
Lundi dernier, au cours de sa tournée des écoles pour partager le message premier-ministériel à l’occasion de la fête nationale, le ministre de l’Education, Vasant Bunwaree, n’a cessé de faire valoir que nous étions une « nation salade de fruits »… Passons sur le prosaïsme de la formule, qui ferait presque regretter l’image pourtant bien éculée, mais sans doute plus élevatrice, de la « nation arc-en-ciel ». De façon symptomatique, certains reprennent là une image lancée il y a quelques années par le père Henri Souchon, qui disait clairement qu’à la “compote” associée à une certaine idée du mauricianisme où tout se mélangerait et se perdrait, il préférait la salade de fruits où chaque composante conserve sa spécificité, sa saveur.
De son côté, le ministre Anil Baichoo a profité de la célébration de Maha Shivaratree le week-end dernier pour déclarer que la « politique et la religion sont indissociables ». Que Somduth Dulthumun l’affirme n’est pas étonnant, limite il est là entièrement dans son rôle de président de la Hindu House qui ne cesse d’oeuvrer, voire d’intriguer, pour asseoir un pouvoir, et des avantages. Mais il y a un pas, énorme, lorsque cette affirmation est reprise, publiquement, par un ministre d’une République qui fêtait aussi, mardi dernier, son 21ème anniversaire. Car nous sommes bien, officiellement, dans une République de conception laïque, c’est à dire non pas sans religions mais où l’Etat est censé se tenir à distance des religions, s’assurer que chacune ait le loisir d’exister et de fonctionner, mais pas d’en favoriser une ou l’autre et surtout pas de se laisser dicter ou entraver dans son fonctionnement par l’une ou l’autre. Réaffirmer cela est d’autant plus important dans un monde où face à des lendemains qui ne semblent qu’incertitude et angoisse, en raison notamment de l’hégémonie de l’économique et du recul du politique, les questions de la religion et de l’identité forte et sans concession sont de plus en plus présentes. Et dangereuses, pour ne pas dire meurtrières.
Mais ce combat là, au fond, n’est-il pas de tous les temps?
C’est en 1513 que Machiavel a écrit Le Prince, considéré depuis comme un traité politique de référence. 500 ans après, son analyse est toujours d’actualité : dans ses Cahiers de prison, l’écrivain Antonio Gramsci, emprisonné sous Mussolini, fait ressortir que l’intérêt central du Prince est de nous faire découvrir que les conflits les plus difficiles n’opposent pas le vice et la vertu, mais deux types différents de vertu : celle qui élève l’être humain au sommet de la morale et de la sainteté et celle qui l’élève au sommet des grandes constructions politiques.
De même, il faut sans doute le dire: il n’y a pas de bons Mauriciens et de mauvais Mauriciens. Il n’y a pas de vrais Mauriciens et de faux Mauriciens. Il y a juste des façons différentes d’habiter une identité plurielle. Entre ancestralité et modernité, entre ethnicité et sentiment commun, entre religions et laïcité. Et il nous faut une force politique porteuse de cette complexité. Dans le discours, mais aussi au delà du discours.  Capable de comprendre que le “nou tou manz dholl puri, nou tou kontan koz kreol”  ne saurait constituer le fondement d’un projet politique. Capable de légitimer et d’asseoir ce qui nous est commun plutôt que d’affirmer, envers et contre tous, ce qui nous différencie.
 « Il est important que l’on puisse distinguer ce qui constitue les valeurs essentielles d’une société, et qui doit être commun, de ce qui relève de la diversité culturelle, et qui a vocation à demeurer disparate », écrivait avec justesse Amin Maalouf.
Le spectacle du 12 mars qui a su pour une fois se défaire de l’obsession du composite cultural show nous montre que la diversité culturelle peut servir à nourrir une vision et un projet communs. Un projet qui doit se construire sur des valeurs qu’il nous reste à clairement définir et affirmer. Reste à savoir si nous saurons l’exiger de nos politiques. Si nous saurons l’exiger de nous-mêmes...


Commentaires

Vive les politichiens que les Maurichiens élisent et vive la République..... Sale temp pour les Mauriciens qui se tape un temp de chien.

Comme dit Ploum Ploum 2, il y a plusieurs Mauricianismes comme il existe plusieurs religions et laïcités aussi chère Madame. Vous avez l'habitude d'exprimer du discernement. Sur le sujet identitaire, je constate toutefois que vous êtes très influencée par l'exception française. C'est dommage. Ni la citation de Maalouf ni notre héritage pluriel correspond à cette vision. D'où ce sentiment de contradictions et d'incohérences. A vous de vous ressaisir!

Ploum Ploum 2, vous avez tout dit dans vos deux contributions à ce débat. Il n’y a rien à ajouter. Sauf, peut-être, que nous faisons partie de la grande famille humaine et, en tant qu’humains, nous devons aimer notre Créateur et nos concitoyens et concitoyennes, quels qu’ils soient et avec leurs différences en plus, plus que nous-mêmes. Aussi simple que cela.
Nos jeunes ne doivent pas se laisser prendre par des termes attrape-nigauds et imaginaires qu’on a inventés, tels que «laïcité», « l'identité mauricienne» et d’autres « ismes » (séculiarisme, mauricianisme, féminisme, islamisme, …). Maurice sera meilleur sans les politiciens de nos jours et autres fanatiques qui favorisent certains par rapport à d'autres à travers un sectarisme abject.

Faut-il rire ou pleurer quand on lit : "Nos jeunes ne doivent pas se laisser prendre par des termes attrape-nigauds et imaginaires qu’on a inventés, tels que «laïcité»" "nous devons aimer notre Créateur" ?

Navré, on ne peut rien faire, Madame Katwoman. C’est la dure réalité : Maurice est un pays pluri culturel et multi religieux. Chaque Mauricien a le droit d’être soi-même. Le mieux qu’on peut faire, c’est aux jeunes de trouver un modus operandi où chaque personne peut être acceptée avec ses différences culturelles et religieuses mais où le mérite prime, sorte de contrat social à être respecté par la population. Les politiciens actuels qui sont la source de division de la population doivent être écartés de ce processus. Il faut les ignorer totalement. C’est à ce prix que Maurice sera meilleur pour nos enfants où régnera l’harmonie et l’entraide entre les différentes composantes de la nation arc-en-ciel. Sans guette figir ! Ailleurs, en commentant l’article de Jean-Marc Poché « Livre blanc ou eléphant blanc », j’ai proposé que le choix final des candidats aux élections revienne à la Commission Electorale pour que les parlementaires jouent le rôle qu’on attend d’eux et pour éliminer toute surenchère de la part des dirigeants politiques.

Quant aux termes venus d’ailleurs tels « laïcité » et les « ismes », nous pouvons bien nous en passer car ils ne s’appliquent pas à notre pays. C’est une supercherie pour faire perdre notre temps dans des débats stériles aussi bien que pour détourner notre attention de nos devoirs fondamentaux en tant qu’humains : aimer le Créateur pour nous avoir créés et pour Ses bienfaits, et aimer notre prochain plus que nous-mêmes. C’est bien dans la maîtrise de soi et dans le sacrifice que se trouve la recette de ce contrat social pour le bien-vivre mauricien !

Vous niez donc que des Mauriciens soient laïcs, que des Mauriciens ne croient pas en un "créateur" ou autre "divinité". Un laïc est selon vous incapable de respecter les "devoir fondamentaux en tant qu'humains?" Quels sont ces devoirs ? Brûler des femmes sur un bûcher par exemple? La laïcité selon vous "vient d'ailleurs" ? Tout vient d'ailleurs monsieur (sauf le dodo)! Mais pardonnez-moi, je ris, car insinuer que seules les personnes qui croient dans un ou des dieux sont aptes à vivre en paix et dans le respect tandis que les laïcs sont incapable d'amour, je vous conseille de vous tourner vers les faits historiques.

Merci Ploum Ploum au nom de toutes celles et tous ceux qui refusent le néo-colonialisme et l'esclavage intellectuel!

J'ai quitte l'ile maurice pendant la grande crise de 1983. De retour au pays je m'apercois qu'en plus du comunalisme nous avons maintenant le casteisme affiche et revendique. Nous avons en prime, des groupes socio-culturels dans toutes les communautes qui sont tres actifc aupres du gouvernement pour faire avancer la cause de leur propre communaute. A sa descente d'avion, le comique Jamel dit qu'ils est tres content d'avoir pu rencontre a Maurice des Chinois, des Hindous, des musulmans, des blancs et des creoles et qu'ils regrettait de ne pas avoir encore rencontre de vrai Mauricien....Nous aurions espere que cela ne soit qu'une mauvaise blague...malheureusement c'est la stricte verite. Le Mauricisnisme n'est pas pour demain. Depuis 1983 beaucoup de Mauricien ont quitte le pays pour l'Europe, la canada, l'Australie. Beaucoup continue encore de quitter le pays. C'est dommage.

Le “Mauricianisme” means a Million things to a Million people.[ Not long ago, we were a population of 1 million, hence it could argued that each and every one of us had their own notion of being a Mauritian !].

Le Mauricianisme is not a tangible notion that be manufactured, let alone, designed or a “one-size fits all” but whatever it mean ( or rather however one feels to be a Mauritian), it can still and should be promoted and indeed be celebrated. Despite its semantic complexities or contradictions in perception, and however defined Le Mauricianisme is essential as it contributes to social cohesion and stability.

Rather than suppressing differences and /or ignoring weaknesses among its components, the proof of the pudding of a meaningful, dynamic and effective Mauricianisme is its ability to bind differences into a potent force from which everyone benefits. Years ago, I commented as follows: Mauritius is NOT and will NEVER be a monolithic entity whereby a single substantive political culture can be forcefully imposed onto its landscape. From day one of our history, Mauritius has existed NOT as a Nation of Individuals and citizens but a Nation of COMMUNITIES and a community OF CITIZENS where there is both unity and diversity in BOTH public and private realms.

Our Landscape both private and public is and has always been PLURALISTIC AND MULTICULTURAL. Lately Masonic & so-called Religious-cum-cultural lobbyists are attempting to impose a MONO political culture with its inherent oppressive uniformity relegating our rich diversity not to a Private realm but into an abyss of no return. These Masonic and macabre endeavour stems principally from a fictitious bankrupted and utopic “Laicite a la Française”, polluting our young minds into believing that our religious, Racial and cultural diversity in anti-thesis to our common sense of belonging and our collective Mauritian identity. There is no single culture that we all can assimilate under a false concept of Mauritianism.

Indeed assimilation, the Trojan horse of French Laicite, is a fabricated fantasy and it depicts intolerance of difference. Assimilation aims at suppressing all differences and creates second class citizens for those who cannot and refuse to submit to a dominant culture. All citizens must by default be integrated into the ONE NATION, but as Roy Jenkins, the Interior Minister in Harold Wilson Government said in a 1966 speech, “integration is not a flattening process of assimilation, but as an equal opportunity, accompanied by cultural diversity in an atmosphere of mutual tolerance."

Our pluralistic identity and heritage is a dynamic one and not a static intolerant one. Our communities, despite its complexities and the ever present threats that it faces, is always in a process of continuous change. It reflects the dynamics of gender, religion, generations, globalisation and even the internet era. Despite their inherent uniqueness, our different communities are not isolated from each other and actually overlap on its own terms, borrowing from each other as it deem fit.

There are many examples where members of different communities display a natural ability to accommodate several modes of life as if they are “cross-cultural” navigators. To ensure that our One Nation Mauritius is a place where every colour is a good colour and where every individual of any community is valued and respected, where racism and discriminations of all forms are not only checked but eradicated from our landscape and above all from our psyche, we need to address a formidable challenge and invites several searching questions. We need to identify a core of COMMON VALUES and loyalties that must be shared by all communities and individuals alike in the One Nation.

But such sharing of common good cannot be achieved in a climate of social exclusion. The principle of equal moral worth cannot take root and flourish within a structure of deep economic or social inequalities.

A Bon Entendeurs, Salut !

Not withstanding the nuance in translation between Laicite, Exception Francaise, and the closest English equivalent, Secularism, and also at the same time, NOT APPROVING OF MINISTER BAICHOO'S NON-SEPERATION BETWEEN RELIGION & POLITICS, I opine as follows:

Quote :"Car nous sommes bien, officiellement, dans une République de conception laïque, c’est à dire non pas sans religions mais où l’Etat est censé se tenir à distance des religions, s’assurer que chacune ait le loisir d’exister et de fonctionner, mais pas d’en favoriser une ou l’autre et surtout pas de se laisser dicter ou entraver dans son fonctionnement par l’une ou l’autre."

What secularism/ "Etat Laique" are we talking about?

1.The secularism which is conspicuously absent in our Constitution unless we read in between the lines!

2.Is it the British Secularism where the Head of State is also the Head of the Church of England and where 26 Bishops are nominated in their Upper House (House of Lords ) and are Law makers? The Crown (Britain) appoints bishops and cathedral deans (and about 700 parish priests) on the advice of the Prime Minister. The law of the Church is part of the general law of England rather than a separate set of internal ecclesiastical rules.

3.Is it the German Secularism where a citizen can nominate which German religious organisations receive part of their taxes?

4.Is it the US secularism where "In GOD WE TRUST? ( The Christian God of course)

5.Is it the Indian Multiple Deities Secularism where a non-Hindu, a Turbaned Headgear Sikh can be Prime Minister? (Signe Ostentatoire!!)

6.Is it the Secularism, Exception Française, where a section of the citizens are not allowed to wear a headscarf in schools or take up a Government job nor is allowed to wear La Voile Integrale in the streets unless you are a Tourist from a Gulf country and staying in 5* Hotels and spending around 100,000 Euros in 1 hour in shops in Champs Elysee? Imagine no Sarees/ Tikka or Chousse/ Horni in any Ministries , let alone our landscape in Mauritius!!!

7.Or , where in 3 French Departments , the CONCORDAT IS STILL VALID AND PRACTICED, where Religious education is allowed and paid for by the State, so are "Aumonniers" or salaries of Priests are paid for by the French State !!!!

8.Under the 1959 Debre Law, “ ECOLE SOUS CONTRACT” , the French State fund almost 100% Catholic and Jewish Private schools but refused the same funding to Muslim Schools based on the same model as the catholic schools.

Example , en Moselle, the Catholic, Jewish, Lutheran protestants and the reformed protestants faiths are all officially recognised and funded by the French government.

1.les ministres du culte (évêques, prêtres, pasteurs et rabbins) sont salariés par l’État les collectivités territoriales participent au financement du culte paroissial

2 L’enseignement religieux est obligatoire (sauf dérogation demandée, réellement appliqué depuis les années 1980, par les parents et accordée de droit ) . Les dispenses érode les fréquentations.

3 L’Université de Strasbourg accueille deux chaires de théologie, l’une catholique, l’autre protestante.

On the question of Public holidays in Secular. A simple research will reveal Out of 11 Public holidays in France 6 are from the Catholic calendar. (Easter ( paques), Ascension catholique, Le lundi pentacoste,, Assomption ( of Blessed virgin Mary), La Toussaint , Noel. Not to mention New year ( First day of the year of Pope Gregory calendar of the Christian era ) ! Et si on comptait aussi les 52 Dimanches ( jour de repos des Chrétiens.)

There HAS NEVER BEEN AN ABSOLUTE ( OR EVEN A SIGNIFICANT SEPARATION ) BETWEEN THE STATE AND THE CHURCH FROM 1905 IN FRANCE.ALL THAT CHANGED IN 1905 AND A FEW YEARS EARLIER WAS A CHANGE IN POWER STRUCTURE. POWER SHIFTED FROM L'EGLISE CATHOLIQUE TO A BUNCH OF FREEMASONS AND ANTI-CLERICAL FANATICS/ EXTREMISTS. (LIKE LE PETIT PERE ERIC COMBES ET AL).

Until the concept and practices of Secularism become clearer, it is best we keep it out of our Landscape ( and our Homelies!!!).

If you would oblige, I shall return on the topic. In the meantime, kind regards.

PLOUM PLOUM.

I guess you would rather be more comfortable in Saudi Arabia or other islamic states where all religions other than islam might be prosecuted.

Starbright,Sailor Old Boy,

It would appear that your ship of old, had only called on " mauvais port" ! As it is quite obvious that your knowledge of what you termed " Islamic states" has a lot to be desired.

You asked an hypothetical question : I would not know as I have never lived in Saudi Arabia or other " Islamic States" ! However I have visited ( officially I may add) Iran, described as an Islamic Republic. There, our delegation were shown their Majlis ( Parliament) at work. We met and conversed with several of their MPs.

To disappoint you, we met their Jewish MP and the Armenian Christian MP. Apparently according to the Iranian Constitution, the Jewish and Armenian MPs have reserved seats in their Parliament.

What was more surprising was the number of women MPs, yes I mean women MPs. At the time, Iran had more women MPs than most of the European countries ! Their Press & TV journalists were predominantly female.

Other useful statistics for you : What you termed as Islamic Countries, say Egypt: Boutros Boutros Ghali, a Coptic Christian, was a Minister before he became his Country's UN Secretary General. He was not the first or the last Minister in Egypt. Perhaps if you visit Egypt one day, you may visit the All Soul Anglican Cathedral in Cairo !

There are more Churches and Cathedrals in Indonesia, the largest "Islamic" country, than there are Mosques, Temples or Pagodas in all European Countries put together ! Indonesia has had several non-Muslim Head of State !

So there is an ocean of disparities between actual realities and what one is told from a Western media prism. There is no better way than to visit and see for yourself. I guess your generous pension would have allowed to do just that but for your innate bias and genetically ingrained prejudices.

Fortunately I am not and hopefully will never be imprisoned in a straight jacket of a complex of superiority. I go out my way to meet other cultures and benefit from them but above all, I RESPECT ( as opposed to TOLERATE) THEM ! Perhaps the world including our own little Paradise, would fare better if you were to RESPECT others a bit more than what can be construed from your previous comments !!