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Qui veut de la réforme ?

Comme le règlement du problème des marchands ambulants, la réforme électorale fait désormais partie des arlésiennes mauriciennes : un sujet dont tout le monde parle avec passion sans envisager d'y trouver une solution. L'expert en la matière est sans conteste, et de très loin, Navin Ramgoolam. Sa principale victime dans cet exercice de démobilisation politique étant Paul Bérenger et le MMM. Pour la énième fois depuis quelques années, Navin Ramgoolam a agité le chiffon rouge de la réforme et le leader du MMM est, une fois de plus, tombé dans le piège. Oubliant qu'au mois d'août, quelques mois à peine après le remake de son alliance avec le MSM, il s'était fait couillonner – je regrette, il n'y a que ce mot qui convienne à cette situation – par Navin Ramgoolam, il vient de recommencer la même bêtise. Alain Ganoo a été diligenté pour négocier on ne sait trop quoi, puisque la proposition du MMM sur la réforme était connue. Enfin, la dernière, puisque ladite position n'arrête pas d'être modifiée, comme un cerf-volant obligé de se plier aux évolutions de la brise. En quelques mois, le MMM est passé de l'abolition pure et simple du Best Loser System (BLS) – « ce cancer qui ronge la politique mauricienne » – à une série d'accommodements. Dans un premier temps, il avait proposé une division par deux du nombre de bénéficiaires du BLS. Il paraît qu'aujourd'hui, il propose de maintenir le nombre de huit en les cachant dans une couche de proportionnelle, dans un concept qui s'appelle « 62+20+8 ». Soixante-deux choisis par les électeurs, vingt par la proportionnelle et huit par les leaders politiques. Soit une "amélioration" du BLS qui passe directement sous le contrôle des leaders politiques !
Mais après avoir fait le MMM plancher sur sa nouvelle proposition et pris connaissance de celle des autres partis ou individus – Rezistans ek Alternativ et Jocelyn Grégoire – Navin Ramgoolam s'est lancé dans un de ses jeux favoris. Après avoir critiqué et rejeté les propositions de tout le monde, il a annoncé qu'il irait de l'avant avec la réforme « malgré les oppositions dans (son) propre parti ». C'est le choc : il y aurait donc, au sein du PTr, des membres ayant une vision différente de celle de leur leader bien-aimé sur la réforme, et qui l'auraient exprimé ? À qui Navin Ramgoolam tente-t-il d'essayer de faire croire que le PTr est un parti démocratique où les décisions sur un sujet politique sont prises après discussions ? A-t-il convoqué les instances du parti en 2010, quand il a choisi d'offrir 18 sièges au MSM dans le cadre de l'accord électoral conclu à la veille des élections en sacrifiant certains de ses candidats ? Tout ce que fait Navin Ramgoolam depuis son retour, après sa mystérieuse opération médicale, est d'acheter du temps à ses adversaires. Pendant que Paul Bérenger planche sur des propositions de réforme, il oublie son allié, le MSM – l'est-il encore ? – et l'opposition est démobilisée. Pendant qu'il critique les propositions des autres sur la réforme, rejette ceci, refuse cela, Navin Ramgoolam ne fait aucune proposition. Il organise, par contre, une manœuvre pour renvoyer les élections municipales qu'il ne veut pas perdre. Après avoir fait voter un texte de loi au Parlement, visé au préalable par le Parquet, il demande à un avocat anglais de le revoir, de le corriger et de lui soumettre un rapport. Et comme on sait avec quelle facilité Navin Ramgoolam peut mettre au panier les rapports qu'il a commandités – le dernier étant celui de Guy Carcassonne – ce n'est pas demain la veille que les élections municipales seront organisées. Et les vraies discussions sur la réforme entamées.
En fin de compte, on peut légitimement se demander si les politiciens mauriciens souhaitent vraiment réformer cette loi électorale, qui est la base de leur pouvoir politique ?


Commentaires

Selon la celebre formule d'Abraham Lincoln, la democratie est "le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple"... Le fonctionnement de la democratie repose sur des elections... De facon generale, un gouvernement est dit democratique par opposition aux systemes monarchiques d'une part, ou le pouvoir est detenu par un seul... Monarchies parlementaires... Tiens, tiens ! Oh, et... Pure fiction. Toute ressemblance avec des situations réelles ou avec des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite et involontaire. Bien sur !

Artile tres pertinente. Virer tourner mama, Polo ek Lion p faire nu vine bouriks.
Enfin nu deja ene peuple bourik ( soumise )