Qu’est-ce qui sortira de la troisième rencontre prévue cet après-midi entre le gouvernement, représenté par Navin Ramgoolam et Rashid Beebeejaun, et l’opposition par Paul Bérenger et Alan Ganoo ? La question est sur toutes les lèvres. Les deux principaux interlocuteurs se sont accordés à dire jusqu’ici qu’un accord sur une bonne réforme électorale avec une dose de proportionnelle est à portée de main. Ce qui est vraisemblablement le cas puisqu’ils sont d’accord à 99,9 % avec les conditions nécessaires à l’introduction d’une bonne réforme.
Mais comme c’est le cas dans l’évolution de l’humanité, ce 0,1 % peut faire toute la différence. En ce qui nous concerne, il peut décider de la vie ou de la mort de la réforme électorale souhaitée et attendue depuis plusieurs décennies. Si on en croit la pléthore de commentaires, l’avenir du projet ne tiendrait qu’à un fil. La pierre d’achoppement reste le maintien ou non du Best Loser System (BLS) et éventuellement la présentation d’une alternative crédible à ce système.
Jusqu’ici la position des deux principaux leaders, qui détiennent à eux seuls la majorité nécessaire pour apporter les changements constitutionnels à la réforme, était : Navin Ramgoolam est convaincu que la proportionnelle est incompatible au système de best losers alors que Paul Bérenger se prononce en faveur du maintien d’un nombre de best losers variant entre quatre et cinq au système mixte First-past-the-post (FPTP) et Party List (62 et 20 députés respectivement).
La semaine dernière Navin Ramgoolam est venu avec une nouvelle proposition consistant à abolir provisoirement le système de best losers aux prochaines élections générales quitte à le réintroduire lors des élections suivantes si le besoin se fait sentir. Les deux leaders sont d’accord sur l’abolition de l’obligation des candidats de décliner leur appartenance religieuse au moment de l’enregistrement de leur candidature aux élections législatives.
L’argument de Paul Bérenger concerne le maintien d’un système de best losers reposant sur la nécessité de rassurer la communauté musulmane et ne pas la bousculer du fait du poids émotionnel du BLS. Cette question a donné lieu vendredi à la création des prémices d’une plateforme interpartisane sur le BLS lors d’une réunion nocturne à Idriss Goomany Centre à Plaine Verte. Si certains ont adopté une position tranchée en faveur du maintien du BLS d’autres, dont les Maulanas, ont observé que la réforme électorale n’était encore qu’à l’état de projet et qu’il fallait attendre la proposition de Rama Sithanen avant de prendre une position plus consensuelle.
C’est là qu’intervient le rapport de Rama Sithanen qui a été rendu public samedi et qui a le mérite de faire une analyse détaillée et chiffrée sur les dix dernières élections générales des rapports successifs sur la réforme électorale à savoir Trustam-Eve (1958), de Smith (1964), Banwell (1966), Sachs (2002), Collendavelloo (2004) et Carcassonne (2011). Il étudie en profondeur la question de BLS et arrive à la conclusion suivante : « While there is an historical and emotional character to the BLS, a compelling analysis shows its impact is non substantive compared to the other three features that are used to secure adequate Parliamentary presence. »
82 % des députés d’un groupe ethnique particulier sont entrés au Parlement par la voie du FPTP. Rama Sithanen ajoute : « In view of the low impact on representation, an alternative, credible and modern technique can easily be found to maintain the objective of the BLS while replacing its operating mechanism. » Chiffre et simulations à l’appui, il démontre qu’à travers la nomination de 20 députés selon un système de « unreturned votes elect » il est tout à fait possible d’établir un équilibre ethnique sans qu’il soit nécessaire de maintenir dans la Constitution l’obligation de décliner son appartenance. Sa proposition constitue de l’avis de beaucoup une alternative crédible qui maintient l’esprit du système de best loser, soit qui assure l’intégration sociodémographique, l’équilibre entre toutes les communautés du pays dans le système électoral.
Paul Bérenger a annoncé ce matin qu’il viendra aujourd’hui avec une proposition précise et détaillée pour sortir de l’« impasse ». Voilà qui nous permet d’espérer et d’entretenir l’espoir qu’un accord entre les deux principaux interlocuteurs parlementaires est possible. Si c’est le cas, le reste ne sera qu’une formalité. Le leader de l’opposition souhaite qu’un texte de loi soit présenté au Parlement. Certaines voix du côté de l’Hôtel du gouvernement souhaiteraient que toute la question, y compris le rapport Sithanen, soit étudiée par un select committee, composé des membres des deux parties de la chambre présidé par le speaker, qui devrait soumettre ses recommandations dans un délai précis. Cela permettrait ainsi de créer un vrai consensus au Parlement.
Comments
THINK OUTSIDE THE BOX
1)il faut faire elire nos deputes sur une liste fermee a la proportionnelle integrale
2)Une fois elus, nous les affectons nos deputes dans les circonscription par tirage au sort.
3)Les listes sont constituees selon le principe un homme -une femme
4)Les listes sont constituees en equipartition des ethnies de la population
Par exemple on peut demarrer la liste en placant les individus dans cet ordre
-un chinois
-un blanc
-un tamoul
-un creole
-un metis
-un indoue
-un indoue
-un indoue
-un indoue
-un indoue
5)On repete cette sequence 6 fois sur une liste contenant 60 canditats
Avec ce systeme on a pas besoin de BLS. On a pas besoin de loi sur la parite Homme-Femme. Le tirage au sort permet de deconnecte l'ethnie d'un depute a une circonscription ce qui fait qu'il va travailler pour tous les mauriciens sans distinction de race , de religion ou de couleur.
C'est le seul systeme revolutionnaire qui resout tous nos problemes de communalisme, amene 50% de femme au parlement. Les autres systemes sont de petits arrangements politiciens.
Personne jusqu'ici n'arrive a think outside the box. We are so used to our communalistic system
Je propose ce systeme simple
1)Scrutin de liste proportionelle integrale. Chaque partie presente une liste.
2)Une fois elue nous affectons nos deputes dans les circonscriptions par tirage au sort.
Nos deputes sur elus sur des liste mais affecte dans les circonscription par tirage au sort. Le mot important ici c'est "tirage au sort"
3)Par obligation legale, les listes sont constituees selon le principe un homme -une femme
4)Par obligation legale les listes sont constituees en equipartition avec la distribution ethnique du pays. C'est le point le plus difficile a realiser car il faut definir les differentes ethnies presentes a maurice ensuite les placer sur la liste de maniere a ce que chaque communaute soit dans une place elligible
Ces obligations legales sont de la responsabilite des parties integralement et non pas de l'etat ou de la commission electorale.
5)Enfin il faut garder le BLS comme verroue de securite car aucun systeme n'est infaillible
Navinchandra comme toujours pé cachiete derriere paravent. Cotte to plan eté li? Mette to plan lor la table. Arrete buy time!