De recul en recul

Passons sur la longue balade de Navin Ramgoolam parti à l’étranger depuis le 20 septembre sans que l’on sache exactement ce qu’il y faisait . Passons sur la démission d’Ali Mansoor, le grand commis FMI/BM sollicité par Navin Ramgoolam et Rama Sithanen en 2005 et qui a sauté comme un fusible facile en lieu et place de Xavier Duval lui-même, qui n’hésite pas à croiser le fer avec Manou Bheenick. Le chef du gouvernement est obligé de composer avec le leader du PMSD parce que, sans cette béquille-là, il ne peut plus continuer à la tête du pays.
Venons-en plutôt à quelques thèmes fondamentaux qui illustrent l’état de décrépitude avancée dans laquel patauge le pays. La poursuite a, à juste titre, été déboutée dans une affaire rocambolesque où la journaliste Catherine Boudet est passée du statut de dénonciatrice à celui d’accusée. Elle avait été emprisonnée tout un week-end durant parce qu’elle avait dénoncé un ressortissant français qui avait commis des faux pour s’approprier des autorisations du Bureau du Premier ministre. Au lieu de la remercier pour son geste citoyen, quand bien même elle n’est pas Mauricienne, elle a dû subir toutes sortes de tracasseries alors que l’indélicat, lui, a pu quitter le pays sans même être interrogé under warning, pour reprendre l’expression la plus ridicule de l’année, empruntée du jargon de la police, celle qui n’en finit plus d’étonner en plus de faire vraiment rire.
La dernière tracasserie en date infligée à Catherine Boudet est la décision de l’office de l’immigration de lui signifier, vendredi, qu’elle est désormais en situation irrégulière sur le territoire et qu’elle doit débarrasser le plancher au plus vite. Cette décision est, de toute évidence, liée à sa démarche, tout à fait justifiée d’ailleurs, de réclamer des dommages de Rs 50 millions à l’État mauricien pour les abus dont elle a été victime des services officiels. C’est l’illustration type de cet esprit revanchard qui a gangrené toutes nos institutions sans exception. Mme Boudet n’a fait ce que n’importe quel autre justiciable aurait fait dans pareille situation, rechercher réparation pour des dommages qu’elle a subis.
Un jeune confrère du Défi-Plus, Thierry Laurent, a, il y a près de deux mois, relevé que le site web de la Tertiary Education Commission a modifié son contenu après la première version compromettante pour la famille Jeetah et sa connexion directe avec la fameuse “université” EIILM. Au lieu d’assumer ses responsabilités et s’occuper à mettre un peu d’ordre dans la foire du business de l’enseignement supérieur, la TEC a porté plainte. Pourquoi exactement ? Personne ne le savait jusqu’à ce que la police débarque mercredi dans les locaux de la rédaction  pour embarquer les ordinateurs de la rédaction et le journaliste avec, mais elle en a été empêchée par l’homme de loi du groupe, Me Raouf Gulbul, qui a exigé que, si vérification il doit y avoir, qu’elle ait lieu sur place. Après une descente infructueuse, la police, probablement trop frustrée de n’avoir rien trouvé de répréhensible, a décidé de procéder à une perquisition au domicile du journaliste.
On est à Maurice, tout est possible pour ceux qui sont les locataires du jour de l’Hôtel du gouvernement et de leur police transformée en outil politique et instrument d’intimidation. Voyez le dossier MITD. L’affaire avait été portée à l’Assemblée nationale par le leader de l’opposition en novembre 2012. Grand branle-bas immédiat, puis un Fact Finding Committee à huis clos qui a eu l’issue attendue, c’est-à-dire rien. Dossier clos jusqu’à ce que deux ministres dont Sheila Bappoo aillent porter plainte contre Pravind Jugnauth, qui avait parlé de « gouvernement pédophile » pour avoir “soutiré” l’instructeur incriminé.
Le leader du MSM a bien entendu été vite convoqué aux Casernes under warning un 26 décembre, mais la mobilisation d’une opinion indignée a fait qu’il fut autorisé à rentrer chez lui avec promesse de revenir le 3 janvier. Il est venu mais avec un dossier en béton qui a pris de court les enquêteurs aux ordres qui n’ont rien pu faire lorsque Pravind Jugnauth a déposé quelques pièces intéressantes comme les relations étroites entre l’instructeur et les ministres Bappoo et Bunwaree. Mais ce ne sont pas ces ministres qui sont convoqués aux Casernes Centrales pour une audition under warning, mais deux des whistle blowers, Pascale Bodet et Sidha Singh. Et ce n’est que cette semaine que l’épouse de l’instructeur a été entendue par la police, qui fait semblant de poursuivre son enquête. Mais il faut faire attention. Lorsque la police rouvre une enquête, c’est souvent pour lui donner une tout autre orientation.
C’est ce qui se passe dans l’affaire Varma. Aucun dossier instruit jusqu’ici, aucune charge, provisoire ou formelle, logée alors qu’il y a eu six témoins pour corroborer la déposition de Florent Jeannot à l’effet qu’il a été tabassé par l’ancien Attorney General après un accident mineur survenu le 4 mai, soit il y a bientôt six mois. C’est le volet complot qui mobilise la police parce que, après avoir été contrainte de procéder à l’interpellation des Reza Issack, Maurice Allet et autre Varma sans s’intéresser aux Subash Gobin et Raj Ramrachia, ce sont les Jeannot qui sont appelés à défiler aux Casernes.
Tout fout le camp. On va de recul en recul. On jette Rs 14 milliards ici dans une aérogare dont on découvre aujourd’hui toutes les imperfections et Rs 1,1 milliard dans des cartes nationales d’identité au contenu toxique que personne n’a demandées pendant que les robinets sont à sec, que des moteurs du CEB menacent d’exploser, que les bus de la compagnie publique deviennent des corbillards, que le programme de logement pour les plus démunis connaît du retard et que la pauvreté grandit. Ils ne voient rien, n’entendent rien. Ils vivent, se plaisent et se complaisent avec leur petite lucarne, la MBC. Le miroir qui les renvoie à leur propre médiocrité.


Commentaires

Les cas de dysfonctionnement et blocage des institutions et organismes de l’État se déclinent nombreux et édifiants. Chers citoyens c’est très simple, nous sommes dans un État ou tout part en vrille. Force est d’admettre que le Premier de nos Ministres, lui-même montre des signes de nervosité, il est totalement dépassé, déphasé, désorienté par les évènements politiques, sociaux, économiques de notre pays. A peine rentré de sa ballade aux frais des contribuables mauriciens, il pique une colère à l’aéroport pour une chose futile et dans un style purement rocambolesque. Il a perdu le sens du réel. Ce Monsieur est indéniablement sous pression à l’approche des élections. Le pseudo grand stratège sent que le terrain glisse et que ses jours de « jouissance » du pouvoir sont désormais comptés. Sans boule de cristal, tout Mauricien sait qu’il rêve de garder cette fonction à l’issue du prochain scrutin. Si dans une démocratie réelle, la fonction du Premier Ministre ou simple ministre est à l’essence temporaire, or chez nous il est navrant de constater que certain se la veut perpétuelle. C’est une drôle de façon de concevoir la démocratie en 2013. Et oui ! On s’accroche au poste comme une sangsue en utilisant tous les subterfuges, des propagandes éhontées, des transfuges béquilleux, des alliances bancales, une station radiotélévision cette boite à propagande qu’on trouve qu’en Corée du Nord, souvent des promesses grotesques et toujours des réalités travesties.
Pourquoi des vieux leaders s’obstinent t-ils à de faire la politique active ? Ne se rendent t-ils pas compte qu’ils n’apporteront plus rien au peuple Mauricien ? Que leurs logiciels sont au bord du bug. Prenons le cas de notre PM. Il est clair que sa façon de faire de la politique est totalement désuète. Par conséquent son inanité pour le pays est prouvée, mais il ne fait pas du bien non plus à ce grand parti dont sont issus plusieurs pères de la nation Mauricienne ? Au sein de la population de nombreuses voix s’élèvent contre sa gestion catastrophique de l’Etat. Ce sera un super service rendu à la nation si ses proches collaborateurs pourraient le dissuader de toute entêtement qui le pousserait à penser et à dire comme Mac-Mahon : « J’y suis, j’y reste », par ailleurs avec ou sans béquille. Il devrait éviter le combat de trop. Le peuple s’est rendu compte que ce costume est trop grand pour lui. Ce parti qui a été crée en 1936, en plein air par la volonté et la proclamation du Peuple des petites gens, des vrais travailleurs et non pas des rentiers bobos qui portent le rolex au poignet. Ce parti dont la création était faite dans la concertation, dans l’écoute, dans le dialogue, dans la sagesse, le sérieux, l’engagement, le partage, le travail et surtout dans le sens du COLLECTIF. Doit-il aujourd’hui subir l’obstination d’un seul homme ? Nos problèmes découlent trop souvent de cette chose qu’on nomme « démocratie verticale », ou un soi-disant chef quelconque décide ultimement d’à peu près tout. Force est de constater que la réelle démocratie est malmenée par nos leaders des partis politiques, il est temps de désacraliser la fonction du leader d’un parti, comme c’est le cas en Angleterre, aux Etats-Unis, en Inde. L’exemple du MNIS (Nouvelle carte d’identité) nous démontre clairement l’absurdité de cette démocratie verticale. Un homme seul entraîne tout un peuple dans une dépense folle pour un machin accordé sans aucun exercice d’appel d’offre au concurrent le plus coûteux et de surcroît un tel outil est susceptible d’être, s’il n’est pas entouré des garanties requises (ce qui est probablement le cas actuel), néfaste pour les libertés publiques. Eh oui ! Le petit leader se la joue au grand chef, celui-ci croit fermement qu’il à la science infuse. N’est-il pas aberrant qu’un politicien fait plus confiance aux étrangers et sous estime le savoir-faire de ses compatriotes ? Il a osé sans discernement, engager l’avenir de la jeunesse dans des dettes astronomiques pour des broutilles digitalisées. La contestation portée devant la justice démontrera la sottise de notre « tyracideur ». Contrairement à cette génération politique vieillissante dépourvue de la sagesse de leurs aimés qui n’a à la bouche des platitudes arguments du style papa avait dit, papa avait fait, que des vieux trucs anecdotiques, qui n’ont aucune utilité pour l’avenir de la jeunesse ni à rendre l’existence de nos aînés plus paisible. La nouvelle génération sur le net, dans la rue, à l’école, au travail voudrait une forme de démocratie horizontale. Les changements et les choix qu’elle réclame devraient se faire après consultation, à chaque fois que l'enjeu est important. Chacun à son mot à dire, s'il le désire. Et la pièce d’identité n’est-il pas l’affaire de tous les citoyens ? Comment un homme et ses suiveurs béquilleux enfermés dans leur bulle climatisée sont-il arrivé à imposer cette idée saugrenue au plus grand nombre ? Surtout cette carte nous a coûté beaucoup d’argents et qui malheureusement porte quelques germes liberticides. Et que dire de cette pseudo réforme qui a fait coulée beaucoup d’encres et dilapidée des milliards de nos sous, cette arlésienne électorale nous démontre encore l’arrogance de cette poignée de décideurs politique bling-bling, qui méprise le peuple, qui gaspillent les deniers publics dans des rapports futiles. Si nous habitions en Suisse, il y a longtemps que les citoyens auraient demandé un référendum sur ces questions (le MNIS, la réforme électorale surtout sur le volet de son financement pour enfin couper ce lien mafieux entre la classe politique et le monde des affaires, l’utilisation des terres de l’Etat, la gestion des corps parapubliques, le problème de l’eau, de l’électricité, l’implantation d’une usine à charbon sur notre territoire, sur Tromelin, le problème du transport etc.), l’accord du grand nombre contribue au maintien de la paix sociale.
Les vérités sortant de la confrontation des idées, le débat est donc vivement recommandé dans toute démocratie, en permanence. Pour agir en citoyen, à n’en déplaise à ceux qui aiment la culture du secret afin de mieux dissimuler leur vices, j’ai besoin de savoir. C’est stupide d’instrumentaliser pour des fins politiques une station que des gens de peu, suer sang et eau pour la faire vivre. Il est anormal dans une démocratie de voir la police débarquée soit dans un bâtiment de presse soit perquisitionne une maison d’un journaliste, parce que ce dernier a eu raison de révéler une information totalement véridique. Nous constatons avec regret que la police se précipite souvent en quatrième vitesse lorsque le ‘’Quatrième Pouvoir’’ lève le voile sur des passe-droits concernant l’entourage de ceux qui mènent les manettes de l’Etat. N’est-il pas malsain qu’un élu traite les journalistes de ‘’semi intellectuels’’ ? Rendre public ce qui est d’intérêt public est toujours légitime ? Malheureusement nous savons tous que nos journalistes ne dévoilent que le quart du quart de la vérité de ce qu’ils savent sur nos décideurs dans cette île. Pour que la démocratie soit plus saine, nous avons besoin de tout dévoiler, le grand déballage. Pierre Mauroy disait que « La transparence est la servitude de ceux qui acceptent des mandats publics ». Donc, que ceux ou celles qui ne veulent pas de la transparence lorsqu’ils sollicitent la gestion des affaires publiques, qu’ils aillent faire autre chose. Ils ne sont pas indispensables pour la démocratie, pour la chose publique.
Doit-on répétitivement établir les mêmes diagnostics, identifier les mêmes causes sans jamais s’y attaquer? Et c’est ici le vrai problème : l’absence de volonté politique de changer positivement; le manque de courage de s’attaquer à l’immoralité ambiante, d’éradiquer la corruption, de mettre fin à ce sentiment de l’impunité généralisée concernant les grands ‘’palto’’. Le voyou n’est jamais inquiet, il s’en sort toujours, tandis que celle qui dénonce courageusement la prévarication se fait embastillée. Ce manque de courage de la part de ces opportunismes électoraux à courte-vue est dû, à leur volonté de s’agripper au pourvoir coûte que coûte, vaille que vaille pour leurs intérêts personnels et pour le bien-être de quelques vils courtisans et des affreuses parasites. Et le collectif dans tout ça ? Nos aimés en 1936 nous ont légués une démocratie du modèle horizontale à l’opposé de ce système vertical duquel juré le colonialisme. Et à l’époque des Curé, Anquetil, Rozemont etc, tout leader avait des comptes à rendre. Et pourquoi pas aujourd’hui de réactualiser ce procéder démocratique sur notre sol. Nous ne voulons plus le mandarinat du type berlusconien. C’est une exigence de dire non au leader qui vous mène droit dans le précipice.

Tout simplement bravo. Tel père tel fils. C'est génétique !!

Ali Mansoor quit a good position at the World Bank to serve as Financial Secretary under his buddy Sithanen. When the latter was kicked out of the Labour Party before the 2010 elections, he should have realized that nobody in Mauritius is safe from the whims and caprices of political rulers. He did not read the tea leaves then and now he has paid the price for his lack of foresight and lack of prescience. When Sithanen challenged the appointment of Bheenick as governor of the BOM in 2007, he was overruled by the PM, who was unfazed by his threat of resignation. Actually, the PM saw in Bheenick the ideal counterweight to Sithanen, whose intellectual arrogance rubbed some feathers within government. Mansoor served under Pravind Jugnauth and Xavier Duval successively, reversing in the process some policy options taken by Sithanen  to please Pravind and subsequently recalibrating those same options under Duval to move away from Pravind's policy. It is true that economic policy is set by the Minister of Finance. However, if Mansoor wanted to be consistent with his principles, he would have quit the FS job after Sithanen's departure. Challenging Bheenick head-on over monetary policy, which is the prerogative of the BOM, was an ill-advised move which the governor's supporters in government saw through the lens of a strategy by Duval to encroach on the BOM's turf and acquire more powers. The forced resignation of Mansoor was a move designed to clip the wings of the Minister of Finance, who has been too assertive on certain issues recently (namely his decision to intervene in the foreign exchange market outside the realm of the BOM, his statement about taxpayers having to foot the bill for the over-generous PRB report for civil servants, and his recent unsuccessful attempt to exclude the civil service from negotiations over the cost-of-living compensation). Mansoor's departure is a severe blow to Duval after recent humiliations inflicted upon him, such as the revocation of Desvaux from the MTPA and the crossover of Sik Yuen from the PMSD to Labour. Is the PMSD the crutch that Labour wants to get rid of in the context of electoral reform? Time will tell. 

C'est bien triste tous ca,mais malheureus
ement vrai,et dire que quand on a des enqueteurs qui font du bon travail,ils sont mis au placard.
Combien de temps allons nous subir ces injustices en restant tranquille,malheureusement

ment les mauriciens deviennent amnesique au moment des elections.bisin faire lev paquet
Allez fout dehors