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RÉFORME ÉLECTORALE: Ramgoolam entretient l’espoir

Après avoir donné l’impression que sa première Private Notice Question porterait sur un des scandales dont il a énuméré la liste lors de ses récentes conférences de presse hebdomadaires, le leader de l’Opposition, Paul Bérenger, a joué la prudence hier en interpellant le Premier ministre sur la réforme électorale.
Sans doute le public s’attendait de la part de l’Opposition à une rentrée parlementaire très musclée qui aurait fait vaciller le gouvernement et le Premier ministre. Mais il faut reconnaître cependant l’habilité du leader de l’Opposition dont le choix de sujet, en l’occurrence la réforme électorale, permet de baliser la situation politique et les dispositions du Premier ministre et leader du Parti travailliste avant de dégager la stratégie à suivre durant les prochaines semaines et les prochains mois dans la perspective des prochaines élections. À première vue, l’Opposition s’est montrée plutôt méfiante devant les propos tenus par le Premier ministre. « We’ve had a lot of words », devait lancer Paul Bérenger. Les parlementaires de son parti réclament de leur côté des propositions concrètes du Premier ministre. On sait que le leader du MMM avait ordonné l’interruption immédiate des pourparlers entre Navin Ramgoolam et Alan Ganoo après les remarques faites à Souillac par le Premier ministre à propos de la proposition de Bérenger de permettre aux leaders politiques de procéder à la nomination de huit députés correctifs en plus des 62 élus à Maurice et Rodrigues et l’ajout de 20 parlementaires sur une base proportionnelle. Cette question ne représente plus un obstacle puisque le MMM et son leader ont décidé de retirer cette proposition qui n’avait d’ailleurs pas fait l’unanimité.
En bon stratège, Navin Ramgoolam en a profité pour reprendre l’initiative concernant la réforme et affirme qu’il y tient toujours. « Nothing has changed », a-t-il lancé. Réaliste, il affirme rechercher un « broad consensus » passant nécessairement par l’unanimité. Le PM estime que les deux principaux partis politiques parlementaires ne peuvent prétendre parvenir à un accord sur tous les détails de la réforme électorale mais qu’il faut pouvoir avancer. D’où l’annonce de son intention de reprendre les discussions avec le MMM : « I intend to resume the discussions where we left and try to work towards an electoral reform that will suit the long-term interest of the country and I intend to come up with fresh proposals as the Leader of the Opposition has asked that I should perhaps do. » Navin Ramgoolam compte au préalable consulter son parti. Remettant les pendules à l’heure, il a précisé les raisons qui justifient l’introduction d’une réforme. « We want a system that will be in line with the aspirations of a modern society and stand the test of time, that is, we want a system that will have five criteria : stability, fairness, inclusiveness to ensure representation of all the components of our rainbow nation, gender representation, transparency and accountability ». De plus, a-t-il ajouté, il s’agit de permettre, après les élections, l’émergence d’une majorité susceptible d’assurer la stabilité gouvernementale.
Concernant la présentation d’un texte de loi, le Premier ministre affirme qu’il veut être sûr de disposer d’une majorité nécessaire pour aller de l’avant, envoyant ainsi la balle dans le camp du MMM qui, à l’entendre, pourrait être tenu pour responsable au cas où le projet de réforme n’aboutisse pas. L’exercice de PNQ d’hier a également permis au Premier ministre de mettre on record le fait qu’il n’est pas en faveur de la remise à jour du recensement de 1972 qui, selon lui, représenterait un recul historique.
Rezistans ek Alternativ, pour sa part, a annoncé une campagne de mobilisation populaire afin de forcer le gouvernement à présenter une réforme qui permettrait à tous les Mauriciens d’être traités sur un pied d’égalité. Mais indépendamment du “pronouncement” de la Comité des Nations unies sur les droits de l’Homme, il est à espérer que les propos du Premier ministre ne soient pas que des déclarations d’intention, voire des vœux pieux…


Commentaires

A nou aret trompe dimoune lor remise a jour du recensement de 1972. Recensement 2011 in fini rende public et nu truver ki ban donnee fine changer aster. nepli ena aucaine groupe majoritaire dans pays, avec 48.5% pour communautee ki ti 52% en 1972. Groupe population generale fin aussi augmente so pourcentage. Communautee sino mauricienne fin reduire a seulement 0.4%. tir conclusion ki bizin lor reforme electorale