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Le retour du “fighter”

Le vrai Navin Ramgoolam est de retour. Pas le charmeur qui sourit en promettant de changer votre vie en cent jours. Pas celui qui dans ses discours trouve toujours le moyen de placer une anecdote concernant son père, ou, depuis plus récemment, une confidence que lui aurait faite son épouse. Non, ce n’est pas le Premier ministre rassembleur de la nation qui s’est montré vendredi soir à la sortie de la réunion du Bureau politique du PTr. C’est le “fighter” autoproclamé qui s’est fait entendre à la radio. Comme les champions de catch en promotion avant le match, il a fait savoir qui était l’ennemi contre lequel il allait se battre. C’est, bien sûr, sa cible favorite en temps de crise ou d’impopularité, celle sur qui il essaye de taper quand il est à court d’arguments : la presse mauricienne. Ou plus exactement une partie de la presse, celle qui refuse d’être aux ordres et de faire passer les communiqués pour des informations et qui raconte les choses comme elles se passent. Pour quelle raison est-ce que le fighter autoproclamé vient de déclencher sa énième guerre mondiale contre une certaine partie la presse ? A cause des retombées de l’affaire Nandanee Soornack que Navin Ramgoolam donne l’impression de défendre passionnément. Il l’a défendue au Parlement quand on a appris que cette activiste travailliste avait saisi un téléphone mobile avec caméra d’un sympathisant MSM pour le remettre à la police. Il défend aujourd’hui le juge Domah qui a émis un ordre intérimaire pour interdire à cette section de la presse de parler de la vie privée de l’activiste. Un ordre interlocutoire, truffé de jeux de mots traitant cette presse-là, entre autres, “d’hystérique” et de “touni midi”.  Selon le juge Domah, ce sont les commentaires de la presse sur sa prose qui l’aurait poussé à se récuser. Comme quoi il arrive que l’accusateur se présente comme une victime. Au chapitre des dommages collatéraux, il y a également eu la conférence de presse du directeur d’Airports of Mauritius pour affirmer que Mme Nandanee Soornack n’a pas de commerce à l’aéroport. Deux heures après, le directeur d’AML a été contraint de se démentir et de reconnaître que l’activiste travailliste est bien présente à l’aéroport.
Le fighter autoproclamé clame que le directeur d’AML a le droit de faire “enn ti erer” et que le juge Domah peut traiter la presse de tous les noms qu’il veut. Selon lui, les réactions et révélations publiées font partie d’une tentative de dictature de la presse qu’il s’engage à combattre. Ce n’est pas la dictature de la presse que Navin Ramgoolam veut combattre, c’est son devoir de dire la vérité. Surtout celle qui dérange et qui révèle aux Mauriciens l’existence du réseau mafieux qui s’est développé à Maurice ces dernières années. Un réseau qui permet à de simples citoyens sans compétences particulières d’acquérir, en seulement quelques années, de colossales fortunes. Des fortunes rapides acquises par l’utilisation de leur proximité avec le pouvoir qui leur ouvre toutes grandes les portes des corps para-étatiques, leur permet d’être au courant, souvent en primeur, de toutes les opportunités et d’obtenir les contrats juteux et les emplacements les mieux cotés. En n’allez pas croire que c’est uniquement dans le secteur public que ces nouveaux riches ont des “facilités”. Car le secteur privé, qui a toujours su caresser le pouvoir dans le sens du poil, sait lui aussi mettre gracieusement — ou à des prix défiant toute concurrence — les espaces de ses hôtels ou de ses centres commerciaux aux proches du pouvoir. L’annonce de son intention de combattre la prétendue dictature de la presse est, en fait, une tentative de cover up. L’objectif de Navin Ramgoolam est de tenter d’empêcher la presse de continuer à faire son travail d’information sur l’existence de ce réseau mafieux qui est en train d’étendre ses tentacules sur le pays. Un réseau dont on dit qu’il aurait des ramifications dans les plus hautes sphères du pouvoir.
Ce n’est pas la première fois que le leader du PTr essaye de s’en prendre à la presse. L’une de ses grandes tentatives remonte à 2003 quand il disait à la presse : “Kan mo pou retourne au pouvoir zotte pou koné ki appele pouvoir politique : zéro tolérance.” Cette déclaration de guerre lui avait valu la réponse suivante qui, presque dix ans après, a encore toute sa pertinence : “Si d’aventure Navin Ramgoolam redevenait Premier ministre de ce pays, qu’il sache dès maintenant que le “zéro tolérance” et les autres “zotte pou konné” promis ne font trembler personne. La presse mauricienne a l’habitude du pouvoir politique des Ramgoolam. N’est-ce pas le père de Navin Ramgoolam qui a institué l’Etat d’urgence et la censure de la presse au début des années 70 ?
Zéro tolérance ? Nou habitué !”


Commentaires

NAVIN I THINK YOU NEED TO THINK ON THIS:“Delusion arises from anger. The mind is bewildered by delusion. Reasoning is destroyed when the mind is bewildered. One falls down when reasoning is destroyed.”BHAGWAD GITA QUOTE

Oui effectivement, la presse a un rôle à jouer dans l'expression d'une démocratie. Cependant, la presse mauricienne a aussi le devoir de ne pas seulement suggérer par petits sous-entendus répétés mais d'informer. La presse mauricienne doit aussi être une presse d'investigation qui informe clairement sur ce qui se passe en réalité. Qui pose les bonnes questions ? Qui ose les poser en vrai ? Mo pas trouve personne...

Ramgoolam should bear in mind the following, unless it is too late: A kingdom for a horse.he should know its meaning.

The PM is British educated and is aware about how the British tabloids would have pilloried him with the case of Soornack had this happened in the UK! The UK press has recently demonstrated the dirty tactics they played to obtain information on the private lives of celebrities including politicians! Well phone hacking was never heard before until recently. Thanks god the Mauritian press could never hack the P.M's phone when he was leader of the opposition and when he met the so called agent Soornack. Otherwise he would have been propelled to the poubelle de l'histoire! D.Cameron decided not to implement the Leveson's enquiry on the freedom of the press.The P.M is the holder of a British passport and is a frequent traveller to the UK.Yet he ignores what goes on in the UK! It is a clear indication that the PM is losing grounds on Mauritian politics and its economy and the scapegoat is the press!The Lion was back but would surely be reclused to his den soon...

Sans ene la presse libre, boucoup pays ti pou vive dans l'anarchie totale. C'est pas ene deux politiciens de passage qui pou appranne nou cotte nou liberte coumancé et cotte zotte pouvoir arreter. Ene fois zotte vinne au pouvoir zotte croire ki apres bondié ena zotte meme. Ine l'heure pou comprend ki dans Maurice lepep prefere so liberte et liberte la presse plitot ki banne jouisseur et autres vampires...

where are we heading?At present our nation is stuck between 2 blocks and whoever takes power, things wont change.We need some fresh bloods,thinkers, true patriots to steer our country out of this mess and for the forthcoming challenges of the world.Dont cry my Mauritius!

Reminds me of Don Quichotte and windmills.

Merci a ces journalistes virtueux qui sont entrain de faire un travail incroyable.
Bravo vous etes les vrais patriotes de l'ile maurice, vous vous battez pour la verite au risque de votre vie.

Honte a tous ces mauriciens qui continuent a soutenir aveuglement ce reseau de mafieux. Honte a ces politiciens qui profitent des sacrifices des petits mauriciens.

Cher Monsieur le Premier Ministre vous etes une HONTE!!! Si seulement la communaute internationale pouvait etre mit au courant de comment vos gerer le pays.....

Honte a l'opposition qui a aussi profiter de ce cercle mafieux.

He is fighting for the 'Red Devils', not the people of Mauritius!

for Manchester United ?????? Which role will he be playing in the next mauritian mahabarata show now? The devil or the ``messie``? Im confused.

for manchester united?????????? Which role will he be playing in the next mauritian mahabarata show?