Revalorisons la culture !

2016 a été une année record concernant la prestation des grosses pointures de Bollywood sur la scène locale comme A. R. Rahman, Himesh Reshammiya, Shreya Ghoshal, Palak Muchhal, Kailash Kher et Rasika Shekar, entre autres. Les artistes locaux de leur côté continuent à se battre pour s’exprimer et ont fait preuve malgré tout, d’une créativité où ont jailli quelques belles étincelles. Les artistes internationaux comme A. R. Rahman, Palak Muchhal et Kailash Kher ont défendu de nobles causes et ont attiré des Mauriciens d’origines et de classes sociales diverses pour une belle communion entre le public et les têtes d’affiche. L’inscription de Geet Gawai au patrimoine immatériel de l’Unesco a été une grosse source de satisfaction pour l’ancien titulaire du portefeuille de la Culture, Dan Baboo. Aucun programme particulier n’a été annoncé pour revaloriser la culture l’année prochaine. Souhaitons que le ministre Pradeep Roopun saisisse les enjeux de ce secteur aussi crucial que négligé. On espère que 2017 apporte des choses plus consistantes pour les artistes locaux.
Si le passage des artistes internationaux a attiré la grosse foule, les organisateurs n’ont pas pour autant réalisé de gros profits. La location du Centre Swami Vivekananda, à Pailles, reste très chère, pas toujours à la portée des organisateurs et des artistes locaux. Il serait donc souhaitable de trouver une formule où l’État subventionnerait en partie le passage des artistes sur cette scène. Le SVICC, il faut le dire, ne répond plus aux attentes des artistes et du public. Les sièges demandent à être remplacés et la sonorisation est tout à fait anarchique, les voix des artistes se faisant, le moins que l’on puisse dire, assassiner. L’ouverture prochaine du Plaza permettra aussi de brasser large et la construction d’une autre salle de concert plus grande à l’avenir permettra au public de profiter pleinement des talents de grosses pointures à un prix raisonnable, car il n’est pas donné à tout le monde d’assister à un concert moyennant Rs 5 900 où le chanteur laisse souvent le public sur sa faim.