Shocking !

C’est ce qu’on appelle ajouter l’insulte à la torture. Et c’est aussi probablement l’illustration la plus éloquente de la vacuité du “putting people first” dont se gargarisent ceux qui sont les locataires du moment de l’Hôtel du gouvernement et qui, en plus, rêvent, apparemment et sans risque du ridicule, de s’y s’incruster pour encore quinze ans.
Le receveur de l’autobus de la mort du 3 mai, rescapé du drame de Sorèze, a été privé de salaires pour le mois de juin alors qu’il est en arrêt maladie jusqu’au 15 août. C’est ce que révèle notre confrère l’express d’hier. Il semblerait que ce soit au nom d’une interprétation très stricte des lois du travail en vigueur que cette démarche révoltante a été initiée. Il y a la loi, l’esprit et la lettre, certes. Il y a, de même, non seulement les droits humains mais aussi des circonstances particulières qui plaident en faveur de ce pauvre receveur de la Compagnie Nationale de Transport.
Comme tous les salariés mauriciens, ce travailleur a une famille, des obligations, des besoins. Et qui plus est, il est victime d’un accident de travail pour lequel il ne peut être tenu responsable. Il ne dirige pas la CNT comme Robin Soonarane qui est payé Rs 120,000 par mois. Il n’est pas le chauffeur du directeur, rétribué Rs 20,000 par mois, puisqu’il est régi comme son patron par le Pay Research Bureau, alors qu’un conducteur de bus de la même compagnie reçoit, comme vient de le découvrir le ministre du Travail, Shakeel Mohamed, un peu plus de Rs 10,000 de salaires de base après plus d’une trentaine d’années de service. Il n’est, par ailleurs, pas responsable de l’entretien mécanique du bus de la mort. Ce n’est pas lui, non plus, qui a choisi d’acheter ce qui ressemble à un autobus mais qui est, en fait, un étrange attelage consistant en un amas de tôle posé sur un châssis de camion. Bref, une dangereuse bricole à laquelle employés et usagers sont quotidiennement exposés.
Au lieu de pénaliser davantage cette victime qui porte une minerve, signe qu’il charrie encore les séquelles physiques de l’accident, et de l’accabler moralement, alors qu’il doit être toujours confronté à un traumatisme éprouvant, c’est d’un long congé payé qu’il aurait dû, en tout état de cause, bénéficier. La CNT doit, sans doute, disposer d’un fonds d’urgence et d’une police d’assurance qui couvrent les accidents et leurs victimes. Elle aurait pu faire jouer les clauses de force majeure dans ce cas précis au lieu de harceler une victime de ses défaillances. Ce qui a de quoi faire frémir dans cette affaire, c’est que si une compagnie d’État traite ainsi ses employés, comment ce même État peut-il aller donner des leçons de gestion humaine à des entreprises du privé?
Dans le même registre du “shocking”, le jeu indécent de la dérobade du ministre de l’Éducation devant la fermeture annoncée des centres de l’APEIM. Mardi dernier, à l’Assemblée nationale, c’était la 3e fois en six semaines que ce dossier urgent était évoqué. Steve Obeegadoo a, à l’ajournement, ardemment plaidé pour une éducation pour tous, pour nos enfants les plus vulnérables, les plus nécessiteux, ceux qui présentent un handicap après que deux de ses collègues, Lysie Ribot et Françoise Labelle, ont, elles aussi, lancé auparavant le même appel pressant. Même pirouette à chaque fois. Vasant Bunwaree qui affirme que les contacts ont été établis et que les discussions avancent. Mieux, il promet solennellement une déclaration pour faire un point complet de la situation des écoles spécialisées sans jamais honorer son engagement.
Lorsqu’il s’est agi d’aller défendre certains employés du MITD accusés d’indélicatesse, pour dire le moins, le ministre a fait preuve d’une détermination inégalée qui, aujourd’hui encore, laisse perplexe, tandis que le sort des enfants handicapés et démunis semble être le cadet de ses soucis. Le privé a longtemps suppléé à l’absence du public dans l’éducation pour les enfants à besoins spéciaux. Il est grand temps que le public assume ses responsabilités vis-à-vis de tous les enfants de la République, et ce, sans aucune exception.
Et dire que c’est ce gouvernement indifférent au sort des plus faibles qui a les moyens de dépenser Rs 1 milliard dans des cartes d’identité nationale comme si c’était d’une extrême urgence, qui peut inviter à grands frais et, à l’initiative du Premier ministre, des professeurs anglais pour parler des maladies génitales et leur développment en de potentielles lésions cancéreuses du pénis, alors que les soins les plus élémentaires pour lutter contre le cancer sont largement insuffisants dans nos établissements publics et qu’on annonce même un hôpital pour chiens.
Tout aussi choquante la posture du président de la Mauritius Port Authority, Maurice Allet. Il s’était déjà fait beaucoup attendre avant de débarquer alors que son nom avait été cité dans le Varmagate depuis le début et voilà que, contrairement à Yatin Varma, l’ancien Attorney General, et à Reza Issack, ex-PPS, le nominé politique à la présidence d’un organisme parapublic d’un secteur stratégique décide de se maintenir en poste après qu’il a été arrêté et provisoirement inculpé par la police. Sa parade est que ses hommes de loi ont logé une motion demandant la radiation des charges qui pèsent sur lui et qu’il attend d’en connaître l’issue pour prendre une décision. Mais ceux de Reza Issack ont, eux aussi, formulé la même demande après son arrestation. Cela ne l’a pas empêché de démissionner de son poste, une ou deux heures après qu’il a passé devant les tribunaux et payé sa caution.
À moins que l’attitude de Maurice Allet ne soit la toute dernière expression d’une volonté du PMSD de s’affirmer au sein de l’alliance gouvernementale et que les bleus ont décidé de rien lâcher depuis l’épisode Sik Yuen. Or, l’agenda politicien est une chose, l’exemplarité qu’exige une responsabilité à la tête d’un organisme public en est une autre!


Commentaires

On one side We have a receveur d'autobus who was in the wrong bus (sorry camion ) at the wrong time,with injuries ,and not to mention the stress, WITHOUT PAY, for someone wants to be politically correct. AND on another side, someone on bail, with big pay, limousines, mobile phone ,and still enjoying all the perks attached to his job.,but suspected of perverting the course of justice, a serious offence.This is an aspect of justice in my country.

From: Public is gripped by “fear”.
“Putting people first” an increasingly threadbare slogan.
“Gouvernement indifférent au sort des plus faibles”/ It’s time to stimulate a "livelier debate" about national issues. One main concern revolves upon about listening what ordinary working people are saying. The ordinary people of this country want fairness and at the moment they aren’t getting it, redundancies, attacks on working conditions, living standards and pensions????. Only the Mauritius Broadcasting Corporation news satisfy ramgoolam , a corporation that miss the case of Singapore national broadcasting is free, and which has a right to speak up probably more right than any others, and make a complete mess , with overdose of praises/ blah blah blah. They just don’t have a clue what to do , than make ORDINARY WORKING PEOPLE pay for increase charges for tv license. Through the MBC the political party in power has only its unlimited use for their own marketing purposes. Does this coalition government really have a proper mandate for the major changes it is embarking upon? When watching TV I am astonished at the number of coalition politicians uttering the mantra along the lines of “remember, we are part of a COALITION government. During the specific political party organized event, the disarray and fragmentation become visible; duval refutes mohamed policy for working abroad scheme for unemployed persons. There is significant dissent and discontent within society about the coalition policies and no amount of haranguing from ministers spokesmen/ women or youth matters director sheep in sheep's clothing will change my mind. You should Know ramgoolam has no interest to ordinary people he is a foreign passport holder through and through when will the working class learn you can’t trust a prime minister pointless diatribe. All he wants is worldwide glory at any cost and we will pay one way or another rob the poor to keep the rich in the manner the ere accustomed. Britain: Oh! is there any truth in the rumour that Elton John has been asked to write a new CONDEM anthem around the words "what we inherited from the previous government" because that excuse is wearing a bit thin now isn’t it. A "livelier debate”, why not discuss the archaic institutions in this country, which by historical "divine right" for son/daughter of previous party leader to become prime minister. How telling that only elderly Labour party agents group spoke of the derelict and eye sore condition of the party headquarters. The ponzi scheme consists of” petit copains” who carried normal business, with posh office, and investment board and regulatory financial body spoke of limited supervisory capabilities. Now, multiple ground roots forces threaten hunger strike in search for solutions. When other countries underwent some kind of modernization of society, and a resetting of the opportunities available (e.g. Right of information Act), we here are stuck paying charges on our leasehold and looking to drink and mindless State television/media to numb us into submission. Let's discuss that as the reason for the broken society, distrust, lack of innovation, and lack of opportunities. Routine reference to Mauritius top ranking position; the concept is seen by the public as an attempt to hide a deeply damaging withdrawal of the state from its responsibilities to the most vulnerable.

GROSSIERS is the word that best describe those who have ensured that the bus conductor has been deprived of his income for June 2013.
It is a problem of 'class'.
It has something to do with the upbringing of these individuals.The 'UNDER-DEVELOPED'class!
They call and consider themselves educated.They are at best immature!
They are in the wrong job!But then they are most probably unfit for any job!
Is KOL LAFISS a paid job?

Le receveur (contrôleur) de ce bus a-t-il porté plainte contre son employeur le bus n'étant pas en état de rouler sur les routes et ce dernier refusant de lui payer son salaire du mois de juin alors qu'il a subi un accident du travail dû à l'irresponsabilité de son employeur ? Par ailleurs, le pouvoir mauricien ne semble guère préoccupé par le sort des enfants handicapés, il n'apprécie que l'élite... Quant à la justice spéciale réservée aux hommes d'influence de ce pays, il y a de quoi en effet se montrer inquiet !