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Unlock the deadlock

La troisième réunion entre le gouvernement et l’opposition mardi s’est terminée par un point de suspension. Du coup, il se chuchote que les négociations sur la réforme électorale qui étaient déjà dans une impasse se retrouvent dans une situation de deadlock. Les deux parties n’ont pas encore réussi à trouver un compromis sur le sort qui doit être réservé au Best Loser System.
Il est certes trop tôt pour parler d’échec des négociations à moins que les deux interlocuteurs ne décident eux-mêmes de mettre un point final à leurs négociations et de tourner définitivement la page.
Jusqu’ici les deux parties étaient tombées d’accord sur pratiquement tous les points sur la table, notamment le maintien de 20 circonscriptions à Maurice et d’une à Rodrigues, le vote obligatoire de trois candidats dans chacune des 20 circonscriptions et deux à Rodrigues, la présence des femmes en nombre suffisant dans la liste des candidats, une dose de proportionnelle introduite avec l’introduction d’une liste bloquée de 20 noms ; ils doivent être choisis en fonction des résultats obtenus lors des élections selon le système FPTP.
Les deux partis sont d’accord sur le fait que les candidats ne devraient plus décliner leur appartenance ethnique. À ce stade si le projet est présenté au Parlement, il ferait l’unanimité. Aucune solution n’a cependant été trouvée concernant le Best Loser System. Les deux parties campent sur leur position et le ton monte. Navin Ramgoolam insiste sur l’intégration de l’esprit et du mécanisme (subsume) du Best Loser System dans le système de FPTP et la Party List.
La nouvelle proposition de Paul Bérenger consiste à présenter au Parlement un premier projet de loi consacré au système mixte FPTP et Party List qui, selon lui, sera voté à l’unanimité et un deuxième texte de loi sur le système de best losers. Ce dernier ferait l’objet d’un débat libre en fonction des convictions des parlementaires qui auront le choix entre sa révision ou son maintien. Il s’agira de voir quelle tendance obtient le soutien de trois quarts du Parlement. Navin Ramgoolam a publiquement rejeté la proposition, se prononçant en faveur d’un seul package.
Depuis l’on sent un énervement gagner les deux camps. Déjà dans les coulisses on entend parler passéistes vs progressistes et prisonniers de lobbies archaïques vs lobbies communautaristes. Navin Ramgoolam, sur la base de ses dernières déclarations publiques, projette l’image de celui qui veut changer le système électoral même s’il se dit persuadé que le système actuel lui est favorable, l’image de celui qui veut enlever de la Constitution le virus communal et divisionniste introduit par les colonisateurs britanniques. Paul Bérenger doit encore convaincre les Mauriciens sur ses motivations concernant sa prise de position par rapport au Best Loser System tel qu’il se présente actuellement.
Ce serait bien dommage si au lieu d’avoir une campagne sur les mérites d’une bonne réforme du système électoral on est obligé de subir une campagne sur la paternité de l’échec de cette réforme.
Tout le monde s’accorde dire que la conjoncture est favorable à l’introduction de cette réforme tout en reconnaissant que les négociations sur une question délicate sont difficiles. Cela a toujours été le cas. Jules Koenig dans son intervention dans le cadre des débats sur le rapport Banwell en juin 1966 rappelle comment les conférences constitutionnelles durant lesquelles les systèmes électoraux ont été évoqués n’ont jamais été faciles que ce soit en 1955 ou en 1957. Cela a été le cas durant la conférence constitutionnelle en 1961. On connaît la fièvre politique provoquée par le Rapport Banwell.
Navin Ramgoolam a rappelé, le 1er février au Morne, comment les discussions durant la London Conference – qui avait suivi justement le rapport Banwell – étaient difficiles. Devant l’entêtement des dirigeants politiques mauriciens, John Stonehouse leur aurait demandé de retourner à Maurice pour régler leurs divergences de vues avant de retourner à Londres. Cette conférence a débouché sur un accord sur l’actuel système de best losers.
C’est la première fois depuis l’indépendance que cette question de réforme électorale revient sur le tapis avec une possibilité d’arriver à un accord. Pour la première fois dans l’histoire de Maurice indépendante, des Mauriciens sont appelés à discuter de la réforme électorale et de l’avenir du Best Loser System sans être chaperonnés par les colonisateurs britanniques.
Lors des débats parlementaires sur le rapport Banwell, en 1966, sir Seewoosagur Ramgoolam, alors « Premier » avait lancé la remarque suivante : « Our advisers or rulers are determined to leave the disease behind them before they go out from here, so that there is a permanent division among people of Mauritius. The bite must be left behind so that the reactionaries can shout from house tops that certain interests are under-represented or not represented. »
Les débats sur la réforme électorale ont fait couler beaucoup d’encre. Tant de choses ont été dites concernant la nécessité de briser les barrières de toute sorte afin de créer une nation mauricienne unie et plurielle. Rien ne pourra désormais être comme avant.
Il revient donc à nos deux principaux dirigeants de multiplier les efforts et de prendre le temps qu’il faudra afin de proposer un système électoral à la mauricienne qui soit équitable et démocratique et dans lequel chaque citoyen pourra se reconnaître et apporter sa contribution.


J'essaie de résumer: Les 3 mécanismes actuels de représention communautaire sont: 1-Le BLS 'communaliste' légale 2-La composition 'communaliste' des listes FPTP (3 par circonscrition)par les partis-3- Le "gerrymandering" communaliste illégal.
Le MMM propose 3 mécanismes "communalistes" 1-garder le BLS mais enlever l'obligation légale pour un candidat de de déclarer sa communauté 2- conserver la composition 'communaliste' des listes FPTP pat les partis 3- rajouter une dose de RP avec composition "communaliste" des listes.
Rama Sithanen également propose 3 mécanismes communalistes 1-La composition "communaliste" des listes FPTP 2- La dose de RP dont les listes sont façonnées de manière communaliste 3- Légaliser le "gerrymandering" communaliste en rajoutant le critère ethnique dans la disposition constitutionnelle de découpage des circonscriptions.
Voilà où nous en sommes. c'est loin d'être clair.C'est la raison pour laquelle la réforme va être difficile à être comprise et acceptée par la population. Pouquoi enlever un mécanisme jugé communaliste pour le remplacer par un autre auusi communaliste.
Les jeunes, me semble-t-il sont plus clairs: ils veulent tout simplement voir aucune forme de représentation ethnique, aucun mécanisme allant dans ce sens. Ce qui est étrange c'est de constater que les groupes d'extr^me gauche eux-mêmes ne sont pas clairs car ils souhaitent qu'il y ait quand même un système de représentation communautaire.

Navinchandra li cotte so plan été?