Utilisation maximale des compétences au gouvernement

L’imbroglio de l’affaire Varma a continué cette semaine de dominer l’actualité et a même été relancé avec  l’inculpation du président de la Mauritius Ports Authority et président du PMSD, Maurice Allet. La morosité sur le plan économique persiste et les indicateurs fondamentaux ne sont  guère encourageants, d’autant que Statistics Mauritius annonce une baisse de ses prévisions de croissance économique pour 2013. Le chômage est en hausse, pour atteindre un taux de 8,4%. Ce qui, selon Gilbert Gnany, de la MCB, reflète un déploiement inadéquat de nos ressources humaines déjà limitées, avec les implications sociales qui pourraient en résulter si la situation perdure. La classe politique attend en ce mois de juillet la publication d’un livre blanc sur la réforme électorale qui, si elle est acceptée, pourrait changer le profil de la scène politique jusqu’aux prochaines élections générales. C’est dans cette ambiance mi-figue mi-raisin – alors que la population est dans l’expectative d’un hypothétique changement – que Rama Sithanen, l’ancien ministre des Finances, a choisi de lancer une nouvelle idée, qui pourrait faire sourire la classe politique mais qui, si elle est prise au sérieux, pourrait aussi changer pour le meilleur (ou pour le pire) la configuration de la composition du gouvernement. Et cette idée, c’est : pourquoi une partie du Conseil des ministres (de 25% à 30%) ne serait-elle pas composée de personnalités n’ayant pas été élues au parlement ? Cette question a surgi mercredi dernier lors d’un forum organisé sur le thème de la réforme électorale en réponse à une question d’un membre du public sur l’opportunité pour le Premier ministre de remanier son gouvernement. « Quel changement peut-on vraiment attendre en terme de remaniement alors que sur  35 députés de la majorité, 24 sont ministres ? » s’est ainsi demandé Rama Sithanen pour démontrer que les choix du Premier ministre sont extrêmement limités. Selon lui, Maurice est un des rares pays au monde où la quasi-totalité des ministres (excepté l’Attorney General) doivent obligatoirement être des membres élus du parlement. L’ancien ministre des Finances illustre ses propos en citant une série d’exemples. Ainsi, en France – qui compte une population de près de 57 millions –, le président de la République vient de nommer une personnalité non élue comme ministre de l’Environnement. Des personnalités françaises – à l’instar de Georges Pompidou, Raymond Barre, Dominique de Villepin ou encore Christine Lagarde – ont occupé des postes ministériels sans être élus. Il existe d’autres cas de figure en Afrique. Au Rwanda, par exemple, un parlementaire ne peut pas être nommé ministre. Au Kenya, tous les ministres ne sont pas députés. En Zambie, les fonctions législatives et ministérielles sont complètement séparées. En Grande-Bretagne, aucune législation n’interdit au Premier ministre de nommer une personnalité hors du parlement pour occuper une fonction ministérielle, comme ça a été le cas pour M. Mandelson et Mme Kinnock. Toutefois, une fois nommés au Cabinet, ceux-ci entrent à la Chambre des Lords. Et en France, les ministres non élus sont appelés à intégrer le Sénat.
Il existe également des pays disposant d’un système bicaméral permettant au Premier ministre d’avoir recours aux membres du Sénat pour intégrer le cabinet ministériel. À Singapour, le Premier ministre a ainsi la possibilité de nommer huit ou neuf ministres en dehors du parlement « afin de pouvoir mobiliser toutes les compétences dans l’exercice décisionnel ». En Afrique du Sud, les parlementaires sont élus selon le système de représentation proportionnelle et le pays dispose également d’un sénat. Or, deux ministres peuvent être choisis en dehors du parlement. En Australie, il existe également une provision concernant l’entrée d’une personnalité non élue au Cabinet.
Avant l’accession de Maurice à l’indépendance, plusieurs ministres  étaient nommés sans avoir été élus. De plus, l’Attorney General ainsi que le Speaker ne doivent actuellement pas obligatoirement être des parlementaires élus. Dans notre pays, plusieurs facteurs empêchent les professionnels d’occuper les fonctions ministérielles où ils ont les compétences nécessaires. En premier lieu, 20% des personnes en âge de travailler sont des fonctionnaires et ne peuvent s’engager dans la politique. Ensuite, la fonction ministérielle n’attirent pas beaucoup de professionnels en raison de leur salaire. Enfin, il y a aussi la nécessité d’assurer un équilibre ethnique, castéiste et religieux dans le gouvernement, excluant de facto un certain nombre de compétences.
Le problème est que la fonction ministérielle est un métier compliqué. Un ministre doit être un décideur politique. Il doit avoir des notions de stratégie dans le secteur dont il est responsable. Il doit être un gestionnaire, pouvoir défendre son dossier au parlement et répondre aux questions parlementaires. Il doit également pouvoir représenter le pays à l’étranger, de même que d’avoir les talents nécessaires pour communiquer avec les médias locaux et internationaux, en sus d’être apte à s’occuper de sa circonscription.  
Dans la situation actuelle, à Maurice, un député élu doit pouvoir du jour au lendemain assumer toutes ses responsabilités s’il entre au Cabinet,  même s’il n’a pas les compétences ou que le secteur ne l’intéresse pas. C’est tout cela qui amène Rama Sithanen à inviter la population et la classe politique à une réflexion sur la façon de composer le gouvernement. En tenant en considération que tous les ministres doivent être « accountable » au Parlement et que des modalités bien définies doivent être mises en place. Ce qui permettrait au Premier ministre, quel qu’il soit, d’avoir un choix, de pouvoir avoir recours à des experts lorsque le besoin s’en fait sentir et de disposer d’une plus grande flexibilité dans la composition de son gouvernement. Il est bien entendu que certaines fonctions – dont celui du Premier ministre et du ministre des Finances – doivent être occupées par des élus... bien qu’en Inde, le Premier ministre Manmohan Singh n’ait pas été élu au Lok Sabha. La seule énigme restant à être résolue dans la proposition de Rama Sithanen est la suivante : comment empêcher un Premier ministre de constituer un gouvernement composé de « petits copains » et de protégés politiques ?


Commentaires

Le Ptr peut-il se sortir de cette perception de culture de corruption, amorphe, et d’un leader connu comme incapable de prendre de décision, un homme lent et dictatorial ? Oui, à la condition que le Ptr fasse sortir ce carcan idéologique dont Navin Ramgoolam à confiné cette formation politique comme un parti sectarisme et d’ouverture aux « roder boute ».

Dans cette crise qui secoue présentement l’ex- gouvernement de l’alliance de l’Avenir est difficile à dissocier le vrai du faux, surtout de toutes ces panoplies de scandales, en passant par l’affaire Varmagate, Soornackgate, mort-d’hommes dans l’inondation du 30 mars 2013, l’affaire de la montre Rolex, le campement de Roche-Noir et j’en passe. Est-ce à dire que le vase était déjà plein? Mais plein de quoi? Plein de frustrations, bien sûr! Les motifs? Peut-être en partie le manque de leadership et d’idéologie de Navin Ramgoolam qui ne cadre pas à ce que doit être à la source du Ptr.

Rappelons les, un vrai leadership qui dirige une équipe au pouvoir et qui fait partie de plusieurs petits parti politique, doit absolument démonter sa rigueur de pouvoir conserver en harmonie toutes son équipe au sein d’une seul équipe gouvernemental et pouvoir s’aligné vers un seul objectif, diriger le pays au dessus de la partisannerie de son propre partie vis-à-vis ses partenaires et cela doit se faire avec doigté. Certes nous constatons que Navin Ramgoolam a failli lamentablement comme leader, car aujourd’hui il doit absolument sa survie politique et son gouvernement au bout de trois transfuges. Déception totale de la performance de Navin Ramgoolam comme leader d’un gouvernement à diriger un pays mais pire encore, il à échoué lamentablement comme un rassembleur, et qui entasse quotidiennement la dignité et l’honnêté des autres politiciens qui militent au sein du parti Ptr.

Devrons nous pas poser la question est-ce-que Navin Ramgoolam est encore aujourd’hui la bonne personne à la tête du Ptr? Nous connaissons tous les déboires et la fausse image de Navin Ramgoolam, comme un rassembleur et son incapacité à diriger un pays. Parlons plutôt des hommes politiques au sein du Ptr, des hommes qui ont démontré plus de partialité, de compétence, de savoir dire et faire les choses politiques avec d’honnêté et sans à se bivouaquer derrière de ce qui est la manne d’ethnicité de cette population pluriels de notre patrie.

Cela dit, depuis le scandale Med-Point, la population mauricienne en général (sauf les roder bouttes et partisanneries politique) démontrent un dégout et d’un manque d’intérêt de la chose politique du pays en lisant constamment chaque matin son lot de fraude, d’allégation, corruption, implication de haut personnage politique dans des dossiers tel que Tianli, Balaclava, lopin de terres Rose-Belle, NewTown, etc. L’échec lamentable d’un leader du gouvernement qui n’a pas réussit à faire l’unanimité au sein de son alliance gouvernementale à gérer ce pays, à éradiquer totalement la confiance, la méritocratie, la compétence de ce gouvernement, que ce dernier à fait accroire détenir lors de dernier élection général.

Aujourd’hui, les partisans du Ptr à l’obligation de se questionné de la performance de Navin Ramgoolam comme leur leader au sein du Ptr. Chaque jours le Ptr se fait une image très peu flatteur tantôt culture de corruption, tantôt de « rodeur boute » tout cela, sous l’égide de Navin Ramgoolam, un leader qui à été parachuté simplement pour le nom de son paternel. Il faut commencer à aspirer d’autres hommes aguerri de la politique, des hommes respectable et culturellement mauricien au sein même du Ptr à devenir le nouveau leader du Ptr afin d’éviter que ce parti se voit relégué à bas l’échelle.