Le mercredi 13 février restera comme l’une des journées noires dans les annales des catastrophes nationales. En raison des pluies torrentielles qui se sont abattues sur l’île, le pays a été paralysé. La capitale a été pratiquement inaccessible pendant toute la matinée au point que les états majors gouvernementaux et du secteur privé se sont vus forcés d’opérer l’un à Clarisse House pour ce qu’il s’agit du Premier ministre et l’autre à Ebène pour ce qu’il s’agit du JEC. À l’heure des premières réactions et analyses, on se rend compte que les mesures préconisées il y a quatre ans par le Fact Finding Committee présidé par le juge Bushan Domah n’ont toujours pas été formalisées dans un texte de loi. Alors que la veille déjà, le pays avait connu plus de 100 millimètres de pluies et alors que des gros nuages étaient toujours sur le pays, les services météorologiques ont attendu 6 h 20 mercredi matin, quand bon nombre d’enfants étaient déjà sur la route pour l’école, pour émettre un avis de pluies torrentielles.
Maurice est un petit État insulaire en développement vulnérable, nous sommes tous d’accord. Maurice a un marché exigu, est loin de ses principaux marchés, est exposée aux intempéries dont les cyclones. C’est un des thèmes défendus avec acharnement par les autorités mauriciennes sur la scène internationale pour solliciter l’indulgence de la communauté internationale et des bailleurs de fonds.
La question est de savoir s’il n’y a pas aussi des “man made vulnerabilities”.
Vassen Kauppaymuthoo souligne dans un entretien accordé au Mauricien que les inondations comme celles qu’on a vues au Caudan et à la Place d’Armes « sont la conséquence directe d’un manque d’entretien des canalisations, construites à l’époque de Mahé de La Bourdonnais, et du bétonnage et de l’asphaltage massifs de grandes portions du territoire mauricien ». « Certains pensent encore que le béton et l’asphalte absorbent l’eau. On a fait, on a construit vite pour engranger le maximum de profits rapidement sans regarder les tendances à long terme et la nature nous a rattrapés. Port-Louis est située aux confluents de plusieurs grands drains naturels, entourée de montagnes. Quand il pleut, il faut que cette eau s’évacue. Mais cela n’a pas été le cas car nous n’avons pas pris les mesures nécessaires pour protéger les drains, les entretenir et les élargir afin de faire face aux variations climatiques de plus en plus importantes : pluies diluviennes en un court laps de temps et canicule », soutient-il.
Lorsqu’on voit les nombreuses maisons inondées au pied des montagnes, sur les berges des rivières, on est tenté de se demander qui a donné les permis de construire ? Qui s’est assuré que ces maisons sont construites de manière à ce que l’eau puisse être évacuée sans que les habitations ne soient affectées ? À quoi servent les architectes postés dans les administrations régionales ? Qui s’occupe de la gestion de l’espace dans ce pays ?
Finalement Maurice aura maintenant tout connu en termes de catastrophes : après les tempêtes et cyclones, nous avons eu droit à la sécheresse qui comme on le sait a pris de court les autorités compétentes, et maintenant nous connaissons les pluies torrentielles. N’est-il pas temps, comme c’est le cas pour les avis de cyclone, de développer une procédure préventive similaire pour les pluies torrentielles et ne pas attendre que ces averses soient sur le pays pour déclencher un avis de pluies torrentielles ? Faudra-t-il attendre qu’il y ait à nouveau des victimes, comme il y a quelques années à Mon-Goût, pour que cette question soit traitée en urgence ?
Commentaires
C'est sa que Navin Ramgoolam viens nous rabaché qu'il va faire l'île-Maurice un pays moderne!!!! Voyons donc, sa fait plus que 7 ans il est au pouvoir et son gouvernement n'est même pas capable de faire fonctionner le pays normalement avec quelques centimetre des pluies. Il y a des îles en amérique latine qui ont reçu jusqu'a 125mm de pluies et cela en deux jour consécutif et ces pays ont fonctionné normalement il n'y a pas eu d'inodation ni arrêt de travail.
Je parie dans quelques jours, problème dilo pou recommcer, pou donne dilo lors ration et la attention à tout sorte maladie pou éna la, et tout sa parcequi c'est éne mauvais gouvernement qui est en place et qui ne gouverne pas pour l'avenir.
A 06 45 ce mercredi 13 février sur le site web de la station météorologique, aucun avis de pluie torrentielle n'était mentionné. Ai-je tort?
ou koné di lo lor brede songe ..... sa mem sa
l'habit ne fait pas le mouine