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Pressé par une Private Notice Question du leader de l’opposition, Paul Bérenger, le Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, a fini par rendre public, mardi dernier à l’Assemblée nationale, un ultimatum lancé à la Grande-Bretagne pour le retour du contrôle de l’archipel des Chagos à la République de Maurice. “Si d’ici à la fin de juin prochain Londres n’a pas précisée une date pour le retour officiel de l’archipel sous le contrôle effectif de Maurice, nous saisirons l’assemblée générale de l’Organisation des Nations unies dès septembre prochain et, ensuite, la Cour internationale de justice”, a affirmé le Premier ministre.

Quel est ce rare citoyen Mauricien qui ne s’est encore interrogé sur ce qui a pu être une des plus grandes bévues commises par nos décideurs d’hier : celle d’avoir démantelé, de manière définitive, le parfait réseau de chemins de fer, qui, autrefois, serpentait intelligemment sur notre île. Du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est ?

Prendre le contrôle de «the regulation and the governance of horseracing from The Mauritius Turf Club». C’est désormais l’objectif ouvertement affiché du Prime Ministers Office, qui a confié cette mission aux deux Britanniques qui sont Brian Gunn et Paul Scotney. Ces derniers font  actuellement  le tour des rédactions de la presse hippique après avoir rencontré les officiels du MTC, les jockeys et les bookmakers. Comme dirait l’autre «the message is self explanatory» sur le vrai projet du gouvernement de sir Aneerod Jugnauth sur le monde hippique et les paris.

Comme nous avions ici même déploré il y a quelques semaines que la logique du gouvernement Lepep était difficile à comprendre et qu’il ne pouvait pas prétendre considérer le métro léger à Rs 24 milliards conclu sous l’ancien gouvernement comme une extravagance tout en décidant d’une Road Decongestion Programme à Rs 15 milliards tout en favorisant la construction, à coups de béton, d’une Heritage City à plus de Rs 30 milliards, nous ne pouvons que nous réjouir que le dossier du métro léger revienne sur le tapis. La nouvelle a été cette semaine même confirmée avec le ministre des Infrastructures publiques, Nando Bodha, annonçant au Parlement que c’est le Premier ministre lui-même qui a présidé un comité visant à relancer ce projet.

Une semaine après la signature de l'accord sur la révision du traité de non-double imposition avec l'Inde, le dossier continue toujours de susciter beaucoup de débats, tant à Maurice qu'en Inde. Pas un jour ne passe dans la Grande Péninsule sans que le traité ne soit évoqué en détail par la presse indienne et analysé sous tous les angles.

La presse a été invitée à rencontrer les deux spécialistes britanniques en sports integrity, Ben Gunn et Paul Scotney, recrutés comme consultants par le Prime Minister’s Offi ce pour mettre en oeuvre les recommandations de la commission d’enquête sur les courses hippiques à Maurice rendue publique en mars 2015. Le but de cet exercice est d’analyser les vues des journalistes hippiques sur le rôle de la Gambling Regulatory Authority et de la Police des Jeux, les paris illégaux et les changements légaux concernant le betting. Mais le plat de résistance est la création « of a new independent Authority (the Mauritius Horseracing Authority) to take over the regulation and governance of Horseracing from the Mauritius Turf Club ».

Les choses sont maintenant, claires : aussi longtemps que Sir Anerood Jugnauth sera à la tête du pays, lui, Premier ministre, le kreol (ou le morisyen) ne sera jamais une langue officiellement parlée à l’Assemblée nationale, non plus que le gandia ne sera dépénalisé. Ce qui est sûr, c’est qu’il sera très pénible d’avoir à supporter encore longtemps une telle situation de quasi-monarchie autoritaire où un homme seul décide de ce qu’une République peut ou ne doit pas faire !

Tous les acteurs du secteur offshore, à quelques rares exceptions près, s’accordent à dire que l’accord fiscal qui vient d’être signé avec l’Inde va se révéler néfaste pour le pays. Ils étaient certes nombreux à dire que le traité de non-double imposition entre les deux pays ne pouvait indéfiniment durer dans sa forme actuelle et ils étaient aussi nombreux ceux qui pensaient qu’un bon compromis pouvait être trouvé qui ne froisse ni ne lèse aucune des parties engagées. Le gouvernement, lui, en a décidé autrement sous l’impulsion de Roshi Bhadain, ce même ministre qui, après avoir mal engagé les négociations l’année dernière, s’était vu retirer le dossier qui, suite aux protestations des acteurs du secteur, à commencer par ceux qui sont proches du MSM, avait été confié au ministre des Finances d’alors, Vishnu Lutchmeenaraidoo, qui avait entrepris de limiter les dégâts.

Fort bien connue jadis comme une terre qui excellait dans la culture de la canne à sucre et des préjugés de couleur, l’île Maurice peut se targuer d’avoir réussi son pari sur l’avenir. À bien des égards et dans ces deux domaines précis, la diversification tant agricole que génétique aura été une parfaite réussite. Bien que le rendement, à l’arpent, toujours au regard de ces deux cultures, ait nettement diminué au fil des ans, seul le génie mauricien – sans Malcolm, dans les parages, pour juger sur pièce ! – a su magnifiquement consacrer le reste…

Socrate disait que «le seul bien est la connaissance, le seul mal est l’ignorance». Vendredi soir,  nous avons eu droit à ce que les turfistes disent souvent ces derniers jours «enn lekours triké» pour ne pas dire l’arrogance sur une émission radiophonique. Sans doute le ministre de la Bonne Gouvernance, Roshi Bhadain qui était dans ce même studio jeudi, a laissé traîné son arrogance qui a pleinement touché les deux représentant de la GRA sur le plateau.

Le 21 février 1999, Kaya décédait en cellule policière, après avoir participé à un meeting pro-dépénalisation du gandia. La semaine dernière, une quinzaine de rastas ont été arrêtés dans les rues de Port-Louis suite à une manifestation pro-dépénalisation. On peut argumenter sur le manque de vision qui consiste à s’exhiber dans les rues de la capitale avec un plant de gandia, alors que celui-ci est pénalement interdit sur notre territoire. Reste que la réaction policière, d’une incroyable brutalité face à des femmes et hommes pacifiques, a choqué. Et Anerood Jugnauth, avec l’intransigeance des grands jours, a beau marteler qu’il n’y aura pas de légalisation tant qu’il sera Premier ministre, il reste que nous ne devrions pas faire l’économie de ce débat. 

Quelqu’un pourrait-il expliquer aux Mauriciens qui du ministre mauricien de la Bonne Gouvernance ou du haut-commissaire de l’Inde à Maurice donne la bonne version de ce qui s’est passé lors de la révision des clauses du DTAT ? Selon le ministre de la Bonne Gouvernance, Roshi Bhadain, il a été obligé de signer les nouvelles conditions du traité parce qu’il avait littéralement un couteau sous la gorge. S’il n’avait pas paraphé le document, a-t-il déclaré, l’Inde allait émettre une notice of termination of treaty le 1er avril 2017. A croire le ministre, dans cette affaire, l’Inde n’a pas eu un comportement de grand frère pour Maurice. Mais c’est un autre son de cloche que fait tinter le haut-commissaire de l’Inde à Maurice. Dans une interview à Telé Plus, M. Anup Kumar Mudgal affirme que les dernières négociations entre Maurice ne sont jamais arrivées au stade «de Letter of Termination of the treaty ». Qui faut-il croire, le ministre mauricien ou le diplomate indien ?

Comme une “flash-flood”, résultat du réchauffement de la planète par la faute de quelques grandes puissances, une violente tempête s’est abattue cette semaine sur le secteur du Global Business avec l’annonce, par le ministre Roshi Bhadain mercredi, de la signature d’un accord sur la révision du traité de non-double imposition entre Maurice et l’Inde.

Le principe de Peter ? Cela vous dit-il quelque chose ? Non ? Pourtant, vous devez rencontrer tous les jours des personnes qui y sont liées. Comme disait l’humoriste français disparu, Coluche, ils ne se reproduisent pas mais il y en a de plus en plus. Et, paraît – il, au Newton Tower la densité de cette race de personnages est plus importante.encore, en particulier au 9e étage où vous pouvez dénicher sans aucun problème l’oiseau rare pour votre prochain « Dîner de cons », chef d’oeuvre du cinéma français où le regretté Jacques Villeret joua avec brio ce personnage hilarant qu’est François Pignon. Selon ce fameux principe de Peter, « dans une hiérarchie, tout employé a tendance à s’élever à son niveau d’incompétence », avec pour corollaire que « avec le temps, tout poste sera occupé par un employé incapable d’en assumer la responsabilité. »

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s’est rendu au Morne le 10 mai, dernière étape de sa visite à Maurice, pour un dépôt de gerbes au pied de la montagne, haut lieu de résistance des esclaves, site classé patrimoine de l’humanité depuis 2008.

A cette vitesse grand V où certains sites de notre territoire rejoignent la fameuse liste décrétée patrimoine national de l’Unesco, il ne nous restera bientôt plus grand-chose à proposer. Le SUN TRUST BUILDING, non partant sans doute, faisant trop penser à MEDPOINT ( avec le refrain connu : ‘ena prison ladan’)  ;  le 7, Square Guy Rozemont, ex-quartier général des rouges, qui plie et se replie toujours, mais ne rompt pas et qui semble bien vouloir nous faire un dernier petit tour de Pise avant de s’écrouler définitivement ; le AIRWAY COFFEE, ex-lounge, très privé de l’ex, quasiment en faillite et en passe de fermeture, faute de maîtresse appropriée ; dixit pour Riverwalk, la demeure de tous les dangers.

Depuis quelques mois, le monde semble marcher à reculons, rejeter les avancées des progrès démocratiques enregistrés ces derniers temps. Il a suffi que des victimes colatérales de la guerre que livrent les forces occidentales à Daesh en soutenant El Assad  fuient leurs pays pour chercher refuge ailleurs pour que  les pays d’Europe se ferment.

Qu’on soit citoyen lambda, ministre, mandarin ou potentat, quand cette envie irrésistible vous prend d’aller voir ailleurs…

Il ne fait aujourd’hui plus l’ombre d’un doute que l’incompétence, l’entêtement et le manque de responsabilité de la Gambling Regulatory Authority,  qu’on pourrait aussi appeler en la circonstance Gambling Restrictions Authority, les turfistes n’ont eu droit hier pour la 7e journée, qu’à 6 courses  . Jeudi dernier à la préparation du programme de la journée, faute de partants, le MTC s’est vu dans l’obligation de supprimer la première course. L’un entraînant l’autre, vendredi après-midi, le retrait pour cause de fièvre de Flash Drive, la 4e course fut également annulée.