Opinions

Le nouveau gouvernement a franchi hier une étape cruciale dans le cadre de son installation au pouvoir avec la lecture du discours-programme 2015-2020. Ce programme constitue un contrat formel entre le gouvernement et la population.

Le dernier bilan de la saison 2014 que vous tenez entre vos mains, vous auriez pu en prendre connaissance depuis deux semaines. Mais un problème technique a fait que c’est maintenant que nous venons avec une série d’articles pour clore définitivement la saison 2014.

Le procès MedPoint est en train de prendre exactement la tournure que celle qui était prévue. Pas mal de questions viennent à l’esprit depuis l’ouverture du procès mardi dernier dont celles de la rapidité de la désignation, strictement personnelle, par sir Anerood Jugnauth de Lutchmeeparsad Aujayeb alors que le procès MedPoint avait déjà été fixé au 20 janvier. La rapidité était telle que le temps de la consultation avec le leader de l’opposition, une obligation sous la loi, a été ignoré et que les deux assesseurs du directeur n’ont à ce jour toujours pas été nommés.

BD

Alors que les grands titres de l’actualité défilent et que la police mauricienne est sur les charbons ardents d’une actualité débordante, figurez vous que certains membres de notre force policière ont trouvé le temps d’interroger Under warning notre journaliste Patrick Jean-Louis à deux reprises durant les deux dernières semaines pour une série d’articles dénonçant les maldonnes dans les courses hippiques à Maurice. Et tout le monde sait qu’il y en a. Même la police.

Les fissures constatées sur le tronçon Ripailles/Valton sur la route Terre-Rouge/Verdun ont donné froid dans le dos – si ce n’est une colère froide – à ceux qui l’empruntent régulièrement et aux Mauriciens en général.

J’avais les clés du bungalow
Les ai jetées dans le caniveau
Mon maître les a retrouvées
Vous n’allez pas me croire
Près d’une roche noire

Navin Ramgoolam est sorti du silence ayant suivi sa cuisante défaite aux élections pour crier au complot. C’est le gouvernement du jour qui serait en train de monter un complot pour décapiter le PTr. C’est-à-dire, lui-même. Ce complot serait mené par la police avec l’aide d’un de ses anciens grands amis qui lui doit sa fortune subite et considérable. Comme quoi on n’est jamais mieux trahi que par ceux en qui on a placé sa confi ance. Navin Ramgoolam va l’apprendre à ses dépens dans les jours qui viennent : ceux à qui on fait confi ance et qu’on aide à devenir millionnaires ne respectent cette confi ance que quand on est au pouvoir. Quand on est dans le carreau cannes de la défaite, cette confi ance peut être négociée et l’ami, protecteur de secrets ou de choses que l’on veut cacher, se transformer en dénonciateur. Avec ou sans immunité, on ne le sait pas encore. L’affaire qui va conduire Navin Ramgoolam aux Casernes centrales s’est déroulée lors d’une private party qui a eu lieu en juillet 2011 dans un bungalow à Roches-Noires. Décidément, les soirées privées nocturnes dans les bungalows ne réussissent pas à Navin Ramgoolam ! A la fi n du siècle dernier, il y avait eu la fameuse soirée Macarena à Albion. Quelques années plus tard, c’est la soirée à Roches-Noires qui occupe la une de l’actualité. Navin Ramgoolam aurait intérêt, à l’avenir, à refuser toutes les invitations, aussi alléchantes soient-elles, pour des privates parties nocturnes dans un bungalow. Même si c’est le sien.

La triste réalité n’a pas tardé à prendre la place des chimères électorales. La magie a apparemment ses limites et Vishnu Lutchmeenaraidoo est, hier même, venu brutalement nous ramener sur terre. La promesse électorale No 5 d’une baisse des prix de l’essence et du diesel n’aura pas lieu. En tout cas, pas dans l’immédiat, puisque les Rs 3 qui étaient censées venir compléter les trois baisses subséquentes totalisant Rs 7 intervenues à la fin de l’année pour aboutir aux Rs 10 que préconisait Xavier Duval n’iront fi nalement pas aux consommateurs, mais à la consolidation d’un fonds spécial, encore un, le Build Mauritius Fund qu’avait créé le ministre Duval pour fi nancer les infrastructures et l’acquisition de nouveaux autobus par les compagnies de transport. A la roupie prélevée pour constituer ce BMF, sont venues maintenant s’ajouter les Rs 3 destinées à l’eau, soit Rs 4, soit une augmentation de 400%, le tout totalisant la coquette somme de Rs 1,6 milliard.

Une gazelle gracile court sur fond de sables.
Fine, gracieuse, élancée, elle court, comme un absolu de liberté.
Et puis soudain l’image s’élargit, sur des hommes armés, en jeep lancée à plein moteur, qui pourchassent la gazelle gracile, avec pour visée non de la tuer immédiatement, mais de la fatiguer.

Le campement de Roches-Noires sera-t-il un jour en mesure de surpasser les lieux de légende comme « la côte de la Rivière-Noire » ou « la Rivière Tanier », qui ont alimenté l’imaginaire de plusieurs générations de Mauriciens et inspiré tant d’artistes, écrivains, musiciens et ségatiers ?

Notre Dieu est grand !

Crient les pense-petit

Il est sanglant

Prient les abrutis

Ce qui s’est passé cette semaine à Paris doit nous interpeller tous parce qu’il s’agit avant tout de la liberté d’expression, de la démocratie et de la tolérance dans un monde qui se dit civilisé. Investir un journal pour descendre ses principaux animateurs n’est en aucun cas excusable, explicable ou défendable. On ne tue pas parce qu’on n’est pas d’accord avec quelqu’un, qu’on rejette son opinion, son propos ou sa caricature. On peut contester, manifester, dire son désaccord, en appeler à plus de retenue et à moins de provocation, si tant qu’il y en ait, mais en aucun cas peut-on justifier que l’on tire sur tout ce qui bouge, journalistes, employés, policiers et passants. La tuerie de Charlie Hebdo est notre problème à tous et pas seulement celui de quelques journalistes, parce qu’il s’agit d’un enjeu capital de notre temps, le droit à la différence et celui de la dire et de la proclamer.

Une bombe à fragmentation: c’est ce que constitue l’attentat meurtrier perpétré contre Charlie Hebdo le 7 janvier dernier, et ce qui a suivi. Horreur, choc, incrédulité, tristesse, indignation, colère, révolte, peur: la tuerie au Kalachnikov de 12 personnes appartenant ou liées au proverbial hebdomadaire satirique, puis l’exécution d’une policière à Montrouge et la prise d’otages meurtrière de la Porte de Vincennes provoque une émotion profonde, multiple. Aucun “mais” à opposer ici: ce crime perpétré “au nom d’Allah” par deux hommes reprochant à Charlie Hebdo ses caricatures “islamophobes” est une horrible exaction. Une violente et inacceptable atteinte à la liberté d’expression telle que revendiquée et exercée par ce journal mythique.

L’attaque meurtrière contre l’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo a été, pour moins qu’on puisse dire, outrageuse, barbare et atroce. On peut difficilement rester insensible aux images captées par les caméras de surveillances diffusées sur toutes les chaînes internationales d’information montrant le sang-froid avec lequel ont agi les assaillants encagoulés pour abattre les officiers de police en faction avant de pénétrer dans les locaux de Charlie Hebdo et d’abattre une dizaine de personnes, dont les caricaturistes attitrés de la publication.

Impossible de rester de marbre face à l’acte de barbarie perpétré ce mercredi 7 janvier au siège de la rédaction de Charlie Hebdo, qui a fait 12 victimes. Parmi ces dernières, des journalistes et caricaturistes, des références des médias reconnues au niveau planétaire.

L’absurdité humaine, dans toute l’étendue de ce qu’elle a de plus exécrable, a une nouvelle fois frappé. Au cœur de Paris, au cœur d’une rédaction de presse, au cœur de la démocratie, au cœur de la liberté d’expression.

Est-ce une fausse impression ou un fait ? Toujours est-il que plus les jours passent plus on a l’impression que l’alliance Lepep n’a pas dans ses rangs les hommes et les femmes qu’il faut pour remplacer les nominés politiques du gouvernement précédent. Elle donne aussi l’impression de prendre des décisions plus pour respecter ses promesses de campagne que dans le cadre d’un plan longuement réfl échi avec des étapes et un objectif.

Il faut le reconnaître: le “netoyaz” tous azimuts n’a pas que du mauvais et, même s’il n’y a pas eu d’exercice d’appel à candidatures pour les postes de directeurs des organismes publics comme annoncé par Vishnu Lutchmeenaraidoo, certaines compétences choisies pour des postes sensibles vont, en tous cas, dans la bonne direction. Nominés à la pelle plutôt qu’après appel de candidatures. Soit, mais elles ne sont pas toutes contestables. Et là, on pense immédiatement à Ramesh Basant Roi comme gouverneur de la Banque de Maurice en remplacement de Manou Bheenick et de la nomination de deux de ses Deputy Governors issus de la maison de la Banque centrale. Ce qui fait qu’il y a à la tête du régulateur du secteur bancaire un trio qui a gravi tous les échelons de l’institution avant d’arriver au sommet.