Opinions

En 1995, commentant le retour du PTr au gouvernement après 13 ans, Gaëtan Duval disait : “Ils ont tellement faim qu’ils vont s’étouffer en avalant des bouchéés doubles.” Il semblerait que même si le MSM n’a passé que six ans hors du gouvernement, certains de ses membres veulent rattraper le temps en multipliant le nombre de bouchées à avaler. Ils ont tellement faim du pouvoir et de ses avantages qu’ils ne font même pas attention à la manière d’avaler, au risque de s’étouffer.

Il a 55 ans, le même âge que Barack Obama, parti après deux mandats. Mais lui, Pravind Jugnauth, est arrivé au pouvoir en même temps que Donald Trump, le 20 janvier pour l’un, le 23 du même mois pour l’autre. La comparaison devrait peut-être s’arrêter là. Encore que le nouveau président américain a, lui, été élu, même s’ils sont nombreux aux États-Unis à continuer à brandir des pancartes pour dire «not our president» en raison de ce qu’il incarne, et surtout de ce qu’il préconise et ce qu’il fait.

Sir Anerood Jugnauth, parmi tant d’autres politiques, investi par le Conseil des ministres de la mission de mener à terme une réforme du système électoral mauricien ! C’est, sans aucun doute, une des plus grandes farces du présent régime MSM/ML/transfuges qui suscite le plus d’incrédulité.

  • «Est-il normal, et juste, que l’on aie plus de droits parce qu’on est plus riche? Ou plus nombreux? La question est de brûlante actualité»

Signe des temps? Beaucoup de choses viennent nous interpeller cette semaine sur la valeur que nous accordons à l’humain. Témoignage, peut-être, d’une urgence dont nous gagnerions à être conscients. Avant qu’elle ne nous éclate à la figure...

Alors que la politique autour des boîtes de biscuits, qui prennent plutôt la forme d'une boîte de Pandore, continue de dominer l'actualité, un drame se déroule dans le monde et ne doit pas laisser indifférents les Mauriciens, d'autant que nos dirigeants se flattent chaque jour d'avoir une stratégie africaine et d'être une plateforme financière et d'investissements vers le continent. Pour la première fois depuis plusieurs décennies, les Nations Unies ont déclaré l'état de famine dans des régions situées dans quatre pays, dont trois pays africains, soit le Soudan du Sud, le Nigeria, la Somalie et le Yémen. Quelque 20 millions de personnes sont menacées de mort dans les six prochains mois.

Human, le dernier film du réalisateur français Yann Arthus-Bertrand projeté mercredi soir au cinéma Star, à Bagatelle, apporte un message d’espoir dans un monde qui semble dominé de toute part par la souffrance, qu’il s'agisse de la guerre, la misère, la sécheresse, la violence domestique ou les préjugés, pour ne citer que celles-là. Il y apporte « un peu plus d’humanité dans le cœur de chaque personne qui la voit », comme l’affirmait le réalisateur la veille, lors d’une conférence de presse à Port-Louis.

Quel avenir se dessinera pour le MTC à l’issue du scrutin de mardi où une fois encore deux équipes s’affrontent? Dans un coin, Mukesh Balgobin, qui « ratisse le terrain » pour faire élire la paire Frantz Merven-Kamal Taposeea. Et dans l’autre, la tête d’affiche Gilbert Merven, qui a pour colistier Antish Ramdhany.

J’ai reçu du courrier me reprochant d’avoir mêlé dans un même billet Xavier-Luc Duval, Roshi Bhadain et François Fillon. Mes correspondants me reprochent d’avoir rassemblé ces trois politiciens autour de la question: quand faut-il les croire, quand sont-ils sincères ? Nous n’allons pas citer d’autres exemples de contradictions entre ce que Xavier-Luc Duval et Roshi Bhadain disaient quand ils étaient hier au gouvernement et leurs propos d’aujourd’hui, quand ils se retrouvent dans l’opposition. Comme tous les politiques, ils dénoncent avec autant d’énergie les décisions qu’ils avaient prises quand ils se trouvaient au gouvernement. A qui ferait-on croire que le ministre du Tourisme ne s’intéressait pas à ce qui se passait à l’aéroport et dans ses boutiques duty-free ? A qui ferait-on avaler que Roshi Bhadain, un habitué de la cuisine du pouvoir, ne s’était pas intéressé à la recette du petit sablé de la fille de la Speaker ?

Vu il y a quelques jours à la plage publique du Morne: une douzaine de kitesurfers faisant du kite à quelques mètres à peine d’un groupe d’enfants se baignant au bord de l’eau. Loin de rester à distance, au milieu du lagon, les boards cinglent à toute allure vers la plage, à la faveur d’un vent puissant, repartent, reviennent. A observer leur ballet incessant, on se rend bien compte qu’on frise, à deux ou trois reprises, l’accident. Il suffirait qu’un de ces enfants plonge, et ressorte de l’eau quelques brasses plus loin, pour qu’il soit violemment heurté par une de ces planches qui fendent l’eau.

A quoi mesure-t-on la vision, la détermination et l’efficacité d’un gouvernement ? A ses annonces tonitruantes qui sont sans lendemain ? Au contenu du communiqué des délibérations du Conseil des ministres pour voir dans quelle direction on avance ? Quand bien même au pas de tortue. Si c’est ça, on a un vrai problème. La lecture de ces communiqués révèle qu’il n’y a pas eu grand-chose comme réflexion ou de mise en oeuvre concrète depuis le début de l’année. C’est comme si la passation de pouvoir avait ajouté la paralysie à la léthargie.

Doreen Telemaque, la Mahébourgeoise de 47 ans, l'a échappé belle. En revanche, Christiana Chery, 27 ans, elle, est tombée sous les coups de son agresseur. Sa petite Noémie, qui a soufflé ses trois bougies il y a une semaine, ne connaîtra jamais le bonheur de grandir dans l'amour de sa mère.

Un mois déjà que Donald Trump a posé ses valises à Washington. Quatre semaines que le nouveau locataire de la Maison Blanche aura mises à profit pour mettre en branle ses premières promesses de campagne, déstabilisant le monde, à commencer par son pays et, même, son propre parti. Sa politique, c'est bien sûr celle des affaires, une manière de faire qui le pousse à vouloir diriger les États-Unis comme le magnat le faisait il y a peu de temps encore de ses entreprises. À coups de décrets, de provocations. Paraphant à tout va, sans état d'âme et sans donner l'impression d'avoir bien lu entre les lignes. Et encore moins de comprendre les vrais enjeux de ses décisions. Allant jusqu'à jeter aux orties les alliances, les traités. Menaçant l'ordre du monde, les institutions, les organismes et mécanismes auxquels personne, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, n'avait jamais osé toucher. Donnant raison à ceux, encore très nombreux, qui, forcés d'accepter ce mariage « plus blanc que blanc » d'un excentrique milliardaire à leur pays, clament aujourd'hui leur honte d'être Américain.

Le dossier de la réforme électorale est revenu cette semaine sur le tapis avec la reconstitution du comité ministériel chargé du dossier. C'est le Ministre Mentor sir Anerood Jugnauth qui en sera le président, succédant ainsi à Xavier-Luc Duval, passé dans l'opposition à la fin de l'année dernière. Hormis cela, le comité sera composé de presque la même équipe ministérielle.

Les Rodriguais ont donné hier une démonstration de leur maturité politique en se rendant massivement aux urnes hier – avec un taux de participation de plus de 80% – pour élire leur nouveau gouvernement régional. Le calme et la manière ayant caractérisé ce scrutin font de cette île la plus orientale d'Afrique un exemple pour Maurice et pour toute la région. Désormais, quelle que soit l'équipe qui sera choisie pour diriger Rodrigues les quatre prochaines années, la principale priorité restera le vrai développement de Rodrigues. Il s'agira en effet pour les nouveaux dirigeants de prendre appui sur tout ce qui constitue la force de leur île pour en corriger les faiblesses et faire en sorte que l'autonomie soit une réussite.

Devant l’extrême médiocrité des programmes d’information que continue à nous proposer la MBC/TV, les téléspectateurs mauriciens ne doivent certainement pas s’en plaindre ces jours-ci, pouvant zapper à volonté sur les diverses chaînes satellitaires françaises où se déroulent, chaque soir, des empoignades de haute facture autour de la campagne présidentielle française 2017.

Décidément, le MSM ressemble de moins en moins à un parti politique et de plus en plus à une entreprise familiale dont l’objectif est de faire prospérer ses membres, leurs enfants, leurs conjoints et leurs proches. On avait eu un avant-goût avec le limogeage du CEO d’Air Mauritius pour empêcher qu’il ne traduise un proche devant un comité disciplinaire.

Au train où vont les choses, le mieux que l’on puisse proposer c’est de recourir à la  “courte paille” pour départager une fois pour toutes les responsabilités. Parce qu’on ne veut plus être le seul pays au monde à avoir deux Premiers ministres, l’un mentor, l’autre “menti-menti” et qu’ils en sont, près de trois semaines après l’abdication publique et officielle, à se disputer attributions, prérogatives et bureaux du Trésor.

Abordons autrement la désespérément commerciale fête de la Saint-Valentin avec laquelle on va encore nous bassiner cette semaine. Enrichissons-la autrement qu’avec des roses à Rs 100 et des colifichets dont le prix ravit davantage les poches des commerçants que le cœur des élu(e)s. Enrichissons-la avec des mots.

Dans un peu plus de deux mois maintenant, les Français – y compris les expatriés, dont ceux de Maurice – se rendront aux urnes pour désigner le successeur de François Hollande. Si le bilan de ce dernier, qui aura dans l’ensemble plus que déçu les Français, socialistes compris, jouera à n’en pas douter en défaveur de la gauche, notamment la plus radicale, les jeux et enjeux semblent d’ores et déjà guidés par l’investiture de Donald Trump à la Maison Blanche.