Opinions

En démissionnant vendredi dernier de toutes les instances du MMM, le Dr Zouberr Joomaye a peut être offert un beau cadeau au parti des mauves pour ses quarante-sept ans. Et peut-être aussi à Maurice. Parce que la démission du Dr Joomaye peut susciter un débat pouvant déboucher sur un renouvellement de la classe politique, que beaucoup de Mauriciens disent souhaiter.

Ceux qui ont conseillé à Zouberr Joomaye de démissionner du MMM 48 heures avant la tenue d’un congrès marquant le 47e anniversaire de ce parti et qui pensent avoir frappé un grand coup ont dû vite déchanter. Ils auraient voulu que ce soit ce développement politique qui monopolise l’attention ce week-end, mais ce qui se voulait un coup de tonnerre n’aura finalement été qu’un éclair vite passé.

C’est du temps perdu. Le pot de terre ne gagnera jamais contre le pot de fer.
Combien de fois n’avons-nous entendu cela au sujet des Chagos?
Pourtant, pourtant, quelque chose pourrait bien être en train de bouger. Et c’est ce que dit la présence de Sir Anerood Jugnauth à la tribune des Nations unies vendredi soir.

Avec l’implacable marche du temps, que nous rappelle constamment et sans relâche ce petit compteur invisible et infaillible — de l’état civil, bien sûr ! — qui semble nous suivre pas à pas, telle une ombre discrète voguant au parfait rythme d’un digne tic-tac de métronome, la vie avance. À grands pas...

“Il faut distinguer entre le MTC, club bicentenaire qui a été un acteur majeur dans le développement de notre industrie hippique et certains de ses dirigeants. Ceux-ci de par leurs décisions ont montré qu’ils n’étaient pas dignes de confi ance. Ils se reconnaîtront. Dans le communiqué émis suite à notre victoire en Cour, nous avons demandé que certains décisionnaires démissionnent. On peut se poser des questions sur l’impartialité de certains hauts offi ciels du club, qui jubilaient ouvertement après le Maiden. Et ce n’est pas la première fois… Nous sommes convaincus que le MTC fera bien mieux avec des meilleurs dirigeants”

Des mots sont revenus dans l’actualité cette semaine. Et ils sont loin d’être des mots inconnus ! En une seule semaine, les mots cocaïne (coke), ecstasy, amphétamine (speed) et méthamphétamine (cristal, hisse…) se sont greffés une place importante dans notre quotidien, faisant la une de l’actualité. Et entraînant son lot d’inquiétudes et de questions dans son sillage…

La vie politique du pays est animée d'une activité fébrile marquée par une série de congrès politiques régionaux et nationaux, de déclarations en tout genre et par des positionnements au sein des principaux partis politiques.

C’est la mode des “triangages légaux”. Ce mot avait jadis été rendu célèbre par l’exploitation d’une lacune dans la loi par des prédateurs qui voulaient mettre le grappin sur les terres de l’État. Et il avait aussi été repris lorsque le candidat du PMSD, Michael Sik Yuen, s’était déclaré « population générale » lors de son enregistrement comme candidat de l’alliance PTr/MSM/PMSD aux élections générales de mai 2010 et qu’il avait été repêché, à ce titre, comme Best Loser.

Le tribunal de Bologne en Italie vient de refuser la demande du gouvernement mauricien d’extrader Mme Nandanee Soornack.

Une femme qui quitte en toute hâte une cérémonie officielle, qui trébuche et manque de s’affaisser avant d’être emmenée précipitamment dans un véhicule: c’est l’image qui a marqué cette semaine l’actualité américaine. Celle d’Hillary Clinton, prise d’un malaise lors de la commémoration du 15ème anniversaire du fameux «9-11», ce jour de septembre 2001 où le monde entier a vécu, en direct et sidéré, l’explosion de la «puissance américaine» sous les avions fous du «terrorisme islamique».

Le pays s'était mobilisé dans l'attente de l'affrontement crucial annoncé entre Maurice et les deux grandes puissances internationales: la Grande Bretagne, qui occupe illégalement les Chagos, et les États-Unis, locataires des Britanniques à Diego Garcia. La tension était montée d'un cran depuis l'annonce du Premier ministre de son intention de rechercher l'avis de la Cour internationale de justice sur le refus britannique de permettre à Maurice d'exercer ses droits de souveraineté sur l'archipel.

Dans un courrier au Mauritius Turf Club (MTC) la Gambling Regulatory Authority (GRA) affi rme que le Dutching offert par SMSpariaz est effectivement du couplage de paris. Par ce biais il tente de contraindre le MTC d’appliquer la scélérate directive 6 de la GRA, c’est-à-dire accepter plus de deux partants de la même écurie dans une course ouverte aux chevaux de 60+ quand cela est possible.

Se voulant ferme et inflexible, la ministre de l'Éducation, Leela Devi Dookun-Luchoomun, a bien fait comprendre qu'elle ne reculera pas. Face aux pressions exercées tant par les élèves et leurs parents, que les syndicalistes et politiques sur la question de paiement des frais d'examens de Cambridge cette année, celle qui compte une longue carrière d'enseignante au collège du Saint-Esprit demeure intransigeante : « L'école, c'est aussi l'endroit où l'on apprend des principes », a-t-elle déclaré au journaliste du Mauricien, à sa sortie de rencontre avec un groupe d'élèves en début de semaine.

On aura remarqué combien le Premier ministre, sir Anerood Jugnauth (SAJ), insiste en ce moment pour affirmer qu’il a vivement recommandé que le limogeage de l’avocat Kailash Trilochun de toutes les institutions de l’État où celui-ci agissait comme conseil légal, respecte tous les paramètres légaux afin d’éviter que de gros dommages ne lui soit payés pour rupture de contrat. En matière de réclamations pour préjudices subis, SAJ — tout le monde est prêt à le reconnaître — est un expert.

Le projet humanitaire Lovebridge dont la mission est de combattre la pauvreté met actuellement les bouchées doubles pour trouver des familles accompagnatrices. Le concept de ce projet est essentiellement axé sur l’accompagnement des foyers en précarité économique et sociale. Si Lovebridge ne trouve pas les quelque 250 familles accompagnatrices prêtes à s’engager, sans rémunération, dans son projet, son avenir sera incertain. Transformer un petit projet qui a connu du succès parce qu’il n’impliquait qu’une poignée de bénévoles disponibles pour visiter et soutenir quelques familles en un projet d’envergure à l’échelle nationale est un challenge risqué. A ce niveau, il ne s’agit plus de faire appel à son réseau d’amis et de connaissances pour s’occuper de familles pauvres.

Se relevant d’une longue et volontaire immersion et encore tout réticent à s’abreuver dans ce marécage de plus en plus bourbeux qui nous entoure et nous menace, le bec s’est néanmoins laissé tenter de s’extraire du douillet petit capuchon protecteur pour s’y plonger de nouveau. En se jurant, quand même, de se pincer un peu le nez...

Est-il encore possible de croire, de quelque façon que ce soit, en la politique? Ou, plus précisément, en les politiciens?
Question brûlante, au vu autant de ce qui se passe en ce moment sur la scène politique mauricienne (avec des retournements à la limite de l’indécence), et de ce qui se joue dans le grand théâtre des élections présidentielles américaines.

Les vieux militants mauves racontent qu’autrefois, quand il y avait trop de conversations pendant le CC du MMM, le leader demandait : « Eski bazar central ici? » S’il y avait un leader au gouvernement du jour, il pourrait poser la même question en ce qui concerne le Conseil des ministres. Surtout après ce qui vient de se passer vendredi dernier. Pour ceux qui l’ignoreraient encore, le Conseil des ministres est la plus haute instance du gouvernement.

Ils ne sont probablement pas nombreux à se souvenir que l’annonce début 2015 de la décision choquante de soustraire quasiment tous les pouvoirs du DPP en violation des dispositions constitutionnelles avait été imputée à un fonctionnaire qui aurait fait une erreur lors de la rédaction du communiqué du Conseil des ministres. Une nouvelle parade de la même veine pourrait être trouvée pour expliquer l’incroyable saga de la maudite Heritage City et la non moins scandaleuse double version du communiqué du Conseil des ministres du 9 septembre, le premier commençant ainsi : «Cabinet has taken note of the final Report on the examination carried out by nTan Corporate Advisory Pte Ltd on the BAI Group. The Report would be made public » et, le second, quelques minutes plus tard, indiquant cette fois que « Cabinet has agreed to the Heritage City project being revived. A Committee chaired by the Prime Minister would finalise all issues ».