Opinions

Énorme bourde de la diplomatie mauricienne sur le dossier Chagos. Mais ce n’était pas qu’un faux pas des Affaires étrangères. Loin de là. Le  5 août, le service de presse du Premier ministre expédiait un communiqué très officiel aux diverses rédactions indiquant ce qui avait été discuté lors d’une rencontre avec la National Security Adviser,Susan Rice. Il y était écrit noir sur blanc ceci: “Selon le Premier ministre mauricien, une formule pourrait être dégagée par rapport aux Chagos à la manière de celle portant sur la cogestion de  Tromelin par Maurice et la France. Cette formule ne devrait aucunement compromettre l’existence de la base américaine de Diego Garcia.” C’était clair et c’était net: Maurice proposait un modèle calqué sur ce que Navin Ramgolam se targue d’avoir obtenu avec les Français. Cette position tout à fait inédite de Maurice avait, comme il fallait s’y attendre, suscité son lot de réactions indignées.

Lors d’un bref passage à Maurice cette semaine, venant de Washington, notre globe-trotter national a eu tout juste le temps de prendre le pouls de la nation tout entière avant de s’envoler pour Harare, pour le sommet de la SADC. Muni, fait très rare, de son stéthoscope – qui est toujours sous garantie d’origine, paraît-il ! – il s’est dit tout à fait satisfait de l’état général de la seule patiente qu’on lui connaît, du moins en tant que généraliste tout terrain. Diagnostic rassurant : tension plus ou moins stable, les quelques rares cas d’excès de fièvre, décelés ici et là, s’estompant peu à peu ; le doute sur la goutte Avastin enlevé de manière chirurgicale par le scalpel d’Abu – qui, alors qu’il faisait l’intérim au ministère de la Santé, il y a peu, est allé jusqu’à mettre sa tête à prix sur le billot.

Comme il est loin le temps où le Grup Lataniers chantait cet air. Les discussions en cours autour des Chagos nous le rappellent bien: il ne semble plus être au goût du jour d’être radical dans la revendication de notre souveraineté sur l’archipel.

Et le mauvais feuilleton politique dont le sujet est une alliance tantôt annoncée comme étant conclue, tantôt bloquée à cause de macadams continue. Le leader de l’opposition continue à bénéficier - d’autres, plus directs, diraient : à jouir - des avantages attachés à ce poste constitutionnel tout en négociant une alliance politique avec le chef du gouvernement.

La SADC, qui organise son 34e sommet des Chefs d’État et de gouvernement, en présence du Premier ministre Navin Ramgoolam, à Victoria Falls au Zimbabwe ce week-end, sera mise sérieusement à l’épreuve des droits de l’homme.

Qui se soucie des nombreuses victimes, jeunes, femmes, policiers et autres, qui défraient la chronique au quotidien ? Hormis quelques rares âmes charitables, et qui n’ont d’ailleurs ni pouvoir, ni moyens, sauf leur volonté, eh bien, pas grand monde ! En tout cas, pas nos politiques, ni nos députés et élus, il nous semble. Et encore moins nos leaders ! Trop occupés par d’autres items prioritaires à leurs agendas, devons-nous comprendre…

Le cessez-le-feu décrété à Maurice en avril dernier pour la désertion temporaire des estrades publiques par les partis politiques le 1er mai, jour de la fête du Travail, pourrait être étendu et rester en vigueur tout  au long de la future campagne électorale. Un recoupement d’informations, suite à une petite fuite voulue venant des coulisses du PMO, dont le titulaire sillonne actuellement le monde, fait état de ces nouvelles donnes.

Certains n’ont pas tardé à véhiculer la formule assassine: le père a “vendu” les Chagos, le fils les a “revendues”.  C’est suite à l’annonce par le Premier ministre d’une proposition de cogestion de Diégo Garcia faite aux États Unis lors d’une rencontre avec Susan Rice, la National Security Advisor de Barack Obama en marge du sommet États Unis/Afrique qui s’est tenue à Washington du 4 au 6 août. C’est la surprise de Washington. Du moins pour les Mauriciens et les Chagossiens. Rien ne laissait, pourtant, entrevoir que Navin Ramgoolam ferait cette proposition choc aux Américains. Lorsqu’on sait que la cogestion de Tromelin avec la France, initiée par le même Pm, n’avait pas été bien accueillie par tous ceux qui restent profondément attachés à l’intégrité territoriale de la République de Maurice, le dernier move sur les Chagos a de quoi susciter des interrogations et des inquiétudes.

Au niveau politique, les partis et les alliances surgissent ces jours-ci comme les champignons après les grosses averses. La cassure du Remake MSM/MMM avait provoqué la démission du leader-adjoint du MMM qui ignorait que sa direction négociait une alliance avec le PTr. En signe de protestation, Ivan Collendavelloo démissionna pour former un nouveau parti Le Mouvement Libérater.

Notre force policière compte actuellement un effectif de 12 000 personnes. Elle est très souvent mise à bien rude épreuve. Pour nombre de raisons… Dont certaines, parfois d’ailleurs, très justifiées !

La semaine écoulée a été dominée par le sommet États-Unis/Afrique que le président américain Barack Obama a convié à Washington cette semaine et auquel ont participé une quarantaine de Chefs d’État et de gouvernement dont le Premier ministre mauricien, Navin Ramgoolam.

Cela fait de longues années voire des décennies que le département de la jeunesse du gouvernement organise des sorties et des activités de loisirs pour les jeunes. Au fil du temps, ses officiers se sont aussi consacrés à l’éducation et à la sensibilisation de ceux-là aux divers aspects de la vie que ce soit aux enjeux environnementaux, aux problèmes sociaux ou sanitaires.

Kan linosans bonbarde dan lakaz ek dan lekol, kan lanfans asasine. Kan nou vinn inpwisan divan zarm disan, res detrwa mo dan violans enn leko… 

Alors que l’Europe est en train de commémorer le centenaire de la Première Guerre Mondiale de 1914-1918, il se déroule sous nos yeux au sein du Mauritius Turf Club, toute proportion gardée, ce qui fut un moment historique de grande détresse pour l’humanité — une véritable guerre des tranchées qui, pour des observateurs indépendants, va fi nir par mettre l’hippisme mauricien à genoux, si elle n’est pas rapidement jugulée.

Le calme après la tempête. Passé le fameux coup de foudre alchimique, suivi de coups de tonnerre qui se sont succédé sans arrêt pendant des mois, les clameurs se sont graduellement tues sur la scène politique locale. Débouchant sur un subit black-out – complet ou complice ! – des états-majors. Que trame-t-on encore derrière ces portes hermétiquement closes de la majorité 30/30 qui semble virer, comme on le devinait un peu, à une teinte monocolore ? Concocte-ton déjà une autre potion magique – type sirop touse – et faire avaler à l’électorat ce que la récente tentative avortée d’anesthésie générale n’a pas su faire ? Bien malin celui qui le saura…

Depuis les élections de 2010 jusqu’au début des « koz kozé » rouge/mauve, il y a quelques semaines, Paul Bérenger nous a répété le même refrain toutes les semaines : le pays croule sous les scandales du gouvernement de Navin Ramgoolam. Conférence de presse après conférence de presse, il répétait : il faut nettoyer le pays de cette pourriture. Il a subitement changé de disque samedi dernier. A en croire le leader du MMM, il a suffi qu’il entame son duo avec Navin Ramgoolam pour que les scandales disparaissent. Aurait-il perdu la vue en même temps que son amour-propre au profi t de son amour « kass paké » pour Navin Ramgoolam ? Si jamais c’était le cas, j’espère qu’un des membres de son BP lui lira la liste des scandales relevés cette semaine dans la presse.

Nous sommes, nous Mauriciens, 1.2 million vivant sur 1865 km2.
Ils sont aujourd’hui 1.8 million acculés sur 360 km2, soit 20% de notre territoire... Assiégés. Soumis depuis sept ans à un blocus sur la nourriture, les médicaments, la circulation de marchandises, les flux financiers. Depuis un mois bombardés sans relâche, tués jusque dans leur sommeil, ou sur un bout de plage.
Parfois, il faut ramener les choses à nous pour mieux saisir l’incroyable de ce qu’est actuellement l’offensive menée par Israël contre eux, les Palestiniens.

Ce n’est pas demain la veille que les Mauriciens commenceront enfi n à avoir un tant soit peu de confi ance dans les institutions. Enquêtes policières orientées en fonction de l’identité des dénonciateurs et des personnes visées par les dépositions, selon leur grade, leur statut social ou leur couleur politique, investigations bâclées ou mal ficelées intentionnellement, des prises de décision subséquentes encore plus surprenantes, des charges logées puis rayées, ou rayées avant d’être logées, des procédures d’appel pas toujours lisibles et, en fi n de compte, une justice approximative qui ne satisfait personne. C’est une incompréhension totale et généralisée qui s’est installée dans le pays depuis le dénouement de certaines affaires retentissantes qui avaient, des semaines durant, occupé la une de l’actualité. Pire, la suspicion et le doute s’installent.

La réunion hebdomadaire du conseil des ministres n’a pas eu lieu hier. La nouvelle a été annoncée comme une brève, un simple fait divers à la radio. À première vue, il n’y a rien d’anormal.