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Mise sous pressions à la fois par la République de Maurice qui revendique avec plus de détermination sa souveraineté sur les Chagos et par la communauté des déplacés de l’archipel, la Grande-Bretagne a décidé, unilatéralement, de proposer environ Rs 1.8 milliard aux Chagossiens, soi-disant “pour compenser les souffrances” de leur exil. Non seulement cette proposition n’est pas conforme à la Charte universelle des droits de l’Homme, car aucune somme ne peut acheter le droit d’une personne “d’entrer et de sortir du pays où elle est née”, non seulement la compensation proposée avec le paiement étalé sur dix ans ne représente qu’une pitance pour des milliers de Chagossiens dispersés à travers le monde, mais la démarche vénale des Britanniques n’est en elle-même pas nouvelle. Telle proposition, bien qu’elle n’était alors pas chiffrée, avait effectivement déjà été faite lors d’une session de la Commission des droits de l’Homme des Nations unies à Genève en 2002 et, heureusement, un patriote mauricien au sein de cette instance, à l’époque le Senior puisne judge Bernard Sik Yuen, eut tout le mérite d’y faire échec.  

Il y a quelques mois, Sir Anerood Jugnauth avait déclaré qu’il n’allait pas tarder à prendre sa retraite et céder la place de Premier ministre à son fils Pravind. Si cette déclaration fut accueillie par des hurlements de joie par les partisans et les proches du dauphin désigné, ce n’est pas le cas dans le reste du pays. Car à aucun moment au cours de la campagne électorale et les premiers mois du gouvernement de l’alliance Lepep cette passation de pouvoir familiale n’avait été évoquée. Bien sûr, aujourd’hui dans les cercles du MSM, tout le monde dit que la question était sous-entendue, mais il n’empêche qu’elle n’a jamais été publiquement abordée. Dans un premier temps, l’entourage du dauphin fit savoir que cette passation de pouvoir était tout à fait légale et constitutionnelle. L’opposition et une majorité de Mauriciens répliquèrent par ce vieux proverbe : ce qui est légal n’est pas forcément moral. Mais l’entourage du dauphin, qui n’arrivait pas à calmer son excitation, en fit un peu trop dans les nominations et les tentatives de s’emparer du contrôle du fonctionnement de l’appareil d’Etat. C’est de cette excitation et du désir de certains courtisans de plaire à l’entourage du futur roi qu’est née l’affaire Megh Pillay. La manière dont ce professionnel a été traité est une indication de la manière dont le futur Premier ministre annoncé pourrait gérer les affaires du pays. Cette calamiteuse affaire a causé beaucoup de tort à l’image de Pravind Jugnauth et renforcé le sentiment chez les Mauriciens que le siège de PM ne s’obtient pas par héritage, mais par la voie électorale.

Cela fait un bail que l’on crie sur les toits pour une énième piqûre de rappel de l’étourdissant plongeon du sport mauricien dans les eaux troubles. Jadis un fleuron dans l’essor du développement de notre pays, le sport local est aujourd’hui déconnecté de la réalité. La plupart des sports phares jouent aux abonnés absents et entraînent un égarement de nos sportifs dans le circuit.

Trois spécialistes concernés par le projet de Musée intercontinental de l'esclavage ont déposé lundi, une lettre auprès du ministre du Tourisme, Xavier-Luc Duval, pour réaffirmer la logique qui a conduit de longue date au choix des bâtiments de l'ancien hôpital militaire pour accueillir ce projet d'envergure.

L'inscription de Geet Gawai, les chants folkloriques en bhojpuri, sur la liste de l'UNESCO des patrimoines immatériels de l'humanité, doit faire la fierté de tous les Mauriciens, et ce indistinctement. L'équipe du ministère de la Culture, dirigée par Dan Baboo, mérite à cet effet toutes les félicitations. Il faut également rendre hommage au ministre pour avoir dédié cette inscription, à son retour au pays cette semaine, à toute l'île Maurice sans chercher un capital politique ou essayer de tirer les draps vers lui ou son parti bien que la tentation soit grande.

Fin d’année rime avec vacances et farniente. Congés scolaires et festivités, période où nombre de parents également lèvent le pied pour passer du temps en famille et prendre un peu de repos après une année bien chargée. Rien de plus normal.

Deux mois. Deux mois de grève, des dizaines de concerts reportés. Des manifestations où l’on pouvait voir, jusqu’à la semaine dernière, des musiciens en habit d’apparat parcourant les rues en arborant des pancartes “On Strike”. C’est ce qu’aura vécu, depuis le 30 septembre dernier, le Pittsburgh Symphonic Orchestra. Un des orchestres symphoniques les plus réputés au monde, qui attire plus d’un demi-million de personnes en concert chaque année.

Est-ce que l’on peut voter les yeux fermés les amendements à la Prevention to Terrorism Act de 2002 ? La réponse est clairement non. Pas parce qu’il faut banaliser les menaces terroristes qui frappent partout et qu’il a été établi qu’il y a une poignée de Mauriciens qui sont allés faire le djihad et qu’un couple de Mauriciens vient d’être condamné en Grande-Bretagne pour financement d’un terroriste mauricien. Il y a aussi le dernier incident qui est survenu devant l’ambassade de France et qui n’a pas encore été élucidé, ce qui jette le trouble à un moment où, sur la drogue, les autorités réunionnaises sont très réticentes à collaborer avec la police mauricienne.

Il aura suffi qu’une petite foule de mécontents pousse quelques cris pour que le gouvernement Lepep donne l’impression de revenir sur l’une de ses rares décisions à avoir l’unanimité : la libération de nos centres-villes des marchands ambulants. Depuis de longues années, les trottoirs de nos villes squattés par des marchands ambulants de plus en plus fixes étaient devenus des bazars à ciel ouvert.

Short jeans à taille haute mettant en évidence ses jambes fines, petit haut blanc relevé laissant apparaître son ventre, le chignon au sommet du crâne, elle arborait la tenue girly du moment. Pour compléter son apparat et c’est sans doute le détail le plus flagrant qui ne pouvait qu’attirer les regards sur son visage, sa silhouette, sa démarche… elle portait un rouge à lèvres écarlate mat. Cette touche de maquillage mettait en relief les contours de ses lèvres et accentuait ses jolis traits alors qu’elle déambulait joyeusement entre les allées d’un magasin. Elle doit avoir 8 ans à peine. Habillée et maquillée comme une grande, cette petite fille, vue cette semaine dans une boutique de Port-Louis, ressemblait davantage à une femme qu’à une enfant.

La saison hippique 2016 prend définitivement fin ce week-end avec la traditionnelle double journée internationale qui s’annonce finalement mieux lotie qu’il n’avait paru un moment avec la venue d’un groupe de jockeys étrangers d’un meilleur calibre que celui initialement pressenti. Les Mendizabal, Zahra, Guyon et Spencer sont des jockeys de renom qui ont fait leurs preuves sur le circuit mondial et sont, sans aucun doute, un cran au-dessus des autres invités et de ceux qui ont fait la pluie et le beau temps sur notre sol cette année. Force est de reconnaître qu’au fil des années, les meilleurs mondiaux ont zappé la destination mauricienne pour d’autres centres hippiques plus valorisants et moins contraignants pour leur réputation.

De toute la série de textes de loi présentés actuellement en urgence devant l'Assemblée nationale en cette fin d'année, les uns sont aussi importants que les autres. Toutefois, celui relatif à l'intégration sociale et l'autonomisation et visant l'éradication de la pauvreté absolue à Maurice une fois pour toutes mérite bien une attention particulière.

... l'État ne réagit pas à temps. S'il maintient sa politique de déni qu'il semble pratiquer malgré les alertes répétitives et appuyées de la société civile. Et s'il persiste dans sa politique d'exclure cette dernière des discussions et projets communs. Car comment interpréter autrement la situation ? Depuis deux ans, les choses stagnent en ce qui concerne la lutte contre le sida dans le pays. Et à certaines reprises, même des politiques ont laissé comprendre que « la maladie régresse ».

Moment très fort et solennel jeudi dernier au SSR INTERNATIONAL AIRPORT, pour le retour, sur notre sol, du deuxième cardinal mauricien, fraîchement intronisé à Rome par le pape François. Le gros du gratin de notre establishment y était, à part ceux qui sillonnent encore la planète. Bien rangés, selon le protocole d’usage, à quelques encablures de la seule piste d’atterrissage ou d’envol qui nous lie encore au monde. Tous groupés sur le tarmac à attendre un bel oiseau, bleu, blanc, rouge (manquait le vert et le jaune) venant du ciel. Avec, à bord, un Mauricien, une éminence tout de rouge vêtu, qui revenait, dit-il, à la kaze mamma. Tous ceux qui attendaient ce moment ou qui le suivaient en direct à la télé en étaient émus. De voir ou simplement de se souvenir à partir du tarmac, cette unique porte d’entrée ou de sortie de notre territoire a dû, certes, émouvoir et rappeler bien des souvenirs…

Il ne faut surtout pas commencer à s’habituer à tout. Parce que cela pourrait faire le lit du fascisme. On ne peut ainsi pas accepter qu’une clique fasse la pluie et le beau temps à Air Mauritius comme si c’était leur propriété personnelle et que même la parole d’un Premier ministre ou de son suppléant soit à ce point dévaluée. C’est Xavier Duval qui annonçait à l’Assemblée nationale le mardi 15 novembre que le comité disciplinaire maintes fois renvoyé et devant entendre le cas de Mike Seetharamadoo se tiendrait positivement et que c’était une question de jours. Et devant la tournure des événements, gageons que ce qu’il a de plus urgent à faire c’est d’aller, avec ses suiveurs, faire son festival et se pavaner en boubou, bien sûr, bleu. Et qu’il sera incapable d’admettre que la direction de la compagnie nationale d’aviation s’est bien foutue de lui!

L’intention du comité restreint du board d’Air Mauritius de se débarrasser  de Megh Pillay, pour garder le protégé du roi en devenir, Mike Seetaramadoo, a été confirmée, cette semaine, avec le simulacre de comité disciplinaire. C’est pour éviter au protégé de passer devant ce comité où ses manquements auraient été étalés que Megh Pillay a été cavalièrement remercié, le mois dernier.  C’est pour empêcher celui qui était encore le CEO de la compagnie aérienne nationale  d’aller déposer devant le comité disciplinaire qu’il avait été révoqué, par une réunion du board  décidée à la dernière minute. Cette semaine, c’est en dotant le président du comité disciplinaire  de deux assesseurs sans le consulter qu’on l’a poussé  à la démission. Quel est donc le pouvoir de ce protégé pour pousser des membres du conseil d’administration  d’une compagnie nationale à prendre le risque de dégrader d’avantage l’image de l’entreprise en se lançant  dans des opérations aussi grossières ?  Quel est l’importance  de cet employé pour pousser un fils à démentir son père, un président de conseil d’administration à se comporter comme un vulgaire exécuteur de basses œuvres et des membres du board triés sur le volet à suivre aveuglement des directives venant d’en haut? Que vaut donc cet employé  pour qu’un vice-Premier ministre ait été obligé de revenir sur sa première position concernant la manière dont l’ex CEO d’Air Mauritius a été révoqué ? En ce qui concerne les autres directeurs, ceux qui n’avaient pu être présents à la réunion d’urgence, il faut dire que leur absence de réaction face a cette grossière opération de «  bad governance »  fait d’eux des complices de l’opération « na pas touss nou dimoune.» Pour que des directeurs supposés indépendants et adeptes déclarés de la bonne gouvernance se comportent comme de vulgaires courtisans obéissants aux ordres du roi en devenir, il faut admettre que quelque chose ne tourne pas rond dans notre pays.

Symbolique à plus d’un titre cette fenêtre vue cette semaine dans une rue de Pittsburgh...

L’on ne cessera, évidemment, de saluer l’énorme travail de répression abattu tant par les limiers de l’ADSU que l’ensemble de la force policière en matière d’arrestations, de saisies et de démantèlement de réseaux de trafic de la mort. Certes, faire tomber les gros bonnets de la mafia constitue une étape laborieuse et inhérente à cette lutte.

Le programme de samedi dernier était tellement pauvre que la journée fut sans relief comme l’a été l’hippisme mauricien cette saison — à quelques exceptions près — sans panache à l’image de celles censées veiller à sa bonne marche, les deux chambres du Mauritius Turf Club (MTC), La Gambling Regulatory Authority et la Police des Jeux. At the end of the day, cette année n’a rien à envier à ses pires devancières en terme de dérapages et nul ne sait si l’exercice de réfl exion interne du MTC permettra à ses dirigeants de se rappeler que leur mission principale est, comme l’ont établi nombre d’organisations hippiques à travers le monde, dont celle de Hong-Kong dont nous nous permettons d’adopter la maxime à la situation locale : « Provide total customer satisfaction through meeting the expectations of ALL customers and stakesholders, the racing and betting public, the goverment, the people of Mauritius, so as to be one of the most respected organisations in the country ».