Opinions

C'est de la State House qu'est venue la surprise de cette semaine avec la démission inattendue du président de la République Kailash Purryag. Alors que tout le monde avait l'esprit occupé par la campagne électorale et les arrestations successives de Navin Ramgoolam, entre autres, la nouvelle a surgi sous la forme d'une folle rumeur jeudi.

Malgré toute la bonne volonté de la direction du Mauritius Turf Club de faire de ce début de saison un tremplin pour la relance de notre industrie hippique, l’actualité négative continue à frapper avec acharnement au point où des turfi stes avertis fi nissent par se résigner à l’incontournable « plus ça change, plus c’est la même chose. »

Elles ont largement circulé sur internet, ces images de cinq jeunes fi lles en uniforme malmenant violemment une de leurs camarades dans une salle de classe. Et elles nous ont choqués. Pas d’os qui craquent, pas de sang répandu, rien de gore ni de « barbare » pourtant. Mais la violence des mains qui claquent le visage juvénile, qui agrippent les cheveux et secouent la tête en tous sens, la violence des insultes, la violence de la colère des unes et de l’impuissance sanglotante de l’autre, la violence des rires et de la moquerie face à la supplique désespérée.

Heureusement que les municipales arrivent. L’exercice de “fi refi ghting” post Conseil des ministres du vendredi a ainsi dû être vite relancé. Ça commençait vraiment à sentir le roussi sur le front des licenciements avec le mécontentement qui se propageait. Ces licenciements ont été orchestrés par ceux qu’on a surnommés de “super administrateurs” et ceci dans le droit fi l de ce qui a, sous la pression du ministre Bhadain, été voté en quatrième vitesse le 28 avril dernier. Aussi se sentent-ils absolument libres de “hire and fi re”, Jack Bizlall ajouterait : “licence to kill” en invoquant la liquidation expéditive de toutes les entités, bonnes ou mauvaises, de la BAI. Ce qui s’est passé, c’est une sorte de “zot mem krazé, zot mem aranzé”.

Traditionnellement, les municipales n’attirent qu’une minorité d’électeurs des villes ou autres arrondissements limitrophes, l’abstention dans certains wards se situant souvent à 50 %, voire plus.

Licenciements massifs avec des pères et des mères qui se retrouvent du jour au lendemain sur le pavé, leurs budgets familiaux en suspens, leur avenir immédiat incertain. Ados qui frappent leurs semblables et fixent sur images leurs actes, qu’ils mettent en ligne pour être vus du plus grand nombre comme s’il s’agissait d’actes de bravoure ou d’héroïsme ! Ce début d’année n’a épargné personne en termes de souffrances humaines. Certaines pouvant être mises en mots, d’autres, comme la mort atroce de la petite Helena Gentil, qui ne pourront jamais l’être.

Avec le Nomination Day pour les élections municipales nous entrons de plain-pied dans la campagne électorale en vue des élections municipales du 14 juin prochain.

Le 2 mai dernier, lors de la cinquième journée à l’issue de la deuxième course , des 601,400 tickets joués au Pick 8 , 98,5 % des combinaisons n’étaient déjà plus valables dès la deuxième manche de ce type de paris. De même, sur les 621,500 combinaisons de départ, 85,4 % des tickets validés étaient déjà perdants dès la première manche du Place Accumulator. On aurait dit Hiroshima après le lâchage de la première bombe atomique par les Américains.

Alors que nous abordons inlassablement la dernière ligne droite de la préparation pour  les 9es Jeux des Iles de l'Océan Indien, quelques événements sont venus secouer le mouvement sportif mauricien et qui méritent qu'on s'y attardent.

Émergeant après cinq mois d’une longue quarantaine forcée, une partie de la ménagerie rouge a refait soudain surface au légendaire Square Guy Rozemont en début de semaine.

Le question a, avec raison, été posée la semaine dernière. Celle de savoir pour quelles raisons les mœurs de notre classe politique sont si éloignées de celles qui se pratiquent dans les grandes démocraties. Le sujet a été évoqué après les dernières élections en Grande Bretagne où deux des leaders battus se sont immédiatement retirés après avoir concédé la défaite, tandis qu’un troisième a repris son tablier une semaine après l’avoir rendu. Pourquoi on n’en fait pas autant chez nous et pourquoi les leaders politiques battus ne se retirent pas? Bonne question. Mais les comparaisons ont leurs limites et ne doivent pas s’arrêter qu’aux politiciens. Même si c’est à eux d’indiquer la voie. Un pays c’est un tout. Il a toujours les dirigeants qu’il mérite. En Grande Bretagne comme à Maurice. Contrairement à ceux dont nous sommes censés nous inspirer, nous ne sommes pas une grande démocratie, nous ne sommes pas un État-nation. Nous sommes pétris d’une toute autre culture. Notre pratique de la démocratie ne commence et ne s’arrête finalement qu’à aller aux urnes tous les cinq ans. Un point, c’est tout.

Le contrôle absolu et la manipulation de la MBC par le gouvernement PTr-PMSD avait été un des thèmes de campagne porteurs de l’Alliance Lepep aux dernières élections. Pour montrer son rejet de la MBC, transformée en boîte de propagande, le MSM avait refusé que la télévision couvre ses activités pendant la campagne électorale. Il avait été jusqu’à interdire l’accès de ses meetings aux équipes de la rédaction de la MBC. Dans tous ses meetings, l’Alliance Lepep avait dénoncé la MBC et promis, en cas de prise de pouvoir, de la transformer en télévision nationale digne de ce nom. Un peu plus de cinq mois après le changement de gouvernement, tout continue comme avant à la MBC. Ceux qui faisaient la pluie et le beau temps sous Dan Callikan sont toujours en place. Les rescapés de l’ancien régime et les protégés de l’actuel — certains employés peuvent réussir l’exploit de se retrouver dans les deux catégories ! — sont choyés sous Pritam Parmessur. Le journal télévisé est, plus que jamais, une suite de sujets sur les activités et les déclarations ministérielles, filmées en long, en large et en travers. Il n’a rien à envier à ceux d’avant le 10 décembre 2014. Les journalistes sont des brosses à reluire du gouvernement et veillent que les noms des ministres soient souvent prononcés. Les seuls changements résident dans les noms et les visages des ministres. Pour le reste, c’est du pareil au même. Au niveau technique il y a une baisse de niveau. C’est ainsi que l’on a pu voir des journalistes en train de mémoriser leur texte ou le logo de la météo se baladant sur les images du reportage montrant Navin Ramgoolam quittant les Casernes centrales.

La vie politique mauricienne, dont l’animation permanente et ses rebondissements sont proverbiaux, a été marquée cette semaine par deux images fortes qui, comme on le dit en anglais, « speak louder than words ». Nous voulons parler de celle de Paul Bérenger occupant fièrement son nouveau bureau à l’Hôtel du gouvernement et celle d’Arvin Boolell, l’index pointé vers des agents travaillistes qui le conspuent honteusement au square Guy Rozemont devant les locaux du PTr mercredi dernier.

«Gerrymandering», «Labour mandering», «marginalisation de minorités», pratiques
de «packing et de cracking principles»,«ghettoïsation», le document critique produit
par le MSM n’avait lésiné sur aucun terme pour convaincre la population - et, surtout,
la présidence de la République - que si les élections municipales du 10 décembre 2012
devaient se tenir aux termes du Local Government Act de 2011, cela mènerait à un
«déclin de la démocratie et à la désintégration sociale».

«Gerrymandering», «Labour mandering», «marginalisation de minorités», pratiques de «packing et de cracking principles»,«ghettoïsation», le document critique produit par le MSM n’avait lésiné sur aucun terme pour convaincre la population - et, surtout, la présidence de la République - que si les élections municipales du 10 décembre 2012 devaient se tenir aux termes du Local Government Act de 2011, cela mènerait à un «déclin de la démocratie et à la désintégration sociale».  lorsque tel est le cas, cette majorité a été réduite à moins de 10% «.

Dans une nécessaire démarche de clarifi er une situation confuse au sein des cinq conseils municipaux du pays, le gouvernement de l’Alliance Lepep a décidé la tenue d’élections municipales anticipées le 7 juin prochain. Normalement ces élections ne devraient avoir lieu qu’en 2017. Toutefois, la question se pose : dans quelle mesure les prochaines consultations de l’électorat urbain seraient-elles plus crédibles, plus équitables, vu que le précédent redécoupage des arrondissements imposé à travers le Local Government Act de 2011 par l’ancien régime est maintenu ?

La première manche des épreuves du championnat des 4 ans a fourni un vainqueur inattendu mais ce fut une belle course et le meilleur du jour, Kremlin Captain, dont l’entraîneur Ramapatee Gujadhur avait trouvé un engagement en or avec un poids plume — qui aurait dû être encore plus avantageux — a confi rmé ses impressionnantes capacités de finisseur à un niveau où on ne l’attendait pas pour surprendre le valeureux Nordic Warrior.

Silence is golden, dit l’adage. Parfois, se taire peut être préférable si l’on n’a pas quelque chose de décisif à dire. Et si le Weekly de l’express peut se réjouir du scoop réalisé avec l’interview d’Adeela Rawat cette semaine, on peut parallèlement se demander si cette dernière n’aurait pas mieux fait d’éviter de venir affi cher un visage de pov diab et se plaindre de ne pas avoir d’argent pour nourrir ses enfants quand on appartient à une famille connue pour son grand train de vie et dont les pratiques fi nancières ont plongé des milliers de familles modestes dans une angoisse et des diffi cultés autrement plus profondes et réelles. S’il s’agit d’attirer la sympathie et de faire pleurer dans les cases en tôle, la jeune héritière a sans doute été mal conseillée, et l’exercice fut d’autant plus vain qu’il n’apporte aucune réponse concrète sur le fond de l’affaire.

Vous lirez plus haut l’interview du président du Bar Council qui explique comment le CCID est en train d’outrepasser ses droits et de violer la loi dans certaines enquêtes. Mais il n’y a pas que les hauts gradés qui outrepassent leurs droits; de simples policiers peuvent avoir parfois un comportement qui n’a pas grand’chose à envier aux voyous. C’est ce qui s’est passé dans l’affaire Police v/s Jean François Abel qui vient d’être jugé devant la Cour de District de Savanne. En voici le résumé. En décembre 2013, Jean François Abel se rend au poste de police de Camp Diable pour une histoire de téléphone.