Opinions

«In thoroughbred horse racing, a false start occurs when a horse breaks through the starting gates before they open».
Il ne faut pas faire de mystère sur l‘incident de la quatrième course de samedi dernier et entrer dans d’inutiles débats stériles. Il y avait faux départ. Point à la ligne.
L’un des partants de la course est parti avant les autres en forçant l’ouverture des stalles, cela constitue un false start comme stipulé sous les rules of racing 136,137, 138 et 139. Avec cette donnée indiscutable, la course aurait dû être purement et simplement annulée et tous les paris remboursés. No race !

C’est l’histoire d’un homme qui, un jour, contracta un mariage un peu par défaut, un mariage a koz ki a fer comme on le dit si bien ici. Puis, en une autre saison, il crut voir se profiler un bien meilleur parti. Dès lors, il n’eut de cesse d’accumuler les vexations à l’encontre de sa partenaire, la traitant publiquement de tous les noms, proférant à tout va les propos les plus humiliants à son encontre. Mais disant qu’une rupture serait de son initiative à elle, pas de la sienne.

Je vous vois tout de suite venir. Elle est gonflée, celle-là. Elle utilise la première personne. Mais à situation particulière, réaction exceptionnelle. Comme tout le monde, je fais des rêves — pour mon pays, pour mes amis, pour ma famille, pour moi-même — dont je ne me souviens pas toujours. Comme toutes les autres personnes de mon espèce, je m’arrange très humainement d’ailleurs pour ne retenir que ceux qui sont beaux et qui me permettent d’entrevoir que du meilleur partout. Mais là, cette semaine, j’ai fait un drôle de cauchemar. Je vis toujours sur mon île, sur ce joli petit bout de terre de l’océan Indien. Comme dans toutes les organisations sociales basées sur la démocratie, il y a le pluralisme politique. Des partis les uns un peu plus importants que les autres. Ça marche parfois mais pas toujours.

Il nous joue quoi le leader historique du MMM depuis lundi dernier ? Un autre épisode de son histoire d’amour impossible avec Navin Ramgoolam qui, après l’avoir traîné dans la boue pendant des années, découvre soudain qu’ils sont liés par une alchimie ?

Il faudrait remonter loin dans le temps pour comprendre et jauger à sa juste valeur la claque cinglante que le leader mauve vient de recevoir, en plein visage, de nombre de ses propres partisans. Gaëtan Duval l’avait évitée in-extremis en 1969, quand, flanqué de tout son état-major, qu’il avait tout juste réuni à la mairie de Port-Louis avant l’annonce publique d’une coalition avec le Ptr – déjà décidée par SSR et lui, mais tout aussi contestée par d’autres membres influents de son parti ? – il fit, à la dernière minute, machine arrière.

Comme un cyclone tout à fait inattendu, la sortie (précassure du Remake 2000 ?) du MMM contre le MSM, et Pravind Jugnauth en particulier, est venue dévier l’attention du peuple sur l’intéressant débat qui commençait à s’installer autour de l’importante réforme électorale.

Les partis politiques avaient annoncé une trêve à l’occasion de la semaine sainte observée par les Mauriciens de foi chrétienne avant la fête de Pâques, célébrant la victoire du Christ sur la mort, demain.

Dans quelques semaines, la quasi-totalité de la nation mauricienne vibrera à l’heure du Mundial… En ces soirées souvent fraîches de juin, chez nous, le soleil torride du Brésil ne manquera pas de contraster et de faire monter la température dans les maisons et un peu partout dans le pays.

Il a des signes qui ne trompent pas. La fébrilité gagne déjà du terrain à tous les niveaux au Champ de Mars, et sur cette pente dangereuse, on a de quoi craindre pour le reste de la saison.

La vie politique mauricienne est riche en rebondissements et surprises. Alors que pas plus tard que samedi le Remake, d’une part, et le Parti travailliste, de l’autre, évoquaient avec enthousiasme et énergie la mobilisation prévue pour le ler-Mai, nul n’aurait pu imaginer, ne serait-ce qu’un seul instant, que le vent allait subitement tourner pour secouer suffisamment le Remake et ainsi mettre en cause son avenir.

Affreuse, macabre, c’est l’histoire de cadavres qui sont exfi ltrés d’une maison de retraite ou d’une morgue publique pour se retrouver au SSR Medical College. Organisme dont il faut rappeler qu’il est cher à notre Premier ministre qui avait procédé à l’inauguration de l’établissement en grande pompe en septembre 1999, un fait qui apparemment a complètement échappé à quelques grands donneurs de leçons sur certaines ondes alors qu’ils gagneraient à commencer par se renseigner et faire un petit peu leur homework avant de s’ériger en grand censeur ou en pourfendeur des faits et gestes d’autrui. Ceux-là se signalent surtout par leur aigreur, très ancienne, ancrée, devenue probablement pathologique et leur frustration, de tous ordres et de tous les registres. Cela ne devrait pas nous détourner du vrai débat, celui du sort réservé à des cadavres dont on dispose comme de la marchandise que l’on écoule et qu’on négocie comme tout autre produit ordinaire.

Depuis la nuit des temps, l’homme respecte la mort et place le cadavre de celui qui s’en est allé — ou qui a été appelé à entrer dans un autre cycle, une autre forme de vie — dans une sépulture où ses proches peuvent aller le pleurer et se recueillir. Le respect du mort est un concept pratiqué sur l’ensemble de la planète. A Maurice, il semblerait que ce concept ne soit plus respecté. Non seulement on « offre » des cadavres des pensionnaires d’hospices pour vieux à des écoles de médecine pour des exercices pratiques, mais on assiste, depuis quelque temps, à une épidémie de profanation de sépultures. Pas celle des tombes simples surmontées d’une petite croix, mais les grands caveaux richement ornés. Les profanateurs auraient-ils une conscience de classe ?

Les débats autour du White Paper (ou Consultation Paper comme véritablement indiqué sur la couverture du document) du Premier ministre sur la réforme électorale ont à peine commencé que déjà, avec une suffi sance intellectuelle dont ils semblent détenir la marque déposée, certains milieux s’agacent que tout un chacun voudrait s’ériger en expert dans le domaine. Des insultes comme “ti vermine” ou encore “ignorants” ont été lancées contre des empêcheurs de danser en rond sous prétexte qu’ils sont incapables de comprendre les formules mathématiques de Rama Sithanen en faveur de la Représentation proportionnelle (PR).

Le trafic de cadavres allégué impliquant un hospice pour personnes âgées et une école de médecine continue à dominer l’actualité. Est-ce que le simple fait qu’il s’agit d’« unclaimed bodies », livrés à des fins d’études pour la formation des étudiants en médecine, justifie de telles pratiques ? Est-ce qu’un corps humain inerte perd son identité, ou plus précisément toutes ses identités, et sa dignité, dès lors qu’il n’est plus reconnu par un membre de sa famille ?

Les regards de tous les démocrates du monde sont tournés depuis le début de la semaine vers la Grande Péninsule où quelque 815 millions d'électeurs sont appelés aux urnes jusqu'au 12 mai prochain.

120 millions de roupies au loto cette semaine après la mythique cagnotte de Rs 100 millions de la semaine dernière, cela fait rêver l’ensemble de la population mauricienne. Les turfi stes aussi sans doute. Mais cette manne n’a en fait que très peu d’infl uence sur leurs habitudes car il semble qu’ils aient maintenu leur budget hebdomadaire dans le jeu aux courses. Une rapide analyse comparative des journées de la Duchesse de 2013 et 2014 au tote montre des éléments intéressants dans la mesure que, toute chose étant égale, les niveaux des enjeux au win tournent en moyenne autour de Rs 2, 3 millions par épreuve et les exotic bets sans l’effet carry forward autour de Rs 5,5 millions par journée. Ce chiffre est pratiquement identique d’une année à l’autre.

Depuis que l’affaire a été révélée au jour via les colonnes du Mauricien en fin de semaine dernière, et repris depuis par d’autres médias, ce qu’il convient d’appeler désormais le « trafic de cadavres » à des fins médicales et scientifiques n’en finit pas de défrayer la chronique, et à juste titre d’ailleurs.

De tous les trafics et scandales mis au jour par les autorités policières – et Dieu sait s’il y en a eu ces derniers mois –, celui qu’on présente comme le « trafic de cadavres » est, de loin, l'un des plus choquants. Nous faisons confiance à la police pour mener l’enquête jusqu’au bout, et éclairer le public sur ce qui passe ainsi que sur les lois qui ont été enfreintes.

Très intéressante l’évolution du débat sur les propositions de réforme électorale de Navin Ramgoolam. Mine de rien, on avance. Lentement mais sûrement. Il y a le mode de désignation des nouveaux entrants au Parlement, leur nombre, le seuil d’éligibilité à la proportionnelle, la manière de comptabiliser les votes et autres menus détails qui sont âprement discutés en ce moment. C’est bien. Entre le PTr et le Remake — on ne peut plus maintenant parler du seul MMM puisque son partenaire le MSM est également partant pour des contre-propositions communes —, la discussion progresse et la plupart des partis représentés à l’Assemblée n ationale, à l’exception notable du PMSD, ont déjà exprimé leur opinion et leur position.