Opinions

Comment se porte la politique, celle des « grands partis » ? Comme d’hab, Bérenger n’arrête pas d’annoncer la prorogation du Parlement et les élections anticipées. Ramgoolam ne rate pas une occasion pour rappeler que son mandat va jusqu’au premier tiers de 2015 et que «élections napa derrière la porte».

Jamais le choix d’un rassemblement pour le Club Maurice en partant pour une compétition majeure a sied parfaitement avec la situation dans laquelle se retrouve la délégation mauricienne.

Un mini-auto-amendement s’impose sur l’épisode relaté dans mon Billet de la semaine dernière concernant “l’alliance-chaussettes”. Un militant de la première heure – il en existe encore des tas et même que ça, pourrait-on dire ! – me rappelle une version différente de l’échange de chaussettes entre SGD et PB dans les années 70.

La criminalité est en baisse. C'est la presse qui déforme les faits. Paroles du Premier ministre qui procédait hier à une cérémonie pour marquer l'entrée en fonction de 977 nouvelles recrues de la force policière. Avant de discuter des propos du ministre de l'Intérieur, une question s'impose. Près d'un millier de policiers supplémentaires, c'est pour quoi faire? Cela ne rime à rien, si c'est pour augmenter le nombre de jeunes recrues sans préparation psychologique adéquate et qui sont tellement vite écrasés par le système qu'ils choisissent de mettre fin à leurs jours, si c'est pour suivre le bon exemple de ceux qui les ont précédés dans des activités de Ponzi, ou dans le milieu hippique. Et si c'est pour être inspiré par un commissaire de police qui n'a rien trouvé de plus urgent à faire que de demander aux collectivités locales de restreindre l'accès de leurs infrastructures aux manifestants et autres grévistes de la faim, les jeunes recrues sont vraiment mal parties. A une telle académie, pas étonnant que, quoi qu'on en dise ou qu'on fasse dire aux statistiques, les résultats ne soient guère probants. Et pas encore rassurants.

… qui les corrigera ? Quelles instances peuvent s'atteler à remettre les parents sur le droit chemin, leur réinculquer les valeurs et principes de base qu'ils ont omis de transmettre à leurs chers petits, qui font la pluie et le beau temps ces temps-ci ?

Alors que l’on s'apprête à passer en revue la semaine écoulée, on ne peut s'empêcher d’avoir une pensée spéciale pour toutes les victimes tombées sous les feux israéliens depuis le début de l'opération baptisée « Bordure protectrice ».

Les récents événements ont, semble-t-il, calmé les ardeurs des manipulateurs de l’ombre puisque, sur la piste, le comportement collectif est en nette amélioration, même s’il reste ici et là des jockeys qui confondent leur rôle de pilote à celui de «mission man» et, à ce titre, le jockey Benedict Woodworth a tout intérêt à se ressaisir s’il ne veut pas subir les foudres des autorités. Son passif à ce titre est déjà éloquent. On attend plutôt de lui qu’il nous régale de son talent, comme l’a fait samedi dernier l’expérimenté Damien Oliver, qui a su rappeler aux puristes que les courses c’est un beau sport et que la maîtrise de son art relève du talent, mais aussi d’une volonté de bien faire.

Un juge avait à trancher entre le bagout d’un noble et la parole d’un gueux. Entre le puissant et le misérable, il se montra fort affable avec l’un. De quoi écrire une fable…

L’amendement à la Constitution voté vendredi aurait dû avoir été soutenu par l’ensemble du Parlement, des partis politiques et des Mauriciens. Malheureusement, c’est dans une atmosphère de campagne électorale, avec ce que cela comporte d’insultes, d’attaques, de dénonciations et de calomnies que le débat a eu lieu.

Le Mauritius Turf Club (MTC) est plus que jamais au pied du mur. Après le scandale autour de la course de Gemmeyze Street et du départ de notre pays, tel un fugitif, du jockey brésilien Fausto Durso dans des circonstances qui méritent d’être expliquées, une nouvelle affaire: celle d’une confidence de l’administrateur du MTC, Jeenarain Soobagrah à l’Italien Guiseppe Parisi lors d’une réunion dans les bureaux privés du Président du MTC, Gilbert Merven  à la rue Madame où se trouvait aussi l’autre administrateur du MTC, Jean Marc Ulcoq.

Il y avait comme un étrange sentiment vendredi soir après le vote pris sur l’amendement constitutionnel qui permettra aux candidats qui le veulent de ne pas décliner leur appartenance ethnique à la prochaine élection générale. C’était presque l’unanimité au moment crucial du vote alors que les débats qui avaient précédé étaient quelques fois assez vifs et assez vilains même. Sur les 67 élus présents, en l’absence des deux députés du MSM Nando Bodha et Prithviraj Roopun, 63 ont voté pour, avec une seule voix qui s’est prononcée contre, celle de Cehl Meeah. Les trois députés du PMSD, qui ont tous pris la parole pour commenter l’amendement, se sont abstenus.

On dit toujours que les vacances sont bonnes pour la santé. On y revient généralement tout frais - les autres frais compris ou non - dansde bonnes dispositions, tout à fait requinqués. Des fois aussi, on l’aura constaté, complètement ou ‘pauliment reteintés’. En pensant déjà que les prochaines vacances ne seront peut-être pas de tout repos, surtout dans ces ‘bases’ mouvantes qui se sont révélées quelque peu incertaines ces jours-ci...

Depuis plusieurs semaines déjà, les incidents impliquant élèves et étudiants – tantôt entre eux, tantôt avec le personnel enseignant, entre autres – se succèdent et sont, hélas !, en nette augmentation. Ces actes sont continuellement dénoncés et abordés dans les médias, sous toutes les coutures, qu'il s'agisse des faits survenus ou des débats autour de la question avec, en point de mire, le besoin de comprendre les agissements de ces jeunes, de savoir ce qui les pousse à recourir à tant de violences et de comprendre la pente dangereuse empruntée dans cette spirale infernale…

La loi bipartisane visant à amender la Constitution afin que les candidats qui choisissent de ne pas décliner leur communauté ne soient pas disqualifiés par la Commission électorale a été adoptée hier soir au terme de trois séances de débats.

Un lourd silence et une gêne pesante planent désormais au Champ de Mars après l’onde de choc qui a suivi la monte scandaleuse de Gemmayze Street il y a deux semaines. La communauté des turfistes est comme abattue, à l’instar du peuple brésilien après l’échec cuisant de son équipe nationale de football lors de la présente Coupe du Monde, dont le présent déroulement a sans doute canalisé ses frustrations à répétition et contribué à désamorcer sa profonde colère.

Kan mantalite zougader fer lekours ar ti-lespri, kan mediokrite depas poto an premie, kan pouvwar larzan selebre so larogans, ki leritaz reste pou nou zanfan ?   
 

Être insulaire condamne-t-il à penser et à faire petit? Ti zil, ti punch, ti-labière, koz-kozé, mini-amendement. Tout rêve d’envergure serait-il illusoire? Vendredi à l’Assemblée nationale, la montagne semble avoir fi nalement accouché d’une souris. Et la promesse longuement agitée de reforme électorale conséquente a abouti à la proposition d’un petit amendement à la Constitution, visant tout juste à autoriser la candidature aux élections législatives de ceux qui ne désirent pas déclarer leur communauté.

Ainsi donc, l’amendement à la Constitution pour modifi er la loi électorale n’a pas encore été voté. Et pourtant, c’est pour le rédiger que le Parlement a été prorogé par le Premier ministre avec le soutien – pour ne pas dire la complicité – du leader de l’opposition. Selon ces deux grands démocrates, il fallait mettre le Parlement en congé pour la rédaction de l’amendement qui, en fait, a été le travail de seulement deux parlementaires. Le fait que le chef du gouvernement et le leader de l’opposition qualifi ent cette modifi cation au texte de loi de Mini amendement donne une idée de l’importance réelle qu’ils y attachent. On l’a compris: ce qui les intéresse, c’est de conclure une alliance électorale qui permette au PTr de rester au pouvoir et au MMM d’y accéder. D’ailleurs, les mamours entre Navin Ramgoolam et Paul Bérenger au Parlement, mercredi, l’ont bien démontré. Ils ne veulent que se partager le pouvoir. Le reste n’est que de grandes déclarations qui ne veulent pas dire grand-chose et qui n’abusent personne. Arrêtons, donc, de donner de l’importance à ce mauvais mélo pour nous intéresser, ce dimanche, à un autre feuilleton: le mauvais fonctionnement des services de police avec deux exemples précis.

Il n’y a aucunement lieu de répéter comme des perroquets après le Premier ministre et le leader de l’opposition — entre guillemets — que le mini-amendement constitutionnel qui fi nira par être voté à majorité demain à l’Assemblée nationale est une avancée “historique” dans le combat contre le communalisme dans notre pays. La société mauricienne ne doit d’ailleurs rien dans ce combat à Navin Ramgoolam, ou à Paul Bérenger. Ce qui est, par contre, déjà historique, même si c’est pour le moment une victoire minimaliste par rapport à l’objectif qu’il s’était fixé, c’est la belle bataille qu’ont menée jusqu’aux Nations unies le jeune mouvement progressiste Rézistans ek Alternativ et son corollaire le Bloc 104. Il faut encore et toujours rappeler aux générations futures que c’est sous une constante pression de ce mouvement, ici et à la tribune new-yorkaise, à coups de triques, que le gouvernement de Ramgoolam et l’opposition bérengiste, qui représentent les grands décideurs à l’Assemblée nationale, ont dû céder.