Opinions

En dehors des seuls deux généraux en chef de la nouvelle alliance et sans doute de quelques-uns et rares de leur garde rapprochée, aucun des 935,000 + d’électeurs que compte notre République ne sait encore précisément à quelle date il sera convié pour le grand festin qu’on a fait mijoter à son intention des mois durant. Cependant, le tintement de la petite clochette invitant les convives à passer à table ne saurait maintenant plus tarder, avec l’apparition des banderoles rouges-mauves, qui, à peine installées, ont déjà essuyé de petits contrecoups au pinceau, la main invisible de tuni minuit – sans ‘o’, celui-là – ayant passé par là…

Rezistans ek Alternativ va présenter soixante candidats aux prochaines élections. Ouf, enfi n une bonne nouvelle. Ce qui devrait laisser le choix aux électeurs entre la nouveauté et la fraîcheur et les partis traditionnels qui, en plus de leur incessant jeu de chaise musicale, ont transformé, pour certains, leur propriété personnelle en cartel familial. Avec des pères, des fi ls et des cousins se disputant les investitures et les bonnes places à prendre. Selon les bonnes vieilles habitudes qui avaient jadis cours dans le secteur privé et qui subsistent encore dans certaines entreprises. A voir l’appétit de certains à entrer dans les souliers de leurs géniteurs, c’est à croire qu’on a changé de siècle et que l’on est revenu au système féodal.

Maintenant que les principales alliances sont conclues, il faut attendre les programmes et la liste des candidats pour vérifi er si les déclarations préalliance seront respectées et surtout appliquées. Que toutes les alliances ne se contentent pas de respecter les « réalités électorales », c’est-à-dire le communalisme, le castéisme et les lobbies. Les listes de l’alliance PTr/ MMM montrent que le partage des tickets n’a pas été fait uniquement en termes de nombre mais surtout pour respecter à la lettre les règles et les équilibres, non écrites, des « réalités électorales » pour le choix des candidats.

Alors que de part et d’autre dans notre petit paradis, à l’approche de la période normalement festive de fin d’année, les alliances multiplient fébrilement leurs efforts en vue des prochaines législatives, plusieurs interrogations demeurent en suspens.

À un peu plus d’une semaine de la dissolution attendue de l’Assemblée nationale, qui devrait intervenir autour du 6 octobre, les principales forces qui s’affronteront pour les prochaines élections générales sont déjà sur la ligne de départ, dont  l’alliance Ptr-MMM, qui est déjà opérationnelle.

Apparemment tout le monde n’a pas fait la trêve de l’ICRAV si l’on tient compte du déroulement de certaines courses de dimanche dernier où nous avons trouvé par exemple un «petit» Johnny Geroudis. Comme les commissaires des courses n’ont rien trouvé de rédhibitoire contre lui, quoique les temps fractionnés de la course de Dee Major ne plaident pas en sa faveur, nous mettrons tout cela sur le compte d’un off-day et rejetons, jusqu’à preuve du contraire la rumeur qui enfle au Champ de Mars à l’effet qu’il a, lui aussi, «joined the club».

Plus que n’importe quel discours bien écrit ou n’importe quelle analyse argumentée, ce sont les photos qui ont montré, cette semaine, à quel point les politiciens mauriciens peuvent affirmer tout et son contraire, avaler ce qu’ils ont craché sans que cela ne leur pose le moindre problème. Cela s’est passé mercredi dernier, en début de soirée, dans un hôtel à Ébène. Les notables du MMM rencontraient officiellement ceux du PTr pour un premier contact au terme de plusieurs mois de koz-kozé dont nous avons pu assister aux moindres soubresauts grâce aux comptes rendus réguliers de Paul Bérenger. Les sourires, les éclats de rire, les poignées de mains n’ont pas manqué. Les embrassades aussi. Même si on a eu parfois le sentiment qu’ils étaient un peu forcés. Faits pour les caméras de la presse. C’était comme si ces hommes et ces femmes qui, depuis dix ans, s’insultent copieusement au Parlement, dans la presse et dans les meetings, montraient tout ce qui les opposaient jusqu’à hier. Le spectacle de cette grande camaraderie était surréaliste, la mémoire ne parvenant pas à oublier, le temps d’un get together, dix années d’insultes, de dénonciations, d’accusations de toutes sortes. Voir Rajesh Bhagwan faire la bise à Nita Deerpalsing, Paul Bérenger serrer la main de Patrick Assirvaden, Ariane Navarre Marie sourire à Kalyanee Juggoo, Reza Uteem échanger quelques mots avec Anil Bachoo, ça valait le coup d’œil. Ce spectacle aussi irréel qu’il ait pu l’être démontre surtout une chose : nos hommes et nos femmes politiques sont capables de beaucoup de reniements pour arriver ou rester au pouvoir.

Une élection, parfois, peut réserver bien des surprises.
À l’heure des mariages déraisonnants, nos dirigeants politiques gagneraient peut-être à ne pas l’oublier. Jugez-en plutôt.
Le 27 mai 2010, l’Islande connaît ce que son Premier ministre lui-même qualifie de véritable “choc”: aux élections municipales devant consacrer le maire de la capitale Reykjavik, les partis traditionnels sûrs de leur pouvoir sont littéralement balayés par une toute nouvelle force, à savoir une formation appelée Le Meilleur Parti mené par un humoriste du nom de Jon Gnarr et regroupant ceux qui se décrivent eux-mêmes comme des anarcho-surréalistes

Maurice n’est sans doute pas le seul pays au monde où existe un phénomène récurrent, qui ne pourrait d’ailleurs être mieux décrit que dans ces deux mots de notre langue créole: “efase refer”.

L’alliance PTr-MMM était improbable. Elle est désormais chose faite. Voir les dirigeants des deux formations ensemble relevait de l’impossible. Comme de vieux potes, ils ont, mercredi, socialisé. Qu’ils se fassent la bise à la première rencontre est une image que l’on ne pensait jamais entrevoir. Sans être outrancièrement familiers, ils ont vraiment brisé la glace, certains plus que d’autres, tous les dirigeants rouges et mauves n’étant pas aussi expansifs que Patrick Assirvaden et Rajesh Bhagwan. Que l’on soit pour ou contre cette alliance, maintenant qu’elle est conclue, il s’agit de la juger sur son comportement, sur ses intentions et sur son programme.

La semaine hippique qui vient sera marquée par la conférence de L’ICRAV 2014 qui se tient au Sugar Beach Resort & à La Pirogue, du 20 au 27 septembre et place notre pays sur la carte mondiale hippique. A cette occasion, nous faisons exceptionellement abstraction des problèmes d’actualité sur le plan local, notamment la motion de blâme à l’encontre du Président du MTC que nous commenterons dans une prochaine édition.

La mise en place d'un Comité Régional Olympique Sportif (CROS) à Rodrigues continue d'alimenter les débats. Particulièrement après la réponse du Comité Olympique International (COI) au Mouvement Sportif Rodriguais (MSR) le 8 septembre dernier. Jérôme Poivey, Head of Institutional Relations and Governance de cette instance a fait comprendre que c'est au Comité Olympique de Maurice (COM) de décider de la mise en place ou non, d'un CROS à Rodrigues. Mais avec les nouvelles déclarations de presse de son Président, Philippe Hao Thyn Voon, lors de la semaine écoulée, on comprend que le COM n'est pas prêt d'accepter cette éventualité.

La création de The Ombudsperson for Sports  en vertu de la Section 42 du Sports Act 2013 pour régler les confits avant que ces derniers n’aillent devant les tribunaux - dont le fameux TAS (Tribunal d’Arbitrage du Sport) mauricien qui n’a pas encore vu le jour 10 mois après l’entrée en vigueur de la loi – se voulait être une démarche pour mettre fin dans les plus brefs délais à toute situation qui pourrait influer négativement sur l’avancement d’une discipline. Voire la préparation d’une sélection nationale.

La suspension de trois personnes, dont deux membres de la Fédération mauricienne de basketball (FMBB), à la suite de l’assemblée générale de dimanche dernier, pousse à plusieurs interrogations.

Le suicide de Mahima Joory, 13 ans, survenu le mercredi 10 septembre, continue inévitablement d'interpeller. On ne met pas ainsi fin à une vie qui démarre à peine alors qu'on devrait, à son âge, se laisser happer par les plaisirs innocents.

La coalition MMM-Ptr entre officiellement en  opération aujourd'hui avec la signature du protocole d'accord entre Navin Ramgoolam et Paul Bérenger et la publication du texte de l'accord qui liera politiquement et moralement les deux partis durant le prochain mandat gouvernemental.

Que l’alliance PTr/MMM puisse susciter critique, suspicion, rejet ou dégoût ne fait aucun doute. Il n’est jamais évident ni facile à expliquer et encore moins à justifi er que l’on puisse s’allier avec ceux que l’on a vilipendés pendant dix ans en se posant en recours et alternative. C’est ce qui explique que l’on entend des critiques très dures contre le leader du MMM. Certaines sont posées, argumentées, mais il y a aussi eu des énormités qui sont loin de faire honneur au débat démocratique de ce pays.

Samedi dernier, lors d’une conférence de presse, Navin Ramgoolam a pris un peu plus de quinze minutes à parler du partage des pouvoirs entre le Président et le Premier ministre au sein de la future coalition PTr/MMM. Comme d’habitude, Paul Bérenger a pris plusieurs quarts d’heure pour donner sa version de la pensée ramgoolamienne. Il ressort des déclarations de Navin Ramgoolam que sous un éventuel régime PTr/MMM les pouvoirs du Président seront augmentés et ceux du Premier ministre réduits.

Depuis des lustres, nos forces de l’ordre – police, SMF et autres soldats du feu et de l’eau confondus – nous ont habitués à divers exercices de simulation qui se déroulent aux quatre coins de l’île, et ce sans la moindre anicroche. Un des buts avoué de ces opérations régulières étant justement de sensibiliser la population et la préparer à faire face à toute situation, aussi extrême qu’imprévue : catastrophe naturelle, venant du ciel ou de l’océan, voire même une menace terroriste venant de l’extérieur. De plus, cette pratique vise à garder en état d’alerte permanent et surtout en pleine forme physique les of