Opinions

Décidément, certains de nos ministres semblent avoir un tempérament de guerrier ces jours-ci. Après le Premier ministre qui s’en prend, à chaque fois qu’il en a l’occasion, aux Américains; après le ministre de la Bonne Gouvernance qui tire sur les hommes de loi aussi bien que sur les détenteurs du SGCB qui « éna largent la drogue », c’est au tour du ministre de la Femme et de l’égalité du Genre de se lancer dans la bataille. Contre rien de moins qu’une marque de boisson gazeuse internationale, s’il vous plaît. Mais hélas pour elle, la ministre a raté une bonne occasion de se taire et de ne pas se rendre ridicule.

Il y a comme une soudaine poussée de censure dans ce pays. Ou une résurgence d’une certaine idée de la morale ou de la pudibonderie qui se cachent, comme toujours, derrière ce qui est présenté comme de bonnes intentions. Comme lorsqu’un ministre de l’ancien gouvernement avait été très perturbé par une publicité de Benetton montrant une femme assise sur un homme, tous deux vêtus, et qu’il avait fait bannir de nos billboards. Il a fallu cette fois qu’une dame, venue de nulle part, s’autoproclamant féministe et spécialiste du genre, pour ce que cela signifie vraiment, s’offusque d’une publicité et la taxant de sexiste pour qu’elle soit retirée.

Le Centre for Research on Slavery and Indenture (CRSI) inscrit, semble-t-il, son 10e anniversaire dans une nouvelle dynamique, où les projets se multiplient tant au niveau de la recherche que des efforts en matière de formation et de dissémination de l’information. Quoique, sur ce dernier point, la route soit encore longue pour que les autres institutions concernées jouent leur rôle.

Ces 10 derniers jours où le froid battait son plein, l'hiver étant à son apogée, et où chacun d'entre nous cherchait par tous les moyens possibles de se calfeutrer et rester au chaud, dans la banlieue de la capitale, Nageem a claqué des dents et senti ses os givrer. Il n'était hélas ! pas le seul, puisque la plupart des sans domicile fixe (SDF) et sans-abri ont vécu ce même calvaire…

La possibilité, pour la première fois depuis des temps immémoriaux, de pouvoir faire l’ascension de la montagne du Morne librement et sans avoir à solliciter l’autorisation des maîtres des lieux, à partir de ce 24 juillet, fera date dans les annales de Maurice. Elle marque la fin d’une révolte et d’une frustration qui aura duré beaucoup trop longtemps. Ainsi il a fallu attendre huit ans après le classement de la montagne et de son environnement sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco en tant que “Paysage culturel du Morne” pour qu’enfin on puisse avoir accès au sommet de cette montagne contrôlée par une riche famille de la région de Rivière-Noire. Pourquoi aura-t-il fallu attendre autant d’années alors qu’il suffisait d’un simple décret ministériel, en l’occurrence du ministre des Terres et du Logement Showkutally Soodhun, pour qu’un espace suffisant soit ouvert afin de pouvoir parvenir à une voie d’accès et à un sentier menant jusqu’au sommet de la montagne ? Espérons que ce mystère pourra être élucidé dans un avenir pas trop lointain. Certes l’État n’a pas droit de propriété sur toute la montagne, mais la possibilité donnée aux Mauriciens de la gravir (l’accès sera inauguré demain par le Premier ministre adjoint, Xavier-Luc Duval) constitue une avancée historique dans la lutte menée par les descendants d’esclaves.

Pour trouver de bonnes nouvellesconcernant l’hippismemauricien, il faut plutôt tourner sonregard vers l’étranger. Et c’est deHong Kong, la référence mondialeen matière hippique qu’elles nousarrivent. Une fois de plus c’est lejockey mauricien Karis Teetanqui a fi èrement fait briller le quadricoloreen prenant une brillantetroisième place au championnatdes jockeys pour l’année hippique2015/2016 avec 47 victoires. Après des débuts tonitruants en 2013/14lorsqu’il décrocha 50 victoires, saperformance l’année dernière, sadeuxième saison, fut plus laborieuseavec seulement 26 succès.

 Le remboursement du Super Cash Back Gold de la BAI est en train de tourner à la saga pour ceux qui suivent l’évolution de la situation de loin. Pour ceux qui avaient placé leurs économies dans ce plan d’assurance et qui vivent la situation en direct, il a déjà dépassé le stade du cauchemar éveillé. Ils n’en peuvent plus pour certains d’aller aux bureaux de National Property Fund Limited pour essayer de se faire rembourser une partie, une petite partie seulement, de leurs économies pour pouvoir survivre. Une des victimes raconte : « Mon épouse s’est rendue hier à NPFL et, avec d’autres personnes présentes là-bas, a exigé de voir le CEO qui ne voulait même pas les recevoir. Quand finalement il s’est pointé, toutes ces personnes ont exhibé leur clearence de la MRA en réclamant une justification du pourquoi du renvoi des dossiers à la FIU, mais aucune explication n’a été donnée et tout le monde est retourné bredouille. En outre, des clients de la BAI qui avaient rendez-vous aujourd’hui même à NPFL pour prendre leur chèque ont trouvé la porte fermée et il y a des cas rapportés à la radio de chèques mal remplis qui ont été refusés par les banques. » Les doubles victimes de ce plan d’assurance — double  parce qu’après avoir été piégées par la BAI ils le sont maintenant par ceux qui disent avoir fait fermer la BAI pour les protéger — sont dans la même situation depuis plus d’une année. Au lieu de régler leur problème, on les a transformées en une balle de ping-pong que NPFL et la FIU se renvoient, après parfois un passage dans les locaux de la MRA et entre les déclarations contradictoires du gouvernement.

On s’est ligué, on a beaucoup agi en coulisse pour que l’information soit, au pire, contrôlée et, au mieux, tue. Pour que le cover-up puisse tranquillement se réaliser. Mais l’affaire a d’abord été étalée dans Le Mauricien du 25 juin avec tous ses détails les uns les plus scabreux que les autres. Et situation paradoxale, ceux qui ont l’habitude de se jeter sur ce genre d’histoire ont, curieusement, joué aux abonnés absents en espérant que l’affaire finisse par se faire oublier. Mais Rajesh Bhagwan, dont on ne dira jamais assez ce que le fonctionnement démocratique du Parlement lui doit, a relancé toute l’affaire cette semaine à l’Assemblée nationale. Ce qui a permis d’établir à quel point le cover-up a été savamment orchestré.

Cela fait plusieurs années que la directrice de la Mauritius Family Planning Welfare Association (MFPWA) martèle ces mêmes propos : les grossesses précoces sont en hausse. Au point où l’on viendrait à penser que Vidya Charan se répéterait. Ou si elle se contente de nous seriner le même refrain à chaque occasion qui se présente, peut-être en manque d’inspiration ou faute de données nouvelles.

Cette fin de semaine a été marquée par un consensus entre le gouvernement, l'opposition et les Chagossiens sur la ligne à suivre dans la lutte en vue de permettre à Maurice d'exercer son droit sur la souveraineté sur les Chagos, bafoué depuis 1963, et le droit des Chagossiens de retourner aux Chagos.

Nous ne nous attarderons pas sur la déontologie qui veuille qu'un journaliste de la Mauritius Broadcasting Corporation (MBC) puisse occuper les fonctions de président d'une fédération nationale. Nous ne nous attarderons pas non plus sur la connivence qui peut résulter de cette situation par rapport à la couverture télévisuelle du sponsor principal du sport mauricien, le ministre de la Jeunesse et des Sports. Ni ne nous attarderons-nous sur les connaissances du judo mauricien de Josian Valère. Un peu comme Richard Papie (lutte), il a comme seule réussite à ce jour d'avoir mis à ruine sa discipline. Par contre, nous nous attarderons légèrement sur le soutien dont bénéficie le journaliste de la MBC, élu président de la Fédération mauricienne de Judo depuis 2013 et destitué le 28 juin dernier.

« An inquiry was held into the handling of The Deacon. Trainer Rousset explained that this gelding had pleased in the lead up to the race, as such he was expecting a good run of the latter. He added that this gelding had shown some pace in South Africa, as such he instructed jockey David to endeavour to jump and get the gelding into the race and secure a position just behind the leaders. Jockey David explained that being sluggish at the start he found himself racing further back in the fi eld than expected.

C’est le Premier ministre qui, à son âge avancé, a voulu revenir aux affaires. Le peuple l’a plébiscité comme Premier ministre et il doit désormais en assumer pleinement les responsabilités et tout ce qui va avec, les inconvénients comme les avantages. Or, chaque semaine à l’Assemblée nationale, juste après avoir lu ce qui a été écrit comme réponses liminaires aux interpellations, il montre son impatience et son peu de volonté à affronter les questions supplémentaires.

Trois Lords de la Cour suprême du Royaume Uni se sont donc prononcés, il y a quelques jours, contre l’appel interjeté par Olivier Bancoult au nom du Group Réfugiés Chagos (GRC). Celui-ci contestait le verdict de la House of Lords, en 2008, qui déclarait légale l’interdiction du retour des Chagossiens dans leur archipel. La GRC et leur avocat Robin Mardemootoo étaient pourtant confiants d’avoir joué, cette fois, une carte décisive.

Nous n'allons pas aller jusqu'à corriger un prénom. Mais d'emblée, disons que les réponses du Premier ministre sir Anerood Jugnauth à l'Assemblée nationale mardi dernier à une question du député Rajesh Bhagwan étaient de toutes évidences incomplètes. Qui plus est, elles nous ont appris que soudainement le gouvernement n'a plus l'intention de rendre public le rapport, qui a coûté aux contribuables plus de Rs 10 millions, soumis par les deux Britanniques Georges Ben Gunn et Paul Scotney.

Maintenant que le mois sacré du ramadan, marqué par la dévotion habituelle des Mauriciens, s'est terminé et s'est conclu par la fête de l'Eid-ul-Filtr, célébrée dans la joie, les regards sont maintenant tournés vers le Budget 2016-2017 que doit présenter avant la fin du mois le ministre des Finances, Pravind Jugnauth. Au-delà de l'exercice comptable consistant à faire adopter les dépenses et les recettes du gouvernement pour l'année à venir et les débats parlementaires consistant à décortiquer les dépenses gouvernementales durant l'exercice écoulé, le Budget arbore toujours une dimension particulière. Car chaque Budget – tenant en compte l'environnement politique, économique et social, tant sur le plan local qu'international – a sa spécificité propre.

L’affaire Callow continue à faire les manchettes de l’actualité hippique mauricienne car les zones d’ombre demeurent sur les circonstances de son départ précipité et surtout parce que les parties concernées se renvoient la balle quant à leurs responsabilités et leur rôle dans ce manquement de taille qui a fait l’objet d’une PMQ au parlement le 28 juin dernier.

Il est des réponses que l’on n’aimerait jamais avoir à entendre, surtout lorsqu’elles émanent de responsables de portefeuilles ministériels. Anil Gayan – pour ne pas le nommer –, s’est en effet une nouvelle fois illustré à la commission d’enquête sur la drogue. Après s’être prononcé contre la dépénalisation du gandia, ce dernier a en effet répondu au président de la dite commission, Paul Lam Shang Leen – pour le nommer –, qui lui demandait s’il ne faudrait pas dans ce cas bannir également l’alcool, qu’un consommateur d’alcool, contrairement à celui de cannabis, pouvait, lui, dessaouler… Tiens donc ? Première nouvelle. Eh bien tant mieux pour les alcooliques, ils pourront continuer à vider leurs verres tout en se gargarisant de ces paroles apaisantes. Il en ira sans doute de même pour les producteurs de ces ô combien précieux breuvages, qui à défaut de remplir leur gosier rempliront tout au moins leurs caisses.

Qui dirige ? Qui décide ? On est obligé de se poser la question depuis qu’est devenue récurrente la politique de deux pas devant et trois grands pas derrière. C’est l’approximation à tous les étages. Le ministre Ashit Gungah avait annoncé un train de mesures pour réguler le segment reconditionné du marché de l’automobile. Cela allait tellement loin que cela ressemblait à une capitulation devant le lobby du neuf qui, puissant, réussit, quel que soit le gouvernement, à attirer ses membres les plus influents à des ouvertures de showroom. Devant les protestations des opérateurs du seconde main importée, révision de copie et adoucissement des décisions. Fallait-il que cela se passe ainsi ? N’aurait-il pas été mieux de consulter avant de décider ? C’est si difficile que ça de gérer dans le dialogue ?