Opinions

Une semaine après la grande levée de boucliers des médias, suivant la mobilisation de la société civile impliquée dans la lutte contre la toxicomanie et l’abus des substances nocives, force est de constater que le ministre de la Santé, Anil Gayan, ne semble pas véritablement disposé à donner quelque importance à ce dossier…

Les sourires et la joie de la tribu des Gujadhur, superbement fl eurie de dames et d’enfants autour de leurs multiples trophées à leurs pieds, rappellent les plus grands moments du sport hippique mauricien. Ceux où la foule ravie applaudit et acclame les vainqueurs, ceux où les meilleurs l’emportent sur leurs adversaires valeureux et enfi n ceux où le Champ de Mars communie dans un même élan pour une même passion : des courses propres et limpides.

La célébrité peut-elle réellement aider à faire avancer une cause? C’est encore la question que pose l’annonce, cette semaine, de la présence d’Amal Clooney au sein de l’équipe de légistes défendant le dernier cas entré par les Chagossiens du groupe Bancoult devant la Cour suprême de Londres.

Nous aurions aimé consacrer notre carnet sur cette décision hautement contestable des autorités gouvernementales sur le non-renouvellement du contrat de Cédric Ségeon, mais il semblerait que les dés sont jetés. N’empêche que ceux qui ont pris cette décision donnent la nette impression qu’ils ne comprennent absolument rien dans le sport hippique, et qu’ils sont en train de faire exactement comme les décideurs du jour. C’est-à-dire, prôner une politique de vengeance sans même respecter les droits fondamentaux de ceux qu’ils persécutent pour des raisons que la raison même ignore. Passons…
L’homme de loi Raouf Gulbul, aujourd’hui à la tête de la Gambling Regulatory Authority aurait pu ou aurait dû s’interposer devant cette parodie de justice. Mais comme pour un ministre, un nominé politique doit fermer sa gueule ou partir. Il a choisi de rester dans sa coquille, puisque au-dessus de lui, il y a... plus fort et surtout plus puissant. Si on peut l’’excuser’ car il ne sait pas ce qu’il fait, par contre on ne peut en dire autant pour le Mauritius Turf Club, qui est revenu sur sa décision en autorisant la participation des chevaux de Paul Foo Kune à la 13e journée.
Peut-on d’ores et déjà dire que Paul Foo Kune a finalement fait plier le Mauritius Turf Club, voire le faire abdiquer? Plus d’un turfiste sont de cet avis et n’ont pas du tout apprécié la décision du MTC de laisser courir les chevaux du propriétaire le plus controversé de cette décennie et dont l’absence, ces deux ou trois dernières semaines, avait donné une lueur d’espoir. Nous avons cru dur comme fer que le MTC avait fermé l’épisode Paul Foo Kune de facon définitive. Or il semblerait que la politique a de solides entrées au Champ de Mars.
Visiblement, les tractations à divers niveaux ont fini par porter leurs fruits et comme Moise l’avait fait avec la mer Rouge, les portes du MTC se sont soudainement rouvertes pour celui par qui bon nombre de scandales sont arrivés au Champ de Mars . Revoilà donc Paul Foo Kune dans le giron et on se demande si l’on ne devrait pas «give the devil his due» puisque au terme de son mandat Gilbert Merven avait mis en place le mécanisme pour faire partir Paul Foo Kune après avoir enfin accepté qu’aucune écurie ne fonctionnera avec un Stable Manager.
Oui, pour Paul Foo Kune, c’est sans aucun doute une grande victoire. Une victoire morale importante puisqu’il a pu renverser une situation qui semblait compromise à jamais pour lui. Maintenant que le loup est dans la bergerie, les turfistes n’ont qu’à bien se tenir. Le MTC a laissé entendre qu’il y a une nouvelle convention entre Shailesh Ramdin et Paul Foo Kune, et ce sont les termes de cet accord qui ont motivé le retournement de veste du Board des Administrateurs. Mais attendons voir dans le feu de l’action, quand les choses ne tourneront pas rond ce qu’il adviendra des « nouveaux termes à cette fameuse nouvelle convention» qui, comme il fallait s’y attendre, est jalousement gardée au secret.
Il faut se rendre à l’évidence, l’écurie qui porte le nom de Shailesh Ramdin n’est pas comme les autres. Elle a en son sein deux-trois têtes pensantes. D’une part, il y a Shailesh Ramdin et, d’autre part, Vishal Ramanah, qui s’est propulsé à l’avant-plan avec l’acquisition de plusieurs chevaux, et Paul Foo Kune, qui, lui, veut s’imposer comme l’homme fort. Mais le passé peu glorieux de ce dernier joue nettement contre lui.
Cette écurie a aussi deux entraîneurs: Shailesh Ramdin, qui entraîne tous les chevaux, sauf ceux appartenant à Paul Foo Kune, confiés à Simon Jones. Et puis, l’écurie a aujourd’hui trois jockeys, à savoir Vinay Naiko, Jean Roland Boutanive et Dinesh Sooful, sollicité pour monter Captain Firth dans «Le Point Stationery Barbé Cup».
Comment le MTC peut-il accepter une telle pratique, qui ne fait que jeter la confusion dans la tête des turfistes? Qui est le jockey titulaire? Qui est le second jockey? Quand Dinesh Sooful est-il sollicité? Même si Shailesh Ramdin avait été interrogé par les Commissaires des Courses sur la monte de Sherman Brown sur Captain Firth (9e journee), il est fort probable et nullement étonnant que les instructions avaient été données ce jour-là par nul autre que par Simon Jones. Voyez-vous, les choses ne sont pas bien définies dans cet établissement où tout est confus, voire complexes.
Ce qui nous amène à poser cette question : les chevaux ont-ils tous la même nourriture et les mêmes traitements? Ceux qui sont dans les secrets des dieux nous ont répondu par la négative, car il nous revient qu’un des fournisseurs en nourriture n’a pas été payé depuis des lustres? Par qui? Par Shailesh Ramdin ou par Paul Foo Kune? Le MTC a-t-il cherché de connaître la réponse avant d’accepter et de donner son accord à cette convention?
En acceptant donc le retour de Paul Foo Kune, le MTC joue définitivement avec le feu et va même à l’encontre de ce qu’a recommandé le Britannique Richard Parry dans son rapport. Quoi qu’il en soit, ceux qui ont pris cette décision devront assumer pleinement leurs responsabilités au cas où il y aurait divergences de vue ou rupture de contrat entre Shailesh Ramdin et Paul Foo Kune, car dans ce giron, ce ne sont pas les relations qui comptent, mais... l’argent. Les bons comptes ont toujours fait les bons amis au Champ de Mars.
Quoi qu’il en soit, le passé démontre que là ou Paul Foo Kune est passé, l’écurie ou l’entraîneur qu’il a fréquenté n’ont pas fait long feu. Nous citerons Guy Fok, Bertrand de Coriolis, Kush Ramdour et Budeshwar Gujadhur. Nous ne parlons pas de ces nombreux jockeys qui se sont retrouvés en difficulté pour diverses raisons! En attendant, le loup est de retour…

Certains se sont emballés. Mais ce fut un nouvel emballement futile, inutile et vain. Xavier Duval cassant la baraque? Mais c’est de la fiction, voyons. Il peut bien dire qu’il n’est pas content et faire savoir qu’il pense mériter mieux en terme de portion du gâteau à répartir entre partenaires du gouvernement, mais son parcours a depuis bien longtemps achevé de démontrer que ses prétendues sautes d’humeur et son insatisfaction affichée ne sont toujours que du vent. La course au collier mairal vient d’apporter une nouvelle preuve de sa constance en politique, de sa posture, plutôt indécente, qui est de demeurer coûte que coûte au gouvernement, quel qu’il soit d’ailleurs. Le leader du PMSD réconfortera son électorat en lui promettant une meilleure répartition de fauteuils de maire la prochaine fois. Et on peut parier que, la prochaine fois, même sans aucun maire, comme l’avait un temps suggéré Anil Gayan, le PMSD sera toujours au gouvernement, le pouvoir même relatif pouvant balayer toutes les humiliations.

Jusqu’à tout récemment, ceux qui sont censés mettre de l’ordre dans le parfait panier à crabes qu’est devenue l’actualité mauricienne – y compris et surtout Monsieur Bhadain – lui-même ciblé, dès le début et, mieux encore, vilipendé, jour après jour, et Défié par une certaine presse en Plus et par une radio copier-coller – étaient jugés hors-la-loi. Accusés d’outrepasser largement ce qui leur était imparti par la loi pour enquêter dans la triste affaire de la BAI.

Le Groupe Réfugiés Chagos (GRC) a réussi un coup médiatique spectaculaire cette semaine à Londres en accueillant Amal Alamuddin-Clooney dans l’équipe d’avocats dirigée par Edward Fitzgerald qui le représentait devant la Cour suprême de Londres. Dans une démarche légale qualifiée d’inhabituelle par la presse britannique, les avocats d’Olivier Bancoult ont fait appel devant la Cour suprême de Londres contre un jugement prononcé par la House of Lords en 2008 rejetant leur demande de retourner au Chagos.

Pour rester scotché à l’actualité, usons de ce « nom » d’une nouvelle drogue de synthèse, en l’occurrence le « C’est pas bien », afin de faire remonter le cri du cœur exprimé par les travailleurs sociaux Cadress Rungen, Imran Dhanoo et Danny Philippe en début de semaine. Ces trois « vieux routiers » de la lutte contre la toxicomanie à Maurice n’en peuvent plus.

Alors que depuis le début de la saison, les réunions hippiques se déroulent dans une atmosphère de sérénité retrouvée, celle de la Barbé Cup 2015 est abordée dans une ambiance délétère. Et pour cause. Des petits incidents, a priori anodins, se succèdent, les retards sur les comités d’appels s’accumulent et des jockeys suspendus continuent à monter, certains manquement à la discipline et aux règles se multiplient sans punition adéquate à décourager toute récidive et les amours et désamours du couple S. Ramdin/Foo Kune continuent à défrayer la chronique sans que les administrateurs n’aient pris une décision ferme et définitive dans un sens comme dans l’autre. Et la cerise sur le gâteau des problèmes hippiques, c’est la décision étatique unilatérale de ne pas renouveler le contrat du jockey Cedric Ségéon.

En politique particulièrement, il n’y a que deux attitudes possibles qu’un leader peut adopter lorsque, de manière récurrente, son parti enregistre des échecs électoraux. Soit il quitte volontairement son poste comme le font traditionnellement les dirigeants des partis anglais, soit, au contraire, il persiste à continuer à lutter en rêvant à des lendemains meilleurs. Il n’y a d’ailleurs aucune interdiction faite à quiconque de rêver, surtout s’il engage toute la volonté, l’énergie et la détermination nécessaires pour transformer son rêve en réalité.

Constat expert et honnête
L’abstention, éminemment massive pour ces municipales, aura surpris tout le monde, jusqu’à même interpeller un most uncolourable citoyen par excellence, l’Electoral Commissioner Irfan Rahman, lui-même…

Les Municipales 2015 n’ont pas été une exception à la règle électorale qui s’est installée à l’île Maurice depuis ces derniers 20 ans. Le système est tellement vicié et antidémocratique qu’il laisse peu de place à une expression populaire totalement libre et plurielle. Après chaque élection générale, les coalitions gagnantes s’empressent d’organiser des consultations régionales pour imposer leur suprématie et un contrôle absolu sur tous les leviers du pouvoir. C’est un grand classique qui n’est en tout cas pas très séduisant ni reluisant de nos moeurs électorales. C’est ce qui explique qu’ils sont de plus en plus nombreux à chaque scrutin local à rester à la maison et à suivre le cirque de loin si tant est qu’ils s’y intéressent.

Avant même la fermeture des bureaux de votes dimanche dernier, c’était déjà la désillusion chez la plupart des états-majors des principaux groupements politiques en lice pour le scrutin municipal. Coup de semonce voulu des citadins? Lassitude des électeurs? Manque d’intérêt et de réel enjeu pour valider des équipes peu connues, désignées à la va-vite, pour gérer les municipalités ? Un peu de tout cela y a sans doute concouru, alors que les séquelles des dernières élections générales tardent à s’estomper, occupant, six mois après, encore bien des esprits. Et non des moindres !

Ce week-end, qui coïncide avec le Solstice d’hiver dans l’hémisphère sud (le passage de l’été à l’hiver dans les tropiques), sera marqué par deux jours de célébrations et d’activités susceptibles d’élever l’esprit à un niveau supérieur.

Du « petit parti », ainsi que l’avait qualifié l’ex-Premier ministre Navin Ramgoolam il y a quelques mois, le MSM s’est donc hissé au rang de — non pas à celui de « plus grand parti » — celui qui aura presque certainement décimé les deux « grands partis » qui s’adjugeaient de ce titre lors de la dernière campagne électorale, en l’occurrence le PTr et le MMM !

Six victoires à la suite pour Kremlin Captain. Cela est en soi un exploit. Mais quand on réalise que les deux dernières ont été acquises dans le championnat des quatre ans et qu’à chaque fois il y a eu la manière, il y a de quoi se demander où s’arrêtera ce brillant coursier de l’écurie Gujadhur qui, à l’occasion de l’édition 2015 de l’Omnicane Mauritius Guineas Cup, a explosé le brillant Nordic Warrior et surtout Captain Magpie, champion des 3 ans la saison passée, qui ont tous deux souffert en fi n de parcours d’un rythme effréné pendant les 800 premiers mètres de la course. Seul, le partant de la dernière heure, Mr Leyend, profi tant de son poids plume, se manifesta en fi n de parcours, mais le «petit» champion de la famille Gujadhur, qui avait mis sa classe entre les autres et lui, se permit même le luxe de ralentir pour l’emporter sans coup férir de plusieurs longueurs.

Avec les municipales de dimanche prend fin le cycle électoral commencé le 10 décembre dernier avec les élections générales. Et comme l'ont démontré les résultats proclamés hier, ce scrutin municipal aura constitué un bis repetita pour l'Alliance Lepep et aura été un nouveau choc frontal pour le MMM, qui a recueilli quasiment la moitié des suffrages recueillis par l'alliance gouvernementale dans les cinq villes.

“C’est sûrement parce que l’enveloppe de la BAI a dû être bien garnie qu’il n’a pas hésité, le 22 avril 2010, pas devant n’importe quel auditoire, mais à Plaine Verte s’il vous plaît, à dire qu’il souhaite qu’il y ait 200 Dawood Rawat à Maurice”. Celui dont nous parlions la semaine dernière est Pravind Jugnauth. Il n’est, certes, jamais très élégant de revenir sur ce qu’on a écrit, mais les révélations faites hier par le leader de l’opposition semblent parfaitement corroborer ce que nous avons évoqué ici même il y a une petite semaine. Ce que Paul Bérenger a révélé hier est suffisamment daté, chiffré, détaillé et précis appellee un commentaire.

Du demi-million d’électeurs des listes électorales des cinq villes, plus de la moitié ne se prononcent généralement pas lors des joutes municipales. Nombre de raisons à cela, dont une, principale, qui tient au fait que le calendrier de ces consultations citadines et  ambulantes (?) n’est jamais respecté dès que se pointe une nouvelle ‘majorité nationale’ . On y avait échappé en 2010 (les municipales ne se tenant qu’à la fin de 2012), mais le phénomène a vite fait de nous rattraper. Nous y voilà, donc, pour un autre exercice obligé, six mois après le ‘choc samachar’ de décembre 2014 avec, cette fois, une absence de taille: la Clé quasi rouillée et à demi-décoffrée…