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Opinions

Comme un petit air de 81/82. Comme un désir de rupture. Comme une volonté d'apaisement. C'est ce que les événements politiques qui se sont déroulés en France ces quinze derniers jours nous ont inspiré.

L’avortement ainsi que la peine de mort et éventuellement l’euthanasie font partie des sujets qui lorsqu’ils sont portés sur la place publique partout dans le monde provoquent un débat passionné.

Le monde hippique mondial est en ébullition depuis que le cheval champion australien Black Caviar, auteur de 21 victoires sur 21 courses disputées,  se propose d’aller affronter les meilleurs européens en Angleterre, cet été dans l’hémisphère nord.

Certains ont cru voir dans le retour soudain, sur la table de l’Assemblée nationale, du vieux projet gouvernemental d’autoriser l’avortement dans certains cas spécifiques, un nouveau tour de passe-passe visant à détourner l’attention de certaines autres questions brûlantes.

Vous voilà face à une personne qui, sous vos yeux, vient d'avancer un pied dans le vide.  Vous précipitant, vous lui lancez, le temps de sa chute, une série de questions, de vérifications. A-t-elle des raisons sérieuses de le faire? A-t-elle subi des maltraitances suffisantes pour justifier un tel acte? Est-elle porteuse d'une affection physique? L'a-t-on dûment autorisée à faire ce qu'elle fait là ?

À écouter certains, il ne serait rien passé à l’Assemblée nationale, parce que le Speaker a fait obstacle à certaines questions embarrassantes, parce que des ministres, les mêmes, se sont montrés approximatifs dans leurs réponses et qu’il y a eu quelques échanges de noms d’oiseaux et même un “tombe déor”.

C’était prévu. L’annonce du projet de loi sur la légalisation de l’avortement ne pouvait que galvaniser les foules et mobiliser les énergies. Et faire diversion. Navin Ramgoolam aura parfaitement réussi sa manoeuvre.

L’on ne peut certes se prononcer de manière catégorique sur la question hautement controversée qui est de légaliser ou pas l’avortement.

La perception est plus forte que la réalité. Cette vérité brutale, connue depuis longtemps par les politiciens mauriciens, nous a été rappelée hier par Pascal Saint-Amans de l’OCDE qui a fait une intervention fort appréciée lors de la conférence organisée par la branche régionale de l’International Fiscal Association.