Opinions

Le plus souvent, ils font parler d'eux surtout pour leurs frasques, comme l'épisode inoubliable de “belly dancing” dans les locaux d'un poste ou pour d'autres tristes « incidents » qui ne font certainement pas honneur à l'uniforme. Un des derniers cas en date concerne un jeune flic impliqué dans un vol avec violences à Quatre-Bornes. Et s'il faut énumérer les affaires où les policiers ont fait honte à la profession, on manquera définitivement d'espace. Les “misfits” de notre force policière ne sont, on l'espère, pas légion. En tout cas, on veut le croire.

La visite du chef de la diplomatie de la République Populaire de Chine, Wang Yi, à Maurice, au début de la semaine est annonciatrice du passage de la coopération sino-mauricienne à un nouveau palier. Après avoir été limitées pendant plus de 40 ans à une forme traditionnelle de coopération consistant à obtenir l’aide financière de la Chine pour le développement des infrastructures de base, les relations Maurice-Chine passent à une vitesse supérieure.

Le vieux kiosque du Champ de Mars, qui jouxte le fameux poteau N° 3 — point G très connu des turfi stes avertis dans toute course, truquée ou pas — planté pile à trois furlongs du but de la piste de notre turf national, en a certainement vu bien d’autres. Du Dr Maurice Curé qui lança, il y a tout juste 80 ans (au mois de février 1936), le Parti travailliste (vieux parti politique, toujours en sursis au ICU, depuis un an...), cet endroit mythique aura été un incontournable tremplin, tant pour politiques que chanteurs de charme — quelle différence ? — syndicalistes ou autres segatiers et musiciens qui s’y sont produits.

L’arrestation, en début de semaine, d’un informaticien accusé d’avoir expédié un email contenant des menaces terroristes au PMO, alors que son employeur affi rme qu’il était sur son lieu de travail à l’heure de l’envoi de l’email est diversemment commenté. Le partenaire en affaires de l’informaticien, qui gère un cybercafé d’où a été envoyé le message de menaces, a subi le même sort. Même s’il a pu établir qu’à l’heure où le message avait été posté, il ne se trouvait pas physiquement au cybercafé. Ne parvenant pas à de dénouer cette affaire en dépit de longues séances d’interrogatoire, les limiers de la police qui continuent à accuser provisoirement et emprisonner font maintenant appel au FBI.

Oui, il fallait rendre public le rapport NTan sur le scandale MCB/NPF de 2003. Il ne l’avait pas été, mais certaines informations avaient fuité dans la presse et le document avait même été publié dans son intégralité dans Le Mauricien. Dans toute cette affaire, à part quelques employés indélicats d’une banque, de la faiblesse de son système de contrôle et le laxisme de quelques fonctionnaires, l’État ou le contribuable n’avaient pas perdu le moindre sou. Son argent n’avait pas non plus été utilisé pour soutenir cette défaillance gestationnelle. On a apparemment depuis la notion de “bonne gouvernance” et elle commande que tout ce qui est financé par le public soit… public.

Des piges qu'ils lancent des SOS, nos artistes. Celui d'hier, dans les rues de Port-Louis, qui a réuni une belle foule, ne doit pas finir aux oubliettes. La première réaction du gouvernement a donc été la mise sur pied d'un High Powered Committee pour revoir la fameuse Copyright Act tant décriée depuis des années par nos artistes.

Le succès de la manifestation organisée par les artistes, représentant toutes les cultures pratiquées en terre mauricienne, devrait constituer un “wake-up call” aussi bien pour les décideurs politiques que pour les Mauriciens en général. La culture ainsi que la création artistique à Maurice méritent d'être prises au sérieux. Elles ne doivent pas être ni banalisées ni négligées.

Presque un demi-siècle après l’accession du pays à l’iIndépendance, nous revoilà dans le viseur de certains prédateurs. Et pas des moindres. Plus de quatre siècles de colonisation n’auront donc pas suffi à dissuader certains de la tentation de s’aventurer et venir se poser sur ce petit rocher, jadis jugé inhospitalier. Lieu perdu en plein océan Indien, avec ses quelque 1800 km carrés, ou tout juste un peu moins à marée haute…

Une constante de ce début d’année: il ne se passe plus de jour sans que l’on apprenne une mort violente sur nos routes. «La route a fait une nouvelle victime», entend-on invariablement dans la presse. Mais n’est-ce pas là, au fond, une façon de nous dédouaner d’une situation qui trahit un mal beaucoup plus profond qu’une simple fatalité?

L’une des grandes priorités du Conseil des ministres de la semaine dernière était de contrôler le commerce de la vieille ferraille à Maurice. Pour ce faire, le gouvernement a décidé d’interdire l’exportation de scrap metal, dont le cuivre. Cette décision gouvernementale va affecter les 31 scrap metal collectors, les 68 transporteurs, les 12 dealers et les 13 exportateurs agréés.

Il pense peut-être qu’en haussant de plus en plus les enchères, ne serait-ce que dans le registre langagier, il arrivera à faire partir le DPP. Roshi Bhadain a été un peu plus loin cette semaine – lors d’un exercice d’interview chez nos confrères de la Sentinelle – dans le déversement de sa bile hystérique à l’égard du titulaire du poste. Il avait un peu naïvement pensé qu’en l’attaquant à St-Pétersbourg, dans un forum international, cela le ferait cambrer, que son orgueil aurait pris un coup et que, de guerre lasse, il finirait par se démettre. Rien de tout ça, le ministre lui-même s’est, en fait, rabaissé aux yeux du monde en évoquant sa petite querelle personnelle avec le DPP devant des étrangers.

Le passage du statut de upper middle income group à celui de higher income group requiert une professionnalisation à tous les niveaux du pays aussi bien dans le public que dans le privé. Il doit pouvoir se manifester non pas uniquement dans les statistiques mais également dans la qualité de la vie et dans la qualité de services offerts dans tous les secteurs économiques et dans toutes les institutions.

Sporadiquement, ils font la Une des journaux : grèves, dénonciation des conditions exécrables dans lesquelles ils sont amenés à vivre, licenciements, déportations… Les travailleurs étrangers employés dans une foule de secteurs à Maurice ont défrayé la chronique, cette semaine encore. Mais ce que l’on peine à comprendre, c’est, dans bien des cas, le manque de sentiments, d’égards et de respect de bon nombre d’entre nous, Mauriciens, envers ces pauvres âmes !

Il y a peu, le temps d’un week-end, une bonne moitié de la population mauricienne redécouvrait, avec un immense bonheur, couplé d’une dose d’étonnement et de fi erté tout à fait perceptible, ce que pouvaient receler, comme émotion, quelques rares vestiges et souvenirs engagés de notre capitale, Port-Louis, parés de leurs plus beaux atours en la circonstance.

Et si nous avons finalement affaire à une bande de rigolos? La question n’est ni déplacée ni farfelue. Illustrations. Ceux qui nous gouvernent nous avaient promis une ère de grande liberté. On annonçait un Freedom of Information Act non pas pour faire plaisir à la presse mais pour donner l’occasion aux citoyens de veiller à ce que l’administration publique honore ses engagements et pour être aussi en phase avec les “smart democracies”. Puisque tout aujourd’hui est présenté comme smart et qu’il y a un projet de smart city qui sort chaque semaine du tiroir ou des fantasmes de vendeurs de rêves professionnels. Pensez-vous, trois smart cities pour le prix d’un dans un rayon de moins de 15 kilomètres, celles du Domaine les Pailles, de Port Louis et de Jin Fei. Qui dit mieux?

Ainsi donc, le procès en appel contre le jugement de la Cour Intermédiaire qui déstabilise le gouvernement depuis juillet de l’année dernière a eu lieu. En effet, depuis que deux magistrats ont condamné le leader du MSM à douze mois de prison pour corruption, le gouvernement fonctionne au ralenti ou avec de sérieux ratés.

Comme attendu, le ministre des Infrastructures publiques Nando Bodha a réagi au quart de tour dans le sillage de l’hécatombe enregistrée sur nos routes depuis le début de l'année, soit pas moins de 9 morts en une dizaine de jours seulement.

Les Port-louisiens ont découvert hier le projet pharaonique de transformation de la capitale en une « cité moderne de classe mondiale ». Le projet, qui semble avoir obtenu l'aval du gouvernement, a été présenté à la presse hier par Gaetan Siew, coprésident du Smart City Scheme Technical Committee, en présence du ministre des Finances Vishnu Lutchmeenaraidoo, du ministre des Infrastructures publiques Nando Bodha et du ministre des Administrations régionales Anwar Husnoo.

C’est sous cette rubrique que, jadis et sans pudeur aucune, je flirtais avec l’actualité. Titre, en effet, bien plus approprié qu’un Billet, moyen d’échange par excellence certes, quand il n’est que doux ou aigre-doux, mais qui ne cesse toutefois, comme étalon monétaire sous d’autres couleurs, de perdre un peu de son lustre, tant il aura été source de problèmes les plus divers...