Opinions

Une élection, parfois, peut réserver bien des surprises.
À l’heure des mariages déraisonnants, nos dirigeants politiques gagneraient peut-être à ne pas l’oublier. Jugez-en plutôt.
Le 27 mai 2010, l’Islande connaît ce que son Premier ministre lui-même qualifie de véritable “choc”: aux élections municipales devant consacrer le maire de la capitale Reykjavik, les partis traditionnels sûrs de leur pouvoir sont littéralement balayés par une toute nouvelle force, à savoir une formation appelée Le Meilleur Parti mené par un humoriste du nom de Jon Gnarr et regroupant ceux qui se décrivent eux-mêmes comme des anarcho-surréalistes

Maurice n’est sans doute pas le seul pays au monde où existe un phénomène récurrent, qui ne pourrait d’ailleurs être mieux décrit que dans ces deux mots de notre langue créole: “efase refer”.

L’alliance PTr-MMM était improbable. Elle est désormais chose faite. Voir les dirigeants des deux formations ensemble relevait de l’impossible. Comme de vieux potes, ils ont, mercredi, socialisé. Qu’ils se fassent la bise à la première rencontre est une image que l’on ne pensait jamais entrevoir. Sans être outrancièrement familiers, ils ont vraiment brisé la glace, certains plus que d’autres, tous les dirigeants rouges et mauves n’étant pas aussi expansifs que Patrick Assirvaden et Rajesh Bhagwan. Que l’on soit pour ou contre cette alliance, maintenant qu’elle est conclue, il s’agit de la juger sur son comportement, sur ses intentions et sur son programme.

La semaine hippique qui vient sera marquée par la conférence de L’ICRAV 2014 qui se tient au Sugar Beach Resort & à La Pirogue, du 20 au 27 septembre et place notre pays sur la carte mondiale hippique. A cette occasion, nous faisons exceptionellement abstraction des problèmes d’actualité sur le plan local, notamment la motion de blâme à l’encontre du Président du MTC que nous commenterons dans une prochaine édition.

La mise en place d'un Comité Régional Olympique Sportif (CROS) à Rodrigues continue d'alimenter les débats. Particulièrement après la réponse du Comité Olympique International (COI) au Mouvement Sportif Rodriguais (MSR) le 8 septembre dernier. Jérôme Poivey, Head of Institutional Relations and Governance de cette instance a fait comprendre que c'est au Comité Olympique de Maurice (COM) de décider de la mise en place ou non, d'un CROS à Rodrigues. Mais avec les nouvelles déclarations de presse de son Président, Philippe Hao Thyn Voon, lors de la semaine écoulée, on comprend que le COM n'est pas prêt d'accepter cette éventualité.

La création de The Ombudsperson for Sports  en vertu de la Section 42 du Sports Act 2013 pour régler les confits avant que ces derniers n’aillent devant les tribunaux - dont le fameux TAS (Tribunal d’Arbitrage du Sport) mauricien qui n’a pas encore vu le jour 10 mois après l’entrée en vigueur de la loi – se voulait être une démarche pour mettre fin dans les plus brefs délais à toute situation qui pourrait influer négativement sur l’avancement d’une discipline. Voire la préparation d’une sélection nationale.

La suspension de trois personnes, dont deux membres de la Fédération mauricienne de basketball (FMBB), à la suite de l’assemblée générale de dimanche dernier, pousse à plusieurs interrogations.

Le suicide de Mahima Joory, 13 ans, survenu le mercredi 10 septembre, continue inévitablement d'interpeller. On ne met pas ainsi fin à une vie qui démarre à peine alors qu'on devrait, à son âge, se laisser happer par les plaisirs innocents.

La coalition MMM-Ptr entre officiellement en  opération aujourd'hui avec la signature du protocole d'accord entre Navin Ramgoolam et Paul Bérenger et la publication du texte de l'accord qui liera politiquement et moralement les deux partis durant le prochain mandat gouvernemental.

Que l’alliance PTr/MMM puisse susciter critique, suspicion, rejet ou dégoût ne fait aucun doute. Il n’est jamais évident ni facile à expliquer et encore moins à justifi er que l’on puisse s’allier avec ceux que l’on a vilipendés pendant dix ans en se posant en recours et alternative. C’est ce qui explique que l’on entend des critiques très dures contre le leader du MMM. Certaines sont posées, argumentées, mais il y a aussi eu des énormités qui sont loin de faire honneur au débat démocratique de ce pays.

Samedi dernier, lors d’une conférence de presse, Navin Ramgoolam a pris un peu plus de quinze minutes à parler du partage des pouvoirs entre le Président et le Premier ministre au sein de la future coalition PTr/MMM. Comme d’habitude, Paul Bérenger a pris plusieurs quarts d’heure pour donner sa version de la pensée ramgoolamienne. Il ressort des déclarations de Navin Ramgoolam que sous un éventuel régime PTr/MMM les pouvoirs du Président seront augmentés et ceux du Premier ministre réduits.

Depuis des lustres, nos forces de l’ordre – police, SMF et autres soldats du feu et de l’eau confondus – nous ont habitués à divers exercices de simulation qui se déroulent aux quatre coins de l’île, et ce sans la moindre anicroche. Un des buts avoué de ces opérations régulières étant justement de sensibiliser la population et la préparer à faire face à toute situation, aussi extrême qu’imprévue : catastrophe naturelle, venant du ciel ou de l’océan, voire même une menace terroriste venant de l’extérieur. De plus, cette pratique vise à garder en état d’alerte permanent et surtout en pleine forme physique les of

Jeudi 21 août. Le petit corps sans vie de Sweeta Nuckched, 12 ans, est retrouvé à son domicile, à Pointe-aux-Piments. Elle s’est donnée la mort par pendaison avec le sari de sa mère… Mercredi 10 septembre. Le cadavre de la petite Beena Devi Jory, 13 ans, est repêché dans les eaux de Bassin-Bleu, à Vacoas. L’adolescente a mis fin à ses jours par noyade. Deux drames, qui ont meurtri ces familles, inconsolables dans la perte de leurs fillettes, survenue dans ces conditions extrêmement cruelles.

Il faudra attendre encore une semaine avant que le document complet de l’accord entre le MMM et le Ptr soit rendu public dans son intégralité. Comme annoncé par Navin Ramgoolam et Paul Bérenger lors de leur conférence de presse commune samedi dernier, le texte sera distribué après la cérémonie de signature officielle prévue pour le 20 septembre prochain.

Les remous au sein du monde hippique n’ont pas découragé le public mauricien qui est venu en grand nombre voir SON Maiden, comme d’habitude. Et il a été servi par une journée exceptionnelle de dix courses courues, pour la plupart, dans un esprit sain de compétition et surtout un Maiden exceptionnel et d’une rare intensité passionnelle qui montre qu’il n’a rien perdu de sa magie. Au contraire. Comme le phénix, il renaît de ses cendres. Les favoris au betting ont certes été battus mais l’élu de coeur du public, présent au Champ de Mars et à travers l’île, a gagné et cela faisait longtemps, très longtemps, qu’une telle victoire n’avait engendré autant de ferveur populaire.

Un pays remarquablement paisible. C’est en tout cas l’image de Maurice qui est projetée par le tout dernier Global Peace Index de l’Institute of Economics and Peace. Aux côtés du Danemark et de la Suisse, Maurice y est classée au rang des pays connaissant le moins de conflits internes, et qui ne sont impliqués dans aucun conflit externe.

Mariage de raison, mariage de convenance ou mariage forcé ? Qu’importe… Toujours est-il fort inélégant, à ce stade, de trop s’interroger sur ces choses-là et sur la solidité et la fidélité du futur couple, que certaines mauvaises langues voient, déjà, se déchirer demain !

Si on part du postulat que l’objectif final et logique d’un parti politique et de son leader est celui d’accéder au pouvoir, aux leviers de commande, afin d’appliquer leur vision de société, on devrait concéder qu’il n’y a alors vraiment pas beaucoup de raisons de blâmer le MMM et Paul Bérenger pour avoir négocié une alliance électorale avec le Parti travailliste et obtenu leur part de gestion des affaires de la Cité dans un gouvernement de coalition qui, éventuellement, émergerait des prochaines élections. Cette alliance était devenue inévitable !

Ceux qui n’y ont pas cru et qui affirmaient avec une assurance à toute épreuve qu’une alliance entre le PTr et le MMM ne se ferait jamais doivent aujourd’hui le reconnaître. Ils étaient dans l’erreur. Ils avaient sans doute sous-estimé la volonté de l’un et de l’autre de passer à une autre étape de leur carrière politique, de terminer leur engagement public d’une nouvelle manière et, dans leur optique respective, finir leur parcours en beauté. Même si, connaissant la culture opposée de ces deux courants et de ceux qui les portent, comme on a pu le voir hier même, l’on aurait tort de trop s’avancer et que l’on n’est pas encore à l’abri d’un revirement de dernière heure, la période nous séparant de l’annonce de l’accord écrit jusqu’aux prochaines élections pouvant sembler bien longue.