Opinions

Alors que la politique autour des boîtes de biscuits, qui prennent plutôt la forme d'une boîte de Pandore, continue de dominer l'actualité, un drame se déroule dans le monde et ne doit pas laisser indifférents les Mauriciens, d'autant que nos dirigeants se flattent chaque jour d'avoir une stratégie africaine et d'être une plateforme financière et d'investissements vers le continent. Pour la première fois depuis plusieurs décennies, les Nations Unies ont déclaré l'état de famine dans des régions situées dans quatre pays, dont trois pays africains, soit le Soudan du Sud, le Nigeria, la Somalie et le Yémen. Quelque 20 millions de personnes sont menacées de mort dans les six prochains mois.

Human, le dernier film du réalisateur français Yann Arthus-Bertrand projeté mercredi soir au cinéma Star, à Bagatelle, apporte un message d’espoir dans un monde qui semble dominé de toute part par la souffrance, qu’il s'agisse de la guerre, la misère, la sécheresse, la violence domestique ou les préjugés, pour ne citer que celles-là. Il y apporte « un peu plus d’humanité dans le cœur de chaque personne qui la voit », comme l’affirmait le réalisateur la veille, lors d’une conférence de presse à Port-Louis.

Quel avenir se dessinera pour le MTC à l’issue du scrutin de mardi où une fois encore deux équipes s’affrontent? Dans un coin, Mukesh Balgobin, qui « ratisse le terrain » pour faire élire la paire Frantz Merven-Kamal Taposeea. Et dans l’autre, la tête d’affiche Gilbert Merven, qui a pour colistier Antish Ramdhany.

J’ai reçu du courrier me reprochant d’avoir mêlé dans un même billet Xavier-Luc Duval, Roshi Bhadain et François Fillon. Mes correspondants me reprochent d’avoir rassemblé ces trois politiciens autour de la question: quand faut-il les croire, quand sont-ils sincères ? Nous n’allons pas citer d’autres exemples de contradictions entre ce que Xavier-Luc Duval et Roshi Bhadain disaient quand ils étaient hier au gouvernement et leurs propos d’aujourd’hui, quand ils se retrouvent dans l’opposition. Comme tous les politiques, ils dénoncent avec autant d’énergie les décisions qu’ils avaient prises quand ils se trouvaient au gouvernement. A qui ferait-on croire que le ministre du Tourisme ne s’intéressait pas à ce qui se passait à l’aéroport et dans ses boutiques duty-free ? A qui ferait-on avaler que Roshi Bhadain, un habitué de la cuisine du pouvoir, ne s’était pas intéressé à la recette du petit sablé de la fille de la Speaker ?

Vu il y a quelques jours à la plage publique du Morne: une douzaine de kitesurfers faisant du kite à quelques mètres à peine d’un groupe d’enfants se baignant au bord de l’eau. Loin de rester à distance, au milieu du lagon, les boards cinglent à toute allure vers la plage, à la faveur d’un vent puissant, repartent, reviennent. A observer leur ballet incessant, on se rend bien compte qu’on frise, à deux ou trois reprises, l’accident. Il suffirait qu’un de ces enfants plonge, et ressorte de l’eau quelques brasses plus loin, pour qu’il soit violemment heurté par une de ces planches qui fendent l’eau.

A quoi mesure-t-on la vision, la détermination et l’efficacité d’un gouvernement ? A ses annonces tonitruantes qui sont sans lendemain ? Au contenu du communiqué des délibérations du Conseil des ministres pour voir dans quelle direction on avance ? Quand bien même au pas de tortue. Si c’est ça, on a un vrai problème. La lecture de ces communiqués révèle qu’il n’y a pas eu grand-chose comme réflexion ou de mise en oeuvre concrète depuis le début de l’année. C’est comme si la passation de pouvoir avait ajouté la paralysie à la léthargie.

Doreen Telemaque, la Mahébourgeoise de 47 ans, l'a échappé belle. En revanche, Christiana Chery, 27 ans, elle, est tombée sous les coups de son agresseur. Sa petite Noémie, qui a soufflé ses trois bougies il y a une semaine, ne connaîtra jamais le bonheur de grandir dans l'amour de sa mère.

Un mois déjà que Donald Trump a posé ses valises à Washington. Quatre semaines que le nouveau locataire de la Maison Blanche aura mises à profit pour mettre en branle ses premières promesses de campagne, déstabilisant le monde, à commencer par son pays et, même, son propre parti. Sa politique, c'est bien sûr celle des affaires, une manière de faire qui le pousse à vouloir diriger les États-Unis comme le magnat le faisait il y a peu de temps encore de ses entreprises. À coups de décrets, de provocations. Paraphant à tout va, sans état d'âme et sans donner l'impression d'avoir bien lu entre les lignes. Et encore moins de comprendre les vrais enjeux de ses décisions. Allant jusqu'à jeter aux orties les alliances, les traités. Menaçant l'ordre du monde, les institutions, les organismes et mécanismes auxquels personne, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, n'avait jamais osé toucher. Donnant raison à ceux, encore très nombreux, qui, forcés d'accepter ce mariage « plus blanc que blanc » d'un excentrique milliardaire à leur pays, clament aujourd'hui leur honte d'être Américain.

Le dossier de la réforme électorale est revenu cette semaine sur le tapis avec la reconstitution du comité ministériel chargé du dossier. C'est le Ministre Mentor sir Anerood Jugnauth qui en sera le président, succédant ainsi à Xavier-Luc Duval, passé dans l'opposition à la fin de l'année dernière. Hormis cela, le comité sera composé de presque la même équipe ministérielle.

Les Rodriguais ont donné hier une démonstration de leur maturité politique en se rendant massivement aux urnes hier – avec un taux de participation de plus de 80% – pour élire leur nouveau gouvernement régional. Le calme et la manière ayant caractérisé ce scrutin font de cette île la plus orientale d'Afrique un exemple pour Maurice et pour toute la région. Désormais, quelle que soit l'équipe qui sera choisie pour diriger Rodrigues les quatre prochaines années, la principale priorité restera le vrai développement de Rodrigues. Il s'agira en effet pour les nouveaux dirigeants de prendre appui sur tout ce qui constitue la force de leur île pour en corriger les faiblesses et faire en sorte que l'autonomie soit une réussite.

Devant l’extrême médiocrité des programmes d’information que continue à nous proposer la MBC/TV, les téléspectateurs mauriciens ne doivent certainement pas s’en plaindre ces jours-ci, pouvant zapper à volonté sur les diverses chaînes satellitaires françaises où se déroulent, chaque soir, des empoignades de haute facture autour de la campagne présidentielle française 2017.

Décidément, le MSM ressemble de moins en moins à un parti politique et de plus en plus à une entreprise familiale dont l’objectif est de faire prospérer ses membres, leurs enfants, leurs conjoints et leurs proches. On avait eu un avant-goût avec le limogeage du CEO d’Air Mauritius pour empêcher qu’il ne traduise un proche devant un comité disciplinaire.

Au train où vont les choses, le mieux que l’on puisse proposer c’est de recourir à la  “courte paille” pour départager une fois pour toutes les responsabilités. Parce qu’on ne veut plus être le seul pays au monde à avoir deux Premiers ministres, l’un mentor, l’autre “menti-menti” et qu’ils en sont, près de trois semaines après l’abdication publique et officielle, à se disputer attributions, prérogatives et bureaux du Trésor.

Abordons autrement la désespérément commerciale fête de la Saint-Valentin avec laquelle on va encore nous bassiner cette semaine. Enrichissons-la autrement qu’avec des roses à Rs 100 et des colifichets dont le prix ravit davantage les poches des commerçants que le cœur des élu(e)s. Enrichissons-la avec des mots.

Dans un peu plus de deux mois maintenant, les Français – y compris les expatriés, dont ceux de Maurice – se rendront aux urnes pour désigner le successeur de François Hollande. Si le bilan de ce dernier, qui aura dans l’ensemble plus que déçu les Français, socialistes compris, jouera à n’en pas douter en défaveur de la gauche, notamment la plus radicale, les jeux et enjeux semblent d’ores et déjà guidés par l’investiture de Donald Trump à la Maison Blanche.

Effarant ! Inconcevable ! Incompréhensible et révoltant ! Ainsi qualifions-nous le deuxième refus de la mairie de Port-Louis à l’égard de Rezistans ek Alternativ, en vertu de la manif devant se tenir aujourd’hui, samedi 11, dans la capitale. Cela, afin de marquer la désapprobation de la récente passation de pouvoirs entre Jugnauth Sr et Jugnauth Jr ; ou pour reprendre la formule de l’opposition, le « Deal Papa-Piti ».

Et si Xavier Duval avait un peu trop rapidement chaussé des godasses bien trop grandes pour lui ? Cette interrogation s’impose au vu des initiatives qu’il multiplie sans trop savoir où elles le mènent. Passons sur ce leitmotiv qui revient tout le temps sur le ton du dépit sur les voitures, les escortes, les gardes du corps et les « sacrifices ». Intéressons-nous plutôt à ses initiatives. Il voulait l’unité de l’opposition parlementaire, mais il a semblé se laisser, un peu comme les quatre pauvres députés rouges, dicter ses actions par Navin Ramgoolam avec pour résultats que cela a complètement braqué les autres partis de l’opposition. Premier couac.

Est-ce que l’union de deux nouvelles vierges produit automatiquement une démarche politique attrayante ? C’est ce que semblent croire Roshi Bhadain et Xavier-Luc Duval, tous deux ministres démissionnaires de feue l’alliance Lepep. Vendredi soir, à Beau-Bassin, ils ont participé à une cérémonie, qui se voulait grandiose, destinée à concrétiser leur union. C’est, précédés par des bonshommes loulous chinois et avec une haie d’honneur, tout de jaune vêtu, que Roshi Bhadain a fait son apparition. Il était accompagné de sa femme et de ses enfants alors que, selon les mauvaises langues, son père était dans l’assistance. Et ce, alors que ses thèmes sont la dénonciation de la dynastie en politique et le deal papa-piti des Jugnauth ! Il a été rejoint plus tard par l’autre nouvelle vierge politique, Xavier-Luc Duval, autre dénonciateur de dynastie en politique. Un dénonciateur qui oublie facilement qu’il a tout fait pour hériter de son père — qui lui-même avait nommé sa sœur et son frère à des postes de responsabilité — et que son propre fils siège au BP du PMSD ! Comme il fallait s’y attendre, les deux vierges ont dénoncé leurs anciens partenaires et promis de révéler une série d’affaires impliquant les membres du gouvernement. En oubliant, une fois de plus, qu’elles ont fait partie de ce gouvernement pendant deux ans et ont été partie prenante des opérations et des décisions qu’elles dénoncent aujourd’hui. Ce changement de langage et de loyauté ne semble absolument pas gêner les deux vierges. Pour eux, les déclarations politiques n’engagent que ceux qui veulent les croire, pas ceux qui les font.

Il s’appelle John Cummings. Ce n’est pas un personnage de roman. Même s’il aurait pu l’être. John Cummings existe en vrai. Et son histoire pourrait être un roman extraordinairement inspirant.