Share |

Opinions

Ce qui est extraordinaire chez Navin Ramgoolam, c’est sa capacité de prendre les Mauriciens pour des retardés mentaux, prêts à avaler n’importe quelle couleuvre. Par ailleurs, il n’a pas tout à fait tort, dans la mesure où, en dépit de ses bourdes et de ses manquements, une majorité de Mauriciens l’a soutenu aux dernières élections.

Après vingt ans de « tamtam » et de « palabres », Navin Ramgoolam a décidé de raccrocher. Pas de 1er-Mai cette année, a-t-il annoncé.

Le chef du gouvernement et leader du Parti travailliste, Navin Ramgoolam, aura beau chercher à s’abriter derrière le plus noble, le plus honorable de tous les prétextes du monde pour expliquer la décision de son parti de déserter la plateforme de la Fête du Travail (1er mai) mais, devant l’Histoire, il sera bien difficile de faire avaler l’énorme couleuvre.

Avec la décision de l’Alliance PTr/PMSD de pas organiser de meeting et de ne pas faire de « tam-tam politique » à l’occasion de la fête du travail, le mercredi 1er mai le fait est que la guerre des foules n’aura pas lieu.

Il règne en ce moment à Maurice un climat social très tendu. Un sentiment, même en ce début d’hiver aux après-midis et soirées un peu fraîches, par endroits, qu’on est sérieusement assis sur une maxi-poudrière qui va exploser à la moindre étincelle… Et ce ne sont pas celles-ci qui manquent !

Avec un triplé qui aurait dû être un quadruple lors de la sixième journée, l’écurie Serge Henry se rappelle au bon souvenir de ses nombreux supporters d’autant qu’il a inscrit à ce brillant coup de trois une victoire de belle facture dans la course principale avec un Seattle Ice, retrouvé, qui a dominé pour l’occasion les meilleurs spécialistes de la distance, dont Master Mascus auteur d’une superbe rentrée et qui aurait mérité la palme.

« Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt ».
Cette phrase attribuée à Confucius s’applique parfaitement au contexte actuel à Maurice, suivant la publication, la semaine dernière, du rapport Robertson. Car plus qu’un simple rapport sur la presse, c’est bien à une véritable refonte démocratique que nous invitent ses recommandations. Refonte urgente dans la situation incroyablement délétère, voire toxique, où nous nous trouvons. Mais nous semblons peu enclins à saisir cette occasion. Et pour cause…

Pour tenter de masquer son incompétence dans la gestion – ou plutôt la non-gestion – du dossier Foyer Namasté, la ministre de l'Égalité du genre et de la Protection des enfants dit n'importe quoi. Entre autres, qu'elle ne pouvait agir sur la base d'une dénonciation anonyme, alors qu'une personne était allée la voir personnellement à son bureau. Mireille Martin, ne pouvant agir sur des simples ouï-dires, attendait donc un rapport en bonne et due forme. Le problème, c'est qu'elle n'a rien fait quand elle a reçu un rapport de l'Ombudsperson for Children. Cette dernière effectue une visite surprise au Foyer Namasté le 16 février 2012, et note plusieurs choses qui la choquent : la musique tonitruante, le manque d'aération dans les chambres, le manque de matériel pour les enfants handicapés, l'odeur de moisi, et le manque d'hygiène dans la cuisine, où les aliments sont posés à même le sol. L'Ombudsperson écrit aux ministères de la Santé et de l'Éducation pour leur faire part de ses remarques. Elle convoque également deux officiers de la Child Development Unit, qui dépendent du ministère de l'Égalité du genre, pour leur faire part de ses remarques, le 24 février. Une réponse est reçue du ministère de la Sécurité sociale. Celui de l'Égalité du genre n'envoie même pas un accusé de réception. Le 1er juin, l'Ombudsperson for Children reçoit une lettre anonyme alléguant que des abus sexuels seraient commis sur des pensionnaires du Foyer Namasté. La lettre anonyme est envoyée au ministère de l'Égalité du genre et de la Protection des enfants le 7 juin 2012. Tout comme elle n'a pas accusé réception du rapport, la ministre ne le fait pas pour la lettre anonyme transmise par l'Ombudsperson.

Depuis une semaine il a déposé son rapport préliminaire sur la presse, intitulé Media Law and Ethics in Mauritius (80 pages), il n'y a pas de doute là-dessus, l'expert australo-britannique Me. Geoffrey Robertson QC, le conseiller du Premier ministre, a créé une énorme sensation dans tous les milieux concernés par l'évolution démocratique de la société mauricienne.

Comme beaucoup d'autres, nous n'y avons pas cru. Le ministre de l'Éducation avait convoqué la presse jeudi pour évoquer un sujet apparemment de première importance. Compte tenu du fait que la nouvelle de la fermeture des neuf écoles de l'APEIM avait été évoquée et qu'elle ébranlait tout un secteur, on s'attendait à ce que Vasant Bunwaree vienne annoncer un plan d'urgence pour venir en aide à ces établissements ou, à défaut, les prendre sous l'égide de l'Éducation nationale pour que les enfants inadaptés puissent poursuivre leur scolarité.

Comme prévu, le rapport préliminaire de Geoffrey Robertson sur la Media law a déclenché cette semaine un débat public sur la liberté de la presse, le droit d’accès à l’information et les droits et les devoirs de la presse.

Ignorer, voire taire l’inconscience et la manière très peu honorable dont la ministre Mireille Martin se dédouane, depuis quelques jours, à coups d’opérations médiatiques et autres exercices, du scandale entourant la manière dont des enfants comportant des troubles divers ont été traités au Foyer Namasté, serait à notre sens une grosse injustice.

Le début de saison continue son petit bonhomme de chemin, marqué par le premier triplé de l’écurie Rousset et de son jockey Johnny Geroudis qui confirment  leur bonne forme et leurs ambitions.

Ministres, députés, sénateurs… Les élus français ont été contraints en début de semaine de rendre publics leurs revenus, économies et autres parties de leur patrimoine, l’objectif avoué du gouvernement Hollande étant de redorer le blason de l’équipe socialiste après le désaveu de son ancien ministre du Budget, rappelons-le, impliqué dans une affaire d’évasion fiscale.

La publication du rapport préliminaire sur la Media Law par son auteur, Geoffrey Robertson, samedi dernier, a été accueillie avec surprise, à première vue pas désagréable pour les journalistes et la presse en général.

L’occasion qui m’est offerte une fois l’an de renouer avec le Champ de Mars - notre groupe de presse assurant le patronage d’une journée hippique - me ramène souvent à de vifs souvenirs qui ont marqué ma jeunesse et je la saisis toujours avec autant de plaisir que de nostalgie.

Et pour réaliser ce projet, un mécanisme qui n’est pas loin du Ponzi Scheme a été imaginé. Ce contrat qui est censé se réaliser sous le PPP (Public Private Partnership), se soldera, en fait, par un apport conséquent du gouvernement mauricien à hauteur de 80% contre 20% seulement pour le consortium Colas/Bouygues et, cerise sur le gâteau, c’est l’Etat qui garantira les revenus de l’opérateur du péage alors que c’est lui qui récoltera les sous des automobilistes. Le Ponzi Scheme version officielle, c’est comme pour Betamax, le minimum d’investissement à risque pour le promoteur et des garanties de retour et de rentabilité assurées avec l’argent des contribuables.

Il aura fallu que des experts singapouriens disent la même chose pour que Navin Ramgoolam commence à attacher de l'importance au contenu du rapport écrit par le juge Domah, après les inondations du mars 2008.

Quinze jours après les inondations meurtrières qui ont fait onze victimes à Port-Louis, l’émotion est toujours vive et beaucoup de questions restent sans réponses.