Pour tenter de masquer son incompétence dans la gestion – ou plutôt la non-gestion – du dossier Foyer Namasté, la ministre de l'Égalité du genre et de la Protection des enfants dit n'importe quoi. Entre autres, qu'elle ne pouvait agir sur la base d'une dénonciation anonyme, alors qu'une personne était allée la voir personnellement à son bureau. Mireille Martin, ne pouvant agir sur des simples ouï-dires, attendait donc un rapport en bonne et due forme. Le problème, c'est qu'elle n'a rien fait quand elle a reçu un rapport de l'Ombudsperson for Children. Cette dernière effectue une visite surprise au Foyer Namasté le 16 février 2012, et note plusieurs choses qui la choquent : la musique tonitruante, le manque d'aération dans les chambres, le manque de matériel pour les enfants handicapés, l'odeur de moisi, et le manque d'hygiène dans la cuisine, où les aliments sont posés à même le sol. L'Ombudsperson écrit aux ministères de la Santé et de l'Éducation pour leur faire part de ses remarques. Elle convoque également deux officiers de la Child Development Unit, qui dépendent du ministère de l'Égalité du genre, pour leur faire part de ses remarques, le 24 février. Une réponse est reçue du ministère de la Sécurité sociale. Celui de l'Égalité du genre n'envoie même pas un accusé de réception. Le 1er juin, l'Ombudsperson for Children reçoit une lettre anonyme alléguant que des abus sexuels seraient commis sur des pensionnaires du Foyer Namasté. La lettre anonyme est envoyée au ministère de l'Égalité du genre et de la Protection des enfants le 7 juin 2012. Tout comme elle n'a pas accusé réception du rapport, la ministre ne le fait pas pour la lettre anonyme transmise par l'Ombudsperson.