Opinions

Quelle valeur accordons-nous à notre histoire?
Question que l’on peut se poser en tombant, cette semaine, à Vieux Grand Port, sur le panneau de présentation à l’entrée du Musée Frederik Hendrik. Dix-neuf lignes truffées de fautes, de mots collés, presque comme un gag. On se demande bien ce que peut vouloir dire «découlentdes recherche chéologiques» (sic).

Bien que ne reprenant finalement que son slogan de campagne, la fin de son Tweet (« MAKE AMERICA GREAT AGAIN! ») annonçant l’imminence de sa décision concernant l’accord de Paris sur le climat, n’avait laissé aucun doute.

La Grande Île est déjà dans le viseur de la commission d'enquête sur la drogue. Les déplacements fréquents de diverses personnes convoquées – proches des trafiquants, policiers… – sont passés à la loupe par l'ancien juge Paul Lam Shang Leen et son équipe d'enquêteurs. Et comme pour conforter la donne, chaque semaine met au jour un nouveau trafic !

Que l’on soit responsable d’équipe ou PDG, la prise de nouvelles fonctions est une affaire délicate. Méconnaissance du milieu, rivalités internes… les écueils sont nombreux. Comment prendre un bon départ ? Les hommes politiques le savent, les grands dirigeants aussi : les trois premiers mois sont cruciaux.

Pravind Jugnauth se retrouvera face à son destin ce jeudi à l’occasion de la présentation de son premier budget depuis son accession aux fonctions de Premier ministre en janvier dernier. L’année dernière, son discours du budget avait été l’occasion pour lui de marquer son retour au gouvernement après s’être retrouvé sur la touche dans le cadre de l’affaire MedPoint, et par la même occasion jeter les bases menant à son accession au poste de Premier ministre souhaitée déjà par ses principaux thuriféraires.

Savez-vous comment vous êtes né?
Non bien sûr on ne parle pas là d’histoire de petite graine, de chou de rose ou de cigogne.
On parle de comment vous êtes né. Vraiment. Combien de nous ont parlé, avec leur mère, des circonstances exactes de leur venue au monde. Comment cela s’est passé.

Il faut commencer à se faire à cette immuable idée que tout a un prix. A commencer pour le contribuable. Ceux qui s’acquittent obligatoirement de l’impôt doivent réaliser qu’à chaque fois qu’ils ont le sentiment d’obtenir une faveur ici, ils casquent bien plus là-bas. Et les partis et les alliances qui construisent leur campagne électorale sur des promesses mirobolantes juste pour remporter le scrutin doivent se rendre à l’évidence  cette pratique à courte vue ne rend aucun service à la population et qu’elle heurte le pays, nuit à ses comptes nationaux, freine son développement et, pis, provoque l’accroissement de la misère.

Ainsi donc, quand Pravind Jugnauth est en voyage à l’étranger, c’est Anerood Jugnauth qui le remplace à la tête du gouvernement ! Ce nouvel épisode du feuilleton papa-piti ne peut que donner raison à ceux qui affirmaient qu’au MSM — avec autrefois la complicité du PMSD et aujourd’hui celle du ML —, la direction du pays est une affaire de famille. C’est une situation dynastique dont profitent les alliés du MSM pour caser leurs parents et leurs petites amies à la tête des institutions de l’État. De toute façon, le vice-leader du ML l’a déclaré : « Ce gouvernement n’a jamais dit que la méritocratie doit s’appliquer en toutes circonstances ! » Par contre, en ce qu’il s’agit du copinage, des passe-droits, de la médiocrité, de la corruption… Mais revenons aux Jugnauth. Après avoir démissionné du poste de Premier ministre en faveur de son fils parce qu’il ne pouvait plus assumer la charge de la fonction, SAJ redevient Premier ministre pour remplacer son fils. On avait pu, effectivement, constater que SAJ était fatigué et incapable de se contrôler par certaines déclarations et des réponses à des questions de journalistes. Deux exemples : au sujet d’un rapport américain sur Maurice, SAJ déclara que c’était du caca et aux questions des journalistes et de l’opposition qu’il leur faisait pipi dessus ! Mais malgré sa fatigue, son incapacité manifeste à remplir le poste, il revient au PMO pour assurer la suppléance de son fils. Est-ce que Showkutally Soodhun est à ce point désespérant que le MSM ne veut plus lui accorder quelques jours de suppléance au poste de PM ?

G.F

Investir dans un cheval de course au Champ de Mars, cela relève avant tout de la passion. La mentalité de certains a bien évidemment évolué au fil du temps à l'idée de se faire de l'argent facile dans le giron, mais la chance, le plaisir et l'adrénaline qui vous animent quand vous êtes associés à un cheval de course à Maurice procure une sensation unique et il faut le vivre pour le comprendre.

Ce début de Ramadan et la Fête des Mamans coïncidant, l'heure n'est pas qu'aux célébrations, mais en appelle surtout aux bons sentiments. Période spirituelle très forte, pour nos compatriotes de foi islamique, le Ramadan distille de bonnes pensées et pratiques qui vont de pair en vue d'aider l'homme et la femme à s'élever davantage. Bien entendu, puisque l'on aspire à être meilleur et faire le bien autour de soi, l'on n'attend pas spécifiquement ce mois sacré pour traduire en action les bons principes inculqués et retenus tout au long de sa vie ! Plutôt, on devrait voir en ce mois spécial la conjugaison de toute cette positivité engendrée au fil des jours et des semaines.

Le tapis rouge sera déroulé aujourd’hui au Rashtrapati Bhawan, la résidence présidentielle, pour accueillir le Premier ministre, Pravind Jugnauth, qui sera reçu par le président Pranab Mukherjee. Cette solennité est à la mesure de la qualité des relations existantes entre Maurice et l’Inde qui dépassent les partis au pouvoir dans les deux pays mais également à l’importance qu’accorde l’État indien à cette première visite officielle de Pravind Jugnauth. La presse indienne suit d’ailleurs avec intérêt cette visite et en parle depuis quelque temps déjà.

Une nouvelle contradiction entre les Rules of Racing et les Directions For Security du Mauritius Turf Club, mise en évidence par l’homme de loi Yahia Nazroo, qui a alerté les autorités, le MTC et la GRA, a créé une nouvelle crise en fin de semaine dernière, à tel point que la tenue de la journée de samedi dernier a été encore une fois menacée.

Un pays peut-il prétendre exister de façon juste, et progresser, sans pérennité de l’Etat ? C’est aussi la question cruciale que pose, ces jours-ci, la grève de la faim des supposés bénéficiaires du Super Cash Back Gold (SCBG).

Quand le 1er avril 2015 le gouvernement décide de fermer la BAI, ses sociétés et la Bramer Bank, tous les membres du gouvernement applaudissent et soutiennent cette décision. Le Premier ministre, le ministre des Finances et celui de la Bonne Gouvernance vont à la télévision pour se féliciter de cette décision qui, affirment-ils, s’insère dans le cadre de l’opération nettoyage et faire toutes sortes de promesses.

Le prix d’une dangereuse insouciance, d’abord. Maintenant que la grève des épargnants des divers instruments de la BAI semble tirer à sa fin, le temps est venu de remettre un peu les choses en perspective.

La suspension des travaux parlementaires jusqu'au 8 juin, date de la présentation du budget 2017-18, est perçue dans le public comme une décision déraisonnable. La raison officielle avancée par le Premier ministre et ministre des Finances pour justifier ce congé est qu'il lui faut consacrer plus de temps à la préparation de l'exercice budgétaire tout en assurant ses fonctions officielles de Premier ministre. Si, à première vue, cet argument peut sembler compréhensible, à bien y réfléchir, cette suspension n'est pas normale.

La manif spontanée de ce jeudi dans les rues de Port-Louis ne devrait pas être un feu de paille. Mais plutôt l'étincelle qui allumerait le "Sime Lalimier" de la nation mauricienne. L'on souhaitait, dans ces mêmes colonnes, pas plus tard que la semaine dernière, d'ailleurs, et déjà à plusieurs reprises par le passé, que les Mauriciens s'unissent autour de bonnes causes. La souffrance des victimes du SCBG en est une.

L’annulation de la sixième course de la huitième journée basée sur la plus idiote des directives de la Gambling Regulatory Authority (GRA) — qui fait la risée du monde—, c’est-à-dire qu’une course ne peut se disputer avec moins de six chevaux, montre à quel point nous sommes définitivement entrés dans l’ère de l’irrationnel dans le giron hippique mauricien.

Ça peut paraitre anecdotique, voire risible, mais c’est aussi extrêmement symbolique de la petitesse caractérisée qui nous gouverne. Tout relève de l’infiniment petit. A la mesure d’une imposte. L’affiche « Lalians soular » mettant dans le même sac Ajay Gunness, Thierry Henry, Ashvin Boolell, fils du dirigeant travailliste, et un confrère, est révélatrice de la mentalité qui a cours au Sun Trust. Le terme « soular » a très récemment été utilisé par Pravind Jugnauth au Parlement pour décrire Ajay Gunness. Et il n’y a évidemment pas de coïncidence entre les deux faits.