Opinions

Il est de coutume à Maurice, à l’approche de la reprise des travaux parlementaires, d’entendre les tambours de guerre.

Difficile de rester insensible devant les images de presse illustrant l’accident frontal entre un van et un autobus à Lapeyre hier matin. Ces images sont d’autant plus dramatiques au souvenir des jeunes victimes qui étaient visiblement en début de carrière et destinées à un bel avenir.

Une pub, à priori, anodine. Faite pour promouvoir un site de rencontres locales. Elle passe régulièrement sur les ondes des radios libres, surtout peu avant le bulletin d’information de 8 heures, chaque matin.

Cette fin de saison est beaucoup plus palpitante que nous aurions pu le penser il y a quelques semaines. Les titres des différents championnats, un moment promis au champion sortant Rousset, sont aujourd’hui sérieusement menacés par l'artillerie lourde de l’écurie Gujadhur qui est en train de réussir l’une de ses meilleures saisons depuis 35 ans lorsqu’elle fut championne en 1976.

Les querelles politiques autour de l’affaire MedPoint en ont fait voir de toutes les couleurs à la population depuis le début de l’année. L’affaire est de taille et ce n’est pas pour rien qu’on l’a qualifiée de « scandale du siècle ».

Ils ont arrêté de cause causer de la situation politique, c'est-à-dire l'exploration des possibilités d'alliances. Ils, ce sont bien entendu les leaders des trois principaux partis politiques engagés, depuis que le MSM a démissionné du gouvernement, dans un intense processus de rencontres.

Une chose est sûre, Navin Ramgoolam est un champion. Surtout lorsqu'il s'agit de tenir de belles paroles, d'affirmer, avec des trémolos dans la voix, son attachement à la démocratie, aux principes et son respect des institutions. Or, tout dans la pratique le contredit.

La Commission de l'Océan Indien (COI) existe depuis près de trente ans. Elle a, entre autres réalisations majeures, une idée émise au Sommet de ses chefs de gouvernement à La Réunion en 1999, qui a permis à la République de Maurice et La France d'ébaucher un concept, dit innovateur, de cogestion de l'îlot Tromelin, lequel îlot fait, néanmoins, encore l'objet d'une dispute territoriale entre les deux pays.

Xavier-Luc Duval a annoncé avec beaucoup de satisfaction hier que l’Equal Opportunities Act, dont il est un des principaux promoteurs, a été approuvé par le conseil des ministres.

Le Président du Mauritius Turf Club, Gavin Glover, est intervenu en début de semaine lors de la première séance de la 45e conférence de la Fédération Internationale des Autorités Hippiques à Paris où il a souligné, avec une certaine appréhension, les nouveaux défis auxquels l'industrie hippique mauricienne doit faire face dans une période contrastée, surtout à l'approche du bicentenaire des courses dans notre pays, événement que le MTC compte célébrer en grandes pompes le 25 juin 2012.

S’il fallait une preuve que Maurice subit déjà les effets collatéraux de la crise économique qui secoue les pays de la zone euro, le ministre du Tourisme Michaël Sik Yuen l’a donnée cette semaine.

On aurait ri de ce qui s'est passé cette semaine dans le pays si le ridicule de la situation ne se le disputait pas au grotesque et à l'arbitraire.

Il semblerait que plus que jamais dans la politique mauricienne, la vengeance est un plat qui se mange froid.

Cette dernière semaine de septembre de l’an 2011 entrera dans les annales de la liberté d’expression comme la semaine de tous les dangers.

Ce début du mois d’octobre constitue l’amorce de la dernière ligne droite pour la saison 2011. Avec les  neuf dernières journées régulières restantes qui s’annoncent les unes plus palpitantes que les autres, en attendant la double journée internationale, l’attention du public turfiste sera surtout tournée vers la course au titre de jockey champion.

Les accusations portées contre le Dr Zouberr Joomaye, dans le cadre de l’enquête policière sur les allégations de Navin Ramgoolam contre Paul Bérenger quant à la diffusion de fausses nouvelles, peuvent difficilement laisser insensibles tous ceux qui militent pour la liberté d’expression et la liberté de parole, droits garantis par la Constitution.

De pire en pire ! Des énormités si grosses qu’on se demande bien qui les gobe ? Ce « peuple admirable » qui, on l’espère, se compose de moins en moins de naïfs ? Et, mis à part, bien sûr, les fidèles lieutenants d’un leader politique et chef de la nation qui semble donner, là, des signes. De panique ou d’un trop plein de confiance ?

L’angoisse est lancinante. Chaque jour, ce sont toujours les mêmes questions qui reviennent dont voici quelques-unes. À quand le prochain licenciement parce que notre petite entreprise n’arrive pas à surmonter la crise économique et que les mesures correctives tardent à venir ?

Il y a peine deux semaines, bien que ce ne fût pas le grand succès qu’on attendait, un bon nombre de jeunes de ce pays descendaient dans les rues de Port-Louis et scandaient "Ar nou non !" Ils entendaient dénoncer — entre autres maux de la société mauricienne qui les préoccupent — la corruption, le favoritisme et les passe-droits qui minent, à eux aussi, le chemin vers plus de chance d’obtenir un emploi dans leur pays.