Opinions

Le grand oral de l’ex-ministre des Finances et leader du MSM Pravind Jugnauth a fait monter la tension d’un cran dans la capitale et dans le pays cette semaine.

Il n’y a rien cette semaine qui domine outrageusement l’actualité hippique si ce n’est la performance de Green Keeper, la nouvelle machine à gagner de l’écurie Rousset,  qui s’est approprié le record des 1400 mètres, détenu jusqu’ici par Molten depuis 2008.

Il faut être bien plus de 15 000 à s’indigner ! Il y a là de quoi outrer tout un peuple, du moins ceux et celles qui cultivent et croient encore en des valeurs. Républicaines, de surcroît ! Et ils ne sont pas peu nombreux, heureusement !

Le pays était déjà dans une zone d’instabilité politique depuis la cassure de l’Alliance gouvernementale. Le voilà qui entre maintenant dans une crise institutionnelle avec deux de nos institutions majeures et indispensables au bon fonctionnement de l’État mauricien en situation d’instabilité, sinon d’affrontement.

L’enquête de l’ICAC sur l’affaire Medpoint tire peut-être à sa fin et l’annonce de la publication prochaine de son rapport nous met déjà l’eau à la bouche. Mais tout n’est pas encore joué.

On m'avait dit que les procédures du constat à l'amiable — comme celles du divorce — en cas d'accident changent la vie d'un automobiliste. Finies les longues heures à attendre que la police vienne faire le constat, finies les dépositions en plusieurs exemplaires, etc. Je l'avais cru.

Des décorations républicaines à des sectaires de tout poil, ce qui est déjà une aberration, la notion de république ne pouvant s'accommoder de ceux qui favorisent les instincts tribaux, des terres octroyées à des groupuscules dont la vocation est très éloignée de la recherche de la paix sociale et des nominations qui confirment l'énorme influence des groupes socioculturels.

Le plus vieil établissement de chevaux de courses du turf mauricien, l'écurie Gujadhur a encore frappé dans la Phoenix Maiden Cup 2011. Et il l'a fait de brillante manière en plaçant ses trois partants dans les 4 premières places de cette épreuve phare de la saison. Seul le vaillant Captain's Knock, en manque de compétition, - ce qui était largement visible dans le rond de présentation avant la course - a pu se glisser malgré tout dans le quarté gagnant.

Des plus de 15 000 adhésions sur Facebook, environ 3 000 Mauriciens ont participé à la marche “Aret zwe ek nou lavenir” initié par le mouvement “Wanted : 15 000 jeunes pour sauver notre avenir”, samedi.

Présenté comme le mouvement qui allait révolutionner la pensée et le comportement public, la marche tant attendue des 20,000 jeunes facebookers n'a finalement réuni, hier, qu'un dixième de ce nombre, 3,000 participants, parmi lesquels il y avait, en nombre, ce qu'on peut qualifier de marcheurs professionnels, dirigeants syndicaux, travailleurs sociaux, observateurs et qui, pour la plupart, sont loin d'être jeunes. Du moins au niveaux de leurs artères. Mais qu'importe, il y a un début à tout.

Cette information n'a pas fait la une du journal télévisé et n'a pas été diffusée dans aucun des bulletins d'informations des chaînes de la Corporation. Au contraire, tout a été fait pour qu'elle ne soit pas ébruitée.

La marche des jeunes prévue à Port-Louis aujourd’hui sera avec la Maiden Cup les deux principaux événements phares de ce week-end. Reconnaissons tout de suite que l’indignation de la population devait se manifester un jour ou l’autre sous une forme que personne ne pouvait anticiper.

Le voilà enfin ! ce Phoenix Beverages Maiden 2011 qui a fait couler beaucoup d’encre, qui a valu des discussions animées entre le Mauritius Turf Club et certaines écuries, et qui a fait l’objet de débat, parfois enflammé entre turfistes sur les réseaux sociaux.

Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a de quoi d'être fier du Parti travailliste hérité de son père. Il a effectivement amplement raison de l'être. Le Labour mauricien, a-t-il récemment rappelé, a été le parti politique qui avait permis que, pour la première dans l'histoire de Maurice, une femme accède au Conseil des ministres.

Il y a des mots qui, en ce moment, sonnent comme des jurons tellement ils sont abusivement utilisés. Il en est ainsi des expressions passe-partout comme "procédures normales" et "institutions". Et les deux ont été abondamment mis en avant cette semaine dans l'affaire qui oppose le leader de l'Opposition à la police, qui a initié une enquête après que le Premier ministre a porté plainte pour diffusion alléguée de fausses nouvelles à son sujet dans l'affaire MedPoint.

Si dans les westerns traditionnels la cavalerie arrive toujours a l’heure , à Maurice la police semble ne pas avoir de règle précise pour traiter des différentes  personnes  soupçonnées  d’avoir violé la loi sur la diffamation en diffusant de fausses informations.

600 victoires ! Voilà le nouveau haut vol du palmarès de Serge Henry, déjà bien rempli de paillettes et de champagne, avec 8 titres de champion des écuries, dix victoires classiques, 4 jockeys champions et 4 chevaux champions de l'année. Celui qui a consacré, avec des hauts et des bas, une demi décennie de sa vie au monde hippique n'est que le deuxième à franchir ce palier des 600 premières places dans notre pays.

Les méthodes de l'ICAC ne finiront pas de surprendre. Elle avait, par la voix de son directeur général, Anil Kumar Ujodha, annoncé sur Radio Plus la conclusion pour bientôt de l'enquête dans l'affaire Medpoint et, plus d'un mois après, les investigations continuent toujours alors que des personnes qui, de toute évidence, doivent être entendues sont toujours maintenues en dehors du champ d'intervention de la commission.

La séance de déshabillage continue de plus belle entre les deux ex-alliés. Après avoir passé deux semaines à s'expliquer sur les raisons de la cassure de l'Alliance de l'Avenir, en multipliant les interventions à la radio et dans les conférences de presse, ils en sont maintenant aux congrès nocturnes d'explications. Plus précisément à des congrès de révélations ponctués de défis. Le PTr demande au MSM de rendre les votes travaillistes qui lui ont permis de faire élire ses candidats dans les circonscriptions rurales. Souvent en tête de liste, aux dépens du candidat rouge.