Opinions

C'est un secret de polichinelle que le Mauritius Turf Club avait commandité, tout récemment, un exercice dont les objectifs étaient de dégager « une stratégie d'entreprise et un plan d'action en vue d'inscrire le MTC dans un projet capable de pérenniser l'industrie hippique à Maurice ».

La polémique a été relancée de plus belle depuis le 31 décembre dernier : les médecins du public doivent-ils pratiquer dans le privé ? La question fait couler beaucoup d'encre et suscite des passions depuis des lustres. Ces professionnels de la santé sont payés par l'état; donc, des deniers publics. Autrement dit, l'argent qui sert à leur verser leurs salaires émane en partie de nos sous, que nous, la population, versons sous forme de taxes. Certains remettent en question le sens de l'éthique de ces médecins qui favorisent la double pratique. D'autres évoquent le serment d'Hippocrate.

Alors que les activités socio-économiques du pays s'inscriront dans sa nouvelle dynamique à compter de lundi, les regards sont braqués sur deux secteurs clés de l’État providence, à savoir l’éducation et la santé. Si l’abolition du CPE – un véritable fardeau qui pesait sur les épaules de nos enfants, – a été accueillie avec soulagement, l’introduction du nine-year schooling est entamée avec une inquiétude certaine. Parents et professionnels de l’éducation ont le sentiment de s’engager dans une nouvelle aventure au tracé encore incertain.

A quelques heures de la nouvelle année, on ne sait toujours pas qui sont les membres de la Fondation CSR censée remplacer le comité CSR chargé, lui, de mettre de l’ordre dans le secteur des ONG et surtout contrôler ses finances. Et pourtant cela fait des mois que le ministre des Finances a présenté et fait voter son budget dans lequel il remettait en question le fonctionnement du CSR suite aux “many representations” qu’il avait reçues critiquant la manière dont les fonds du CSR sont utilisés.

Le système MSM, à quoi le reconnaît-on ? A ses nominations d’abord. Tout commence et s’arrête avec le clan familial. D’autres ont aussi pratiqué un népotisme révoltant, mais le MSM est parti pour battre tous les records. Fils, fille, beau-frère, belle-sœur, copain, copine, tous ont droit à une récompense. Sous forme de placement ou de contrats. Et lorsque le quota familial est complètement rempli, on se tourne vers les acquis au Sun Trust.

« En sport, dès qu'on s'arrête, on régresse », disait le skipper français Marc Pajot. Le sport est effectivement un monde en perpétuel mouvement, où on constate son évolution de façon quasi quotidienne. 2016 tire à sa fin et nous sommes dès aujourd'hui dans une nouvelle année sportive. À bien des égards, le monde sportif mauricien est entré dans une nouvelle année quadriennale avec la fin des Jeux olympiques de Rio et les perspectives en vue pour 2020 à Tokyo, qui sera la prochaine mégapole à accueillir les JO. D'où notre question en ouverture de cette nouvelle année sportive : de quoi sera fait 2017 ?

Meurtres et accidents de la route ont dominé cette année 2016 qui tire sa révérence et, prions-le, emporte dans son sillage tout son lot de négativité. Cette année, plus que jamais, sommes-nous tentés d’avancer, plus d’un Mauricien s’accorde à relever que ces 12 mois ont été des plus difficiles.

Alors qu’on tourne la page sur l’année 2016, qui a été difficile, nous entrons inexorablement vers l’année 2017 qui devrait être une année charnière à plus d’un égard.

La vie culturelle à Maurice semble depuis quelques années porter un nouveau souffle et s’animer de nouvelles dynamiques, avec la multiplication d’événements de toutes sortes créés grâce aux initiatives des artistes mauriciens eux-mêmes ainsi qu’à celles des agences et centres culturels qui font venir des artistes étrangers.

2016 a été une année record concernant la prestation des grosses pointures de Bollywood sur la scène locale comme A. R. Rahman, Himesh Reshammiya, Shreya Ghoshal, Palak Muchhal, Kailash Kher et Rasika Shekar, entre autres. Les artistes locaux de leur côté continuent à se battre pour s’exprimer et ont fait preuve malgré tout, d’une créativité où ont jailli quelques belles étincelles.

“Tu dis que si les élections
Ça changeait vraiment la vie
Y’a un bout de temps, mon colon
Que voter ça serait interdit
Si tu penses un peu comme moi
Alors dis “Halte à tout!”
Et maintenant papa
C’est quand qu’on va où”

Ainsi, un nouveau sauveur de la démocratie mauricienne serait né en cette semaine de Noël ! C’est en tout cas ce qu’affi rment les partisans du PMSD et même des observateurs qui semblent transportés par la démission de Xavier-Luc Duval du gouvernement. Désolé de ramener ce beau conte de Noël à ses justes proportions, mais il faut remettre l’action du PMSD dans son contexte. Et surtout ne pas oublier que jusqu’à lundi dernier, Xavier-Luc Duval et le PMSD faisaient partie du gouvernement Lepep et que leur démission ne saurait les exonérer de toutes les décisions prises depuis décembre 2014. J’entends dire que Xavier-Luc Duval a fait preuve d’un courage politique extraordinaire en quittant le pouvoir pour sauver la démocratie. Moi, je me méfi e des sauveurs autoproclamés de la démocratie, et je rappelle que c’est en voulant la sauver qu’au début des années 1970 du siècle dernier que les pères de Xavier-Luc Duval et de Navin Ramgoolam ont amendé la Constitution pour décréter l’état d’urgence, interdire les syndicats et emprisonner leurs adversaires politiques.

Non, ce n’est pas pour dénoncer la fièvre acheteuse qui sied parfaitement au contexte et qui nous vaut des sueurs froides et des crises de nerfs sur les routes autour des centres commerciaux et des artères principales de nos villes et grands villages, parfaitement mal gérés par la police et qui appelle, par exemple, cette question: pourquoi ne pas installer un panneau de signalisation à l’intention de ceux qui viennent des Plaines Wilhems et qui veulent aller à La Louise, Candos, Solférino, Flic- en-Flac ou Rivière-Noire qu’ils peuvent bifurquer avant le Centre Culturel Indira Gandhi et sortir devant le J&J Auditorium et ainsi éviter le calvaire du rond-point de Jumbo ? Il y a tellement de mesures simples à prendre qui peuvent vraiment améliorer la circulation. Mais allez dire cela à ceux qui sont grassement payés pour décider. Et qui font fi du bon sens.

Il n’y a pas lieu de tourner autour du pot, d’inventer de savantes formules diplomatiques quand on doit dire le plus simplement les choses comme elles sont : le véritable objectif du gouvernement de l’Alliance Lepep avec sa Commission des poursuites (Prosecution Commission) installée sur la tête du Directeur des poursuites publiques (DDP) pour lui indiquer à qui intenter ou pas un procès était de s’assurer que Navin Ramgoolam, le leader du PTr, soit jugé sous, au moins, une des onze accusations portées contre lui avec l’espoir qu’il soit condamné et rendu inéligible.

C’est une véritable secousse tellurique qui a secoué la scène politique cette semaine avec l’annonce du retrait du PMSD du gouvernement. La nouvelle a été accueillie comme une surprise dans la mesure où vendredi dernier le leader du PMSD, Xavier-Luc Duval, affirmait qu’il était satisfait de la dernière version du Prosecution Commission Bill adoptée par le Conseil des ministres.

Il n'y a pas lieu de tourner autour du pot pour dire, carrément, ce qui doit être dit sans frayeur ni faveur : l'objectif premier du gouvernement de l'Alliance Lepep en imposant une Commission des poursuites (Prosecution Commission) sur la tête du Directeur des poursuites publiques (DDP) pour indiquer à ce dernier contre qui il faut intenter ou pas un procès est de s'assurer que Navin Ramgoolam, le leader du PTr, ait définitivement à rendre des comptes à la justice avec l'espoir qu'il soit condamné.

Alep. Deux syllabes qui occupent le devant de l’actualité internationale depuis quelques semaines. Alep comme un bouleversant appel à l’aide.
Cette ville du nord-ouest de la Syrie, la deuxième plus importante du pays, avait en 2009 une population plus importante que l’île Maurice, soit 1,6 million d’habitants. 
Ceux-ci, depuis 2012, sont pris en tenaille au cœur d’un conflit qui n’a cessé de se complexifier et de s’intensifier.

Quel anniversaire ! Ce 20 décembre 2016 qui s’annonce fatidique pour la démocratie, cela fera 40 ans qu’un nouveau parti, le MMM, sous le leadership d’un certain Sir Anerood Jugnauth, entrait au Parlement après avoir remporté les élections du 20 décembre 1976, victoire qui fut ensuite confisquée par une alliance post électorale PTr/PMSD. C’était la réclame du film du changement et de l’espoir qui se joua finalement en juin 1982.

Qu’est-ce qui pousse le gouvernement Lepep à se lancer dans des plans foireux qui finissent presque tous par se retourner contre lui? Depuis son arrivée au pouvoir, il se lance dans des opérations de communication censées demontrer l’excellent  fonctionnement de la machine gouvernementale. Jusqu’à présent, ces opérations ont mis en exergue la légèreté de la préparation de ces opérations et surtout le manque d’évaluation de leurs conséquences.