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Opinions

La nature a fait une violente incursion dans la vie mauricienne que ce soit sur le plan social, économique ou émotionnel cette semaine. Alors que toute l’actualité était braquée sur l’accumulation d’argent sale par des arnaqueurs financiers peu scrupuleux, c’est la soudaine accumulation des eaux dans des zones stratégiques de la capitale et dans les régions avoisinantes qui a inondé les esprits.

Nos deux théâtres abandonnés – le Théâtre de Port-Louis et le Théâtre du Plaza –, ont reçu une liste tout à fait sympathique de visiteurs de marque, de consultants spécialisés, d’architectes, de metteurs en scène, de comédiens et chanteurs renommés depuis qu’ils ont été fermés au public à cause de leur inquiétante vétusté.

Lorsque la journée de courses fut annulée samedi dernier pour terrain devenu impraticable à cause de pluies diluviennes au Champ de Mars, personne ne pouvait imaginer le drame qui se jouait de l’autre côté de la ville.

L’agglomération de Canal Dayot, située à l’entrée sud de Port-Louis et que beaucoup de Mauriciens ont découvert pour la première fois hier, entrera dans la mémoire collective locale comme le symbole du partage et de solidarité.

On se souviendra encore longtemps de ce week-end de Pâques 2013. Il va sans dire que certains esprits superstitieux trouveront moyen de faire une association avec le chiffre 13. Devant un tel choc, une telle désolation, devant la force de la nature, on s’accroche comme on peut à la moindre explication, fut-elle irrationnelle.

Quatre heures de pluie, huit morts ou plus lorsqu’on aura établi aujourd’hui un bilan complet du passage pluvieux d’hier. On n’a rien vu venir. La météo annonçait “la pluie dans les endroits habituels” et que le temps devait être “mi-couvert en général”.

Quelques heures de pluie d’affi lée suffi sent à mettre à genoux le tigre de l’océan Indien que Maurice prétend être. Il suffi t de quelques dizaines de millimètres de pluie pour provoquer des embouteillages monstres, ralentir les télécommunications, mettre à mal le circuit électrique, bref, plonger le pays dans une pagaille indescriptible.

La Commission de l'océan Indien (COI) a frappé un grand coup cette semaine à Mahajanga, à Madagascar, en réussissant à mobiliser quelque 175 personnalités, dont des décideurs gouvernementaux, des opérateurs économiques, ou encore des représentants des agences internationales – à l’instar de la Commission européenne, de la Banque Mondiale et des scientifiques des pays de la région –, autour du projet de sécurité alimentaire.

La saison 2013 a pris son envol en douceur dans une ambiance bon enfant et les amoureux du Champ de Mars avaient vraiment plaisir à se retrouver. Certes, ce n’était pas encore la grande foule mais la masse critique et fidèle qui avait fait le déplacement  a eu droit à de belles épreuves, animées par des chevaux qui étaient dans un état de forme étonnant pour un début de saison, illustré par des performances chronométriques à faire pâlir les meilleurs coursiers de l’île.

En Afrique, cela commence à bouger sur le front de la lutte contre la corruption. Il y a le Sénégal qui a pris le taureau par les cornes et s'est doté d'un organisme qui enquête sur l'enrichissement illicite avec comme premier sujet d'investigation le fils de l'ancien président Karim Wade. Cette semaine même, l'ancien président de la Zambie, Rupidi Banda a dû comparaître devant la justice pour répondre d'une accusation de corruption et de détournement de fonds publics ayant servi à financer sa dernière campagne électorale. Au Tchad, le maire de N'Djamena a été traduit devant les tribunaux pour des faits de corruption, tandis que certains pays progressent dans le classement de Transperancy comme la Namibie et le Cap Vert.

Une touriste française se fait royalement arnaquer au marché de Port-Louis. On lui fait payer Rs 4 600 pour quatre t-shirts, un sachet de gousses de vanille et quelques épices. Des articles qui, selon d'autres marchands, valaient tout au plus Rs 1 200. Ces arnaques seraient monnaie courante au marché de Port-Louis, où les touristes sont littéralement pillés. Les prix se retrouvent multipliés, et c'est ainsi qu'un sachet de safran peut passer de Rs 25 à Rs 300, des t-shirts de Rs 300 à Rs 600, des nappes et des draps brodés du simple au quadruple. La touriste ne s'est pas laissée faire et a porté plainte à la police du Tourisme, qui l'a renvoyée à l'inspectorat du marché. Après discussion avec le marchand concerné – discussion, mais pas procès verbal et amende ?! – une partie de son argent a été rendu à la touriste.

Les travaux parlementaires débuteront mardi en l’absence du leader historique du MMM, Paul Bérenger, en plein traitement à l’hôpital Gustav Roussy à Paris.

Selon l’équipe du Swami Vivekananda Centre, 20 000 personnes se seraient rendues au premier salon international du livre mauricien Confluences. Le caractère événementiel de ce rendez-vous, la présence de célébrités mauriciennes et étrangères ainsi que les nombreuses animations proposées pendant quatre jours à côté des stands d’expositions occupés par les éditeurs, les libraires, les auteurs et différentes organisations à vocation culturelle, font que ce salon a attiré non seulement des lecteurs mais aussi des visiteurs moins habitués à fréquenter les librairies et bibliothèques, ce qui est une aubaine. Au-delà de ce chiffre de fréquentation et peut-être de ventes de livres dont les libraires pourraient s’enorgueillir, l’enjeu consiste pour chacun, du plus jeune des lecteurs au plus brillant éditeur, à maintenir cet enthousiasme et le nourrir dans la vie de tous les jours.

Les courses sont déjà de retour. On a même l’impression qu’il n’y a plus d’intersaison tant l’actualité hippique a rempli ce court laps de temps.

Mon décodeur satellitaire ayant rendu l’âme dimanche dernier, j’ai été privé de télévision par satellite. Comme des milliers de Mauriciens, j’ai dû me remettre à regarder la MBC. Le nombre de ses chaînes terrestres et numériques m’a donné le vertige.

On a tout faux. On n’a rien compris. Prenons l’exemple des marchands ambulants. On nous a souvent expliqué qu’il s’agissait d’une catégorie de personnes défavorisées, qui avaient vu fermer, pour ne pas dire cadenasser, toutes les portes auxquelles elles frappaient et qui, en dernier recours, étaient devenues marchands ambulants, contraintes d’occuper les trottoirs publics pour avoir quelques sous en écoulant des bricoles de toutes sortes.

Le Premier ministre l’a placée au centre des célébrations du 45ème anniversaire de l’indépendance : en déclarant « Soyons Mauriciens avant tout » dans son message officiel à la nation du 12 mars, c’est bien la question de l’identité que le chef du gouvernement a remise sur le tapis.

À peine évoquions-nous dans ces mêmes colonnes la semaine dernière les violences subies par les femmes, souvent soldés par la mort, surtout dans les relations amoureuses, voilà qu’un autre type de violence attire notre attention : celui du rapt des enfants avec à la clé attouchements, viol, inceste et autres sévices atroces.

Maurice a vécu au rythme de la littérature durant quatre jours la semaine dernière au Centre de conférence international Swami Vivekananda à Pailles.