Opinions

Il aura suffi qu’une petite foule de mécontents pousse quelques cris pour que le gouvernement Lepep donne l’impression de revenir sur l’une de ses rares décisions à avoir l’unanimité : la libération de nos centres-villes des marchands ambulants. Depuis de longues années, les trottoirs de nos villes squattés par des marchands ambulants de plus en plus fixes étaient devenus des bazars à ciel ouvert.

Short jeans à taille haute mettant en évidence ses jambes fines, petit haut blanc relevé laissant apparaître son ventre, le chignon au sommet du crâne, elle arborait la tenue girly du moment. Pour compléter son apparat et c’est sans doute le détail le plus flagrant qui ne pouvait qu’attirer les regards sur son visage, sa silhouette, sa démarche… elle portait un rouge à lèvres écarlate mat. Cette touche de maquillage mettait en relief les contours de ses lèvres et accentuait ses jolis traits alors qu’elle déambulait joyeusement entre les allées d’un magasin. Elle doit avoir 8 ans à peine. Habillée et maquillée comme une grande, cette petite fille, vue cette semaine dans une boutique de Port-Louis, ressemblait davantage à une femme qu’à une enfant.

La saison hippique 2016 prend définitivement fin ce week-end avec la traditionnelle double journée internationale qui s’annonce finalement mieux lotie qu’il n’avait paru un moment avec la venue d’un groupe de jockeys étrangers d’un meilleur calibre que celui initialement pressenti. Les Mendizabal, Zahra, Guyon et Spencer sont des jockeys de renom qui ont fait leurs preuves sur le circuit mondial et sont, sans aucun doute, un cran au-dessus des autres invités et de ceux qui ont fait la pluie et le beau temps sur notre sol cette année. Force est de reconnaître qu’au fil des années, les meilleurs mondiaux ont zappé la destination mauricienne pour d’autres centres hippiques plus valorisants et moins contraignants pour leur réputation.

De toute la série de textes de loi présentés actuellement en urgence devant l'Assemblée nationale en cette fin d'année, les uns sont aussi importants que les autres. Toutefois, celui relatif à l'intégration sociale et l'autonomisation et visant l'éradication de la pauvreté absolue à Maurice une fois pour toutes mérite bien une attention particulière.

... l'État ne réagit pas à temps. S'il maintient sa politique de déni qu'il semble pratiquer malgré les alertes répétitives et appuyées de la société civile. Et s'il persiste dans sa politique d'exclure cette dernière des discussions et projets communs. Car comment interpréter autrement la situation ? Depuis deux ans, les choses stagnent en ce qui concerne la lutte contre le sida dans le pays. Et à certaines reprises, même des politiques ont laissé comprendre que « la maladie régresse ».

Moment très fort et solennel jeudi dernier au SSR INTERNATIONAL AIRPORT, pour le retour, sur notre sol, du deuxième cardinal mauricien, fraîchement intronisé à Rome par le pape François. Le gros du gratin de notre establishment y était, à part ceux qui sillonnent encore la planète. Bien rangés, selon le protocole d’usage, à quelques encablures de la seule piste d’atterrissage ou d’envol qui nous lie encore au monde. Tous groupés sur le tarmac à attendre un bel oiseau, bleu, blanc, rouge (manquait le vert et le jaune) venant du ciel. Avec, à bord, un Mauricien, une éminence tout de rouge vêtu, qui revenait, dit-il, à la kaze mamma. Tous ceux qui attendaient ce moment ou qui le suivaient en direct à la télé en étaient émus. De voir ou simplement de se souvenir à partir du tarmac, cette unique porte d’entrée ou de sortie de notre territoire a dû, certes, émouvoir et rappeler bien des souvenirs…

Il ne faut surtout pas commencer à s’habituer à tout. Parce que cela pourrait faire le lit du fascisme. On ne peut ainsi pas accepter qu’une clique fasse la pluie et le beau temps à Air Mauritius comme si c’était leur propriété personnelle et que même la parole d’un Premier ministre ou de son suppléant soit à ce point dévaluée. C’est Xavier Duval qui annonçait à l’Assemblée nationale le mardi 15 novembre que le comité disciplinaire maintes fois renvoyé et devant entendre le cas de Mike Seetharamadoo se tiendrait positivement et que c’était une question de jours. Et devant la tournure des événements, gageons que ce qu’il a de plus urgent à faire c’est d’aller, avec ses suiveurs, faire son festival et se pavaner en boubou, bien sûr, bleu. Et qu’il sera incapable d’admettre que la direction de la compagnie nationale d’aviation s’est bien foutue de lui!

L’intention du comité restreint du board d’Air Mauritius de se débarrasser  de Megh Pillay, pour garder le protégé du roi en devenir, Mike Seetaramadoo, a été confirmée, cette semaine, avec le simulacre de comité disciplinaire. C’est pour éviter au protégé de passer devant ce comité où ses manquements auraient été étalés que Megh Pillay a été cavalièrement remercié, le mois dernier.  C’est pour empêcher celui qui était encore le CEO de la compagnie aérienne nationale  d’aller déposer devant le comité disciplinaire qu’il avait été révoqué, par une réunion du board  décidée à la dernière minute. Cette semaine, c’est en dotant le président du comité disciplinaire  de deux assesseurs sans le consulter qu’on l’a poussé  à la démission. Quel est donc le pouvoir de ce protégé pour pousser des membres du conseil d’administration  d’une compagnie nationale à prendre le risque de dégrader d’avantage l’image de l’entreprise en se lançant  dans des opérations aussi grossières ?  Quel est l’importance  de cet employé pour pousser un fils à démentir son père, un président de conseil d’administration à se comporter comme un vulgaire exécuteur de basses œuvres et des membres du board triés sur le volet à suivre aveuglement des directives venant d’en haut? Que vaut donc cet employé  pour qu’un vice-Premier ministre ait été obligé de revenir sur sa première position concernant la manière dont l’ex CEO d’Air Mauritius a été révoqué ? En ce qui concerne les autres directeurs, ceux qui n’avaient pu être présents à la réunion d’urgence, il faut dire que leur absence de réaction face a cette grossière opération de «  bad governance »  fait d’eux des complices de l’opération « na pas touss nou dimoune.» Pour que des directeurs supposés indépendants et adeptes déclarés de la bonne gouvernance se comportent comme de vulgaires courtisans obéissants aux ordres du roi en devenir, il faut admettre que quelque chose ne tourne pas rond dans notre pays.

Symbolique à plus d’un titre cette fenêtre vue cette semaine dans une rue de Pittsburgh...

L’on ne cessera, évidemment, de saluer l’énorme travail de répression abattu tant par les limiers de l’ADSU que l’ensemble de la force policière en matière d’arrestations, de saisies et de démantèlement de réseaux de trafic de la mort. Certes, faire tomber les gros bonnets de la mafia constitue une étape laborieuse et inhérente à cette lutte.

Le programme de samedi dernier était tellement pauvre que la journée fut sans relief comme l’a été l’hippisme mauricien cette saison — à quelques exceptions près — sans panache à l’image de celles censées veiller à sa bonne marche, les deux chambres du Mauritius Turf Club (MTC), La Gambling Regulatory Authority et la Police des Jeux. At the end of the day, cette année n’a rien à envier à ses pires devancières en terme de dérapages et nul ne sait si l’exercice de réfl exion interne du MTC permettra à ses dirigeants de se rappeler que leur mission principale est, comme l’ont établi nombre d’organisations hippiques à travers le monde, dont celle de Hong-Kong dont nous nous permettons d’adopter la maxime à la situation locale : « Provide total customer satisfaction through meeting the expectations of ALL customers and stakesholders, the racing and betting public, the goverment, the people of Mauritius, so as to be one of the most respected organisations in the country ».

Pour la deuxième semaine consécutive le cardinal de Maurice sera sous les feux de la rampe ce week-end. Si bon nombre de Mauriciens s'étaient focalisés la semaine dernière sur le Consistoire durant lequel il a été fait cardinal par le Pape François aux côtés de 16 autres prélats internationaux, ce week-end l'attention sera retenue par la célébration indiaocéanique prévue à Marie Reine de la Paix demain après-midi.

Avec le récent exit du parfait duo de basse-cour Trump/Clinton, enter, pour le premier tour des primaires françaises, les Sept Samouraï de la droite, visant tous l’investiture des Républicains et qui mènera, éventuellement, à une course très ouverte vers le Palais de l’Elysée. Vous connaissez le coin : petit pied-à-terre parisien, genre de Maison Blanche à la french où, jusqu’ici, tout comme le haut-lieu planté au coeur de Washington, la gent féminine n’a eu généralement accès qu’en empruntant des portes dérobées. Pour s’y rendre, comme pour s’y extraire aussi…

On dira ce qu’on voudra du précédent Commissaire de Police mais il faut reconnaître qu’il avait compris une chose: il ne faut jamais faire de déclaration quand on n’a rien à dire. Il avait également compris qu’il faut éviter de se retrouver dans des calèches cassées. Il semblerait que l’actuel chef des Casernes centrales ait un avis totalement différent sur ces deux questions. Depuis son entrée en fonctions, il n’arrête pas de multiplier les actions et les déclarations pour affirmer que le chef c’est lui. Tout en admettant, parfois, qu’il n’est pas au courant de ce que font ses hommes, surtout ceux du CCID.

Et si les indécences étaient désormais sans limite? Juste quelques exemples pour justifier cette légitime interrogation. Un Premier ministre parti pour douze longs jours en Inde aux frais des contribuables pour faire quoi? Participer à une conférence sur la justice dans l’Uttar Pradesh, inaugurer un herborium de plantes médicinales à Goa? Aucune rencontre à son agenda avec son homologue Narendra Modi, alors que les conversations vont bon train sur les vraies raisons de ce déplacement qui seraient une escale au Spice Village que lui a recommandé son bon ami Bissoon Mungroo pour une remise en forme ou des consultations avec, disons, des “sages” pour les dates les plus propices pour l’accession au trône du fils héritier.

Amirtha, de parents indiens, née et vivant en Californie, chante des mélopées inspirées par la musique carnatique, et joue de l’harmonium avec une époustouflante modernité. Avec le saxophoniste Matt Nelson, le bassiste Brandon Lopez et le batteur Max Jaffe, l’un juif-Américain, les autres de Puerto Rico ou d’El Salvador, ils ont créé Elder Ones (nom inspiré par Lovecraft). Le soir des résultats des présidentielles américaines, à City of Asylum (créée pour accueillir des artistes exilés du monde entier car soumis à la persécution dans leur pays), ce groupe basé à New York a joué son jazz extrêmement créatif et puissant, qui prend aux tripes et fait voyager loin, loin, à l’intérieur et en dehors de soi. Tous portaient des Black Lives Matter t-shirts. Histoire de dire que «this is also America»...

Vivement la fin de la saison ! Ce qui se passe sur la piste et dans les coulisses ces derniers temps est ahurissant. Il y a très peu de courses actuellement qui se courent sur ses mérites réels. Et à chaque saison qui passe, les dernières épreuves de l’année sont le prétexte pour s’enrichir davantage pour les uns, alors que pour les autres il faut tenter de sauver les meubles. Pour atteindre ces objectifs, tous les moyens sont bons.

La toute petite île Maurice brillera de mille feux cet après-midi au milieu de la constellation des cardinaux réunis en la basilique Saint-Pierre à l’occasion du consistoire qui verra la création, par le pape François, de 17 nouveaux cardinaux, dont Mgr Maurice Piat.

Le sommet de l’OIF qui se tient à Antananarivo à la fin du mois n’accueillera pas cette fois-ci la cérémonie de remise du prix littéraire des Cinq continents qui couvre l’ensemble du monde francophone, qui aura lieu à Paris début décembre.