Opinions

Selon une communication de l’avocat Ashley Hurhangee, adressée aux rédactions cette semaine, « Mauritius gambling laws make it illegal for Mauritian players to place bets at unlicensed offshore gaming site. » En effet, selon lui, les sections 157 (7) de la Gambling Regulatory Act et la section 91 définissent le cadre dans lequel est permis l’Interactive Gambling.

Les membres du gouvernement, à commencer par le Premier ministre, ont affiché un soulagement jeudi dernier à l'occasion de la cérémonie de la pose de la première pierre du Metro Express Depot. Tous ceux associés au projet de tram ont exprimé le sentiment que le plus dur est passé et que la voie est désormais ouverte à la concrétisation d'un des projets le plus ambitieux que Maurice ait connus.

Le Mauricien Ltd suit avec beaucoup d’intérêt et d’appréhension le déroulement de toute l’affaire Bet365, et le traitement accordé aux journalistes dans cette affaire.
Le journaliste est un justiciable comme les autres et doit répondre de ses actes devant n’importe quelle institution du pays si besoin est. Mais cela doit se passer dans les règles de l’art et le respect d’une profession indispensable à une démocratie.
Toute intervention, présence intimidante ou même pression — aussi subtile soit-elle — du Pouvoir, qu'il soit politique ou économique, constitue un acte répréhensible à l'exercice de la liberté de la presse. Encore plus répréhensible est le recours au Pouvoir des professionnels du contre-pouvoir pour faire taire la presse même si les raisons sont aussi légitimes.
Mais si certaines pressions se passent dans le cadre de la théâtralité, d’autres plus discrètes font aussi partie de cette dangereuse pente de tentative de musellement.
Hier, au même moment où nos confrères de la Sentinelle étaient aux Casernes centrales, Le Mauricien Ltd était, lui aussi, interrogé dans ses locaux, Under Warning, sur un article concernant deux politiciens avocats de l’alliance au pouvoir. Entre autres questions de deux membres fort coopératifs et sympathiques de la force policière, il nous a été demandé qui avait écrit l’article et qui en était la source… pour lesquelles, évidemment, les commanditaires ont reçu une fin polie de non-recevoir.
Le Mauricien Ltd, fort de 110 années d’existence, connaît donc parfaitement les difficultés de l’exercice de notre métier dans des conditions de pression latente et permanente. Nous avons été de tous les combats des moments sombres de la liberté de la presse dans notre pays.
Cette fois ne fait évidemment pas exception.

 

La Rédaction


Dans quel pays un individu, une petite frappe un peu psychopathe et très mythomane, qui est déjà impliquée dans une affaire d’escroquerie, qui, selon ses propres aveux, réels ou concoctés, a juré un faux affidavit, qui est, en plus, accusé de sextorsion, d’extorsion de fonds, de coups et blessures sur une jeune femme, peut-il quitter les Casernes un vendredi soir pour aller tranquillement dormir chez lui ?

La recherche du scoop et  de l’exclusivité à obtenir avant la concurrence, considérés comme des valeurs de la presse, est en train de montrer ses effets pervers. On l’a vu lors de cette folle semaine. Pour obtenir la nouvelle à diffuser ou à publier avant  la concurrence, on passe de moins en moins de temps à la vérification d’une information.

En 2000, la chanson «Who let the dogs out» de Baha Men devint un succès international. Ce n’est que l’an dernier, 16 ans après, que le Trinidadien Anslem Douglas, qui l’a écrite, a expliqué que les «dogs» se réfèrent aux hommes qui se comportent mal vis à vis des femmes. Le député Ravi Rutnah aurait pu reprendre ce titre comme chanson de campagne...

Alors que dans l’affaire BET 365 l’on va de rebondissements en rebondissements et que son issue est, à ce stade, encore incertaine, trois valeurs importantes s’imposent à nous : vigilance, transparence et indépendance.

Il ne fait pas bon du tout, mais alors la, "bien pa bon" d'être femme en ce moment à Maurice ! Si elles ne tombent pas sous les coups de couteau, grinder, marteaux et autres armes des maris, conjoints, amants et même proches, les Mauriciennes se font expulser des fonctions (demandez à Nirmala Maruthamuthu) ou carrément (et c'est vraiment le comble), traiter de "femel"… Sale temps pour nous, les filles !

Triste politique mauricienne ! Ravi Rutnah – celui qui, 2 000 ans après que Jésus multipliait les pains, s’entichait à en décupler le coût lors d'un décompte douteux – n’a pas sa langue dans sa poche, endroit où cette dernière serait pourtant bien mieux gardée.

Juste avant son départ pour son pays d’origine, le Stipe australien John Zucal, invité par le Mauritius Turf Club à analyser les faiblesses de son fonctionnement actuel, a fait une série de recommandations, dont la plus importante est le « complete rewriting of rules of racing » du MTC.

Maurice, exemple du monde ? L’information est tombée récemment : nous ne contribuons qu’à hauteur de 0,01% à l’émission globale de gaz à effets de serre (GES). De quoi apparemment être fiers ! Et ce n’est pas votre serviteur qui le dit, mais bien Etienne Sinatambou lui-même, aidé il est vrai par l’armada de petits soldats de son ministère. Pourtant, à y regarder de plus près, a-t-on vraiment de quoi se taper sur l’épaule ? Petite explication ! Notre planète : 510 millions de km2, dont 70% d’eau, les 30% restants équivalant donc à 150 millions de km2. De cette superficie de terres émergées, notre petite île Maurice et ses 2 000 km2 ne représentent donc qu’un 75 000e du monde. Ce qui ne nous empêche pas d’émettre 1/10 000e de GES. Ce qui, de fait, nous donne une tout autre lecture des chiffres annoncés quant à notre contribution au réchauffement climatique. Sans compter que notre insularité nous confère l’avantage de disséminer lesdits agents polluants à tout vent. D’où ces questions : de quoi parle-t-on exactement et en quoi les chiffres avancés sont-ils rassurants ?

Les conseillers de sir Anerood Jugnauth devraient lui demander d’arrêter de faire des déclarations à la presse. A chaque fois qu’il ouvre sa bouche, il perd un peu du capital de sympathie qui lui reste dans l’opinion publique. SAJ fut autrefois respecté pour sa capacité à prendre des décisions — même si elles devaient lui coûter cher politiquement — et sa manière de s’exprimer directement. Une manière qui pouvait parfois être brutale. A ce niveau, SAJ n’est plus que l’ombre de ce qu’il a été et chacune de ses déclarations relève plus de l’insulte gratuite qu’autre chose. Ainsi vendredi matin, après la prestation de serment du nouveau ministre de la Justice, remplaçant Ravi Yerrigadoo, obligé de soumettre sa démission dans les conditions que l’on sait, le ministre mentor a déclaré qu’il n’y avait aujourd’hui pas plus de scandales que sous l’ancien gouvernement. Il a ajouté que la presse « tapait » moins sur le précédent gouvernement alors qu’elle s’acharnerait sur l’actuel. Le ministre mentor a une mémoire courte ou sélective. Que ses conseillers lui fassent donc relire ce que la presse disait du gouvernement précédent, de ses ministres, de leurs protégés et de leur propension à considérer les biens de l’Etat comme leur propriété personnelle. C’est pratiquement le même ton que la presse utilise aujourd’hui pour dénoncer le gouvernement dont fait partie le ministre mentor. SAJ a également dit qu’il lisait la presse avec dégoût. Qu’on lui dise que c’est le même sentiment que ressentent les Mauriciens quand ils entendent et voient ce dont sont capables certains de ses collègues du Cabinet.

Les politiques au pouvoir pèsent-ils vraiment leur responsabilité lorsqu’ils s’expriment? On est de plus en plus en droit d’en douter. 

Barkly, Palms Hotel et La Source. Rien de commun à première vue ? Et pourtant, ces trois lieux ont été le théâtre de récents mouvements d’humeur de la population. Ces faits sont, dans certains cas, spontanés, compréhensibles et, dans celui de la rue Rotin, à La Source, probablement l’œuvre d’une petite bande organisée, expressément grisée par celui qui tire les ficelles, celui-là même qui avait perturbé un rassemblement de l’alliance PTr/MMM le 6 décembre 2014 à La Louise. L’impatience et l’exaspération et son expression explicite, en face à face avec des politiques ne sont pas des phénomènes nouveaux, mais c’est quand même symptomatique d’un certain ras-le-bol.

Au milieu de la masse d’informations et d’événements qui ont dominé l’actualité de cette semaine émerge le visage d’une honnête femme dont le courage a fait monter subitement la moutarde au nez ministériel de Showkutally Soodhun. Elle mériterait bien le titre de femme de la semaine.

Après la mémorable journée du Maiden, le Champ de Mars a repris son train-train quotidien et, une fois n’est pas coutume, il n’y a rien de bien tranchant dans l’actualité hippique, sinon de dire que le sprint local a trouvé un nouveau leader avec le cheval de l’écurie Merven Beat The Retreat, vainqueur sans coup férir de la Princess Margaret Cup, et que le nouveau jockey chypriote de l’écurie Daby, Ioannis Poullis, a fait des débuts remarqués et que Black Tractor et Charleston Hero ont confirmé leurs bonnes dispositions actuelles, quoi qu’ils ont tous deux bénéficié d’un soft lead et d'une protection rapprochée à l’arrière.

Petit cours d'histoire musicale. Flash-back à la fin des seventies, au royaume de Sa Majesté, où il ne faisait pas trop bon vivre puisqu'à l'époque, crises politique, sociale et économique pourrissaient la vie des sujets d'Elizabeth II. Bon, pas au point où l'on humait que « something is rotten in the state of… », pour reprendre Hamlet. Mais, définitivement, les choses ne tournaient pas rond en Angleterre.

Il y a déjà des histoires d’éléphants volants. Des contes.
Peut-être un jour, les enfants d’aujourd’hui raconteront l’histoire de conteneurs volants. Pas des contes. Du vrai.

Modernisation. C’est devenu un mot magique. Modernisation oui, mais la question qui interpelle aujourd’hui non seulement la République de Maurice, mais le monde entier, est : quelle modernisation ? Tous ceux qui posent cette question et qui veulent savoir si le coût élevé pour la population des projets non prioritaires contribue vraiment à améliorer sa qualité de vie au quotidien sont relégués à la préhistoire. C’est un peu facile.