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Non, ce n’est pas une blague, il y a bien une députée du nom de Marie Claire Monty. Élue en dernière position au N°4, Port Louis Nord/Montagne Longue, aux dernières élections générales. Elle a eu un problème dès le départ, cette dame, le même que celui de Tassarajen Pillay Chedumbrum. Elle fait partie de ceux qui, au moment de la distribution des investitures, ont un pied ici, un autre là bas et on ne sait pas toujours dans quel camp les ranger précisément. Un ADN politique incertain jusqu’au jour où il y a une carotte à distribuer et qu’ils sautent dessus.

Il n’aura échappé à personne que, face au tintouin que font des députés français de tous bords politiques au sein de leur Assemblée nationale autour du projet d’accord de cogestion franco-mauricienne de l’îlot Tromelin, le Conseil des ministres du gouvernement mauricien n’a pris aucune position à sa séance de travail hebdomadaire vendredi dernier.

  • Le retrait de SAJ pourrait ne pas garantir totalement le poste de Premier ministre à son fils Pravind

Après le retrait inattendu, en décembre dernier, du PMSD du gouvernement de l'Alliance Lepep, dont il était un des socles les plus solides, quelle surprise la présente année va-t-elle encore réserver sur la scène politique locale ?

Une chasse aux sorcières ouverte et flagrante, envers tous ceux et celles ayant une quelconque affiliation avec le PMSD et occupant divers postes au sein du service public a été initiée depuis le départ de la basse-cour bleue de la maison orange blanc bleue de l’Alliance Lepep.

Pour une fois, la petite île de Tromelin a réussi à voler momentanément la vedette à l'archipel des Chagos, qui continuera à mobiliser notre attention pendant les semaines et les mois à venir. La raison est que la perspective des débats sur le projet de loi relatif à la cogestion de Tromelin, qui figure à l'agenda des débats à l'Assemblée nationale française du 18 janvier prochain, est au centre d'une vive controverse dans les hautes sphères de la politique en France.

Il n’est pas aisé lorsqu’on a longtemps fréquenté le pouvoir d’agir en parfaite cohérence. D’être limpide dans sa stratégie. C’est le cas du PMSD. Presque unanimement applaudi pour avoir quitté le navire de Lepep sur le Prosecution Bill, et après les propos insultants tenus par Sir Anerood Jugnauth à l’adresse de son leader Xavier Duval, le PMSD patauge assez rapidement dans des contradictions. Démissionner du gouvernement et annoncer que l’on passe dans l’opposition pour ensuite dire que les maires et les adjoints encartés bleus, eux, restent en poste, ne procèdent d’aucune logique.

Savez-vous qu’elle était la grande préoccupation du Conseil des ministres le 15 janvier 2016 ? Créer les conditions pour mettre fin aux activités d’une industrie existant depuis les débuts de la colonisation, employant plus de 2000 personnes et avec un chiffre d’affaires évalué à plus de Rs 300 millions : le commerce de la vieille ferraille. Pour quelle raison le gouvernement avait-il décidé d’interdire ce commerce ? Pour récompenser un des ses nouveaux adhérents, Mahen Gowressoo, transfuge politique ayant quitté le PTr à la onzième heure pour grimper dans le train de l’alliance Lepep et par ailleurs témoin vedette contre Navin Ramgoolam dans l’affaire Betamax. Pour récompenser un transfuge, le gouvernement MSM/PMSD/ML était disposé à priver de travail 2000 personnes pour lui offrir un monopole. Il était en effet annoncé que l’exportation de la vieille ferraille serait interdite en juin, mais que sa fonte serait autorisée à Maurice. Et qui était le propriétaire de la seule fonderie de métaux à Maurice ? Mais l’usine Samlo, voyons ! Une usine appartenant à Mahen  Gowressoo ! En dépit des protestations face à cet acte de favoritisme gouvernemental avéré — que le ministre de la Bonne gouvernance n’entendit pas —, le gouvernement maintint sa décision. Mieux : certains hauts cadres du ministère du Commerce, voulant faire plaisir aux puissants du jour, se comportèrent dans cette affaire comme des employés, pour ne pas dire des agents, du propriétaire de l’usine Samlo. L’interdiction de l’exportation de la vieille ferraille devint effective en juin 2016 mettant au chômage toute une profession dans un pays dont l’une des priorités gouvernementales était la création d’emplois. Face à cette illustration de “we are government and goverrnement decides”, on pensait que la raison du plus fort l’avait emporté et que ferrailleur était un de ce métiers en voie de disparition. Jusqu’à la veille de Noël.

Dans mes veines coule du sang venu d’Asie, d’Afrique, d’Europe, et, dans une mesure infime, mais néanmoins présente, d’Amérique et du Pacifique. Ce n’est pas une image poétique. C’est un fait avéré par une analyse ADN.

C'est un secret de polichinelle que le Mauritius Turf Club avait commandité, tout récemment, un exercice dont les objectifs étaient de dégager « une stratégie d'entreprise et un plan d'action en vue d'inscrire le MTC dans un projet capable de pérenniser l'industrie hippique à Maurice ».

La polémique a été relancée de plus belle depuis le 31 décembre dernier : les médecins du public doivent-ils pratiquer dans le privé ? La question fait couler beaucoup d'encre et suscite des passions depuis des lustres. Ces professionnels de la santé sont payés par l'état; donc, des deniers publics. Autrement dit, l'argent qui sert à leur verser leurs salaires émane en partie de nos sous, que nous, la population, versons sous forme de taxes. Certains remettent en question le sens de l'éthique de ces médecins qui favorisent la double pratique. D'autres évoquent le serment d'Hippocrate.

Alors que les activités socio-économiques du pays s'inscriront dans sa nouvelle dynamique à compter de lundi, les regards sont braqués sur deux secteurs clés de l’État providence, à savoir l’éducation et la santé. Si l’abolition du CPE – un véritable fardeau qui pesait sur les épaules de nos enfants, – a été accueillie avec soulagement, l’introduction du nine-year schooling est entamée avec une inquiétude certaine. Parents et professionnels de l’éducation ont le sentiment de s’engager dans une nouvelle aventure au tracé encore incertain.

A quelques heures de la nouvelle année, on ne sait toujours pas qui sont les membres de la Fondation CSR censée remplacer le comité CSR chargé, lui, de mettre de l’ordre dans le secteur des ONG et surtout contrôler ses finances. Et pourtant cela fait des mois que le ministre des Finances a présenté et fait voter son budget dans lequel il remettait en question le fonctionnement du CSR suite aux “many representations” qu’il avait reçues critiquant la manière dont les fonds du CSR sont utilisés.

Le système MSM, à quoi le reconnaît-on ? A ses nominations d’abord. Tout commence et s’arrête avec le clan familial. D’autres ont aussi pratiqué un népotisme révoltant, mais le MSM est parti pour battre tous les records. Fils, fille, beau-frère, belle-sœur, copain, copine, tous ont droit à une récompense. Sous forme de placement ou de contrats. Et lorsque le quota familial est complètement rempli, on se tourne vers les acquis au Sun Trust.

« En sport, dès qu'on s'arrête, on régresse », disait le skipper français Marc Pajot. Le sport est effectivement un monde en perpétuel mouvement, où on constate son évolution de façon quasi quotidienne. 2016 tire à sa fin et nous sommes dès aujourd'hui dans une nouvelle année sportive. À bien des égards, le monde sportif mauricien est entré dans une nouvelle année quadriennale avec la fin des Jeux olympiques de Rio et les perspectives en vue pour 2020 à Tokyo, qui sera la prochaine mégapole à accueillir les JO. D'où notre question en ouverture de cette nouvelle année sportive : de quoi sera fait 2017 ?

Meurtres et accidents de la route ont dominé cette année 2016 qui tire sa révérence et, prions-le, emporte dans son sillage tout son lot de négativité. Cette année, plus que jamais, sommes-nous tentés d’avancer, plus d’un Mauricien s’accorde à relever que ces 12 mois ont été des plus difficiles.

Alors qu’on tourne la page sur l’année 2016, qui a été difficile, nous entrons inexorablement vers l’année 2017 qui devrait être une année charnière à plus d’un égard.

La vie culturelle à Maurice semble depuis quelques années porter un nouveau souffle et s’animer de nouvelles dynamiques, avec la multiplication d’événements de toutes sortes créés grâce aux initiatives des artistes mauriciens eux-mêmes ainsi qu’à celles des agences et centres culturels qui font venir des artistes étrangers.

2016 a été une année record concernant la prestation des grosses pointures de Bollywood sur la scène locale comme A. R. Rahman, Himesh Reshammiya, Shreya Ghoshal, Palak Muchhal, Kailash Kher et Rasika Shekar, entre autres. Les artistes locaux de leur côté continuent à se battre pour s’exprimer et ont fait preuve malgré tout, d’une créativité où ont jailli quelques belles étincelles.

“Tu dis que si les élections
Ça changeait vraiment la vie
Y’a un bout de temps, mon colon
Que voter ça serait interdit
Si tu penses un peu comme moi
Alors dis “Halte à tout!”
Et maintenant papa
C’est quand qu’on va où”