Opinions

L’attention dans le pays cette semaine a été focalisée sur les débats sur le budget 2017-2018, présenté la semaine dernière par le Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth.

Trois budgets consécutifs et pas une seule ligne pour témoigner d'une quelconque volonté gouvernementale de prévenir, traiter, guérir et aider à la réinsertion des toxicomanes ! Convenons que cela peut paraître tout à fait anodin, voire anecdotique, pour la majorité des Mauriciens.

Dans quelques jours, les Français se rendront aux urnes une seconde fois dans le cadre des législatives, et ce après avoir profité – du moins espérons-le – de cet entre-deux tours pour mesurer tout le poids de leur engagement pour l’avenir du pays. Emmanuel Macron, ou plus exactement son parti, apparaît d’emblée en position de force, les projections annonçant déjà qu’avec le MoDem, la mouvance centriste raflera entre 400 et 455 des 577 sièges à pourvoir. Si elle se confirme, cette tendance fera évidemment l’affaire du président français, lequel s’offrira ainsi un champ d’action quasi inédit pour mettre en branle les réformes économiques et sociales promises lors de sa campagne.

Ce n’est, peut-être, pas la première fois. C’est, sans doute, une certaine lassitude qui s’est installée sur un certain nombre d’années. C’est aussi possible que ce soit la désillusion face à un gouvernement qui fait le contraire de ce qu’il a promis durant la campagne électorale. Ou que ce soit la personnalité du Premier ministre et ministre des Finances qui ne suscite pas d’intérêt débordant mais, en sus des nombreuses chaises vides comptées dans l’hémicycle le jour de la présentation du budget 2017/2018, il semblerait que l’exercice n’ait pas, non plus, attiré l’attention d’un grand nombre de Mauriciens.

S’il y a une chose qui ressort réellement du budget présenté jeudi dernier par le Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth, c’est sans doute la mesure «d’impôt négatif». S’il semble redevenir de mode d’en parler à travers le monde (notamment en Finlande l’an dernier), le concept n’est pas nouveau. Évoqué dans les années 1940 par Juliet Rhys-Williams, puis développé par le prix Nobel d’économie Milton Friedman dans son ouvrage Capitalisme et liberté en 1962, il aurait le mérite de «simplifier et démocratiser le versement des allocations en pénalisant moins l’activité économique». Si pour ses détracteurs il ne représente que la déclinaison libérale et édulcorée du revenu universel, il garantit pour ceux qui y sont favorables le fait que le travail soit plus rémunérateur que l’assistance. Il n’est pas question en effet ici d’allocation chômage ou de revenu universel versé même à ceux qui n’exercent pas un métier rémunéré. L’impôt négatif consiste en l’attribution à chaque salarié d’un montant fixe par l’Etat. Ici, il ira jusqu’à Rs 1000 pour tous ceux touchant moins de Rs 5000 et s’appliquera, à barème dégressif, à ceux touchant jusqu’à Rs 7000. L’Etat mauricien s’engage donc à verser une allocation aux plus bas salaires. Applaudissements de ceux qui y voient une forte mesure sociale. Déception de ceux qui revendiquent l’introduction d’un salaire minimum estimé à environ Rs 12 000.

L’art de la bonne, de la vraie communication, c’est de suggérer avec discrétion pour permettre au public de découvrir — pas de lui imposer à travers un lourd matraquage — le message, l’objet, l’image ou la personne que l’on veut vendre. C’est la version lourde que les chargés de la communication de Pravind Jugnauth ont choisie pour la présentation de son premier budget en tant que Premier ministre et ministres des Finances. Convaincus que plus le téléspectateur voit un ministre à la télévision, plus il l’aime et votera pour lui, les chargés de com de Pravind Jugnauth lui ont conseillé d’investir la télévision. Et comme à la MBC, quelle que soit sa direction, a une tendance naturelle à se transformer en brosse à faire reluire ou — au choix — en haut-parleur du pouvoir, on s’en est donné à cœur joie. Plusieurs émissions d’actualité — c’est le synonyme de propagande gouvernementale dans le jargon de la MBC — ont été diffusées pour annoncer les étapes de la préparation du budget. Toutes sur le ton : voyez comment notre courageux ministre des Finances se met en quatre pour préparer le budget de la nation. Comme si les émissions spéciales ne suffisaient pas, le journal télévisé — principale source de la propagande gouvernementale — n’a pas raté une seule occasion pour présenter des sujets sur les étapes de la préparation de l’exercice budgétaire. Il va sans dire qu’émissions spéciales et reportages vantaient le travail du gouvernement et de son Premier ministre et ne comportaient aucun sujet ou question critique. Pas comme les émissions des radios privées ou les colonnes de certains journaux où des auditeurs, des observateurs posaient les questions qui fâchent. Par exemple, est-ce que le budget va faire provision pour le remboursement des clients des assurances et des plans de pension de la défunte BAI ? Mais ce genre de question, on ne les pose pas à la MBC. Là-bas, on ne doit même pas savoir que les questions pertinentes existent.

La présentation du budget a toujours été un rendez-vous important dans la vie économique du pays. Il fut un temps où, alors que le paysage médiatique était bien moins développé qu'aujourd'hui, des foules se bousculaient autour des kiosques et des points de ventes de journaux afin de prendre connaissance des mesures budgétaires, particulièrement des mesures fiscales, dont l'impôt sur les revenus, et leurs effets immédiats sur les prix des commodités de base, ou sur les cigarettes et les boissons alcoolisées. Au fil du temps, le budget est devenu le moment privilégié où le gouvernement, par le biais du ministre des Finances, présente l'état de la nation. Cette formule permet aux ministres des Finances de faire un bilan de la performance économique durant l'année financière écoulée et de faire un état des lieux des forces et des faiblesses constatées, prenant en compte la situation économique sur le plan international, avant que les orientations économiques pour l'année à venir ne soient présentées et que les mesures fiscales nécessaires pour atteindre les objectifs fixés ne soient énoncées.

Le week-end dernier fut celui des premières épreuves classiques — réservées aux 3-ans — du calendrier hippique européen. Dimanche à Chantilly, malgré le petit champ (12 partants) pour une épreuve généralement si convoitée, le spectacle a été au rendez-vous.

En 2003, un groupe bien mauricien soumet un projet pour Agaléga que l’on peut décrire comme de taille humaine : la construction de quelques chalets, cela assorti d’une gamme de services aussi soucieuse de l’environnement qu’il était alors possible de faire.

Donald Trump  fait partie des  politiciens qui réalisent leurs promesses électorales, même si cela doit se faire au détriment des intérêts de leurs  pays et de la planète. Au cours de sa campagne électorale,   il avait pris une série d’engagements et, une fois élu, a essayé de les mettre en pratique.

Quelle valeur accordons-nous à notre histoire?
Question que l’on peut se poser en tombant, cette semaine, à Vieux Grand Port, sur le panneau de présentation à l’entrée du Musée Frederik Hendrik. Dix-neuf lignes truffées de fautes, de mots collés, presque comme un gag. On se demande bien ce que peut vouloir dire «découlentdes recherche chéologiques» (sic).

Bien que ne reprenant finalement que son slogan de campagne, la fin de son Tweet (« MAKE AMERICA GREAT AGAIN! ») annonçant l’imminence de sa décision concernant l’accord de Paris sur le climat, n’avait laissé aucun doute.

La Grande Île est déjà dans le viseur de la commission d'enquête sur la drogue. Les déplacements fréquents de diverses personnes convoquées – proches des trafiquants, policiers… – sont passés à la loupe par l'ancien juge Paul Lam Shang Leen et son équipe d'enquêteurs. Et comme pour conforter la donne, chaque semaine met au jour un nouveau trafic !

Que l’on soit responsable d’équipe ou PDG, la prise de nouvelles fonctions est une affaire délicate. Méconnaissance du milieu, rivalités internes… les écueils sont nombreux. Comment prendre un bon départ ? Les hommes politiques le savent, les grands dirigeants aussi : les trois premiers mois sont cruciaux.

Pravind Jugnauth se retrouvera face à son destin ce jeudi à l’occasion de la présentation de son premier budget depuis son accession aux fonctions de Premier ministre en janvier dernier. L’année dernière, son discours du budget avait été l’occasion pour lui de marquer son retour au gouvernement après s’être retrouvé sur la touche dans le cadre de l’affaire MedPoint, et par la même occasion jeter les bases menant à son accession au poste de Premier ministre souhaitée déjà par ses principaux thuriféraires.

Savez-vous comment vous êtes né?
Non bien sûr on ne parle pas là d’histoire de petite graine, de chou de rose ou de cigogne.
On parle de comment vous êtes né. Vraiment. Combien de nous ont parlé, avec leur mère, des circonstances exactes de leur venue au monde. Comment cela s’est passé.

Il faut commencer à se faire à cette immuable idée que tout a un prix. A commencer pour le contribuable. Ceux qui s’acquittent obligatoirement de l’impôt doivent réaliser qu’à chaque fois qu’ils ont le sentiment d’obtenir une faveur ici, ils casquent bien plus là-bas. Et les partis et les alliances qui construisent leur campagne électorale sur des promesses mirobolantes juste pour remporter le scrutin doivent se rendre à l’évidence  cette pratique à courte vue ne rend aucun service à la population et qu’elle heurte le pays, nuit à ses comptes nationaux, freine son développement et, pis, provoque l’accroissement de la misère.

Ainsi donc, quand Pravind Jugnauth est en voyage à l’étranger, c’est Anerood Jugnauth qui le remplace à la tête du gouvernement ! Ce nouvel épisode du feuilleton papa-piti ne peut que donner raison à ceux qui affirmaient qu’au MSM — avec autrefois la complicité du PMSD et aujourd’hui celle du ML —, la direction du pays est une affaire de famille. C’est une situation dynastique dont profitent les alliés du MSM pour caser leurs parents et leurs petites amies à la tête des institutions de l’État. De toute façon, le vice-leader du ML l’a déclaré : « Ce gouvernement n’a jamais dit que la méritocratie doit s’appliquer en toutes circonstances ! » Par contre, en ce qu’il s’agit du copinage, des passe-droits, de la médiocrité, de la corruption… Mais revenons aux Jugnauth. Après avoir démissionné du poste de Premier ministre en faveur de son fils parce qu’il ne pouvait plus assumer la charge de la fonction, SAJ redevient Premier ministre pour remplacer son fils. On avait pu, effectivement, constater que SAJ était fatigué et incapable de se contrôler par certaines déclarations et des réponses à des questions de journalistes. Deux exemples : au sujet d’un rapport américain sur Maurice, SAJ déclara que c’était du caca et aux questions des journalistes et de l’opposition qu’il leur faisait pipi dessus ! Mais malgré sa fatigue, son incapacité manifeste à remplir le poste, il revient au PMO pour assurer la suppléance de son fils. Est-ce que Showkutally Soodhun est à ce point désespérant que le MSM ne veut plus lui accorder quelques jours de suppléance au poste de PM ?

G.F

Investir dans un cheval de course au Champ de Mars, cela relève avant tout de la passion. La mentalité de certains a bien évidemment évolué au fil du temps à l'idée de se faire de l'argent facile dans le giron, mais la chance, le plaisir et l'adrénaline qui vous animent quand vous êtes associés à un cheval de course à Maurice procure une sensation unique et il faut le vivre pour le comprendre.