Opinions

Bon nombre de téléspectateurs qui ont suivi, ici et ailleurs, via les chaînes satellitaires le premier tête-à-tête, à Washington DC, du premier Barack & Donald Minstrel Show — à ne pas confondre avec la célèbre émission de divertissement britannique, le Black and White Minstrel Show des années 50/70 — ont dû certainement constater la grande, très grande fébrilité qui a entouré la couverture de cet événement jeudi dernier.

Les résultats des présidentielles américaines sont tombés mercredi matin sur un pays en état de choc. La victoire de Donald Trump sur Hillary Clinton est indéniable. Et plonge le pays dans une spirale de provocation, de méfiance, de crainte, et de manifestations nourries par des Américains qui refusent d’accepter que leur pays ait pu choisir de se doter d’un tel président...

Les promesses électorales n’engagent que ceux qui y croient, pas ceux qui les font. Dans l’opposition on peut dire ce que l’on veut, mais quand on est au gouvernement il faut tenir compte des réalités. Ce sont ce genre de phrases que le nouveau président des États-Unis doit être en train de ruminer depuis sa victoire aux élections. Une victoire dont il ne semble pas s’être remis, tout comme les électeurs américains d’ailleurs, autant ceux qui ont voté pour lui que ceux qui ne l’ont pas fait.

La victoire du candidat républicain Donald Trump aux élections présidentielles américaines mercredi dernier a eu l’effet d’une onde de choc qui a traversé la planète et qui continue à animer débats et analyses à travers le monde. Les journaux les plus réputés en Europe, dont le Guardian, qualifient sans hésiter cette élection de « one of the most astonishing victory in american political history ».

L’hippisme mauricien a de belles histoires qui sont écrites en lettres d’or dans les archives indélébiles de la mémoire humaine.

Au cours de notre histoire — la toute récente et, pour être plus juste, disons depuis l’indépendance, donc vieille que de 48 ans — tout rendez-vous électoral, ne serait-ce que la plus élémentaire partielle, pour ne pourvoir des fois que d’un ou de deux petits sièges de remplacement à un conseil municipal, a toujours débordé son cadre et suscité un intérêt quasi national. Et c’est très bien ainsi. Tant pour le pays que pour la démocratie qu’il a su magnifiquement incarner.

Les conditions dans lesquelles Megh Pillay a été révoqué comme CEO d’Air Mauritius continuent à interpeller. Le nombre de réactions contre cette manière de faire, dont une manifestation des employés d’Air Mauritius, démontre le malaise que cette révocation a fait naître dans le pays.

Eh oui. On avait pu penser que c’était les séquelles de la fièvre aphteuse, mais c’est plutôt l’effet Halloween. Et quel Halloween 2016 ! Cette célébration colorée, folklorique, autour de rites anciens que certains décrivent comme des «haunted attractions», de la «mischief night» ou même du «ghost festival». On est en train de vivre un peu tout ça depuis quelque temps avec comme expression la plus éloquente d’une situation rocambolesque, qui n’a que trop duré, la brutale mise à pied du directeur d’Air Mauritius.

Washington est une ville ensoleillée, aux températures étonnamment douces, pour ne pas dire warm, en cette fin de semaine de novembre. La Maison Blanche, qui apparaît plus petite qu’en photo, semble sommeiller calmement au milieu de ses pelouses vertes. Alentour, le Lincoln Monument, le Jefferson Memorial et le sky reaching obelisk du Washington Monument affirment, dans toute leur splendeur, un certain sens de la “grandeur” américaine et de ses valeurs fondamentales.

Alors que sur la piste, la journée de la SWAN Coupe d’Or fut l’une des plus belles et régulières de l’année, avec la victoire pleine d’autorité de Parachute Man dans la course principale, l’actualité hippique a vite été déviée par l’affaire du doping du cheval Gameloft, du fait qu’il s’agit en la matière d’une première mondiale.

Trop, vraiment trop bien calés, ici, en notre proverbial et plus qu’illustre ‘overcrowded barracoon’, dès qu’émerge, dans le paysage politique, le plus petit macadam qui semble tout juste nous échapper, il est toujours un dernier recours: pratique courante, viscéralement ancré, dit-on, chez la plupart de nos éminents hommes d’Etat et ceux qui l’étaient encore hier ou avant-hier. Et, sans doute, pour ceux en état de l’être demain !

Cette photo, capturée vendredi après-midi dans la ville de Cedar Rapids, Iowa, témoigne d’une fin de campagne présidentielle particulière. On peut y voir des supportrices démocrates sortant d’un «Women win» rallye organisé au New Bo City Market en présence de Hillary Clinton, arborant des t-shirts qui proclament «Nasty woman for Hillary» (reprenant et détournant l’apostrophe murmurée à son encontre par Donald Trump lors du deuxième débat présidentiel télévisé). Mais à côté d’elles, s’affichant ouvertement, un supporter républicain baladant un poster pro-Trump...

Il n’y a pas que le limogeage intempestif du directeur de la compagnie nationale d’aviation qui a choqué l’opinion mais les conditions dans lesquelles cette révocation s’est déroulée. C’est, en effet, en petit comité que la décision a été prise par le conseil d’administration que préside Arjoon Suddhoo, celui qui était tout fier de remettre les clés de sa Audi gagnée à la loterie par l’élu du PMSD Patrice Armance. Pour cet après-midi du vendredi 28 octobre 2016 des longs couteaux, on a eu droit à la crème de la crème en matière de gestion, de transparence et de probité.

Est-ce que le MSM le fait par goût de la provocation, ou est-ce qu’il gouverne tellement mal que chacune de ses opérations rate et finit par se retourner contre lui, comme un boomerang ? Depuis qu’il est retourné au pouvoir, ce parti collectionne les affaires, que ce soit au niveau de ses nominations, de ses projets, des opérations montées contre ses adversaires ou de ses décisions. On a de plus en plus l’impression que la décision précède la réflexion, l’évaluation des conséquences et des possibles dommages collatéraux. Le dernier exemple en date de ces mauvaises décisions est la révocation de Megh Pillay de la direction d’Air Mauritius. Megh Pillay n’est pas un nominé politique que l’on récompense en le nommant à la tête d’un corps para-étatique. C’est un professionnel dont les compétences sont reconnues et qui a déjà dirigé avec succès des entreprises de l’État. Il n’est pas nommé pour sa couleur politique mais pour sa capacité à gérer des entreprises dont le fonctionnement doit être revu. Comme Air Mauritius qui, entre hedging, ingérences politiques et mauvaise gestion, fait plus de pertes que de profits. Ce qui fait que le choix de Meg Pillay a été salué comme une bonne décision gouvernementale quand il est nommé en mars dernier.

Habitué à être le premier de la classe dans tous les indices en Afrique, Maurice a reçu un véritable choc cette semaine lors de la publication de l’indice annuel de la Banque mondiale concernant la facilitation des affaires («Doing Business 2017 »). Le pays a en effet connu un recul brutal, passant de la 32e place dans le précédant rapport de la Banque mondiale pour chuter à la 49e. Ce changement peut paraître comme une abstraction pour le commun des Mauriciens en cette période de fête et de lumière, mais il ne faut pas négliger ce « wake up call » sonore.

Pendant cinq heures ce jeudi le Mauritius Turf Club (MTC) a convié l’ensemble des anciens présidents et quelques membres triés sur le volet à « un exercice de réfl exion collaboratif et participatif autour des questions fondamentales que sont la Vision, la Mission et les Valeurs de notre club… afin que nous puissions, tous ensemble, forts de cette passion commune qui nous anime pour les courses hippiques et pour notre club, enclencher un processus de clarifi cation de ces principes fondateurs qu’il s’agit de faire partager au plus grand nombre au sein de notre institution et auprès de ses parties prenantes. Ainsi, cet exercice, qui permet de fi xer le cap, est le premier pas vers une communication effi cace. Dans un deuxième temps il s’agira d’envisager la meilleure stratégie de communication du MTC vers ses parties prenantes dont l’Etat, la GRA, les médias et le public, entre autres. »

On le disait déjà ici même la semaine dernière : Heritage City devait être le Neotown bis, Petredec, le « unsolicited bid », un autre Betamax, la raffinerie flottante Near Shore avec le « Deputy PM appointed as project champion and leader », selon la littérature du promoteur, bien décidé à utiliser le pays comme plate-forme d’essai, un autre CT Power, et Omega Ark, une espèce de répétition de Medpoint.

La présence à Rodrigues ce week-end du Deputy Prime Minister Xavier-Luc Duval (PMSD) et du vice-Premier ministre Ivan Collendavelloo (ML) pour expliquer, vulgariser un plan de réforme du système électoral auprès des partis politiques, des élus et de la population de la petite île autonome a définitivement le goût âcre d'un colonialisme d'un autre temps. Oui. Les élus de l'opposition rodriguaise qui ont fait cette réflexion bien avant nous ont parfaitement raison.

Elles se prénomment Callie, Sarah et Riley. Elles ont entre 18 et 19 ans, étudient à l’Université d’Iowa. Cette semaine, elles ont consacré plusieurs heures à une tâche qu’elles jugent essentielle: devant le Capitol Building, carrefour d’Iowa City, elles ont dressé une table, et ont invité les jeunes du campus à s’inscrire pour voter Hillary Clinton aux élections présidentielles du 8 novembre prochain. Le slogan qu’elles affichent: «Love Trumps Hate»...