Opinions

Les problématiques de la rétrogradation ou disqualifi - cation dans les courses hippiques demeureront toujours un sujet de controverse tant que cela dépendra du poids insoutenable de la subjectivité, c’est-à-dire de l’opinion des commissaires, pas toujours éclairée, et du diffi cile devoir des jockeys à démontrer que le préjudice subi est supérieur aux différences de longueurs à l’arrivée.

La campagne lancée par le leader du MSM à travers le pays depuis la semaine dernière est suivie avec beaucoup d’attention dans tous les milieux, tant politique qu’économique.

L’ensemble de la population mauricienne a accueilli la nouvelle de l’élévation de Mgr Maurice Piat au rang de cardinal avec une immense joie. Toutes communautés confondues, chaque Mauricien s’est senti fier de ce digne fils du sol et de cette distinction spéciale qu’il s’est vu attribuer par le pape François. Être élu cardinal relève d’une distinction particulière. Chaque être qui embrasse une religion, qu’elle quelle soit, aspire bien évidemment à en gravir ses marches vers les cimes de la reconnaissance ultime. Atteindre le cardinalat est ainsi, spirituellement, un accomplissement qui mérite d’être salué dignement.

Bien que rien ne l’indique en apparence, tend à s’installer peu à peu que dans le subconscient de nombre de compatriotes, un léger soupçon d’une étrange odeur. Qui ressemble fort à celle qui flirte, ou qui flotte tout juste, presque imperceptible des fois, dans l’air d’une pré-pré-pré-campagne électorale…

Un Premier ministre encore en fonctions qui déclare, sur un ton plein d’assurance, un lundi sur Radio One, qu’il écoutera les explications de ses partenaires à la réunion qu’il présidera le lendemain sur Heritage City et qu’il soumettra ensuite la décision à un vote au Conseil des ministres alors que, de l’avis de ceux qui connaissent un peu le fonctionnement des délibérations ministérielles, tout se fait plutôt sur consensus et non sur décompte des voix comme à l’Assemblée nationale.

Non, ce n’était pas qu’un feu de paille. Au cours de la semaine écoulée, la polémique au sujet des propos sexistes et vulgaires de Donald Trump sont devenus un véritable enjeu de campagne. Au point où il est maintenant estimé que cela pourrait lui coûter la course à la Maison Blanche que certains voyaient victorieuse.

Il y a dans cette affaire de succession entre le père et le fils Jugnauth quelque chose qui ne semble pas tourner rond. Dans cette République dont les dirigeants se conduisent comme s’ils vivaient dans une monarchie, où les fils prennent automatiquement la place de leurs pères, on a toujours su que, comme Navin, Pravind rêvait de prendre un jour la place de son père. D’ailleurs, il s’est préparé à le faire en prenant déjà la tête du MSM, le parti politique familial. Mais les aléas de la politique mauricienne et de ses alliances ont fait que l’occasion de monter sur le trône ne s’est pas présentée pendant des années. En 2014, la possibilité de Lalians Lepep de l’emporter contre le duo Ramgoolam/Bérenger était tellement minime que la question de succession ne fut pas discutée. Encore moins inscrite dans le programme électoral de Lalians Lepep. Si cette éventualité avait été évoquée en décembre de 2014, il est probable qu’elle aurait passé comme une lettre à la poste dans l’euphorie de la victoire et la satisfaction de l’électorat de s’être débarrassé du tandem Ramgoolam/Bérenger. A ce moment-là, les Mauriciens auraient tout accepté d’Anerood Jugnauth. Même qu’il cède le poste de Premier ministre à son fils. Cependant le problème, c’est qu’après la victoire survint le volet judiciaire de l’affaire Medpoint, la condamnation et l’appel contre le jugement. Du coup, le candidat à la succession non déclaré fut obligé de gérer des occupations beaucoup plus urgentes. Pour ce faire, il dut même démissionner de son poste de ministre.

Combien de temps nous faudra-t-il encore, combien d’années, combien de jours ? C’est la question qui a prévalu hier après-midi en l’église du Saint-Sacrement, à Cassis, lors des funérailles d’un des tribuns de la lutte pour le retour des Chagossiens dans leurs îles natales, Fernand Mandarin, fondateur du Comité Social Chagossien.

Le Mauritius Turf Club (MTC) a, une nouvelle fois, décidé d’annuler une réunion hippique — entièrement ou partiellement — la troisième en quatre ans (mars 2013, août 2014 et octobre 2016). Avant cette trilogie resserrée, le dernier abandon remonte à juin 2007, six ans auparavant, ce qui montre qu’il y a ces derniers temps une accélération dans le rythme des annulations. Et il faut s’en inquiéter !

L’annonce de l’élévation le mois prochain de l’évêque de Port-Louis, Mgr Maurice Piat, au cardinalat a été acclamée à l’unanimité à Maurice. Dans un climat d’attentisme, de doute et de désespérance qui caractérise actuellement la classe politique, et qui se répercute sur la population, cette nouvelle apparaît comme une lumière d’espoir pour le pays.

La publication du supplément-souvenir accompagnant notre édition de la semaine dernière, marquant les 50 ans de Week-End, a donné lieu à un très fort et impressionnant exercice de retour. Tous azimuts! Réveillant, du coup, nombre de nos lecteurs qui doivent faire, comme nous, un peu la sieste le dimanche. Et provoquant le rappel des souvenirs d’un autre temps…

Depuis des années, les vrais pédagogues tirent la sonnette d’alarme sur la baisse du niveau de l’enseignement à Maurice. Depuis des années, ces pédagogues dénoncent la manière d’enseigner qui privilégie le multiple choice, les leçons apprises par cœur et le développement de la mémoire au détriment du sens critique, de l’analyse et de la remise en question.

SAJ a mis fin à toutes les supputations sur l’heure, la date et le lieu de la passation des pouvoirs qu’il avait lui-même annoncée en fanfare à la veille de son long déplacement à l’étranger. Nous évoquions il y a quelques semaines dans ces colonnes le dossier Chagos pour suggérer que le Premier ministre le dernier survivant de la génération Lancaster, tenait à boucler ce dossier avant de céder son fauteuil à son fils. Mais les choses ne se sont pas passées comme il avait prévu.

Donald Trump va-t-il achopper sur les mêmes récifs que Bill Clinton? En 1998, la présidence de ce dernier s’est soudain fracassée sur ce qui est demeuré dans les mémoires comme «l’affaire Lewinsky» ou le «Monicagate», du nom de la jeune stagiaire à la Maison Blanche avec laquelle Clinton a entretenu une relation sexuelle “inappropriée»... Ce qui conduisit à une procédure d’impeachment à l’égard du président Clinton, procédure ultimement bloquée par le Sénat.

La rédaction sportive de Week-End s'était abstenue volontairement de commenter l'arrestation de deux sportifs, nommément, le sauteur en longueur Arnaud Casquette pour une affaire de vol et le footballeur de l'ASPL 2000, Steward Léopold, dont 22 doses d'héroïne ont été trouvées à son domicile à Roche-Bois.

Les journées se suivent et se ressemblent. Et elles sont de plus en plus fades et sans relief. Celle de samedi dernier n’a pas échappé à cette dangereuse tendance. Son programme — refait à la dernière minute comme trop souvent ces derniers temps, pour un règlement idiot de limitation des partants émis par la GRA — recorrigé pour des erreurs de débutants fut loin d’être alléchant pour les turfi stes.

Le Premier ministre sir Anerood Jugnauth a maintenu sans surprise le suspense sur la date de son éventuel départ à la tête du gouvernement. Il a laissé ceux qui s’étaient déplacés pour l’écouter à l’occasion de sa première sortie depuis son retour de New York sur leur faim.

Ce n’est pas l’apparition d’un énième sextape qui a créé le « gros » buzz, non. C’est plutôt le rapide et impitoyable lynchage, démolissant l’adolescente reconnaissable sur le clip qui l’a fait. En quelques coups rageurs, emplis de mesquinerie et de méchanceté, sur leurs claviers, la "super communauté" des internautes a, une nouvelle fois, illustré sa profonde hypocrisie ! Sa facilité à s'ériger en juge et bourreau, à la fois, condamnant au pif, histoire de faire voler les répliques les plus cinglantes, pour recueillir le plus de "like" !

Lundi dernier, le face-à-face Clinton/Trump a attiré plus de 84 millions de téléspectateurs à travers les Etats-Unis. A six semaines de l’élection présidentielle, l’image d’une Hillary Clinton very much in control, (trop?), face à un Donald Trump somme toute égal à lui-même, dans l’approximation, la fanfaronnade, la répétition de la seule chose qu’il semble en fait avoir à dire, et qui, manifestement accroche: redonner l’Amérique aux Américains. Et pas n’importe quelle Amérique: une Amérique forte...