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Non, ce n’est pas pour dénoncer la fièvre acheteuse qui sied parfaitement au contexte et qui nous vaut des sueurs froides et des crises de nerfs sur les routes autour des centres commerciaux et des artères principales de nos villes et grands villages, parfaitement mal gérés par la police et qui appelle, par exemple, cette question: pourquoi ne pas installer un panneau de signalisation à l’intention de ceux qui viennent des Plaines Wilhems et qui veulent aller à La Louise, Candos, Solférino, Flic- en-Flac ou Rivière-Noire qu’ils peuvent bifurquer avant le Centre Culturel Indira Gandhi et sortir devant le J&J Auditorium et ainsi éviter le calvaire du rond-point de Jumbo ? Il y a tellement de mesures simples à prendre qui peuvent vraiment améliorer la circulation. Mais allez dire cela à ceux qui sont grassement payés pour décider. Et qui font fi du bon sens.

Il n’y a pas lieu de tourner autour du pot, d’inventer de savantes formules diplomatiques quand on doit dire le plus simplement les choses comme elles sont : le véritable objectif du gouvernement de l’Alliance Lepep avec sa Commission des poursuites (Prosecution Commission) installée sur la tête du Directeur des poursuites publiques (DDP) pour lui indiquer à qui intenter ou pas un procès était de s’assurer que Navin Ramgoolam, le leader du PTr, soit jugé sous, au moins, une des onze accusations portées contre lui avec l’espoir qu’il soit condamné et rendu inéligible.

C’est une véritable secousse tellurique qui a secoué la scène politique cette semaine avec l’annonce du retrait du PMSD du gouvernement. La nouvelle a été accueillie comme une surprise dans la mesure où vendredi dernier le leader du PMSD, Xavier-Luc Duval, affirmait qu’il était satisfait de la dernière version du Prosecution Commission Bill adoptée par le Conseil des ministres.

Il n'y a pas lieu de tourner autour du pot pour dire, carrément, ce qui doit être dit sans frayeur ni faveur : l'objectif premier du gouvernement de l'Alliance Lepep en imposant une Commission des poursuites (Prosecution Commission) sur la tête du Directeur des poursuites publiques (DDP) pour indiquer à ce dernier contre qui il faut intenter ou pas un procès est de s'assurer que Navin Ramgoolam, le leader du PTr, ait définitivement à rendre des comptes à la justice avec l'espoir qu'il soit condamné.

Alep. Deux syllabes qui occupent le devant de l’actualité internationale depuis quelques semaines. Alep comme un bouleversant appel à l’aide.
Cette ville du nord-ouest de la Syrie, la deuxième plus importante du pays, avait en 2009 une population plus importante que l’île Maurice, soit 1,6 million d’habitants. 
Ceux-ci, depuis 2012, sont pris en tenaille au cœur d’un conflit qui n’a cessé de se complexifier et de s’intensifier.

Quel anniversaire ! Ce 20 décembre 2016 qui s’annonce fatidique pour la démocratie, cela fera 40 ans qu’un nouveau parti, le MMM, sous le leadership d’un certain Sir Anerood Jugnauth, entrait au Parlement après avoir remporté les élections du 20 décembre 1976, victoire qui fut ensuite confisquée par une alliance post électorale PTr/PMSD. C’était la réclame du film du changement et de l’espoir qui se joua finalement en juin 1982.

Qu’est-ce qui pousse le gouvernement Lepep à se lancer dans des plans foireux qui finissent presque tous par se retourner contre lui? Depuis son arrivée au pouvoir, il se lance dans des opérations de communication censées demontrer l’excellent  fonctionnement de la machine gouvernementale. Jusqu’à présent, ces opérations ont mis en exergue la légèreté de la préparation de ces opérations et surtout le manque d’évaluation de leurs conséquences.

Allègrement, sans remords aucun, gratuitement et en toute impunité. Presque avec un naturel déconcertant ! Comme si elles ne méritent que ces insultes, jurons et invectives. Les grossièretés les plus viles qui existent. Mais jamais un « bonjour » ou, pire encore, un « comment ça va ? » Surtout pas un regard dépourvu de préjugés, de mépris et de dégoût.

La Speaker Maya Hanoomanjee a eu tout à fait raison jeudi d’affirmer que la séance parlementaire du 15 décembre constitue une étape importante dans le renforcement de la démocratie parlementaire au sein de notre démocratie.

C’est une information que la police a bien essayé de dissimuler. Mais elle a laissé les agents eux-mêmes tellement perplexes que certains d’entre eux ont choisi de la partager. Et c’est ainsi que Week-End a obtenu l’histoire incroyable du voleur de litchis qui a eu le malheur de ne pas avoir choisi les bons propriétaires pour aller commettre son méfait et piquer 200 de ces fruits juteux de l’été. Pris en flagrant délit par la garde rapprochée du Commissaire de police de faction ce jour-là, vendredi 2 décembre à la résidence de celui-ci à St Pierre, l’habitant de Cité Ste-Catherine, quartier défavorisé de la même localité, Yvon Antoine Rose, a été traduit devant le tribunal de Moka et condamné sur-le-champ à six mois de prison.

La protestation civile et citoyenne peut-elle servir à quelque chose?

Mise sous pressions à la fois par la République de Maurice qui revendique avec plus de détermination sa souveraineté sur les Chagos et par la communauté des déplacés de l’archipel, la Grande-Bretagne a décidé, unilatéralement, de proposer environ Rs 1.8 milliard aux Chagossiens, soi-disant “pour compenser les souffrances” de leur exil. Non seulement cette proposition n’est pas conforme à la Charte universelle des droits de l’Homme, car aucune somme ne peut acheter le droit d’une personne “d’entrer et de sortir du pays où elle est née”, non seulement la compensation proposée avec le paiement étalé sur dix ans ne représente qu’une pitance pour des milliers de Chagossiens dispersés à travers le monde, mais la démarche vénale des Britanniques n’est en elle-même pas nouvelle. Telle proposition, bien qu’elle n’était alors pas chiffrée, avait effectivement déjà été faite lors d’une session de la Commission des droits de l’Homme des Nations unies à Genève en 2002 et, heureusement, un patriote mauricien au sein de cette instance, à l’époque le Senior puisne judge Bernard Sik Yuen, eut tout le mérite d’y faire échec.  

Il y a quelques mois, Sir Anerood Jugnauth avait déclaré qu’il n’allait pas tarder à prendre sa retraite et céder la place de Premier ministre à son fils Pravind. Si cette déclaration fut accueillie par des hurlements de joie par les partisans et les proches du dauphin désigné, ce n’est pas le cas dans le reste du pays. Car à aucun moment au cours de la campagne électorale et les premiers mois du gouvernement de l’alliance Lepep cette passation de pouvoir familiale n’avait été évoquée. Bien sûr, aujourd’hui dans les cercles du MSM, tout le monde dit que la question était sous-entendue, mais il n’empêche qu’elle n’a jamais été publiquement abordée. Dans un premier temps, l’entourage du dauphin fit savoir que cette passation de pouvoir était tout à fait légale et constitutionnelle. L’opposition et une majorité de Mauriciens répliquèrent par ce vieux proverbe : ce qui est légal n’est pas forcément moral. Mais l’entourage du dauphin, qui n’arrivait pas à calmer son excitation, en fit un peu trop dans les nominations et les tentatives de s’emparer du contrôle du fonctionnement de l’appareil d’Etat. C’est de cette excitation et du désir de certains courtisans de plaire à l’entourage du futur roi qu’est née l’affaire Megh Pillay. La manière dont ce professionnel a été traité est une indication de la manière dont le futur Premier ministre annoncé pourrait gérer les affaires du pays. Cette calamiteuse affaire a causé beaucoup de tort à l’image de Pravind Jugnauth et renforcé le sentiment chez les Mauriciens que le siège de PM ne s’obtient pas par héritage, mais par la voie électorale.

Cela fait un bail que l’on crie sur les toits pour une énième piqûre de rappel de l’étourdissant plongeon du sport mauricien dans les eaux troubles. Jadis un fleuron dans l’essor du développement de notre pays, le sport local est aujourd’hui déconnecté de la réalité. La plupart des sports phares jouent aux abonnés absents et entraînent un égarement de nos sportifs dans le circuit.

Trois spécialistes concernés par le projet de Musée intercontinental de l'esclavage ont déposé lundi, une lettre auprès du ministre du Tourisme, Xavier-Luc Duval, pour réaffirmer la logique qui a conduit de longue date au choix des bâtiments de l'ancien hôpital militaire pour accueillir ce projet d'envergure.

L'inscription de Geet Gawai, les chants folkloriques en bhojpuri, sur la liste de l'UNESCO des patrimoines immatériels de l'humanité, doit faire la fierté de tous les Mauriciens, et ce indistinctement. L'équipe du ministère de la Culture, dirigée par Dan Baboo, mérite à cet effet toutes les félicitations. Il faut également rendre hommage au ministre pour avoir dédié cette inscription, à son retour au pays cette semaine, à toute l'île Maurice sans chercher un capital politique ou essayer de tirer les draps vers lui ou son parti bien que la tentation soit grande.

Fin d’année rime avec vacances et farniente. Congés scolaires et festivités, période où nombre de parents également lèvent le pied pour passer du temps en famille et prendre un peu de repos après une année bien chargée. Rien de plus normal.

Deux mois. Deux mois de grève, des dizaines de concerts reportés. Des manifestations où l’on pouvait voir, jusqu’à la semaine dernière, des musiciens en habit d’apparat parcourant les rues en arborant des pancartes “On Strike”. C’est ce qu’aura vécu, depuis le 30 septembre dernier, le Pittsburgh Symphonic Orchestra. Un des orchestres symphoniques les plus réputés au monde, qui attire plus d’un demi-million de personnes en concert chaque année.

Est-ce que l’on peut voter les yeux fermés les amendements à la Prevention to Terrorism Act de 2002 ? La réponse est clairement non. Pas parce qu’il faut banaliser les menaces terroristes qui frappent partout et qu’il a été établi qu’il y a une poignée de Mauriciens qui sont allés faire le djihad et qu’un couple de Mauriciens vient d’être condamné en Grande-Bretagne pour financement d’un terroriste mauricien. Il y a aussi le dernier incident qui est survenu devant l’ambassade de France et qui n’a pas encore été élucidé, ce qui jette le trouble à un moment où, sur la drogue, les autorités réunionnaises sont très réticentes à collaborer avec la police mauricienne.