Opinions

Alors que sur la piste, la journée de la SWAN Coupe d’Or fut l’une des plus belles et régulières de l’année, avec la victoire pleine d’autorité de Parachute Man dans la course principale, l’actualité hippique a vite été déviée par l’affaire du doping du cheval Gameloft, du fait qu’il s’agit en la matière d’une première mondiale.

Trop, vraiment trop bien calés, ici, en notre proverbial et plus qu’illustre ‘overcrowded barracoon’, dès qu’émerge, dans le paysage politique, le plus petit macadam qui semble tout juste nous échapper, il est toujours un dernier recours: pratique courante, viscéralement ancré, dit-on, chez la plupart de nos éminents hommes d’Etat et ceux qui l’étaient encore hier ou avant-hier. Et, sans doute, pour ceux en état de l’être demain !

Cette photo, capturée vendredi après-midi dans la ville de Cedar Rapids, Iowa, témoigne d’une fin de campagne présidentielle particulière. On peut y voir des supportrices démocrates sortant d’un «Women win» rallye organisé au New Bo City Market en présence de Hillary Clinton, arborant des t-shirts qui proclament «Nasty woman for Hillary» (reprenant et détournant l’apostrophe murmurée à son encontre par Donald Trump lors du deuxième débat présidentiel télévisé). Mais à côté d’elles, s’affichant ouvertement, un supporter républicain baladant un poster pro-Trump...

Il n’y a pas que le limogeage intempestif du directeur de la compagnie nationale d’aviation qui a choqué l’opinion mais les conditions dans lesquelles cette révocation s’est déroulée. C’est, en effet, en petit comité que la décision a été prise par le conseil d’administration que préside Arjoon Suddhoo, celui qui était tout fier de remettre les clés de sa Audi gagnée à la loterie par l’élu du PMSD Patrice Armance. Pour cet après-midi du vendredi 28 octobre 2016 des longs couteaux, on a eu droit à la crème de la crème en matière de gestion, de transparence et de probité.

Est-ce que le MSM le fait par goût de la provocation, ou est-ce qu’il gouverne tellement mal que chacune de ses opérations rate et finit par se retourner contre lui, comme un boomerang ? Depuis qu’il est retourné au pouvoir, ce parti collectionne les affaires, que ce soit au niveau de ses nominations, de ses projets, des opérations montées contre ses adversaires ou de ses décisions. On a de plus en plus l’impression que la décision précède la réflexion, l’évaluation des conséquences et des possibles dommages collatéraux. Le dernier exemple en date de ces mauvaises décisions est la révocation de Megh Pillay de la direction d’Air Mauritius. Megh Pillay n’est pas un nominé politique que l’on récompense en le nommant à la tête d’un corps para-étatique. C’est un professionnel dont les compétences sont reconnues et qui a déjà dirigé avec succès des entreprises de l’État. Il n’est pas nommé pour sa couleur politique mais pour sa capacité à gérer des entreprises dont le fonctionnement doit être revu. Comme Air Mauritius qui, entre hedging, ingérences politiques et mauvaise gestion, fait plus de pertes que de profits. Ce qui fait que le choix de Meg Pillay a été salué comme une bonne décision gouvernementale quand il est nommé en mars dernier.

Habitué à être le premier de la classe dans tous les indices en Afrique, Maurice a reçu un véritable choc cette semaine lors de la publication de l’indice annuel de la Banque mondiale concernant la facilitation des affaires («Doing Business 2017 »). Le pays a en effet connu un recul brutal, passant de la 32e place dans le précédant rapport de la Banque mondiale pour chuter à la 49e. Ce changement peut paraître comme une abstraction pour le commun des Mauriciens en cette période de fête et de lumière, mais il ne faut pas négliger ce « wake up call » sonore.

Pendant cinq heures ce jeudi le Mauritius Turf Club (MTC) a convié l’ensemble des anciens présidents et quelques membres triés sur le volet à « un exercice de réfl exion collaboratif et participatif autour des questions fondamentales que sont la Vision, la Mission et les Valeurs de notre club… afin que nous puissions, tous ensemble, forts de cette passion commune qui nous anime pour les courses hippiques et pour notre club, enclencher un processus de clarifi cation de ces principes fondateurs qu’il s’agit de faire partager au plus grand nombre au sein de notre institution et auprès de ses parties prenantes. Ainsi, cet exercice, qui permet de fi xer le cap, est le premier pas vers une communication effi cace. Dans un deuxième temps il s’agira d’envisager la meilleure stratégie de communication du MTC vers ses parties prenantes dont l’Etat, la GRA, les médias et le public, entre autres. »

On le disait déjà ici même la semaine dernière : Heritage City devait être le Neotown bis, Petredec, le « unsolicited bid », un autre Betamax, la raffinerie flottante Near Shore avec le « Deputy PM appointed as project champion and leader », selon la littérature du promoteur, bien décidé à utiliser le pays comme plate-forme d’essai, un autre CT Power, et Omega Ark, une espèce de répétition de Medpoint.

La présence à Rodrigues ce week-end du Deputy Prime Minister Xavier-Luc Duval (PMSD) et du vice-Premier ministre Ivan Collendavelloo (ML) pour expliquer, vulgariser un plan de réforme du système électoral auprès des partis politiques, des élus et de la population de la petite île autonome a définitivement le goût âcre d'un colonialisme d'un autre temps. Oui. Les élus de l'opposition rodriguaise qui ont fait cette réflexion bien avant nous ont parfaitement raison.

Elles se prénomment Callie, Sarah et Riley. Elles ont entre 18 et 19 ans, étudient à l’Université d’Iowa. Cette semaine, elles ont consacré plusieurs heures à une tâche qu’elles jugent essentielle: devant le Capitol Building, carrefour d’Iowa City, elles ont dressé une table, et ont invité les jeunes du campus à s’inscrire pour voter Hillary Clinton aux élections présidentielles du 8 novembre prochain. Le slogan qu’elles affichent: «Love Trumps Hate»...

Le gouvernement de Lalians Lepep accumule les records des projets sur lesquels il n’y a pas eu suffisamment de réflexion, négociés on ne sait comment — par qui ? — et qui finissent tous par capoter. Depuis qu’il a pris le pouvoir pour nettoyer Maurice de la mauvaise politique de son prédécesseur, le gouvernement fait pire à chaque fois. C’est ainsi que se sont succédé l’affaire BAI, avec ses dommages collatéraux ; la fermeture d’une banque pour ouvrir une autre, dont on dit déjà qu’elle a déjà de gros problèmes ; l’affaire Betamax qui semble s’acheminer vers une défaite du gouvernement devant une cour de justice.

Les problématiques de la rétrogradation ou disqualifi - cation dans les courses hippiques demeureront toujours un sujet de controverse tant que cela dépendra du poids insoutenable de la subjectivité, c’est-à-dire de l’opinion des commissaires, pas toujours éclairée, et du diffi cile devoir des jockeys à démontrer que le préjudice subi est supérieur aux différences de longueurs à l’arrivée.

La campagne lancée par le leader du MSM à travers le pays depuis la semaine dernière est suivie avec beaucoup d’attention dans tous les milieux, tant politique qu’économique.

L’ensemble de la population mauricienne a accueilli la nouvelle de l’élévation de Mgr Maurice Piat au rang de cardinal avec une immense joie. Toutes communautés confondues, chaque Mauricien s’est senti fier de ce digne fils du sol et de cette distinction spéciale qu’il s’est vu attribuer par le pape François. Être élu cardinal relève d’une distinction particulière. Chaque être qui embrasse une religion, qu’elle quelle soit, aspire bien évidemment à en gravir ses marches vers les cimes de la reconnaissance ultime. Atteindre le cardinalat est ainsi, spirituellement, un accomplissement qui mérite d’être salué dignement.

Bien que rien ne l’indique en apparence, tend à s’installer peu à peu que dans le subconscient de nombre de compatriotes, un léger soupçon d’une étrange odeur. Qui ressemble fort à celle qui flirte, ou qui flotte tout juste, presque imperceptible des fois, dans l’air d’une pré-pré-pré-campagne électorale…

Un Premier ministre encore en fonctions qui déclare, sur un ton plein d’assurance, un lundi sur Radio One, qu’il écoutera les explications de ses partenaires à la réunion qu’il présidera le lendemain sur Heritage City et qu’il soumettra ensuite la décision à un vote au Conseil des ministres alors que, de l’avis de ceux qui connaissent un peu le fonctionnement des délibérations ministérielles, tout se fait plutôt sur consensus et non sur décompte des voix comme à l’Assemblée nationale.

Non, ce n’était pas qu’un feu de paille. Au cours de la semaine écoulée, la polémique au sujet des propos sexistes et vulgaires de Donald Trump sont devenus un véritable enjeu de campagne. Au point où il est maintenant estimé que cela pourrait lui coûter la course à la Maison Blanche que certains voyaient victorieuse.

Il y a dans cette affaire de succession entre le père et le fils Jugnauth quelque chose qui ne semble pas tourner rond. Dans cette République dont les dirigeants se conduisent comme s’ils vivaient dans une monarchie, où les fils prennent automatiquement la place de leurs pères, on a toujours su que, comme Navin, Pravind rêvait de prendre un jour la place de son père. D’ailleurs, il s’est préparé à le faire en prenant déjà la tête du MSM, le parti politique familial. Mais les aléas de la politique mauricienne et de ses alliances ont fait que l’occasion de monter sur le trône ne s’est pas présentée pendant des années. En 2014, la possibilité de Lalians Lepep de l’emporter contre le duo Ramgoolam/Bérenger était tellement minime que la question de succession ne fut pas discutée. Encore moins inscrite dans le programme électoral de Lalians Lepep. Si cette éventualité avait été évoquée en décembre de 2014, il est probable qu’elle aurait passé comme une lettre à la poste dans l’euphorie de la victoire et la satisfaction de l’électorat de s’être débarrassé du tandem Ramgoolam/Bérenger. A ce moment-là, les Mauriciens auraient tout accepté d’Anerood Jugnauth. Même qu’il cède le poste de Premier ministre à son fils. Cependant le problème, c’est qu’après la victoire survint le volet judiciaire de l’affaire Medpoint, la condamnation et l’appel contre le jugement. Du coup, le candidat à la succession non déclaré fut obligé de gérer des occupations beaucoup plus urgentes. Pour ce faire, il dut même démissionner de son poste de ministre.

Combien de temps nous faudra-t-il encore, combien d’années, combien de jours ? C’est la question qui a prévalu hier après-midi en l’église du Saint-Sacrement, à Cassis, lors des funérailles d’un des tribuns de la lutte pour le retour des Chagossiens dans leurs îles natales, Fernand Mandarin, fondateur du Comité Social Chagossien.