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Opinions

Vraie surprise en cette fin de semaine. Deux fidèles de l’écurie bleue passés à la trappe. Alain Wong, d’abord, jeté par dessus bord, le week-end dernier, de la présidence de la Tourism Authority.

Pour Navin Ramgoolam, les propos tenus par son nominé à l’IBA sur les ondes de la MBC ne sont que « l’expression de la liberté d’expression ». L’histoire retiendra que pour le Premier ministre, menacer la presse et tenir des propos incitant à la haine raciale font partie de la liberté d’expression. Mais on peut comprendre cette déclaration de Navin Ramgoolam.

Sale temps pour les croisières. Un an après le naufrage du Costa Concordia qui avait fait 30 morts au large de l’Italie, voilà la mésaventure du Triumph, du croisiériste Carnival.

Quelque chose de bon sortira-t-il de ce débat, ô combien complexe mais important, sur la situation énergétique dans le pays ?

Le couac national monumental qui a paralysé l’île durant toute une journée, hier, 13 février, aura irrémédiablement des répercussions immenses sur notre économie. Et par ricochet, en cette période déjà difficile, sur notre panier à ration ! Une journée de productivité, littéralement, et sans jeu de mots, à l’eau ! Essentiellement à cause d’un dysfonctionnement majeur de nos institutions et de diverses agences de l’État. Par manque de prévisions, pire, de vision ! Notre pays va inévitablement et très rapidement faire les frais de cette journée perdue.

Le mercredi 13 février restera comme l’une des journées noires dans les annales des catastrophes nationales. En raison des pluies torrentielles qui se sont abattues sur l’île, le pays a été paralysé. La capitale a été pratiquement inaccessible pendant toute la matinée au point que les états majors gouvernementaux et du secteur privé se sont vus forcés d’opérer l’un à Clarisse House pour ce qu’il s’agit du Premier ministre et l’autre à Ebène pour ce qu’il s’agit du JEC. À l’heure des premières réactions et analyses, on se rend compte que les mesures préconisées il y a quatre ans par le Fact Finding Committee présidé par le juge Bushan Domah n’ont toujours pas été formalisées dans un texte de loi. Alors que la veille déjà, le pays avait connu plus de 100 millimètres de pluies et alors que des gros nuages étaient toujours sur le pays, les services météorologiques ont attendu 6 h 20 mercredi matin, quand bon nombre d’enfants étaient déjà sur la route pour l’école, pour émettre un avis de pluies torrentielles.

En renonçant à sa charge de souverain pontife, Benoît XVI, de son vrai nom Joseph Ratzinger, entre par la grande porte dans l’histoire de l’Église catholique de Rome. Il est le premier pape à le faire depuis Grégoire XII, qui avait démissionné en 1415, soit il y a 600 ans, au centre d’un schisme dans l’Église.

Le juge Eddy Balancy a réussi cette semaine à dissiper le malaise qui avait germé dans l’esprit de bon nombre de personnes après l’attendu interlocutoire prononcé par celui qui l’avait précédé dans l’affaire opposant Nandanee Soornack aux groupes de presse La Sentinelle Ltée et Le Mauricien Ltd. Le bon sens a prévalu et la justice en sort grandie.

Le scénario est inépuisable et constamment réutilisé. À chaque fois que Navin Ramgoolam se retrouve dans une situation délicate, bien souvent à cause de ses décisions et de ses actions — quand il arrive à les prendre —, il enfourche son dada et s'en va en guerre. Ses cibles favorites : la presse et le gros capital. La presse est toujours raciste et communaliste. Le gros capital est attaqué selon un angle historique — les colons v/s les coolies — économique et toujours raciste. Il arrive souvent au Premier ministre, qui a ses moments perdus joue au rassembleur, de mélanger deux angles. Cela donne, comme c'est le cas ces jours ci : charbon noir v/s charbon blanc. Autrement dit, pour se justifier d'avoir accordé un permis pour une usine à charbon contesté par les écologistes, il sort son arme raciste et oppose les Malaisiens aux Blancs de Maurice, CT Power aux IPP. C'est comme ça que Navin Ramgoolam tente de régler ses problèmes : quand il n'arrive pas à se justifier par la raison, il fait appel à l'émotion liée au communalisme soigneusement entretenu. Pour ne pas avoir à justifier si au niveau scientifique, technologique et écologique CT Power est un projet souhaitable pour Maurice, il l'oppose aux usines — en opération depuis plusieurs années — des Independant Power Producers. Il le fait en utilisant un raccourci on ne peut plus raciste : charbon noir v/s charbon blanc.

C'est sans aucun doute un deuxième regard incrédule-on peut le comprendre- qui a fait qu'un petit "m" pour millions a été ajouté à ce que nous écrivions la semaine dernière sur les terres d'Ébène. Non, les Rs 600 millions, c'est le prix que la State Insurance Corporation of Mauritius a payé pour le terrain à construire à Ébène de Rakesh Gooljaury et celui payé en 2001 pour que le gouvernement devienne propriétaire des 600 arpents du même lieu est bien Rs 600, soit une roupie l'arpent.

Une bouffée d’air frais...Telle a dû être la première réflexion de nombreux citoyens de ce pays à la lecture du jugement prononcé par un juge de la Cour Suprême dans l’affaire de Gagging Order, imposée sur deux groupes de presse, suite à une plainte d’une activiste politique.

Comprendre son passé pour mieux construire son avenir est une question philosophique à laquelle nul n’échappe et encore moins lorsqu’il s’agit d’une nation issue de peuplement divers comme celle de Maurice.

Dans son dernier livre au titre railleur L'An prochain à Diego Garcia, paru en mai 2011, Jean-Claude de L'Estrac, le prolixe ancien ministre des Affaires étrangères sorti d'un sérail militant, prenait prétexte, entre autres, que le ministre des Affaires étrangères britannique William Hague ait déclaré "qu'après avoir étudié de près le dossier des Chagos, il n'entrevoyait aucun changement fondamental dans la politique de son pays et de celle des États-Unis" pour communiquer aux Mauriciens son pessimisme que leur pays puisse un jour récupérer sa souveraineté sur l'archipel. Nous parlons de pessimisme ?

C'est un couple de Mauriciens moyens, avec deux enfants. Lui a un bon job dans une grande entreprise, elle est enseignante. Ils ont une vie correcte, des enfants sans problèmes, ont réussi à acheter un bout de terrain où faire construire leur maison.

Une grève de la faim est-elle un acte de courage? Question que pose l’action menée depuis dix jours au Jardin de la Compagnie par le militant écologiste et culturel Jeff Lingaya, pour protester contre le permis Environment Impact Assessment (EIA), octroyé le 22 janvier dernier par le ministère de l’Environnement à CT Power pour son projet de centrale à charbon à Albion.

965 441 arrivées touristiques en 2012 contre 964,642 en 2011, soit 799 touristes seulement de plus ; arrivée de 39 904 touristes français de moins rien que d’une année à l’autre, soit une décroissance de 13,2% de la France, traditionnellement, notre principal marché émetteur ; baisse tout aussi inquiétante des arrivées d’Italie par -24,1% ; endettement global de Rs 43 milliards dans l’industrie ; licenciement, lundi, de neuf salariés du One & Only Le St-Géran, un des fleurons de l’industrie hôtelière, pour raisons économiques : il n’y a pas à le dire, le tourisme mauricien passe par des moments très difficiles.

Lorsque la saga MedPoint avait démarré en janvier 2011 dans les colonnes de Week-End, on avait entendu les mêmes arguments qui sont mis en avant ces jours-ci pour défendre et justifier le fabuleux deal entre Rakesh Gooljaury et la State Insurance Corporation of Mauritius.

Les regards sont actuellement tournés vers le Jardin de la Compagnie où Jeff Lingaya en est à son dixième jour de grève de la faim. Cette action ultime est apparue comme le moyen de dernier recours identifié par ceux qui militent contre la construction d’une centrale à charbon par CT Power dans le voisinage d’Albion.

Le flot extraordinaire de marques de solidarité qu’a engendré ce qu’on pourrait appeler le “coming out” de Paul Bérenger sur son état de santé la semaine dernière, est venu, comme on pourrait le dire un peu maladroitement... à point nommé. Expression qui, pour déplacée qu’elle pourrait l’être en de telles circonstances, aura quand même eu le mérite d’effleurer bien des esprits !