Opinions

Le projet humanitaire Lovebridge dont la mission est de combattre la pauvreté met actuellement les bouchées doubles pour trouver des familles accompagnatrices. Le concept de ce projet est essentiellement axé sur l’accompagnement des foyers en précarité économique et sociale. Si Lovebridge ne trouve pas les quelque 250 familles accompagnatrices prêtes à s’engager, sans rémunération, dans son projet, son avenir sera incertain. Transformer un petit projet qui a connu du succès parce qu’il n’impliquait qu’une poignée de bénévoles disponibles pour visiter et soutenir quelques familles en un projet d’envergure à l’échelle nationale est un challenge risqué. A ce niveau, il ne s’agit plus de faire appel à son réseau d’amis et de connaissances pour s’occuper de familles pauvres.

Se relevant d’une longue et volontaire immersion et encore tout réticent à s’abreuver dans ce marécage de plus en plus bourbeux qui nous entoure et nous menace, le bec s’est néanmoins laissé tenter de s’extraire du douillet petit capuchon protecteur pour s’y plonger de nouveau. En se jurant, quand même, de se pincer un peu le nez...

Est-il encore possible de croire, de quelque façon que ce soit, en la politique? Ou, plus précisément, en les politiciens?
Question brûlante, au vu autant de ce qui se passe en ce moment sur la scène politique mauricienne (avec des retournements à la limite de l’indécence), et de ce qui se joue dans le grand théâtre des élections présidentielles américaines.

Les vieux militants mauves racontent qu’autrefois, quand il y avait trop de conversations pendant le CC du MMM, le leader demandait : « Eski bazar central ici? » S’il y avait un leader au gouvernement du jour, il pourrait poser la même question en ce qui concerne le Conseil des ministres. Surtout après ce qui vient de se passer vendredi dernier. Pour ceux qui l’ignoreraient encore, le Conseil des ministres est la plus haute instance du gouvernement.

Ils ne sont probablement pas nombreux à se souvenir que l’annonce début 2015 de la décision choquante de soustraire quasiment tous les pouvoirs du DPP en violation des dispositions constitutionnelles avait été imputée à un fonctionnaire qui aurait fait une erreur lors de la rédaction du communiqué du Conseil des ministres. Une nouvelle parade de la même veine pourrait être trouvée pour expliquer l’incroyable saga de la maudite Heritage City et la non moins scandaleuse double version du communiqué du Conseil des ministres du 9 septembre, le premier commençant ainsi : «Cabinet has taken note of the final Report on the examination carried out by nTan Corporate Advisory Pte Ltd on the BAI Group. The Report would be made public » et, le second, quelques minutes plus tard, indiquant cette fois que « Cabinet has agreed to the Heritage City project being revived. A Committee chaired by the Prime Minister would finalise all issues ».

La jeunesse mauricienne a eu son mai 1975. Ensuite, plus près de nous, en septembre 2011, le mouvement (tué dans l’œuf) « Wanted : 15 000 jeunes pour sauver Maurice ». Ces deux épisodes n’ont rien en commun, et encore moins, de comparable entre eux, d’une part. Ni, de l’autre, avec ce qui se passe, ces jours-ci, dans nos collèges suivant la polémique autour du paiement des fees des examens de Cambridge.

La semaine se termine avec un sentiment de désordre et de cafouillage susceptible de mettre à rude épreuve le feel good factor que le budget 2016-2017 a amené.

La piste a livré son verdict dans le Maiden dimanche dernier. L’esprit sportif a repris ses droits et il a été acclamé par le public. La justice divine a eu raison de l’injustice humaine. Que la leçon soit retenue !

Les États-Unis bruissent, depuis vendredi, du nouveau scandale des e-mails de la candidate à la présidentielle Hilary Clinton. Comme un serpent de mer, cette affaire apparaît puis s'estompe depuis le début de la course à la présidentielle, mais s'est ravivée comme un vrai feu de campagne avec la révélation, vendredi dernier, que le FBI aurait mis la main sur plus de 17 000 e-mails d'Hilary Clinton, parmi lesquels des e-mails professionnels, dont celle-ci aurait voulu se débarrasser, tout en déclarant précédemment qu'elle avait tout remis aux autorités. Des correspondances qui tendraient à montrer, à côté de certaines questions d'argent liées à la Fondation Clinton, qu'elle aurait été "imprudente", pour dire le moins, avec certaines informations confidentielles et liées notamment à la sécurité du pays.

Après avoir trouvé le budget de Pravind Jugnauth intéressant et laissé entendre que « des choses se passeraient » après son vote, voilà que Paul Bérenger ne peut plus sentir le ministre des Finances. Parce que deux fois de suite Pravind a refusé de répondre à ses PNQ, le leader de l’opposition a traité le ministre des Finances de « capon ». Selon Mme la Speaker, dans un premier temps, le terme n’est pas « unparliamentary ». Mais quelques secondes après, elle a changé d’avis et décrété que ce mot ne peut être utilisé au Parlement. Surtout quand il désigne Pravind Jugnauth. Il faudra qu’un jour on nous explique la logique derrière ce « ruling » pour le moins déconcertant.

C'est un fait, les walk-outs sont en général et, c'est normal, très mal vus et certains, comme le dit si justement Rajesh Bhagwan, voudront ne retenir que cela du travail que l'opposition a abattu ces derniers six mois à l'Assemblée Nationale. Mais il faut être honnête et reconnaître qu'elle a aussi fait son boulot et que, sans les PNQ, les Mauriciens n'auraient rien su des dessous de l'affaire Coin Idéal, de celle qui a pour nom Bal Kuler et encore moins de l'accident mortel de Bois Marchand au sujet duquel le Premier ministre a admis que son PPS, Thierry Henry, toujours en poste, a menti. Il n'aurait pas su que le ministre des Finances lui-même confesserait que  "I am not sure whether they have taken over the hospital" alors  qu'Omega Ark a déjà placardé son nom sur Apollo Bramwell depuis le 1er août. Et que le Medpoint à l'envers, c'est vendre pour Rs 2,2 milliards et au final même pas récolter les Rs 650 millions du deal présumé.

Allô, allô James !
Quelles nouvelles ?
Absente depuis quinze jours,
Au bout du fi l
Je vous appelle ;
Que trouverai-je à mon retour ?

La petite île Maurice s’est vue confier cette semaine le leadership du mouvement des pays africains en vue de mettre les océans sur les agendas climat des conférences internationales. Cette tâche lui a été confiée aux termes de la première conférence mondiale sur les économies océaniques et le changement climatique, qui s’est tenue cette semaine au Westing Turtle Bay Resort, à Balaclava.

Ainsi, c’est normal, pour certains du moins, qu’un avocat qui expédie des documents à la presse pour “éclairer” l’opinion publique sur l’affaire du jackpot de Rs 19 millions à Kailash Trilochun, assortis, en plus, d’une demande de commission d’enquête, se transforme, juste après, en son grand défenseur dans une affaire de complot et d’agression physique. Il s’y implique tellement qu’il veut obtenir pour son client très particulier un traitement un peu spécial.

Autrefois, Navin Ramgoolam avait annoncé qu’il comptait mettre Maurice sur la carte du monde. Il faut admettre qu’il a réalisé son objectif en transformant une vendeuse de cotomili en riche et redoutable femme d’affaires, et en remplissant ses coffres-forts de lots de billets de banque américains jamais utilisés. Non seulement le gouvernement de son successeur suit la même direction, mais il est en train d’aller très, très loin dans la collection des faits divers qui tournent en boucle sur les chaînes d’information. Et, qui plus est, ces faits divers ont pour «héros» certains de ses membres ou des nominés politiques de son parti ou ceux de ses alliés.

Maintenant que le gouvernement est revenu sur sa décision de construire cette incroyable nouvelle «ville gouvernementale» qui nous avait été présentée sous le nom de Heritage City, (et qui n’avait rien à voir avec un quelconque patrimoine), peut-être devrions-nous profiter de cette occasion pour pousser un peu plus avant, aussi, notre remise en question de ces smart cities qui nous ont été vendues dans le même package.

En invalidant hier les arrêtés « anti-burkini » hier, le Conseil d’État, la plus haute instance judiciaire française, a sauvé l’image de la France. Cette image avait été sérieusement écornée après que des juges du tribunal administratif de Nice eurent validé l’arrêté anti-burkini de la municipalité Villeneuve-Loubet dans le sud de la France.

Deux parents sont montés au créneau, cette semaine, dans des affaires d’abus sexuels sur leurs enfants. L’un concernant un gosse d’un peu plus de deux ans, l’autre d’environ huit ans. Que ces mères aient eu le courage de venir de l’avant pour dénoncer les coupables de ces attouchements allégués, constitue un signal fort. Une indication très importante, car c’est un fait plutôt rarissime que des parents concèdent à accuser ouvertement ceux qui ont osé abuser de leurs enfants. Les raisons derrière ce mutisme trop souvent observé, au détriment évidemment des vulnérables petites victimes, sont multiples, comme on le sait.

Un jockey suspendu, vous avez bien lu, un jockey suspendu a été autorisé à monter en course suite à l’application irréflechie du code des courses.