Opinions

C’est bien le rituel des consultations prébudgétaires. Cela permet la rencontre, de goûter aux petits fours. Il n’y a qu’à écouter les artistes s’enthousiasmer de leur rencontre de vendredi dernier avec le Premier ministre et ministre des Finances,  comme si avoir déjà un ministre des Arts et de la Culture était une perte de temps et d’argent. Et si tout ça était vraiment du temps perdu ?

Lundi dernier, au meeting du MSM, Leela Devi Dookun a lancé “ici, kouma enn femme arrivé, zot critique li.” Sur le fond, la ministre de l’Éducation n’a pas tout à fait tort. À Maurice et ailleurs, les femmes qui se font un chemin dans la vie professionnelle doivent faire deux fois plus d’efforts que les hommes pour obtenir le même poste.

Pendant très longtemps, particulièrement entre les années 1950, lorsque Guy Rozemont et le Parti travailliste eurent obtenu que le 1er mai soit décrété jour férié, et la fin des années 1990, même malgré eux des fois, les principaux partis politiques qui occupaient le terrain le jour de la Fête du Travail faisaient un certain effort de consacrer une partie de leurs discours à l’amélioration des conditions des salariés dans le pays.

Le Comité Régional Olympique et Sportif (CROS) de la Réunion a jeté un pavé dans la mare à un peu plus de deux ans avant que la vasque olympique soit allumée pour les 10e Jeux des îles en 2019. Ceux qui croient dans les signes verront dans cette démarche réunionnaise de se retirer du CIJ— et par extension des JIOI— un très mauvais présage. Surtout après les conversations en février 2016 sur le départ abrupt des Comoriens en pleine cérémonie de la remise du drapeau du Comité International des Jeux (CIJ) à Maurice, pays organisateur des 10e JIOI.

Alléluia ! Le gouvernement a (enfin ! on n'y croyait plus…) avalisé la nécessité de réaliser un Drug Control Master Plan. Cela, deux ans et cinq mois après l'avènement au pouvoir du nouveau régime. Encore heureux, sommes-nous tentés d'avancer… Mieux vaut tard que jamais !

La Coupe du Cent Cinquantenaire, première manche du championnat des milers, fut une belle épreuve dans la bonne tradition des courses d’antan et nul doute que les circonstances de la course ont consacré le meilleur du jour, Hillbrow. Celui-ci offrait ainsi à son entraîneur Shirish Narang sa première palme dans une épreuve principale, ce qui lui permet de se hisser à la deuxième place du classement des entraînements derrière Gilbert Rousset.

Rarement présidentielle française n’aura suscité autant d’inquiétudes que la cuvée 2017, gagnant notamment Bruxelles, et ce du fait principalement de la qualification de Marine Le Pen pour le duel final.

Les principales formations politiques et associations syndicales ne se sont pas laissées impressionner par le mauvais temps et la pluie lundi dernier pour organiser leurs traditionnels rassemblements à l’occasion de la fête du travail. À l’évidence, elles ont toutes adopté la citation de l’écrivain Vivian Greene, qui considère que : « Life isn’t about waiting for the storm to pass… It’s about learning to dance in the rain. » Au propre comme au figuré, surtout lorsqu’il s’agit de la lutte politique et syndicale.

La marche inexorable continue. Après le Brexit en Angleterre, et l’élection de Donald Trump aux États-Unis, la présence de Marine Le Pen au deuxième tour des élections présidentielles en France vient prolonger le sentiment que le monde bascule dans des extrêmes politiques allant vers la division.

Autrefois, pour savoir ce qui s’était passé au Parlement, il fallait lire les comptes-rendus de la presse écrite, puis plus tard ceux des radios privées.

Malgré leurs grands discours de campagne, ils sont revenus sur leurs engagements. La carte d’identité nationale biométrique contestée sur tous les fronts est un de ces dossiers symboles qui illustrent la grande trahison du gouvernement jadis désigné sous le vocable Lepep.

Deux Premiers ministres en 25 mois, deux ministres des Finances en 18 mois, trois ministres des TIC en deux ans et on peut continuer comme cela, le jeu de la chaise musicale n’étant probablement pas près de se terminer. Mais trois directeurs à la MBC en 28 mois, il faut quand même le faire. C’est un exploit inégalé dans l’histoire des organismes parasités par la politique. Même Air Mauritius et la CNT, avec leur succession de directeurs, employés à tour de bras, puis remplacés avant d’être priés de partir, apparaissent comme anecdotiques.

La fête du travail renouera cette année avec la vieille tradition bien établie consistant à être le baromètre de popularité des forces politiques sur le plan local. En effet, après avoir laissé le champ libre à l’ancienne Alliance Lepep durant des deux dernières années, le MMM sera de retour sur la scène nationale avec l’organisation d’un meeting Place Edward VII alors que le Mouvement patriotique, lui, fera son baptême du feu à la Louise, Quatre-Bornes. Le PMSD, pour sa part, donnera le ton avec son congrès annuel dans la cour de l’école hôtelière dans la matinée de demain.

Semaine éprouvante sur le plan politique ! Avec, entre autres, les deux affaires logées contre les filles et gendres de Dawood Rawat rayées, pour manquements divers de la part des autorités concernées. Cette nouvelle a manifestement retenu l’attention et fait jaser tout au long de la semaine. Et ce n’est pas sans oublier le calvaire des détenteurs de police d’assurance, qui ne savent plus à quel saint se vouer depuis l’éclatement de toute l’affaire… Rappelons que dès le changement à la tête de l’État, en décembre 2014, le glas avait sonné pour le big boss de l’ex BAI. Avec les deux décisions de rayer les affaires contre les filles et gendres de Dawood Rawat, cette semaine, du coup, les spectres de « vendetta politique » et de « règlement de comptes » ont refait surface, bien évidemment !

Après le refus du gouvernement d'octroyer un permis de travail au jockey Damien Oliver récemment pour des raisons qui relèvent de la petitesse d'esprit, voilà que ce fut au tour du Licencing Commitee du Mauritus Turf Club (MTC) de refuser, sans motif explicatif et cohérent, l'autorisation au jockey sud-africain Andrew Fortune d'exercer chez nous.

Tout commença avec une histoire de vol.
Le 18 juin 1972, le Washington Post rapporte qu’une équipe de cinq voleurs a été arrêtée dans les bureaux du Parti Démocrate, au sein de l’immeuble connu sous le nom de Watergate, à Washington. Une affaire en apparence banale. Qui va pourtant secouer la capitale américaine pendant deux ans, aboutir à la première démission d’un Président américain et changer profondément le monde politique des États-Unis.

Il y a comme une grande fébrilité dans l’air. Avant même que les réponses aux questions de Rajesh Bhagwan sur la rémunération de Gérard Sanspeur ou les liens entre le président de la GRA, Raouf Gulbul, candidat battu du MSM aux dernières élections, et le milieu du jeu et des paris ne soient diffusées, les deux nominés politiques ont vite utilisé leurs relais habituels pour s’expliquer et se justifier. Si l’avocat est resté dans la décence, le conseiller à Rs 500 000 mensuelles, se sentant probablement fort de sa proximité avec la branche la plus influente de la famille royale, s’est fendu d’une explication qui a choqué plus d’un.

Les mardis se suivent et Rajesh Bhagwan continue à débusquer de gros lièvres grâce à ses questions parlementaires. Les réponses, et leurs conséquences — que le député de Beau-Bassin obtient à partir de ses questions— font passer au second plan celles du nouveau leader de l’opposition.

En un tournemain, via un buzz médiatique hélas ultra-pompé par certains confrères, le temps d’une conférence de presse dont on ne comprend toujours pas le pourquoi, Nandanee Soornack a accaparé l’actualité ! Depuis mercredi soir en effet, c’est elle qui monopolise l’attention partout : des autobus qui ramènent les travailleurs après leurs dures journées de labeur aux « lounges » des bars où vont se relaxer les cadres de bureaux pour fêter le week-end, sans oublier les inévitables réseaux sociaux. Au point qu’elle a détrôné Navin Kistnah, le témoin clé dans la saisie record de 135 kilos d’héroïne. De samedi soir à son arrivée à Maurice, c’est en effet ce Mauricien qui défrayait la chronique. Jusqu’au « show » de Nandanee Soornack…