Opinions

Vomir ses dholl-puri et son alouda du jour devant les grilles de l’Assemblée nationale.
Pisser toute sa vessie contre les roues des rutilantes berlines ministérielles.
Déféquer jusqu’au vertige au pied des grands arbres du château du Réduit.
Autant de choses qui ne sont pas, explicitement, interdites par la Constitution de notre pays. Mais dont on se doute bien, malgré tout, qu’elles ne se pratiquent pas...
Le mood de la semaine, clairement, est celui du dégoût.

Deux sorties, deux résultats en demi-teinte. Comme un match nul, même s’il y a eu une nette domination d’une des équipes. L’accession de Pravind Jugnauth au poste de Premier ministre est plutôt ratée. Elle n’a pas soulevé d’adhésion populaire malgré les efforts considérables du paillasson national et de la police qui a, tôt le matin de lundi, annoncé la quasi-fermeture de la capitale. Comme s’il devait y avoir un tremblement de terre politique. Cette passation de flambeau de chef de gouvernement, unique dans le monde démocratique qui n’est pas régi par un système monarchique, a, en plus, été plombée par le petit coup orchestré par Roshi Bhadain et que les Mauriciens ont pu apprécier en direct en voyant les tronches déconfites et sombres des membres du MSM. Pas d’engouement pour le nouveau Premier ministre et juste une petite démonstration organisée par quelques affidés locaux au N°8.

Xavier-Luc Duval et Roshi Bhadain ont de nombreux points en commun. Ils ont été élus dans la circonscription No 18, communiquent à travers les réseaux sociaux, sont capables de mordre aujourd’hui les mains qu’ils ont baisées hier et surtout d’oublier tout ce qu’ils ont fait au sein du gouvernement qu’ils viennent de quitter.

Des développements inhabituels sur le plan politique ont ponctué ces six derniers jours. Ramdam majeur au sein du GM avec la décision de « Lev pake reste » (empruntons l’expression à XLD) de SAJ, pour passer le flambeau, constitution d’une équipe gouvernementale comprenant bien évidemment des transfuges, volte-face d’un privilégié de Lalians Lepep contre son camp, appel à la mobilisation populaire de l’opposition que l’on souhaitait, pour une fois, unie pour soutenir une même cause et peut-être, enfin, déclencher une action sociale…

Des développements inhabituels sur le plan politique ont ponctué ces six derniers jours. Ramdam majeur au sein du GM avec la décision de « Lev pake reste » (empruntons l’expression à XLD) de SAJ, pour passer le flambeau, constitution d’une équipe gouvernementale comprenant bien évidemment des transfuges, volte-face d’un privilégié de Lalians Lepep contre son camp, appel à la mobilisation populaire de l’opposition que l’on souhaitait, pour une fois, unie pour soutenir une même cause et peut-être, enfin, déclencher une action sociale…

Les Mauriciens ont été cette semaine des témoins effarés des changements politiques et gouvernementaux qui se sont déroulés à une vitesse vertigineuse.

Comme un éléphant dans un magasin de porcelaine...
C’est l’image que donne l’investiture de Donald Trump, vendredi dernier, à Washington.
Après le choc du 9 novembre dernier, qui l’avait vu élire Président des États-Unis avec 62 millions de votes, et malgré les 64 millions de votes obtenus par Hillary Clinton, les choses semblaient être un peu retombées. Enrobées dans les images émouvantes, et inspirantes, des dernières semaines du couple Obama à la tête des États-Unis. Oui, c’est bien cela qu’on est tenté de dire: du couple Obama.

Le gouvernement lance une grosse opération de communication autour du transfert du poste de Premier ministre entre Sir Anerood Jugnauth et son fils Pravind, ce week-end. L’opération a commencé par l’annonce qu’il était interdit aux ministres de quitter le pays ces jours-ci. A suivi l’annonce que le Premier ministre s’adressera à la nation dans la soirée à la télévision. Pour dramatiser davantage l’opération de communication, il était dit que pour éviter toute possibilité de fuite, la déclaration premierministérielle ne serait pas enregistrée, mais faite en direct. Mais comme à Maurice les secrets sont ceux de Polichinelle, on a rapidement appris que le remaniement projeté, dans le cadre de l’opération papa-piti ne se passait pas comme une lettre à la poste. Il y avait de la résistance concernant les mutations ministérielles et les nominations des nouveaux venus, dont ceux qui viennent de quitter le PMSD. Du coup, l’annonce du remaniement fera l’objet d’un communiqué publié dimanche. Sans doute le temps de calmer les dernières résistances et de terminer les négociations qui s’éternisent. Des ministres qui avaient déjà choisi leurs nouvelles affectations ont dû revenir à la case départ. Ceux qui croyaient qu’ils seraient sur la liste des ministres et découvrent que ce n’est pas le cas commencent à évoquer la phrase qu’on ne peut entendre au gouvernement Lepep : démission et élection partielle. Sans compter les rumeurs déstabilisatrices que font circuler les adversaires du gouvernement sur les appétits démesurés des uns et des autres. Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement accumule les mauvaises opérations de communication qui finissent presque toutes par se retourner contre lui. Est-ce que celle en cours sera de la même veine, ou sera-t-elle l’exception qui confirme la règle ? Réponse dans les jours qui viennent.

De quoi devrions-nous parler ce dimanche ? De l’exercice “asté/vendé” de consciences et d’allégeance à des prix mirobolants lorsque le maroquin ministériel et ses privilèges considérables à eux seuls ne suffisent plus ? Du ministre des Finances arrivé depuis seulement huit mois qui va, sans retenue, flanqué de ses fidèles suppôts du ML, inaugurer la salle des fêtes du Plaza alors que c’est celui qui occupait le poste en 2013, Xavier Duval, qui avait débloqué les fonds et que c’est l’équipe municipale qui était là jusqu’à juin 2015 qui avait lancé toutes les procédures ?

L'information publiée hier dans la presse indienne à l'effet que le secrétaire britannique aux Affaires étrangères, Boris Johnson, aurait personnellement sollicité l'aide de la Grande Péninsule pour convaincre Maurice de ne pas aller de l'avant avec sa résolution, présentement devant l'Assemblée générale des Nations Unies, a été accueillie non sans surprise à Maurice.

Nous sommes bien évidemment loin, très loin même, des grands frissons distillés par les blockbusters US que sont les Hunger Games ou autre Imitation Game. Nous pataugeons ici en pleine mare marécageuse politique où l’unique grand frisson équivaut à… se surpasser en matière de mensonges et de lâcheté ! Inutile d’aspirer à être vrai ou vouloir l’être ou le rester. Bannis les principes de vérité, d’authenticité ou de sincérité. Oubliez, bien évidemment, tout ce qui se rapporte à la loyauté et la fidélité. Pensez (et optez surtout !) plutôt pour la servilité, la docilité et la langue de bois, éléments sine qua non pour être éligibles et participer à ces stratégies et numéros de haute voltige pour faire partie des « élus » du peuple ! Puisqu’au jeu de l’hypocrisie, le politique règne en maître et conjugue le quotidien selon ses frasques et désirs…

Pour remporter une élection — ou/et faire mordre la poussière à son ennemi de toujours —, les politiciens sont capables de tout. Par exemple, contracter une alliance avec leur pire ennemi pour en abattre un autre. Anerood Jugnauth l’a souvent fait au cours de sa carrière : une fois en s’alliant avec Bérenger pour battre Ramgoolam, l’autre fois en s’alliant avec Ramgoolam pour envoyer Bérenger effectuer un séjour dans le karo kann de la défaite.

Beaucoup de réactions suite à la publication, dimanche dernier, de cette colonne sous le titre «Le jour où j’ai fait un test ADN». Où je racontais comment, aux États Unis, j’ai récemment envoyé un échantillon de salive pour participer aux analyses entreprises par AncestryDNA. Analyses dont les résultats m’indiquent que j’aurais des origines à 78% asiatiques (Asie du sud, centrale et du sud), à 11% africaines (dont 9% Bantou d’Afrique du sud-est), 7% d’Europe (Scandinavie, Irlande et Grande Bretagne), 3% des îles du Pacifique et 1% d’Amérique.

Non, ce n’est pas une blague, il y a bien une députée du nom de Marie Claire Monty. Élue en dernière position au N°4, Port Louis Nord/Montagne Longue, aux dernières élections générales. Elle a eu un problème dès le départ, cette dame, le même que celui de Tassarajen Pillay Chedumbrum. Elle fait partie de ceux qui, au moment de la distribution des investitures, ont un pied ici, un autre là bas et on ne sait pas toujours dans quel camp les ranger précisément. Un ADN politique incertain jusqu’au jour où il y a une carotte à distribuer et qu’ils sautent dessus.

Il n’aura échappé à personne que, face au tintouin que font des députés français de tous bords politiques au sein de leur Assemblée nationale autour du projet d’accord de cogestion franco-mauricienne de l’îlot Tromelin, le Conseil des ministres du gouvernement mauricien n’a pris aucune position à sa séance de travail hebdomadaire vendredi dernier.

  • Le retrait de SAJ pourrait ne pas garantir totalement le poste de Premier ministre à son fils Pravind

Après le retrait inattendu, en décembre dernier, du PMSD du gouvernement de l'Alliance Lepep, dont il était un des socles les plus solides, quelle surprise la présente année va-t-elle encore réserver sur la scène politique locale ?

Une chasse aux sorcières ouverte et flagrante, envers tous ceux et celles ayant une quelconque affiliation avec le PMSD et occupant divers postes au sein du service public a été initiée depuis le départ de la basse-cour bleue de la maison orange blanc bleue de l’Alliance Lepep.

Pour une fois, la petite île de Tromelin a réussi à voler momentanément la vedette à l'archipel des Chagos, qui continuera à mobiliser notre attention pendant les semaines et les mois à venir. La raison est que la perspective des débats sur le projet de loi relatif à la cogestion de Tromelin, qui figure à l'agenda des débats à l'Assemblée nationale française du 18 janvier prochain, est au centre d'une vive controverse dans les hautes sphères de la politique en France.

Il n’est pas aisé lorsqu’on a longtemps fréquenté le pouvoir d’agir en parfaite cohérence. D’être limpide dans sa stratégie. C’est le cas du PMSD. Presque unanimement applaudi pour avoir quitté le navire de Lepep sur le Prosecution Bill, et après les propos insultants tenus par Sir Anerood Jugnauth à l’adresse de son leader Xavier Duval, le PMSD patauge assez rapidement dans des contradictions. Démissionner du gouvernement et annoncer que l’on passe dans l’opposition pour ensuite dire que les maires et les adjoints encartés bleus, eux, restent en poste, ne procèdent d’aucune logique.