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Opinions

Faute de bilan et de programme, la coalition Ptr/PMSD/Union Nationale a finalement sorti les grands moyens logistiques dont il dispose et réussi à trouver un peu sur le tard un slogan.

En dehors des tendances précises qu’ont engendrées, ici et là, le décompte des voix pour ces municipales 2012, tout électeur qui a voté - ou encore qui n’a pas voté ! - et qui aurait tant soit peu suivi cet exercice dans certains arrondissements des villes, hier, n’aura pas manqué de se sentir du coup pousser des ailes ! Ou aussi, peut-être, à l’occasion, de les rabaisser...

Une belle page de démocratie a été écrite durant ces deux dernières semaines dans les annales de l’histoire politique de Maurice.

Le système électoral a divisé les élections en trois catégories afin que le Mauricien puisse exercer son devoir civique dans des situations distinctes. L'élection générale permet à l'ensemble des Mauriciens de choisir les personnes qu'ils souhaitent voir au Parlement pour s'occuper des problèmes nationaux.

Les élections, dit-on, se jouent la veille du jour du scrutin. Ce qui nous permet de dire que les prochaines heures, jusqu’à l’ouverture des bureaux de vote dimanche, seront décisives pour tous les candidats en lice à l’occasion de ces municipales.

Cette ultime semaine de campagne, en marge de ces municipales, a définitivement été marquée par un certain air de fête. Une animation particulière a régné, ici et là. Peut-être pas dans tous les quartiers des cinq villes, certes. Mais aux démonstrations des premiers jours, l’arrivée, dans la campagne, du Premier ministre a indéniablement donné un rude coup de fouet au tempo !

Riche et édifiante semaine. Fin 2012. Et voilà qu’un élu, siégeant au Parlement, vient décréter, haut et clair, que la place des femmes n’est pas en politique. Cehl Meeah, leader de l’ex-Hizbullah rebaptisé Front de Solidarité Mauricien, affirme ainsi que c’est honorer les femmes que de ne pas les confronter à ce monde où l’on monte sur des caissons de camion pour haranguer la foule, où l’on fait du porte à porte et prend le risque de se faire insulter. Interrogé toutefois sur le fait que son parti présente deux femmes aux élections municipales de dimanche prochain, il répond ceci : « Oui, nous avons des candidates féminines, mais nous ne leur donnons pas la permission de parler. C’est une façon de les honorer ».

Le feuilleton de l’Independant Broadcasting Authority continue. Après l’épisode menace de vendredi dernier, nous en sommes rendus cette semaine à l’épisode négociation.

On sait déjà qu'il y a aujourd'hui deux républiques, une du tout possible pour les politiquement bien connectés, ce qu'on appelle les intouchables qui peuvent même se permettre de se placer au-dessus des lois et, l'autre, celle du mauricien normal, l'honnête citoyen qui bosse, qui paie ses impôts, qui ne recherche aucun "boutte" et qui n'attend d'ailleurs aucun cadeau des locataires de l'hôtel du gouvernement ou de qui que ce soit. Le Mauricien moyen qui est exigeant vis à vis de lui même, qui est intraitable sur la qualité des hommes, des femmes, des institutions et des services publics, qui est réfractaire aux passe-droits, au népotisme, au favoritisme, qui éprouve un vrai haut le cœur devant l'étendu de la corruption et qui est tout aussi révolté devant l'injustice.

En s’immisçant, pratiquement par effraction dans les débats politiques autour de l’affaire Jacques Dereck – qui fait l’objet d’une enquête policière depuis plusieurs semaines –, Cehl Meeah a réussi une opération médiatique nationale que les nombreux meetings organisés dans la région de Plaine-Verte ne lui auraient jamais permis de réaliser.

Que coûte-t-il au gouvernement pour faire en sorte que les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) ne meurent plus ? Rien ! Concrètement parlant, l’État n’a aucun sou à débourser pour s’assurer que nos 5 385 PVVIH recensés à juillet 2012 prennent leur traitement.

Une fois n’est pas coutume, le président du Mauritius Turf Club, Gilbert Merven, a décidé de « go public » avant même le terme de la saison, pour annoncer que les finances de l’organisation, qu’il mène, sont dans le rouge, avec un déficit estimé à ce stade à Rs 20 millions, et que, par conséquent, il faut s’attendre à une restructuration interne et des coupes budgétaires importantes pour l’année prochaine. Avec toutes les incertitudes que cela suscite et les peurs que cela engendre.

Comme un éclair, la saison 2012 est passée à la vitesse grand V et on a du mal à imaginer que dès samedi prochain on sera en manque. On mangera notre pain noir en attendant avec impatience mars prochain pour revivre notre passion intensément.

Les directives unilatérales de l’Independent Broadcasting Authority (IBA) interdisant les interventions des auditeurs lors des émissions politiques à la radio provoquent à juste titre des vagues dans les milieux médiatiques et politiques.

A peine la date de l’élection municipale - si souvent reportée - fixée, voilà que le gouvernement tente de manipuler cet exercice démocratique par l’utilisation de l’appareil d’Etat et la menace.

Y a-t-il encore lieu d’organiser des élections municipales et villageoises à Maurice ? Pour « peu démocratique », qu’elle puisse paraître, la question n’en mérite pas moins d’être posée pour pousser jusqu’au bout de l’absurdité de la situation dans laquelle nous nous trouvons.

Quand enquêter, pourquoi enquêter? De quels moyens d’investigation disposent l’ICAC, la police, la commission d’enquête, le Fact Findng Committee.?

Pas besoin d’être friand de politique pour s’intéresser au feuilleton tragi-comique entourant la présidence de l’UMP. Tragique, car le principal parti de l’opposition française est à la limite de l’implosion ; comique, parce que les deux protagonistes se sont perdus, dans leur guerre intestine, dans les méandres de la diffamation gratuite et des menaces, par médias interposés, rappelant presque le Combat des chefs des aventures d’Astérix, gaulois lui aussi.

Le pays vit depuis cette semaine à l’heure de la campagne électorale en vue des élections villageoises et municipales prévues respectivement le 2 et le 9 décembre. Le départ officiel de la course pour les municipales a été donné le mercredi 21 novembre dernier avec le Nomination Day. À vendredi 355 candidats étaient en course pour briguer les 90 postes de conseillers dans les cinq villes du pays.