Opinions

Avec le récent exit du parfait duo de basse-cour Trump/Clinton, enter, pour le premier tour des primaires françaises, les Sept Samouraï de la droite, visant tous l’investiture des Républicains et qui mènera, éventuellement, à une course très ouverte vers le Palais de l’Elysée. Vous connaissez le coin : petit pied-à-terre parisien, genre de Maison Blanche à la french où, jusqu’ici, tout comme le haut-lieu planté au coeur de Washington, la gent féminine n’a eu généralement accès qu’en empruntant des portes dérobées. Pour s’y rendre, comme pour s’y extraire aussi…

On dira ce qu’on voudra du précédent Commissaire de Police mais il faut reconnaître qu’il avait compris une chose: il ne faut jamais faire de déclaration quand on n’a rien à dire. Il avait également compris qu’il faut éviter de se retrouver dans des calèches cassées. Il semblerait que l’actuel chef des Casernes centrales ait un avis totalement différent sur ces deux questions. Depuis son entrée en fonctions, il n’arrête pas de multiplier les actions et les déclarations pour affirmer que le chef c’est lui. Tout en admettant, parfois, qu’il n’est pas au courant de ce que font ses hommes, surtout ceux du CCID.

Et si les indécences étaient désormais sans limite? Juste quelques exemples pour justifier cette légitime interrogation. Un Premier ministre parti pour douze longs jours en Inde aux frais des contribuables pour faire quoi? Participer à une conférence sur la justice dans l’Uttar Pradesh, inaugurer un herborium de plantes médicinales à Goa? Aucune rencontre à son agenda avec son homologue Narendra Modi, alors que les conversations vont bon train sur les vraies raisons de ce déplacement qui seraient une escale au Spice Village que lui a recommandé son bon ami Bissoon Mungroo pour une remise en forme ou des consultations avec, disons, des “sages” pour les dates les plus propices pour l’accession au trône du fils héritier.

Amirtha, de parents indiens, née et vivant en Californie, chante des mélopées inspirées par la musique carnatique, et joue de l’harmonium avec une époustouflante modernité. Avec le saxophoniste Matt Nelson, le bassiste Brandon Lopez et le batteur Max Jaffe, l’un juif-Américain, les autres de Puerto Rico ou d’El Salvador, ils ont créé Elder Ones (nom inspiré par Lovecraft). Le soir des résultats des présidentielles américaines, à City of Asylum (créée pour accueillir des artistes exilés du monde entier car soumis à la persécution dans leur pays), ce groupe basé à New York a joué son jazz extrêmement créatif et puissant, qui prend aux tripes et fait voyager loin, loin, à l’intérieur et en dehors de soi. Tous portaient des Black Lives Matter t-shirts. Histoire de dire que «this is also America»...

Vivement la fin de la saison ! Ce qui se passe sur la piste et dans les coulisses ces derniers temps est ahurissant. Il y a très peu de courses actuellement qui se courent sur ses mérites réels. Et à chaque saison qui passe, les dernières épreuves de l’année sont le prétexte pour s’enrichir davantage pour les uns, alors que pour les autres il faut tenter de sauver les meubles. Pour atteindre ces objectifs, tous les moyens sont bons.

La toute petite île Maurice brillera de mille feux cet après-midi au milieu de la constellation des cardinaux réunis en la basilique Saint-Pierre à l’occasion du consistoire qui verra la création, par le pape François, de 17 nouveaux cardinaux, dont Mgr Maurice Piat.

Le sommet de l’OIF qui se tient à Antananarivo à la fin du mois n’accueillera pas cette fois-ci la cérémonie de remise du prix littéraire des Cinq continents qui couvre l’ensemble du monde francophone, qui aura lieu à Paris début décembre.

Dans les années 1980, les dirigeants du MMM dénonçaient le trafic de drogue dans certains régions de la capitale. Cassam Uteem en fit un jour les frais à Plaine Verte. Un des barons de la mafia locale, un Big Boss, monta sur l’estrade où il était assis en attendant de démarrer un rassemblement et fit voler des chaises à coups de pied en lançant “pena pou fer miting isi”. C’est lorsque des militants se sont interposés que le caïd se retira. Ceux qui gouvernaient alors criaient à la dénonciation calomnieuse, à l’exagération et à la démagogie. Pendant ce temps, ces barons continuaient tranquillement leur petit commerce de la mort. Avec un enrichissement de plus en plus visible, de plus en plus provoquant.

Bon nombre de téléspectateurs qui ont suivi, ici et ailleurs, via les chaînes satellitaires le premier tête-à-tête, à Washington DC, du premier Barack & Donald Minstrel Show — à ne pas confondre avec la célèbre émission de divertissement britannique, le Black and White Minstrel Show des années 50/70 — ont dû certainement constater la grande, très grande fébrilité qui a entouré la couverture de cet événement jeudi dernier.

Les résultats des présidentielles américaines sont tombés mercredi matin sur un pays en état de choc. La victoire de Donald Trump sur Hillary Clinton est indéniable. Et plonge le pays dans une spirale de provocation, de méfiance, de crainte, et de manifestations nourries par des Américains qui refusent d’accepter que leur pays ait pu choisir de se doter d’un tel président...

Les promesses électorales n’engagent que ceux qui y croient, pas ceux qui les font. Dans l’opposition on peut dire ce que l’on veut, mais quand on est au gouvernement il faut tenir compte des réalités. Ce sont ce genre de phrases que le nouveau président des États-Unis doit être en train de ruminer depuis sa victoire aux élections. Une victoire dont il ne semble pas s’être remis, tout comme les électeurs américains d’ailleurs, autant ceux qui ont voté pour lui que ceux qui ne l’ont pas fait.

La victoire du candidat républicain Donald Trump aux élections présidentielles américaines mercredi dernier a eu l’effet d’une onde de choc qui a traversé la planète et qui continue à animer débats et analyses à travers le monde. Les journaux les plus réputés en Europe, dont le Guardian, qualifient sans hésiter cette élection de « one of the most astonishing victory in american political history ».

L’hippisme mauricien a de belles histoires qui sont écrites en lettres d’or dans les archives indélébiles de la mémoire humaine.

Au cours de notre histoire — la toute récente et, pour être plus juste, disons depuis l’indépendance, donc vieille que de 48 ans — tout rendez-vous électoral, ne serait-ce que la plus élémentaire partielle, pour ne pourvoir des fois que d’un ou de deux petits sièges de remplacement à un conseil municipal, a toujours débordé son cadre et suscité un intérêt quasi national. Et c’est très bien ainsi. Tant pour le pays que pour la démocratie qu’il a su magnifiquement incarner.

Les conditions dans lesquelles Megh Pillay a été révoqué comme CEO d’Air Mauritius continuent à interpeller. Le nombre de réactions contre cette manière de faire, dont une manifestation des employés d’Air Mauritius, démontre le malaise que cette révocation a fait naître dans le pays.

Eh oui. On avait pu penser que c’était les séquelles de la fièvre aphteuse, mais c’est plutôt l’effet Halloween. Et quel Halloween 2016 ! Cette célébration colorée, folklorique, autour de rites anciens que certains décrivent comme des «haunted attractions», de la «mischief night» ou même du «ghost festival». On est en train de vivre un peu tout ça depuis quelque temps avec comme expression la plus éloquente d’une situation rocambolesque, qui n’a que trop duré, la brutale mise à pied du directeur d’Air Mauritius.

Washington est une ville ensoleillée, aux températures étonnamment douces, pour ne pas dire warm, en cette fin de semaine de novembre. La Maison Blanche, qui apparaît plus petite qu’en photo, semble sommeiller calmement au milieu de ses pelouses vertes. Alentour, le Lincoln Monument, le Jefferson Memorial et le sky reaching obelisk du Washington Monument affirment, dans toute leur splendeur, un certain sens de la “grandeur” américaine et de ses valeurs fondamentales.

Alors que sur la piste, la journée de la SWAN Coupe d’Or fut l’une des plus belles et régulières de l’année, avec la victoire pleine d’autorité de Parachute Man dans la course principale, l’actualité hippique a vite été déviée par l’affaire du doping du cheval Gameloft, du fait qu’il s’agit en la matière d’une première mondiale.

Trop, vraiment trop bien calés, ici, en notre proverbial et plus qu’illustre ‘overcrowded barracoon’, dès qu’émerge, dans le paysage politique, le plus petit macadam qui semble tout juste nous échapper, il est toujours un dernier recours: pratique courante, viscéralement ancré, dit-on, chez la plupart de nos éminents hommes d’Etat et ceux qui l’étaient encore hier ou avant-hier. Et, sans doute, pour ceux en état de l’être demain !