Opinions

Après avoir trouvé le budget de Pravind Jugnauth intéressant et laissé entendre que « des choses se passeraient » après son vote, voilà que Paul Bérenger ne peut plus sentir le ministre des Finances. Parce que deux fois de suite Pravind a refusé de répondre à ses PNQ, le leader de l’opposition a traité le ministre des Finances de « capon ». Selon Mme la Speaker, dans un premier temps, le terme n’est pas « unparliamentary ». Mais quelques secondes après, elle a changé d’avis et décrété que ce mot ne peut être utilisé au Parlement. Surtout quand il désigne Pravind Jugnauth. Il faudra qu’un jour on nous explique la logique derrière ce « ruling » pour le moins déconcertant.

C'est un fait, les walk-outs sont en général et, c'est normal, très mal vus et certains, comme le dit si justement Rajesh Bhagwan, voudront ne retenir que cela du travail que l'opposition a abattu ces derniers six mois à l'Assemblée Nationale. Mais il faut être honnête et reconnaître qu'elle a aussi fait son boulot et que, sans les PNQ, les Mauriciens n'auraient rien su des dessous de l'affaire Coin Idéal, de celle qui a pour nom Bal Kuler et encore moins de l'accident mortel de Bois Marchand au sujet duquel le Premier ministre a admis que son PPS, Thierry Henry, toujours en poste, a menti. Il n'aurait pas su que le ministre des Finances lui-même confesserait que  "I am not sure whether they have taken over the hospital" alors  qu'Omega Ark a déjà placardé son nom sur Apollo Bramwell depuis le 1er août. Et que le Medpoint à l'envers, c'est vendre pour Rs 2,2 milliards et au final même pas récolter les Rs 650 millions du deal présumé.

Allô, allô James !
Quelles nouvelles ?
Absente depuis quinze jours,
Au bout du fi l
Je vous appelle ;
Que trouverai-je à mon retour ?

La petite île Maurice s’est vue confier cette semaine le leadership du mouvement des pays africains en vue de mettre les océans sur les agendas climat des conférences internationales. Cette tâche lui a été confiée aux termes de la première conférence mondiale sur les économies océaniques et le changement climatique, qui s’est tenue cette semaine au Westing Turtle Bay Resort, à Balaclava.

Ainsi, c’est normal, pour certains du moins, qu’un avocat qui expédie des documents à la presse pour “éclairer” l’opinion publique sur l’affaire du jackpot de Rs 19 millions à Kailash Trilochun, assortis, en plus, d’une demande de commission d’enquête, se transforme, juste après, en son grand défenseur dans une affaire de complot et d’agression physique. Il s’y implique tellement qu’il veut obtenir pour son client très particulier un traitement un peu spécial.

Autrefois, Navin Ramgoolam avait annoncé qu’il comptait mettre Maurice sur la carte du monde. Il faut admettre qu’il a réalisé son objectif en transformant une vendeuse de cotomili en riche et redoutable femme d’affaires, et en remplissant ses coffres-forts de lots de billets de banque américains jamais utilisés. Non seulement le gouvernement de son successeur suit la même direction, mais il est en train d’aller très, très loin dans la collection des faits divers qui tournent en boucle sur les chaînes d’information. Et, qui plus est, ces faits divers ont pour «héros» certains de ses membres ou des nominés politiques de son parti ou ceux de ses alliés.

Maintenant que le gouvernement est revenu sur sa décision de construire cette incroyable nouvelle «ville gouvernementale» qui nous avait été présentée sous le nom de Heritage City, (et qui n’avait rien à voir avec un quelconque patrimoine), peut-être devrions-nous profiter de cette occasion pour pousser un peu plus avant, aussi, notre remise en question de ces smart cities qui nous ont été vendues dans le même package.

En invalidant hier les arrêtés « anti-burkini » hier, le Conseil d’État, la plus haute instance judiciaire française, a sauvé l’image de la France. Cette image avait été sérieusement écornée après que des juges du tribunal administratif de Nice eurent validé l’arrêté anti-burkini de la municipalité Villeneuve-Loubet dans le sud de la France.

Deux parents sont montés au créneau, cette semaine, dans des affaires d’abus sexuels sur leurs enfants. L’un concernant un gosse d’un peu plus de deux ans, l’autre d’environ huit ans. Que ces mères aient eu le courage de venir de l’avant pour dénoncer les coupables de ces attouchements allégués, constitue un signal fort. Une indication très importante, car c’est un fait plutôt rarissime que des parents concèdent à accuser ouvertement ceux qui ont osé abuser de leurs enfants. Les raisons derrière ce mutisme trop souvent observé, au détriment évidemment des vulnérables petites victimes, sont multiples, comme on le sait.

Un jockey suspendu, vous avez bien lu, un jockey suspendu a été autorisé à monter en course suite à l’application irréflechie du code des courses. 

Quel bazar ! Qui fait quoi, qui décide de quoi ? On ne comprend plus rien. Le Rambo qui devait reprendre les commandes du pays et le conduire de main de maître — c’est du moins ce que l’électorat croyait lorsqu’il est allé voté le 10 décembre 2014 — n’est plus qu’un lointain souvenir. Le Premier ministre, qui n’est plus très jeune, donne aujourd’hui l’impression d’être écrasé par la fonction. Il ne semble plus rien contrôler. On lui fait répondre n’importe quoi, répéter ce qu’on a préparé pour lui.

Les nombreuses zones de cafouillage notées ces dernières semaines au niveau du gouvernement mauricien sont-elles si surprenantes? Pas tant que cela, si l’on considère le caractère hautement hétéroclite de cette alliance réunie à la dernière minute contre Navin Ramgoolam et le ras le bol causé par ses pratiques, plus que pour un programme et un projet d’avenir précis.

En mars dernier, Médgée et Alain St-Louis étaient désemparés, car la nouvelle de la présence d’une tumeur maligne juste à côté de l’oreille droite de leur fille, Fabienne, se confirmait alors que l’intervention chirurgicale devenait parallèlement inévitable. À la demande de ses parents et aussi par respect pour l’athlète, Week-End avait choisi volontairement de ne pas révéler la maladie de Fabienne St-Louis.

Est-ce que quelqu’un pourrait demander au gouvernement d’arrêter le cirque auquel il se livre et qui n’amuse plus personne ? Ça fait des semaines que les membres de ce gouvernement — quelques-uns en particulier — multiplient des déclarations aussi ridicules qu’outrancières au lieu de s’occuper ce pour quoi ils ont été élus : remettre le pays en état de marche après presque dix ans de navinisme. Au lieu de tenir leur promesse électorale ils s’engagent dans toutes sortes d’affaires les unes plus tordues que les autres et dont la multiplication va fi nir par faire regretter Navin. On avait reproché à ce dernier de laisser les dossiers urgents s’empiler sur son bureau et de ne pas prendre des décisions. Si celui qui lui a succédé prend des décisions, on commence à se demander sérieusement si celles-ci sont les bonnes pour le pays. Sur ce qui semblait être un coup de tête, il a fait fermer la Bramer Bank — non sans avoir fermé son compte personnel — et démantelé la BAI en promettant que tous les clients de ces institutions fi nancières seraient remboursés jusqu’à la dernière roupie. Plus d’un an après, beaucoup continuent à attendre de récupérer ne serait-ce qu’une partie de leur argent, dont ils peuvent prouver la provenance, pour vivre.

Pour les Blancs sectaires américains tout comme pour les Afro- Américains, Stone Mountain revêt un double symbolisme. C’est du sommet de ce fameux bloc de granite culminant au haut des plaines de l’État de Géorgie (États-Unis) qu’on peut avoir une vue plongeante sur cinq États voisins (Géorgie, Alabama, Mississipi, Caroline du Sud et Tennessee). Ces cinq États ont en commun d’avoir tous été esclavagistes. Et, après leur défaite dans la Guerre de Sécession (1960-1965) contre les Yankees du Nord, les survivants de la Confédération des États du Sud ont tenu — au prix de la vie de nombreux ouvriers morts au cours des travaux — à faire graver sur une paroi une fresque fi gurant leurs trois généraux-dirigeants (Robert. E. Lee, Stonewall Jackson et Jefferson Davies) se rendant à Appomattox pour signer la reddition. Depuis, Stone Mountain est devenue un sanctuaire annuel de tous les nostalgiques de Dixieland et de l’Amérique de l’Oncle Tom. Paradoxe ! C’est aussi de cette même Stone Mountain que Martin Luther King, le libérateur pacifi ste noir du siècle dernier, parle dans son fameux discours “I have a dream” de 1965 lorsqu’il disait “ du haut de Stone Mountain, je rêve de voir tous les Américains égaux”. Depuis, Stone Mountain est passée dans la postérité, mais pour des raisons bien différentes que ne l’auraient jamais osé imaginer le Ku Klux Klan.

Les débats sur le deuxième budget de l'actuel gouvernement, présenté cette fois par Pravind Jugnauth, et l'examen des dotations allouées à chaque ministère se sont déroulés en général dans les meilleures conditions. Ce n'est pas l'opposition qui nous dira le contraire. Chaque parti et chaque courant politique représenté au Parlement ont ainsi pu s'exprimer en fonction de leur spécificité et leur stratégie politique.

Il ne nous appartient évidemment pas de décider si Kailash Trilochun mérite le salaire astronomique qu’il a perçu et qui a défrayé la chronique, ces derniers jours. Ce qui ne nous empêche pas de poser quand même quelques questions sur ceux qui ont, en âme et conscience, signé le ou les chèques concernés, avalisant par là même ce fameux paiement qui fait jaser dans toutes les sphères de la société mauricienne. Il revenait à ces derniers de refuser de cautionner cette somme réclamée, s’ils le souhaitaient et s’ils le trouvaient faramineux… Ce ou ces signataire(s) avaient, on le pense, les moyens d’éviter un tel scandale. Et eux ne se retrouvent cependant pas sous les feux des projecteurs au même point que l’avocat… Cela relève évidemment d’un autre débat, qui ne nous intéresse pas ici, pour l’heure.

La semaine de repos du mois d’août a été l’occasion pour tous de s’intéresser aux Jeux Olympiques de Rio et de suivre l’exploit de Usain Bolt qui a remporté sa troisième médaille d’or au 100 mètres, un exploit digne d’un champion exceptionnel. Les professionnels de courses et les turfi stes ont pu aussi se reposer et jeter un regard dans le rétroviseur sur la première partie de la saison qui a donné pas mal de satisfactions mais aussi bon nombre de désillusions. Elle a permis à tous de laisser souffl er le porte-monnaie, malmené ces derniers temps par des résultats de courses surprenants. Les plus mordus ont sans doute rongé leur frein et se sont imprégnés de la dernière course préparatoire du Maiden pour faire leur papier pour notre Ruban Bleu en attendant de retrouver les travées du Champ de Mars dont l’accès sera majoré à Rs 200, un prix raisonnable quand on s’imagine ce qu’on doit dépenser pour voir d’autres spectacles moins captivants et émotionnels dans l’île.

1,3 million de personnes en deux semaines. L’équivalent de la population de Maurice. Voilà ce qu’a réuni au mois de juillet dernier, en Italie, une œuvre artistique.  
Cette œuvre, c’est la création éphémère de l’artiste-plasticien Christo Javacheff, originaire de Bulgarie. À son initiative, 200 000 cubes de polyéthylène ont été assemblés pour créer un ponton flottant de 3 kilomètres de long, recouvert par 40 000 mètres carrés de toile jaune orangé, courant sur le lac d’Iseo, dans la région lombarde.