Opinions

Pensez-vous que c’est pousser le bouchon trop loin si l’on dit que notre État tolère, pire, reconnaît officiellement la pédophilie ? Quand on connaît la définition de la pédophilie et les ravages que peut faire un prédateur sexuel sur ses victimes, soit des enfants, cette affirmation peut choquer et offusquer. Dans notre conscience à tous, un pédophile est un adulte sadique, un pervers, un monstre qui n’a pas sa place dans aucune société, qui doit être tenu à l’écart et sévèrement puni.

Entre ceux qui participent, en connaissance de cause ou de bonne foi, à la manipulation de l’opinion pour faire craindre la pire des catastrophes à la population afin qu’elle soit encore plus soulagée lorsque c’est une crotte que l’on obtient plutôt qu’un coup de bâton sur la nuque et ceux qui sont invariablement contents et satisfaits, les scenarii construits autour du budget ne changent pas beaucoup. Même si, au fil des années, l’exercice a perdu de son éclat et son effet de surprise. On note tout de suite ce qu’il y a de bien, on reste sceptique pour la suite et, quarante-huit heures après, plus personne ne s’intéresse au budget. Le phénomène n’est, en plus, pas limité à Maurice. Le budget est un exercice avant tout comptable qui ne semble passionner que les opérateurs économiques.

Je voudrais vous faire lire un extrait d’une lettre qui risque de passer inaperçue dans le déluge médiatique qui suit la présentation du budget national. La présentation du discours du budget a été, au premier abord, un bon exercice de communication dont il faudra attendre la mise en application des mesures prises pour savoir si c’était seulement un bon exercice de communication de Pravind Jugnauth. En attendant, revenons à cette lettre postée sur les réseaux sociaux au milieu de la semaine et dont voici l’essentiel :

Le monde est-il devenu fou? Plus une semaine désormais sans que l’on entende parler d’un attentat meurtrier lié à ou revendiqué par le dit État Islamique.
Jusqu’à la nausée. Jusqu’à l’écœurement. Et l’on sent que l’indignation et l’émotion elles-mêmes commencent à s’émousser...

Tout au long de sa carrière, Paul Bérenger, le leader historique du MMM et chef de l’opposition, s’est très souvent fait railler pour de grossières erreurs de calcul et pour mille autres choses, mais — on peut au moins lui accorder ce crédit — il a entièrement raison pour ce qui est de la réforme électorale. Il n’y en aura pas tant que Sir Anerood Jugnauth sera toujours aux commandes de notre pays ! A tout le moins quelques réformettes çà et là, mais avec l’homme fort du gouvernement, il ne faudra pas s’attendre à un bouleversement en profondeur du système d’élections qui va projeter le pays vers l’avenir.

Pour son premier budget depuis sa reconduction pour la quatrième fois aux fonctions de ministre des Finances, Pravind Jugnauth a choisi, cette année, de brasser large, très large. Soucieux de satisfaire les espoirs placés en lui, il s'est évertué à introduire des mesures touchant pratiquement tous les secteurs imaginables.

Face aux attaques répétées du gouvernement sur la responsabilité du Mauritius Turf Club sur les événements récents dont le départ en catimini du jockey australien Noël Callow, le président du Mauritius Turf Club est sorti de son long silence dans une interview donnée à Week-End, dimanche dernier, pour défendre la position de l’organisateur des courses. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a été plutôt habile dans l’exercice, puisqu’il a su éviter un certain nombre d’écueils qui pèsent lourdement sur l’industrie hippique mauricienne et il a plutôt mis en avant la volonté du MTC d’être un partenaire plutôt qu’un adversaire.

Lors de la deuxième partie de son allocution vendredi dernier pendant le rassemblement du Club Maurice en amont des Jeux Olympiques de Rio, le ministre Yogida Sawmynaden en a profité pour sortir des sentiers battus et tenter de régler ses comptes avec Week-End, qu’il qualifie de « mauvais exemple » pour le sport mauricien, traitant le responsable de la rédaction sportive de Week-End de « particulièrement de cynique ».

Décidément, certains de nos ministres semblent avoir un tempérament de guerrier ces jours-ci. Après le Premier ministre qui s’en prend, à chaque fois qu’il en a l’occasion, aux Américains; après le ministre de la Bonne Gouvernance qui tire sur les hommes de loi aussi bien que sur les détenteurs du SGCB qui « éna largent la drogue », c’est au tour du ministre de la Femme et de l’égalité du Genre de se lancer dans la bataille. Contre rien de moins qu’une marque de boisson gazeuse internationale, s’il vous plaît. Mais hélas pour elle, la ministre a raté une bonne occasion de se taire et de ne pas se rendre ridicule.

Il y a comme une soudaine poussée de censure dans ce pays. Ou une résurgence d’une certaine idée de la morale ou de la pudibonderie qui se cachent, comme toujours, derrière ce qui est présenté comme de bonnes intentions. Comme lorsqu’un ministre de l’ancien gouvernement avait été très perturbé par une publicité de Benetton montrant une femme assise sur un homme, tous deux vêtus, et qu’il avait fait bannir de nos billboards. Il a fallu cette fois qu’une dame, venue de nulle part, s’autoproclamant féministe et spécialiste du genre, pour ce que cela signifie vraiment, s’offusque d’une publicité et la taxant de sexiste pour qu’elle soit retirée.

Le Centre for Research on Slavery and Indenture (CRSI) inscrit, semble-t-il, son 10e anniversaire dans une nouvelle dynamique, où les projets se multiplient tant au niveau de la recherche que des efforts en matière de formation et de dissémination de l’information. Quoique, sur ce dernier point, la route soit encore longue pour que les autres institutions concernées jouent leur rôle.

Ces 10 derniers jours où le froid battait son plein, l'hiver étant à son apogée, et où chacun d'entre nous cherchait par tous les moyens possibles de se calfeutrer et rester au chaud, dans la banlieue de la capitale, Nageem a claqué des dents et senti ses os givrer. Il n'était hélas ! pas le seul, puisque la plupart des sans domicile fixe (SDF) et sans-abri ont vécu ce même calvaire…

La possibilité, pour la première fois depuis des temps immémoriaux, de pouvoir faire l’ascension de la montagne du Morne librement et sans avoir à solliciter l’autorisation des maîtres des lieux, à partir de ce 24 juillet, fera date dans les annales de Maurice. Elle marque la fin d’une révolte et d’une frustration qui aura duré beaucoup trop longtemps. Ainsi il a fallu attendre huit ans après le classement de la montagne et de son environnement sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco en tant que “Paysage culturel du Morne” pour qu’enfin on puisse avoir accès au sommet de cette montagne contrôlée par une riche famille de la région de Rivière-Noire. Pourquoi aura-t-il fallu attendre autant d’années alors qu’il suffisait d’un simple décret ministériel, en l’occurrence du ministre des Terres et du Logement Showkutally Soodhun, pour qu’un espace suffisant soit ouvert afin de pouvoir parvenir à une voie d’accès et à un sentier menant jusqu’au sommet de la montagne ? Espérons que ce mystère pourra être élucidé dans un avenir pas trop lointain. Certes l’État n’a pas droit de propriété sur toute la montagne, mais la possibilité donnée aux Mauriciens de la gravir (l’accès sera inauguré demain par le Premier ministre adjoint, Xavier-Luc Duval) constitue une avancée historique dans la lutte menée par les descendants d’esclaves.

Pour trouver de bonnes nouvellesconcernant l’hippismemauricien, il faut plutôt tourner sonregard vers l’étranger. Et c’est deHong Kong, la référence mondialeen matière hippique qu’elles nousarrivent. Une fois de plus c’est lejockey mauricien Karis Teetanqui a fi èrement fait briller le quadricoloreen prenant une brillantetroisième place au championnatdes jockeys pour l’année hippique2015/2016 avec 47 victoires. Après des débuts tonitruants en 2013/14lorsqu’il décrocha 50 victoires, saperformance l’année dernière, sadeuxième saison, fut plus laborieuseavec seulement 26 succès.

 Le remboursement du Super Cash Back Gold de la BAI est en train de tourner à la saga pour ceux qui suivent l’évolution de la situation de loin. Pour ceux qui avaient placé leurs économies dans ce plan d’assurance et qui vivent la situation en direct, il a déjà dépassé le stade du cauchemar éveillé. Ils n’en peuvent plus pour certains d’aller aux bureaux de National Property Fund Limited pour essayer de se faire rembourser une partie, une petite partie seulement, de leurs économies pour pouvoir survivre. Une des victimes raconte : « Mon épouse s’est rendue hier à NPFL et, avec d’autres personnes présentes là-bas, a exigé de voir le CEO qui ne voulait même pas les recevoir. Quand finalement il s’est pointé, toutes ces personnes ont exhibé leur clearence de la MRA en réclamant une justification du pourquoi du renvoi des dossiers à la FIU, mais aucune explication n’a été donnée et tout le monde est retourné bredouille. En outre, des clients de la BAI qui avaient rendez-vous aujourd’hui même à NPFL pour prendre leur chèque ont trouvé la porte fermée et il y a des cas rapportés à la radio de chèques mal remplis qui ont été refusés par les banques. » Les doubles victimes de ce plan d’assurance — double  parce qu’après avoir été piégées par la BAI ils le sont maintenant par ceux qui disent avoir fait fermer la BAI pour les protéger — sont dans la même situation depuis plus d’une année. Au lieu de régler leur problème, on les a transformées en une balle de ping-pong que NPFL et la FIU se renvoient, après parfois un passage dans les locaux de la MRA et entre les déclarations contradictoires du gouvernement.

On s’est ligué, on a beaucoup agi en coulisse pour que l’information soit, au pire, contrôlée et, au mieux, tue. Pour que le cover-up puisse tranquillement se réaliser. Mais l’affaire a d’abord été étalée dans Le Mauricien du 25 juin avec tous ses détails les uns les plus scabreux que les autres. Et situation paradoxale, ceux qui ont l’habitude de se jeter sur ce genre d’histoire ont, curieusement, joué aux abonnés absents en espérant que l’affaire finisse par se faire oublier. Mais Rajesh Bhagwan, dont on ne dira jamais assez ce que le fonctionnement démocratique du Parlement lui doit, a relancé toute l’affaire cette semaine à l’Assemblée nationale. Ce qui a permis d’établir à quel point le cover-up a été savamment orchestré.

Cela fait plusieurs années que la directrice de la Mauritius Family Planning Welfare Association (MFPWA) martèle ces mêmes propos : les grossesses précoces sont en hausse. Au point où l’on viendrait à penser que Vidya Charan se répéterait. Ou si elle se contente de nous seriner le même refrain à chaque occasion qui se présente, peut-être en manque d’inspiration ou faute de données nouvelles.

Cette fin de semaine a été marquée par un consensus entre le gouvernement, l'opposition et les Chagossiens sur la ligne à suivre dans la lutte en vue de permettre à Maurice d'exercer son droit sur la souveraineté sur les Chagos, bafoué depuis 1963, et le droit des Chagossiens de retourner aux Chagos.

Nous ne nous attarderons pas sur la déontologie qui veuille qu'un journaliste de la Mauritius Broadcasting Corporation (MBC) puisse occuper les fonctions de président d'une fédération nationale. Nous ne nous attarderons pas non plus sur la connivence qui peut résulter de cette situation par rapport à la couverture télévisuelle du sponsor principal du sport mauricien, le ministre de la Jeunesse et des Sports. Ni ne nous attarderons-nous sur les connaissances du judo mauricien de Josian Valère. Un peu comme Richard Papie (lutte), il a comme seule réussite à ce jour d'avoir mis à ruine sa discipline. Par contre, nous nous attarderons légèrement sur le soutien dont bénéficie le journaliste de la MBC, élu président de la Fédération mauricienne de Judo depuis 2013 et destitué le 28 juin dernier.